Ève Comtet Sorabella et les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2022

En ce début janvier, au nom des élus du groupe Mâcon Citoyens, je vous souhaite le meilleur pour 2022 ; après une année ou chacune, chacun d’entre nous tenta de trouver son équilibre entre mesures sanitaires contraignantes et nécessité de maintenir les liens qui nous unissent, indispensables à notre bonne santé affective, psychique et physique, nous vous souhaitons de vous réaliser dans tous vos projets.

2022 se présente à nous avec d’immenses défis sociaux, environnementaux et démocratiques à relever. Des leviers existent et sont à notre portée pour y parvenir. Ces défis sont stimulants et ouvrent de formidables perspectives de vivre mieux au quotidien dans une ville plus accueillante, dynamique et solidaire, riche de liens sociaux, qui répondra toujours mieux aux besoins de ses habitants, des plus jeunes au plus anciens, femmes et hommes, une ville où les acteurs économiques et associatifs se sentiront soutenus.Aujourd’hui, en France, le climat politique, dans le contexte des élections présidentielles et législatives à venir, est marqué par la division. Elle nous éloigne des enjeux cruciaux, elle nous fait perdre pied et nous rend sourds et aveugles aux bouleversements auxquels nous et les générations à venir devons nous confronter.

Pour Mâcon et son agglomération, engageons nous à rester unis pour répondre aux besoins et aux aspirations des Mâconnais.

En 2022, que vivent fraternité, égalité et liberté !

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Éric Ponchaux et Emmanuel Jallageas

Photo : M. A. / Mâcon Infos

Plan local d’urbanisme : une occasion ratée pour Mâcon

Le plan local d’urbanisme (PLU), dont le projet a été arrêté en conseil municipal en décembre, est ô combien décevant. Nous déplorons le manque de vision du maire : entre la volonté de relancer la croissance de la population et la nécessaire préservation de l’environnement, un enjeu qui deviendra de plus en plus contraignant au fil des années, l’équilibre n’y est pas. Entre 20 et 25 hectares de terres pourront ainsi être artificialisés pour des surfaces commerciales dans les 10 prochaines années – un blanc-seing guère acceptable alors que nous devons défendre la biodiversité et les terres agricoles et alors que les friches disponibles sur le territoire n’ont même pas été inventoriées ! En termes de logement, l’ambition est inversement proportionnelle à l’urgence environnementale : on ne parle toujours pas d’éco-quartiers ou d’habitat à énergie positive.

Qui plus est, ce projet de PLU ne s’appuie pas sur les aspirations des habitants. En témoigne l’absence de réunions publiques dans la plupart des quartiers de la ville, et la faible prise en compte des remarques formulées dans les communes associées et le centre-ville. Elles furent pourtant nombreuses et critiques sur les ambitions de la majorité municipale de construire sur la moindre parcelle disponible. Les habitants de Flacé auraient ainsi apprécié une rencontre à la mairie annexe. Cela aurait été l’occasion d’évoquer avec eux le projet de bétonisation du stade Jules Révillon, que la plupart rejettent : ils veulent un cœur de quartier vert.

Ce PLU révèle une totale incompréhension des enjeux et défis contemporains de M. Jean-Patrick Courtois. La concertation sera néanmoins ouverte au printemps : emparez-vous en !

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens

La mode à Mâcon est de remplacer des stades par du béton et de les reconstruire ailleurs.

Projet de rapport n°25 : Dossier d’enquête publique du projet de stades chemin de la Lye

Je vous redis qu’on est contre ce projet. On n’est pas contre les stades, mais contre le fait que ces stades soient construits en lieu et place de zones de biodiversité. En ce moment la mode à Mâcon est de remplacer des stades par du béton et de reconstruire des stades ailleurs sur des zones naturelles.

Dans ce dossier, p. 23, vous dites que le projet ne portera pas atteinte au caractère naturel de la zone. Mais c’est faux. On parle bien de prairies, de pépinière et d’une partie de forêt qui vont disparaître sur plusieurs hectares. Donc le projet nuira aux espèces vivantes présentes sur le site, il nuira au stockage de carbone. Cela va à l’inverse de ce qu’il faudrait faire pour agir contre le dérèglement climatique et le déclin de la biodiversité.

Il est d’ailleurs étonnant que la destruction de zone naturelle ne figure pas dans les inconvénients listés dans le dossier en p. 29. On peut légitimement se demander si ce projet est bien d’utilité publique. Pour nous la réponse est non, nous votons donc contre.

200 m² c’est ça de pris pour la biodiversité, mais…

Projet de rapport n°5 : Création d’une micro-forêt urbain selon la méthode Miyawaki

Je ne sais pas qui en a eu l’idée mais c’est un super projet, voilà, il faut le dire. La méthode Miyawaki je ne connaissais pas… c’est quelque chose de très intéressant. Et puis associer les jeunes du quartier, une association, le service des espaces verts : la ville y gagne sur tous les plans.

Cependant, si vous me permettez l’expression, il ne faudrait pas que ce projet soit l’arbre qui cache la forêt. 200 m² c’est ça de pris pour la biodiversité, mais de l’autre côté de la ville, chemin de la Lye sous l’aérodrome, n’oublions pas que ce sont minimum 3000 m² de forêt qui vont disparaître pour construire des stades municipaux, soit 15 fois plus. Donc il faut être cohérent.

Je termine en vous disant que ce serait bien que vous en fassiez plus, des projets comme celui-là. Et pourquoi pas à Flacé en bordure du stade Jules Révillon ? Ça, ce serait un bon plan(t).

Dénommer des voies, des bâtiments est un marqueur important

Mr le Maire, chers collègues,

Dénommer des voies, des bâtiments est un marqueur important. Nous ne pouvons que nous féliciter du choix de deux femmes. Mais nous avons tout de même deux interrogations :

  • Pourquoi ne pas honorer davantage des mâconnais et des mâconnaises qui ont marqué leur territoire. Vous avez récemment baptisé un bâtiment Marie Roberte Chatelet. C’est un excellent choix ! Je pense bien sûr a des dirigeants d’association, des responsables politiques économiques Danielle Mitterrand, Lucie Aubrac, Albert Krivopisko, Marcel Vitte mais aussi Roger Couturier, Jean pierre Worms.
  • Ma deuxième interrogation, pourquoi honorer des vivants ? Le principe de prudence et de vigilance devraient vous guider. L’état français se l’interdit pour la production de timbres et de nombreuses villes attendent 5 ans après la disparition de la personnalité proposée pour juger de l’ensemble de la vie et de l’œuvre.

Quid de l’ouverture plus longue à la médiathèque

Nous nous félicitons que la médiathèque mâconnaise ait été retenue la lecture publique est un facteur d’émancipation du citoyen mais je profite de ce rapport pour connaitre vos intentions par rapport à l’amplitude horaire d’ouverture en 2022. En comparaison avec des villes moyennes nous avons l’amplitude la plus faible 33.3 sur 5 jours. Châteauroux et Villefranche sont à 36 h sur 6 jours et Chalon est à 37h cette dernière dispose d’un bibliobus. Et je n’ose comparer avec le centre nautique ouvert 69h sur 7 j Question subsidiaire notre médiathèque n’a jamais été dénommée. N’est- il pas d’honorer un mâconnais célèbre je vous fais même une proposition Clémence Robert

Une place au Paradis pour les élus de la majorité ?

Il y a trois mois Mr le Maire me souhaitait la bienvenue dans l’enceinte du Conseil avec des mots bienveillants et un accueil républicain mais il a fait une rechute dès le second conseil est-ce surprenant ? Même quand ses propres adjoints interviennent il préfère pérorer avec son nouveau copain le député et il se marre ostensiblement. Allez Benji fais tourner tes blagues à toto ! Quand un élu d’opposition s’exprime s’est pire il se retourne échange avec les membres de son cabinet. Lundi soir fin de conseil rapport sur la garantie d’emprunt. L’adjointe présente le rapport, Eve expose nos objections. Je lève alors la main bah non Mr le Maire met aux voix le rapport l’opposition a surement trop parlé Mr le Maire mes chers collègues. Proposer un tel rapport 4 jours après le 9/12, journée de la Laïcité, anniversaire de la loi de 1905 est une erreur politique lourde de conséquences. Peut être l’évêque d’Autun a-t-il promis une place au Paradis aux élus de la majorité ? Dans un premier temps, La municipalité a proposé ce tènement à l’association diocésaine qui en a saisi l’opportunité (CF déclaration de ses représentants lors de la réunion de quartier du 10/11). La municipalité officialise lors d’un rapport la vente avec une remise de 10 % par rapport à l’estimation de France Domaines lors du conseil municipal du 27 septembre. C’est légal mais est-ce opportun pour autant ? Ce soir la Municipalité soumet un rapport avec la garantie d’emprunt d’un montant de 4.5 Millions €. Certes le droit le permet. Le Conseil d’État a confirmé cette opportunité encore récemment. L’Union nationale des OGEC revendique cette possibilité sur son site. Ce faisant la municipalité a juridiquement raison mais politiquement tort. Pense-t-elle vraiment favoriser la mixité sociale et combattre la ségrégation en favorisant de la sorte l’implantation d’une école privée, non assujettie à la carte scolaire ? De plus elle ouvre la boite de pandore que fera Monsieur Courtois et sa majorité si une association coranique fait la même demande d’une garantie d’emprunt prochainement? La municipalité a su renoncer à la crèche installée l’an dernier à Table en fêtes et à la banderole à Mâcon Nord annonçant la crèche vivante de Saint-Albain il y a déjà quelques années. La laïcité est une valeur fondamentale de la République Avant d’aider l’enseignement privé même sous contrat la Municipalité ne doit-elle pas s’assurer d’abord de l’état de l’école publique et notamment à Flacé avec le problème de circulation dénoncé par les parents d’élèves et les riverains et la question du plomb dans l’eau. Nous voterons contre ce rapport.

Insertion par l’emploi, nous pouvons mieux faire à Mâcon !

Le 22 octobre se tenait au Parc des Expos le salon des coopérations qui rassemblait des acteurs de l’économie sociale et solidaire ; un mois avant, le 10 septembre avaient eu lieu les Rendez-Vous de l’Emploi dont l’objectif est de croiser besoins des entreprises et demande d’emploi. Deux grosses opérations de communication attirant très peu de visiteurs mais donnant l’impression que nos collectivités s’activent. Deux salons financés par les deniers publics affichant des chiffres alléchants : 1 000 offres d’emploi proposées en septembre à ces rendez-vous, comme un écho aux 1 000 emplois annoncés par notre maire perpétuellement en campagne ! 

Alors comment expliquer que les chiffres stagnent : 4 660 inscrits à Pôle Emploi en septembre 2021 toutes catégories confondues, contre 4 740 en septembre 2020, 4 680 en 2019 ?

Peut-être en consultant les offres des entreprises : temps partiels, horaires décalés, salaires au smic horaire…. Des besoins qui s’expliquent notamment par la nécessité pour les employeurs d’être réactifs, mais autant de freins à l’insertion par l’emploi dans une ville qui comptait, au dernier recensement, pas moins de 1 575 familles monoparentales, 20 % de la population sans voiture, 30 % de personnes sans aucun diplôme, 13,5 % de chômeurs (sur la population totale, soit 18,2 % des actifs).

Alors comment faciliter l’accès à l’emploi à Mâcon ? Des structures existent, financées par les collectivités et l’Etat. La Ville et l’Agglomération pourraient faire plus et mieux : multiplier les modes de garde d’enfants, proposer des transports en commun répondant réellement aux besoins de déplacement domicile-travail, créer des emplois adaptés en reprenant en régie publique des services confiés au privé, soutenir et encourager des projets autour de l’économie circulaire… Il y a de quoi faire pour l’emploi lorsqu’on le veut vraiment.

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens