Les élu.e.s Mâcon Citoyens au complet pour l’inauguration du Marché des Plaisirs Gourmands

Les six élu.e.s étaient présents ce samedi matin au parc des expositions pour faire honneur à cet événement cher dans le cœur des mâconnais.

Après avoir écouté le discours de Bernard Rey, nouveau Président du Comité des Salons et Concours de Mâcon, structure organisatrice, ils ont pu faire un tour des stands (130) et ainsi échanger avec des  exposants (plus de 100) sur les problématiques agricoles et alimentaires.

Retours en images sur cette visite.

300 personnes ont défilé dans les rues de Mâcon pour la sauvegarde du climat

« Elles ont répondu à l’appel de 13 organisations mâconnaises ce samedi après-midi, jour de mobilisation mondiale lancée par la coalition mondiale pour la COP27 qui appelait à marcher et se rassembler pour faire entendre la voix des citoyens partout dans le monde.

Trois cents personnes présentes dès 14h place Saint-Pierre suite à l’appel d’Attac Mâcon, de Mâcon Citoyens, de Refondation 71, de GRS 71, d’EELV, de LFI, du PG, de “Pas d’Eclat” (contre le projet de parc d’attraction à Tournus), des PS, PCF, CMPS, d’ EcoLogicAction 71 (contre les Center Parcs de Bourgogne-Franche-Comté), et de “La confédération paysanne”.

Trois cents personnes parties de la place Saint-Pierre après des prises de paroles de LFI avec Catherine Amaro, Olivier Leprévost (co-chefs de file LFI sud Bourgogne) et Stéphane Kerckhove (délégué général d’Agir pour l’environnement). La manifestation a pris l’avenue Edouard Hérriot jusqu’au carrefour de l’Europe pour un retour en passant devant l’Hôtel de ville côté Saône direction du Pont de Saint-Laurent où une prise de parole fut faite par Eve-Comtet Sorabella, conseillère municipale d’opposition.

Centre-ville par les rues Philibert Laguiche et de la Barre où eut lieu un incident perturbant la manifestation qui se disloqua Place de la Barre, annulant alors le reste du parcours prévu. » *

Le Collectif Mâcon Citoyens adresse ses plus sincères vœux de prompt rétablissement à Anne Perret, manifestante saint-laurentine blessée.

* Extrait de l’article de Michel Simon Pelletier sur le site web de Mâcon Infos. Lien vers l’article complet : https://www.macon-infos.com/index.php?option=com_content&view=article&id=36763:macon-manifestation-pour-le-climat-a-l-appel-de-13-organisations&catid=91&lang=fr&Itemid=294

Retours sur la réunion consacrée au Plan local d’urbanisme (Plu)

Cette rencontre, qui s’est déroulée le 20 octobre dernier à Flacé, a réuni une centaine de personnes. Mâcon Citoyens vous propose de (re)découvrir les supports de cette réunion ainsi qu’un retour « photos ».

L’INTERVENTION CONCLUSIVE D’EVE COMTET-SORABELLA, PRÉSIDENTE DU GROUPE D’ÉLUS « MÂCON CITOYENS »


A quel besoin répond la révision du PLU et pourquoi ce PLU ne doit pas s’appliquer ?

« Le PLU actuel date de 2007, il a connu des modifications, la dernière datant de 2022

(modification N°5 – déplacement des stades de foot de la Chanaye sur des terrains

actuellement agricoles et forestier).

Le Maire, la majorité municipale souhaitent rendre possible le développement économique futur de la ville et des communes associées de Loché, Sennecé et St Jean-le-Priche avant que la loi ne soit trop restrictive en matière d’artificialisation des sols. La Loi Climat et résilience est vécue par l’équipe de M.Courtois comme une limitation excessive au développement économique tant sur le versant promotion immobilière d’habitation que commerciale.

Ainsi, pour la majorité municipale, il faut agir vite, avant que cela ne soit trop tard pour pouvoir continuer sur la même trajectoire que celle initiée dans les années 90 :

consommation des espaces agricoles et naturels afin de multiplier les zones économiques et commerciales périurbaines, maintien de la logique pavillonnaire d’étalement urbain. Pour donner de la cohérence à cette possibilité de développer les zones économiques, l’urbanisation est prévue pour atteindre un objectif de croissance démographique beaucoup trop ambitieux, qui finalement n’est pas crédible.

Pourtant, Mâcon et ses communes associées ont de nombreux atouts permettant à la fois de répondre aux projets d’activités économiques et de repeuplement de la ville centre :

• par l’utilisation des espaces vacants déjà urbanisés telles les friches industrielles et commerciales – ce qui est fait sur le secteur de la Darse Nord appelé «Saône Digital» – et pourrait donc être fait ailleurs,

• le renforcement des aides à la réhabilitation des logements vacants – estimés à 1600 sur Mâcon – par l’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat – Rénovation Urbaine (OPAH-RU),

• l’utilisation des dents creuses pour densifier ou aménager autrement l’espace urbain pour le rendre plus attractif et mieux adapté aux contraintes climatiques présentes et à venir,

• l’utilisation des friches industrielles et commerciales.

Quel sont les objectifs recherchés par les contributeurs à l’enquête publique et les élus Mâcon Citoyens ? Un développement harmonieux, cohérent et adapté au changement global, permettant aux habitants de maintenir leur confort de vie et même de l’améliorer – lutter contre le phénomène de ruissellement, retrouver de la fraîcheur en période de chaleur, réduire les nuisances liées au trafic routier – bruits, pollution atmosphérique, accidents et insécurité routière – renforcer la place des mobilités douces dans les déplacements.

Pour ce faire, il faut aboutir à l’annulation du projet de révision. Elle entraînerait le maintien du PLU de 2007 et des modifications en fonction des besoins. Elle permettrait d’attendre l’adoption du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui devrait intervenir en 2023 et la prise de compétence « plan local d’urbanisme » par l’agglomération MBA aboutissant à terme à la production d’un PLU intercommunal, celui-ci serait alors cohérent avec le plan local de l’habitat dont la compétence est intercommunale et le schéma des mobilités. »

« Choix de la sagesse » ou choix de la SAGS ?

Lors du dernier conseil municipal un rapport concernait le choix de gestion des parkings ouvragés à avoir 3 parkings existants (Centre, Lamartine, Rambuteau) et un prévu pour ouverture au  printemps 2023 (les Halles) pour un total de 752 places de stationnement. Ce service est géré actuellement  dans le cadre d’un Délégation de service public (Dsp) confiée à la SAGS (Société d’Assistance et de Gestion du Stationnement) du groupe Sogedi (Société de Gestion Dirx)  et sa société locale dédiée Mâcon Parcs. Ce rapport 19 a occupé pas loin de 30 minutes de cette séance. La Commission consultative des services publics locaux (Ccspl) avait été convoquée préalablement le vendredi 23 à 10h. Convocation envoyée par courrier avec accusé de réception avec comme toujours le délai respecté prévu par la loi. Courrier donc reçu le lundi pour une réunion le vendredi. Quand tu n’es ni rentier, ni retraité, pratique pour t’organiser. .. Pour information, en 2021, la réunion s’est tenue un mercredi après-midi à 15h ! Je ne dois pas être le seul à qui cela pose problème puisque seuls trois  élus étaient présents. À noter l’absence de l’ensemble des cinq associations dites représentatives pour la défense de l’intérêt des mâconnais. Ce qui pose la question du choix de ses associations en début de mandat  pour siéger à cette commission obligatoire. Je pense notamment à l’association des pêcheurs « La Parfaite » et le « Yacht Motor Club »…

UNE DÉCISION PRISE SANS ANALYSES RÉELLES

Pour se faire aider dans ses choix, la municipalité a lancé une Assistance à maitrise d’ouvrage (Amo) et sélectionné la SCET  (Services Conseils Expertises Territoires), filiale de la Caisse des Dépôts.

Je vous invite à écouter l’intervention du conseiller de la SCET, sur le site de la Ville. Comment ne pas  s’étonner de ses « on passe, on passe » et de ses nombreuses hésitations et de son manque de conviction ?

Plusieurs scénarios sont juridiquement et économiquement possibles : gestion publique, directe par la collectivité (la régie) ou gestion privée (le marché public ou la Dsp). Autre possibilité, la création d’une Société d’Économie Mixte (la collectivité garde la majorité du capital ouvert à des intervenants privés). Cette dernière solution peut avoir  du sens quand il s’agit de réaliser les équipements lourds à financer : stationnement en silos, en souterrain.  À Mâcon rien de tout cela, les équipements existent et ont été financés par la collectivité territoriale. Il y a donc un  véritable choix de mode de gestion publique ou privée à opérer.

Dans une municipalité ouverte à la concertation et non dogmatique, nous aurions des éléments chiffrés totalement sincères avec les différents scénarios, les chiffres d’affaires, les coûts  pour la collectivité (frais de fonctionnement, budget d’investissement).

Mais dans le cas de l’Amo – Assistance à Maitrise d’Ouvrage – du SCET rien de tout cela, juste une ligne « risque d’exploitation » et « nécessité d’une expertise  en relation clientèle, publicité marketing » pour privilégier le choix du privé. Le consultant présente un logigramme qu’il reconnait lui-même comme « illisible », c’est peu dire … Aucune analyse comparative sérieuse. Cela semble surprenant pour une municipalité qui évoque en permanence une gestion « en bon père de famille ». La majorité comprend  de plus des chefs d’entreprise actuels ou anciens et des cadres dirigeants. Réalisent-ils leurs projets d’investissement dans le cadre de leurs entreprises privées dans de telles conditions sans connaitre les performances économiques attendues, les coûts directs et indirects prévisionnels ? Surprenant, non ?

LE REJET A PRIORI DU CHOIX DE LA RÉGIE PUBLIQUE

Le choix de la gestion en régie est donc  vite évacué. Pourtant, avec le mode de gestion en Dsp, la Ville se prive de 500 000 €  de recettes annuelles en espérant ne pas avoir à verser au gestionnaire  comme cela a été le cas jusqu’à 80 000 euros certaines années notamment pour compenser la gratuité de la première demi-heure et pendant la pause méridienne. Ce manque à gagner pour les finances publiques locales mérite réflexion non ? 

Elle se prive surtout de gérer elle-même la tarification, de conduire une réflexion sur par exemple la gratuité le samedi après-midi proposition émanant de certains commerçants qui mérite réflexion si accompagnée d’une véritable offre de transports publics et d’une politique de mobilité douce.

Catherine Amaro et Ève Comtet-Sorabella sont intervenues pour obtenir des informations complémentaires et dénoncer le choix idéologique de la gestion privée. Rappelons ici que pas loin de 500 000€ ont été versé en cinq ans à Mâcon Parc. Sur le dernier exercice, 80 000€ d’argent public ont été reversés. Ils ont permis à Mâcon Parcs de couvrir les frais de personnel ainsi que de reverser 30 % à la SAGS, société mère, au titre des frais de structure…

Lors de son intervention, La cheffe de file du groupe « Mâcon Citoyens »a aussi posé la question des fissures du parking Lamartine et de l’absence de risque financier réel pour le délégataire.

LA MAUVAISE FOI POUR TOUTES RÉPONSES Á NOS QUESTIONS

Gérard Colon répond qu’il y a eu des calculs très précis effectués. Ah oui lesquels ? Pourquoi n’en sommes-nous  pas destinataires alors ? Au passage, il évoque le retard du chantier des Minimes lié au Covid et dans un bel euphémisme « quelques problèmes d’infrastructure ». Il a bon dos le pangolin !

Dans sa réponse, le maire a évoqué l’absence de technicité des services municipaux. Ces derniers  gèrent pourtant, ne l’oublions pas les parkings en voirie –les parcmètres. Il avait fait la même réponse  sur la technicité pour s’interdire la gestion en régie du service de l’eau, possible à Gueugnon !!!

Il a osé évoquer 27 emplois nécessaires pour couvrir le service quand la Mâcon Parcs emploie à peine quatre salariés et que l’AMO en prévoit 2,5 équivalents temps plein. Ce qui serait possible à Bourg-en-Bresse ne l’est pas à Mâcon ? De qui se moque-t-on ? La ville-Préfecture de l’Ain a repris en régie il y a quelques années l’ensemble de la gestion du stationnement

Le contrat de Dsp est prévu d’une durée de huit ans et non plus cinq afin d’assurer la rentabilité du gestionnaire mais où est l’intérêt de la population et des utilisateurs des parkings en ouvrage ?

Alors cette délibération,  «  choix de la sagesse »   comme énoncé par Gérard Colon ou prémices d’un choix de la SAGS dont on sait les liens entre un membre éminent de notre conseil et cette société dont il a été cadre dirigeant !

Le cahier des charges serait en cours de rédaction, la réception des offres et les négociations avec les candidats devraient démarrer en janvier prochain pour un vote en Conseil municipal au printemps.

Bien évidemment, et comme d’habitude, les élus minoritaires seront écartés de ces étapes préliminaires.

Ce rapport a été approuvé par la majorité, une seule abstention (l’élu Rassemblement National) et six contre (les élu.e.s Mâcon Citoyens).

Texte et photo : Emmanuel Jallageas

Une réunion publique pour réfléchir aux suites à donner au sujet de la révision du Plu

À l’initiative du collectif Mâcon Citoyens et de ses élus à la Ville de Mâcon, une réunion publique intitulée « Révision du PLU de Mâcon : où en est-on ? » se tiendra le jeudi 20 octobre à 20h à la salle familiale de Flacé (derrière la MJC, 108 rue de la Liberté 71000 Mâcon).

Après un avis défavorable reçu par la commission d’enquête publique en juillet 2022, la mairie de Mâcon doit revoir son projet de révision du plan local d’urbanisme (PLU).

Quelles ont été les conclusions de l’enquête publique ? Où en est-on aujourd’hui ? Quelles suites donner si ce PLU est trop peu amélioré ?

Mâcon : 5 infos à retenir du dernier conseil municipal (26/09/2022)

1. L’action des élus Mâcon Citoyens

Lundi soir, un quart d’heure avant le lancement de la séance du conseil municipal, les six élus du groupe Mâcon Citoyens ont investi l’hémicycle pour manifester de manière silencieuse. Objectif ? Alerter sur les urgences du moment : climat, précarité, santé, démocratie…

Interrogés par le Journal de Saône-et-Loire, Ève Comtet Sorabella et Gabriel Siméon ont expliqué vouloir « à tout prix et par tous les moyens réveiller les consciences de chacun. L’idée étant tout simplement mais avec force et conviction de provoquer un électrochoc. »

L’action s’est déroulée dans le calme et sans perturber la séance du conseil municipal.

Lire l’article du Journal de Saône-et-Loire : « La manifestation silencieuse et symbolique de Mâcon citoyens »

Lire l’article de Mâcon Infos

Eric Ponchaux et Catherine Amaro
Gabriel Siméon et Delphine Mermet
Ève Comtet Sorabella et Emmanuel Jallageas

2. La rénovation énergétique du Centre omnisport de Mâcon

Situé à proximité du quartier de Marbé au nord de la ville, le Centre omnisport de Mâcon (COM) est un bâtiment assez ancien datant des années 1950 et qui présente un déficit d’isolation thermique très important. La Ville de Mâcon envisage sa rénovation thermique pour améliorer les gains énergétiques (d’environ 55 % par rapport à la consommation actuelle de l’équipement) et le confort des utilisateurs en saisons estivale et hivernale.

Le conseil municipal a voté lundi à l’unanimité en faveur du dépôt d’une demande de financement à l’Agence nationale du sport à hauteur de 495 000 euros. Le coût estimatif des travaux de rénovation thermique sur l’ensemble du bâtiment s’élève à 3 085 000 euros HT.

Les travaux suivants sont envisagés : le remplacement des menuiseries extérieures, l’isolation thermique des façades, des toitures et des sous-face de dalle du rez-de-chaussée, ainsi que le désamiantage de l’équipement.

Ève Comtet Sorabella, présidente du groupe Mâcon Citoyens, est intervenue pour demander si la pose de panneaux solaires en toiture pouvait être étudiée dans le cadre de l’étude technique préalable aux travaux. Le maire Jean-Patrick Courtois ne l’a pas exclu, sans toutefois manifester d’intérêt particulier pour la production d’énergie à partir de panneaux photovoltaïques.

3. Une convention d’objectifs avec la Maison de santé du Mâconnais

L’association Maison de santé du Mâconnais (MSM) offre un accès aux soins infirmiers toute l’année (7j/7) et participe à l’effort de promotion et d’éducation sanitaire pour les Mâconnais. Son action vise en particulier les populations issues des quartiers de la géographie prioritaire de la politique de la ville.

Ève Comtet Sorabella a regretté que le rapport présentant cette délibération ne soit pas plus précis sur les actions de prévention de la MSM, d’autant que la prévention permet d’éviter le recours à des soins lourds et coûteux, deux motifs pour soutenir et développer des politiques de préventions.

« Il est un domaine qui mériterait une réelle attention de votre part pour l’année 2023, et une véritable démarche de prévention au long cours, c’est celle de la prévention des maladies vectorielles transmises par les moustiques. En 2021, je vous avais déjà sollicité à ce sujet et vous aviez trouvé ça drôle, allant même jusqu’à la moquerie. Alors, nous aimerions savoir si les moustiques vous font toujours rire.

Nous attendons une véritable démarche de lutte contre la prolifération des moustiques. Cette lutte s’appuie à la fois sur des démarches d’éducation sanitaire de la population pour se protéger, pour détruire les gîtes larvaires autour des habitations, promouvoir la biodiversité permettant l’installation durable des prédateurs – oiseaux, chauve-souris, batraciens et libellules – installer des pièges à CO2 et surtout ne pas attendre pour agir. »

4. Une délégation de service public pour l’exploitation des parkings du Centre, Rambuteau, Lamartine et des Halles

Le conseil municipal a été invité à se prononcer sur le choix du mode de gestion du stationnement hors-voirie des trois parkings en ouvrage (Lamartine, Centre et Halles) et du parking de surface Rambuteau : en gestion directe (régie publique) ou en gestion déléguée à une entreprise privée (délégation de service public).

Sauf qu’aucune véritable analyse comparative des coûts pour la collectivité entre ces deux modes de gestion n’accompagnait ce projet de délibération, comme l’a fait remarquer Catherine Amaro. Rendant de fait impossible aux élus de se faire un avis personnel avant de voter, en faveur ou non, sur le principe de cette délégation de service public. « Vous ne présentez absolument pas ce qui me semble fondamental, à savoir le coût pour la collectivité et les tarifs aux usagers dans le cadre d’une mise en régie directe. Rien. Juste une conclusion plus que sommaire à savoir je cite, page   6 : « La collectivité ne souhaite pas rentrer dans une telle configuration ». Mais aucun argument concret pour le justifier. Aucun chiffre, aucune comparaison », a regretté l’élue.

« En fin de délégation, fin juin 2023, cela fera 15 ans de délégation avec la même entreprise, a pour sa part souligné Ève Comtet Sorabella. Je rappelle que le contribuable Mâconnais a versé 660 000 euros de contribution à cette entreprise sur les dix années de la délégation précédente et 334 980 euros de plus à la fin de celle-ci [soit près d’un million d’euros au total]. Je maintiens que cette délégation est coûteuse pour la collectivité et donc le contribuable. Si une entreprise privée est intéressée par ce marché, c’est qu’il a un intérêt financier. En proposant la délégation de ce service, vous privez la collectivité des recettes apportées par le stationnement qui seraient utiles pour financer les investissements futurs et vous servez des intérêts privés. »

Les élus du groupe Mâcon citoyens ont voté contre cette délibération, qui a néanmoins été adoptée par le conseil municipal.

5. La création d’une maison des produits du terroir

La mairie souhaite créer à Mâcon une Maison des produits du terroir pour faire la promotion des produits locaux et permettre à un touriste de court passage de retrouver tous les produits dans un même lieu. Son coût prévisionnel est estimé à 1,6 million d’euros hors-taxes dont 740 000 euros seraient, a priori, à la charge de la Ville de Mâcon.

« Les Halles Saint Pierre ont coûté 877 000 euros, c’était en 2015. Depuis, Mâcon a vu son unique poissonnier partir pour Charnay-lès-Mâcon, le fromager installé lui aussi sur cette même place l’a suivi et des commerçants de produits locaux, du terroir, ont mis la clé sous la porte, le dernier était justement situé à deux pas d’ici, place Saint-Pierre, dans un très joli local commercial, accueillant et chaleureux », a fait remarquer Ève Comtet Sorabella.

« Cette Maison du terroir ne nous semble pas viable, pas en mesure de répondre aux objectifs que vous lui fixez. Nous ne validerons pas ce projet à 1,6 million d’euros dont le coût total ajouté à celui des Halles est invraisemblable : 2 461 000 euros! Il ne réunit pas les conditions de la réussite : les habitants du centre-ville sont pauvres et le tourisme pas suffisamment développé. Vous faites de mauvais choix et j’en veux pour preuve la récente fermeture du bassin d’agrément de la piscine. C’est aussi la chronique d’un échec annoncé. »

Vive la rentrée citoyenne ! Mâconnais, prenez la parole !

Sur la photo prise lors de l’inauguration des Mâcon Wine Not : Eve Comtet-Sorabella (1ère à gauche) – Gabriel Siméon (absent) – Delphine Mermet (1ère à droite) – Eric Ponchaux (au centre) – Catherine Amaro (2ème à droite) – Emmanuel Jallageas (2ème à gauche).

L’été est une période de l’année propice aux activités sportives, aux loisirs, à la culture, au repos. Mâcon et les communes de son agglomération, riches de leurs associations et de propositions commerciales nombreuses permettent sorties et activités variées.

Ce moment, ou tout semble un peu plus lent et permet la rêverie, est également un temps pour réfléchir et préparer la rentrée. Face à la crise globale qui s’amorce, plus que jamais, les habitants doivent s’emparer des sujets qui touchent leur vie quotidienne. Il s’agit de se faire entendre au conseil municipal et ainsi, infléchir la politique du Maire et de sa majorité.

Avec Mâcon Citoyens, dans la continuité de ce que nous avons initié dès le mandat 2014-2020 et de façon plus structurée sur 2020-2026, il est possible de rejoindre des groupes thématiques pour échanger réflexions et expériences.

Chaque 1er mercredi du mois, Mâcon Citoyens se retrouve pour cela. Parce que nous pensons que les politiques publiques municipales ne peuvent plus se conduire contre les habitants mais avec eux, nous vous invitons à participer activement à nos « Ateliers Mâconnais ». Á titre d’exemple, les mobilités et plus précisément le transport urbain. Celui-ci doit être réorganisé afin de devenir le premier moyen de se déplacer après la marche et le vélo. Les lignes, le cadencement et le mode de gestion seront à discuter pour adapter au mieux le service de transport dont le contrat prendra fin en juin 2023. Cette réflexion doit être conduite dès la rentrée.

D’autres thèmes sont proposés et vos suggestions sont les bienvenues. Dès septembre, venez embellir la ville et la vie à Mâcon, plus sociale, plus écologique ; venez nous faire part de votre avis, participez et ainsi, agissez pour Mâcon et ses habitants.

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens

www.facebook.com/maconcitoyens 
www.maconcitoyens.fr
Secretariat.MaconCitoyens@ville-macon.fr

Projet Saône Digitale : Oui mais…

Crédit photo : @Ville de Mâcon

Projet de délibération 14 – Étude d’impact Saône Digitale

Merci M. Maréchal pour cette présentation

Je n’interviendrai pas sur l’aspect économique qui concerne plutôt MBA.

Nous approuvons ce projet de renouvellement urbain reposant sur la reconversion de friches industrielles dans l’idée claire de reconstruire la ville sur la ville,

Par ailleurs nous sommes particulièrement satisfaits que l’étude d’impact environnemental énonce enfin clairement les problèmes de pollution du site, notamment au niveau de l’ancienne usine Essex.

Nous vous avions interpelé dès 2020 sur le sujet de la pollution des sols : nous n’avions alors obtenu aucune réponse claire de votre part, ni de celle des élus MBA en conseil communautaire lors d’une intervention similaire.

Vous nous aviez uniquement répondu par la voix de M.Colon, que des travaux de désamiantage étaient prévus….

Or le cabinet SAGE Environnement aborde longuement ces problèmes de pollutions des sols, précisant un certain nombre de contraintes pour l’utilisation à venir du site et notamment qu’il s’agira de conserver la dimension purement économique et là je les cite : « l’usage des terrains est strictement réservé à un usage industriel, commercial ou de services » et le cabinet d’experts précise plus loin, que

1-     toute infiltration d’eaux pluviales au droit du site est interdite en raison d’un possible transfert des polluants vers la nappe,

2-     qu’une surveillance de la nappe sera réalisée sur les 6 ouvrages existants du site à une fréquence semestrielle durant 4 ans. A l’issue desquels un bilan quadriennal sera établi,

3-     ET l’étude précise SURTOUT que la culture de végétaux à des fins de consommation alimentaire est strictement interdite sur l’ensemble du site,

Ce qui remet notamment en question le projet d’éco pâturages présenté l’an dernier et même les activités de détente et de loisirs…

Je vous renvoie pour plus de précisions aux pages 142 et suivantes du rapport.

Par ailleurs nous apprenons également dans ce rapport que compte-tenu du passé du site, MBA a missionné le bureau d’études TESORA pour la réalisation d’un plan de gestion des sites et sols pollués à l’échelle de la ZAC :  je cite « Cette étude analysera les études existantes, complétera les diagnostics environnementaux afin de déterminer les éventuelles extensions des contaminations observées, reprendra les analyses des risques sanitaires et si nécessaire proposera les mesures de gestion à mettre en œuvre pour la gestion des sources de contamination et la prise en charge des futurs déblais issus du projet d’aménagement de la ZAC. »

Nous sommes satisfaits que cette dimension de pollution des sols soit désormais prise en compte par l’ensemble des élus et notifiée par des experts.

Ces conclusions devraient donc nous rendre beaucoup plus vigilants à l’avenir en matière d’artificialisation des sols notamment à des fins de développement économique et d’implantation d’entreprises.

Je vous remercie.

Une campagne qui finira par porter ses fruits

Le binôme des Législatives avec quatre élu.e.s Mâcon Citoyens

« Le 2 mai dernier, la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES) voyait le jour au niveau national. Aussitôt, le candidat choisi par EELV pour la 1ère circonscription, Patrick Monin, me proposait sa suppléance. J’acceptais alors avec enthousiasme, tant cette idée de NUPES ressemblait à ce que nous avons créé et faisons vivre à Mâcon depuis plusieurs années avec Mâcon Citoyens.

Cette campagne éclair de six semaines jusqu’au 2ème tour a été l’occasion d’aller partout à la rencontre des habitants. Du porte-à-porte systématique dans tous les quartiers populaires de Mâcon aux réunions publiques à Tramayes, Lugny, Saint-Gengoux, Cluny, Jalogny et bien sûr Mâcon, autant d’occasions de présenter les propositions de la NUPES (retraite à 60 ans, blocage des prix, hausse du smic, abrogation du pass sanitaire, transition écologique), et d’entendre les suggestions de nos concitoyens. Autant d’occasion d’être confrontés à la misère sociale dans une région aussi riche que la nôtre, aussi bien ici dans nos quartiers que dans nos campagnes. Nous avons également constaté la méconnaissance de nos institutions (à quoi sert un député, un conseiller municipal, l’agglomération, etc…) et ce quel que soient le milieu social ou l’âge des personnes rencontrées. Les besoins en matière d’information citoyenne, d’éducation civique ou d’éducation populaire, appelons les comme on veut, sont immenses.

Cette campagne a permis de créer une réelle équipe et de souder des militants d’horizons divers. Le binôme Monin-Amaro était d’abord à l’image de notre territoire : le rural et l’urbain, l’écologie et le réalisme social, le maire d’une commune de l’agglomération et une conseillère municipale de la ville centre. Et évidemment, d’un point de vue politique, EELV et la France Insoumise.

L’autre bel aspect de cette alliance est d’avoir su englober, dès les premières actions, nos propres forces militantes mais également les forces vives du PCF local, du parti socialiste, et nombre de citoyens qui se reconnaissaient enfin dans cette idée d’union. Nous avons organisé des rencontres participatives, enrichi nos propositions et affiné nos idées au fil des semaines au contact de chacun.

Je tiens donc ici à remercier du fond du cœur toutes les personnes qui nous ont soutenus dans cette campagne, les militants, les habitants croisés sur les marchés ou sur les réseaux sociaux, tous ceux qui juste par un mot de soutien nous ont donné l’énergie nécessaire.

Et pourtant cela n’a pas été simple. Force est de constater que la presse locale nous a peu relayés : les réunions publiques n’ont quasiment pas été couvertes et nos présences sur de multiples événements totalement invisibilisées, quand, dans le même temps, notre concurrent direct était en photo presque tous les jours sur des inaugurations ne relevant aucunement de son mandat. Sa campagne, au dire de certains maires locaux, aurait démarré il y a près d’un an. Avant, personne ne le croisait. A Mâcon, ses interventions depuis cinq ans ne visent qu’à faire l’apologie du Gouvernement. Personnellement, j’attends toujours de sa part la moindre réflexion personnelle. Ne désespérons pas, il lui reste cinq nouvelles années.

Nous n’avons pas réussi à faire élire Patrick Monin comme député, et nous le regrettons, tant il a réussi à incarner nos valeurs et nos espoirs. Mais nous avons réussi à remobiliser les électeurs de gauche. Nous avons 354 voix de retard à Mâcon au 2ème tour. Ce n’est rien au regard de l’abstention (60% des électeurs ne se sont pas déplacés) et c’est un signal fort pour les prochaines échéances.

Nous avons un peu plus de trois ans dorénavant pour mobiliser les déçus afin qu’ils retournent aux urnes, qu’ils aient à nouveau envie de voter ou qu’ils y viennent pour la première fois. Trois ans pour convaincre 355 citoyens qu’un autre monde est possible, avec eux et pour eux. »

Catherine Amaro
Candidate suppléante NUPES 1ère circonscription de Saône-et-Loire
Conseillère municipale à Mâcon