La mode à Mâcon est de remplacer des stades par du béton et de les reconstruire ailleurs.

Projet de rapport n°25 : Dossier d’enquête publique du projet de stades chemin de la Lye

Je vous redis qu’on est contre ce projet. On n’est pas contre les stades, mais contre le fait que ces stades soient construits en lieu et place de zones de biodiversité. En ce moment la mode à Mâcon est de remplacer des stades par du béton et de reconstruire des stades ailleurs sur des zones naturelles.

Dans ce dossier, p. 23, vous dites que le projet ne portera pas atteinte au caractère naturel de la zone. Mais c’est faux. On parle bien de prairies, de pépinière et d’une partie de forêt qui vont disparaître sur plusieurs hectares. Donc le projet nuira aux espèces vivantes présentes sur le site, il nuira au stockage de carbone. Cela va à l’inverse de ce qu’il faudrait faire pour agir contre le dérèglement climatique et le déclin de la biodiversité.

Il est d’ailleurs étonnant que la destruction de zone naturelle ne figure pas dans les inconvénients listés dans le dossier en p. 29. On peut légitimement se demander si ce projet est bien d’utilité publique. Pour nous la réponse est non, nous votons donc contre.

200 m² c’est ça de pris pour la biodiversité, mais…

Projet de rapport n°5 : Création d’une micro-forêt urbain selon la méthode Miyawaki

Je ne sais pas qui en a eu l’idée mais c’est un super projet, voilà, il faut le dire. La méthode Miyawaki je ne connaissais pas… c’est quelque chose de très intéressant. Et puis associer les jeunes du quartier, une association, le service des espaces verts : la ville y gagne sur tous les plans.

Cependant, si vous me permettez l’expression, il ne faudrait pas que ce projet soit l’arbre qui cache la forêt. 200 m² c’est ça de pris pour la biodiversité, mais de l’autre côté de la ville, chemin de la Lye sous l’aérodrome, n’oublions pas que ce sont minimum 3000 m² de forêt qui vont disparaître pour construire des stades municipaux, soit 15 fois plus. Donc il faut être cohérent.

Je termine en vous disant que ce serait bien que vous en fassiez plus, des projets comme celui-là. Et pourquoi pas à Flacé en bordure du stade Jules Révillon ? Ça, ce serait un bon plan(t).

Répondre ensemble à l’urgence environnementale

Intervention au Conseil municipal –

Vœu présenté par le groupe Mâcon Citoyens

Le temps de la mobilisation générale est venu pour le climat et l’environnement. L’été 2021 a enregistré un nouveau record de température en Europe avec 48,8 °C à l’ombre en Sicile. Il a également été marqué par des incendies gigantesques dans le Var et le Vaucluse, mais aussi en Algérie, en Grèce, en Turquie et en Californie, par des inondations monstres en Allemagne et en Belgique, par une fonte sans précédent des glaces en Arctique et par une prolifération considérable des populations de moustiques tigres en France.

Dans le même temps, la perte alarmante de la biodiversité et la diminution progressive de l’activité biologique des sols s’accentuent : près de 30 % des espèces animales et végétales inventoriées sont aujourd’hui menacées d’extinction, d’après la « liste rouge » actualisée dévoilée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lors de son congrès à Marseille, début septembre. Le péril qui pèse sur nos écosystèmes est bien réel.

Dans un tel contexte, de plus en plus de jeunes n’ont plus confiance en l’avenir, se sentent trahis et impuissants face à la crise environnementale et à l’inaction des gouvernements. Selon une étude à paraître dans la revue scientifique The Lancet Planetary Health, 59 % des 16-25 ans sondés dans dix pays, dont la France, déclarent être « très » ou « extrêmement inquiets » du changement climatique, tandis que 45 % affirment que l’anxiété climatique affecte leur vie quotidienne de manière négative, qu’il s’agisse de dormir, de se nourrir, d’étudier, d’aller à l’école ou de s’amuser. En France, 74 % des 16-25 ans pensent que l’avenir est effrayant.

Devant ce constat, nous avons le devoir d’agir vite et ensemble – élus, décideurs économiques, acteurs de la société civile et citoyens – pour atténuer l’ampleur de la crise environnementale.

Considérant le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ;

Considérant le récent rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ;

Considérant le rapport du Haut conseil pour le climat « Renforcer l’atténuation, engager l’adaptation » ;

Considérant l’accélération du dérèglement des écosystèmes, de la pollution de l’air, des sols et de l’eau, et leurs conséquences sur la santé ;

Considérant que la ville de Mâcon subit déjà les effets des pollutions et du changement climatique (sécheresses, fortes chaleurs, pluies intenses, pollution atmosphérique, prolifération de moustiques tigres) et que les effets à plus long terme de ces changements sont encore inconnus, mais présentent des risques importants pour notre commune et ses habitants ;

Considérant qu’en avril 2016, les dirigeants mondiaux de 175 pays ont reconnu la menace du changement climatique et le besoin urgent de le combattre en signant l’accord de Paris, en acceptant de maintenir le réchauffement « bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts en cours pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C ;

Considérant les Objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’ONU qui nous donnent la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur pour tous ;

Considérant que l’ampleur du changement climatique et de ses conséquences dans un futur très proche dépend de la façon dont l’humanité va réduire puis stopper ses émissions de gaz à effet de serre dans les prochaines années. Que l’action en faveur de la réduction des émissions est donc une nécessité vitale, pour la ville de Mâcon comme pour l’humanité toute entière ;

Considérant que selon le GIEC, 50 % à 70 % des leviers d’actions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre se situent au niveau local ;

Par ces motifs

Le Conseil municipal de Mâcon, réuni le 27 septembre 2021, en appelle à la mobilisation générale de tous les acteurs publics, économiques et de la société civile qui font la ville de Mâcon, afin de répondre ensemble à l’urgence environnementale.

Pour cela, la ville de Mâcon s’engage à :

Atteindre la neutralité carbone sur son territoire le plus rapidement possible ;

Organiser dans les meilleurs délais un dialogue structuré entre tous les acteurs du territoire pour identifier les actions complémentaires qui pourraient être engagées.

Etudier et mettre en œuvre un accompagnement adapté des personnes et acteurs économiques vulnérables ou impactés par la transition écologique ;

Etudier et mettre en œuvre des moyens d’adaptation et de résilience face aux impacts de la crise environnementale ;

Informer et mobiliser les habitants sur les différents aspects de la crise environnementale ;

Intégrer l’urgence environnementale dans toutes ses politiques publiques ;

Tenir compte de l’impact sur le climat ainsi que de la durabilité environnementale,
sociale et économique de toutes ses activités et, chaque fois que possible, donner la
priorité aux entreprises qui atténuent le changement climatique et ses
conséquences ;

Assurer un suivi des actions engagées.

Débat sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durables (PADD)

Intervention au Conseil municipal –
Rapport n°33 : Débat sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durables (PADD)

Je trouve qu’il y a de bonnes choses dans ce Projet d’aménagement et de développement durable. Vous parlez notamment de :

  • Contenir le développement de l’enveloppe urbaine
  • Favoriser le réinvestissement du centre ancien
  • Conforter la place de la nature en ville
  • Et limiter l’exposition aux nuisances sonores

Ces grandes lignes dessinent un avenir souhaitable pour notre ville, et nous serons vigilants à ce qu’elles se retrouvent dans le futur PLU.

Je trouve cependant que ce document manque d’ambition.

Limiter la consommation foncière à (je cite) « environ une soixantaine d’hectares pour la construction d’environ 2 000 logements » à l’horizon 2030, c’est beaucoup trop.

2 000 nouveaux logements pour atteindre 37 500 habitants en 2030, puis 2 000 autres logements pour atteindre 40 000 habitants en 2040. OK, pourquoi pas… C’est l’objectif que vous vous êtes fixés. Mais on peut atteindre cet objectif en limitant davantage l’étalement urbain.

Comment ?

  • en durcissant les règles d’urbanisme pour protéger les terres agricoles et les espaces naturels (forêts, prairies…) ;
  • en menant des actions pour baisser le taux de vacances des logements ;
  • en densifiant, pour privilégier l’habitat collectif plutôt que la maison individuelle sur les terrains aujourd’hui inoccupés, c’est-à-dire faire l’inverse de ce que vous prévoyez à La Chanaye ;
  • en investissant en priorité les friches ;
  • en renaturant les espaces laissés à l’abandon.

Ce dernier point est intéressant pour parvenir à l’objectif gouvernemental de zéro artificialisation nette des sols, ce que le préfet de Saône-et-Loire contrôlera dans le futur plan local d’urbanisme.

L’objectif ambitieux, vous le fixez pour 2040 (je cite) : « anticiper une nette réduction de la consommation d’espaces naturels et agricoles, en limitant les surfaces ayant vocation à être urbanisées à environ une quinzaine d’hectares à terme. La majeure partie des 2000 logements restants sera dès lors réalisée en renouvèlement ou densification de l’enveloppe urbaine existante ».

Dans cette phrase c’est le mot « anticiper » que je ne comprends pas. Anticiper, ce serait se fixer cet objectif non pas pour 2040, mais pour 2030. Il ne faut pas jouer les timides là-dessus. 2030 c’est demain, et il ne faut pas traîner. Je vous invite donc à fixer plutôt l’objectif suivant : limiter la consommation foncière à une quinzaine d’hectares pour 2 000 nouveaux logements à horizon 2030.

Pourquoi j’insiste là-dessus ?

Parce qu’1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, et qu’une manière efficace d’agir à l’échelle locale contre ce déclin sans précédent depuis 65 millions d’années serait de limiter fortement l’étalement urbain, cet étalement qui détruit les habitats naturels et les continuités écologiques nécessaires à la faune sauvage pour circuler.

J’insiste aussi là-dessus parce qu’il n’y a rien de plus triste qu’une ville dont on n’arrive plus à sortir.

Les premiers arbitrages de la loi Convention citoyenne pour le climat amorcent un objectif de division par deux de la vitesse d’artificialisation des sols. C’est le moment d’anticiper, pour de vrai, en se fixant un objectif plus ambitieux que celui que projette ce PADD.

Recourt à la procédure d’expropriation sur des parcelles chemin de la Lye à Mâcon

Intervention AU conseil municipal –
rapport n°9

Monsieur le Maire, nous, les élus du groupe Mâcon Citoyens, nous sommes fermement opposés à ce projet. Et il est vraiment choquant que la ville en soit à l’initiative.

Pourquoi ? Parce que sur cette zone située chemin de la Lye, sous l’aérodrome, vous et votre équipe voulez construire deux stades de football et leurs équipements : des vestiaires, deuc club-houses et un parking.

Or c’est une zone classée en zone naturelle, avec un bois d’un hectare et demi, avec une pépinière et une prairie. Il y a là environ 3 000 arbres qui séquestrent chaque année l’équivalent de 7 tonnes de CO2. 7 tonnes de CO2, ce n’est pas grand-chose au regard des gaz à effet de serre émis sur notre territoire… mais c’est déjà ça en moins.

J’ai étudié les parcelles concernées, et il est impossible de construire 2 stades de foot et leurs équipements sans toucher à cette petite forêt. Ce qui est probable, c’est que vous allez raser cette forêt, en partie ou en totalité, tout ça parce qu’en 2021 vous n’avez pas trouvé de meilleur endroit où construire des stades que sur une zone naturelle.

A l’heure actuelle, au lieu de couper ces 3 000 arbres, nous devrions les planter ! Au lieu de faire déménager cette pépinière, nous devrions la soutenir ! Une pépinière, c’est un puit net de CO2, et donc un atout pour notre territoire dans la lutte contre le dérèglement climatique.

En poursuivant votre projet, on ne peut pas le dire autrement, vous aggravez le changement climatique. Vous ne pouvez pas dire que vous défendez l’environnement, et en même temps détruire un puit de carbone et une zone de biodiversité. Ça n’a aucun sens.

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux, je vous en prie… renoncez à ce projet. Retirez cette délibération. En 2021, on ne va pas raser un bois pour construire des stades. Ces stades, peu importe la raison pour laquelle vous voulez les construire, faites le ailleurs. Faites preuve d’imagination et d’innovation, mais par pitié n’aggravez pas encore la crise écologique.

Comme vous le dites vous-mêmes dans votre tribune d’expression du mois de mars : « chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle ».

Risque d’incendie à la forêt de Sennecé et parole des citoyens

Intervention au conseil municipal –
Rapport n°21 : Forêt communale de Sennecé-les-Mâcon – Vente en bloc sur pied – Affouages

Puisqu’il n’y a pas de public ce soir, et qu’il n’est de toutes façons jamais invité à s’exprimer, je relais l’inquiétude d’un ami à propos de la forêt de Sennecé :

« Je voudrais attirer l’attention du conseil municipal sur le risque d’incendie auquel est exposée cette forêt, en raison des fortes chaleurs et sécheresses qui se répètent désormais chaque été. Le 17 juillet 2019, un champ de céréales voisin s’est enflammé durant les moissons, et la catastrophe a été évitée de peu. Il paraît impératif d’engager au plus tôt une réflexion sur les mesures de prévention à mettre en œuvre pour sauvegarder cette forêt, d’une superficie importante, et précieuse pour les Mâconnais. »

Artificialisation des sols

Intervention au conseil municipal –
Projet de rapport n°23 : Signature de plusieurs contrats avec la SPL Mâconnais Val-de-Saône Bourgogne du Sud

Je voudrais faire remarquer que certains des projets dont il est ici question envoient un signal assez inquiétant.

Il s’agit ici d’artificialiser environ 2 hectares de terres pour créer une nouvelle ZAC juste au-dessus de l’Intermarché. En commission on nous a précisé que le projet consistait essentiellement à construire de nouveaux logements.

Sur place se trouvent un stade, un champ de maïs et quelques bouts de prairie. Non seulement cette zone capte et stocke du CO2, participant ainsi à réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère, mais elle offre aussi une respiration dans la ville. Respirer, ne pas avoir un paysage rempli d’immeubles et de routes à perte de vue, c’est important pour les habitants d’un quartier et d’une ville.

Le problème se pose aussi à Charnay, et on a l’impression que les deux villes vont finir par bétonner les moindres bouts de terrain jusqu’aux autoroutes.

Alors je me demande : pourquoi vouloir urbaniser à un tel rythme ? Quel but poursuivez-vous à vouloir construire tous ces logements neufs ?

Je rappelle que dans tout le département c’est à Mâcon que la plus grande superficie de sol naturel, agricole ou forestier a été artificialisée, entre 2009 et 2017, soit 65 hectares.

Donc à l’heure où nous devrions tous agir contre le changement climatique et le déclin de la biodiversité, le conseil municipal s’apprête à valider des études qui conduiront à faire l’inverse, en construisant des logements, une denrée loin d’être rare à Mâcon, surtout si on se donne les moyens d’encourager les rénovations. C’est un signal inquiétant.

Que faire des terrains à Saint Jean le Priche

Intervention au conseil municipal –
Projet de rapport n° 21 : Acquisition d’un terrain à Saint-Jean-Le-Priche

Vous nous avez répondu en Commission n°3 que ce terrain servira de réserve foncière pour une zone classée 2AU, c’est-à-dire destinée à accueillir une urbanisation future : on comprend qu’il y aura un jour des logements neufs à cet endroit.

L’acquisition de ce terrain n’est-elle pas plutôt une opportunité pour la ville de créer un espace de maraîchage, afin d’alimenter la cuisine centrale et les cantines des écoles de Mâcon en produits sains et locaux, plutôt que de bétonner 34 000 m² supplémentaires ?

Les terres agricoles sont des ressources rares sur notre commune, et la question d’approvisionner la ville en produits ultra-locaux se pose déjà comme une nécessité pour lutter contre le changement climatique.

Bien sûr, il ne s’agit pas de plomber la commune en achetant des dizaines de parcelles à urbaniser à des fins agricoles. Encore que, les terres cultivables seront peut-être un jour plus précieuses que les terrains à bâtir… Et je pense que ce jour n’est pas si loin que cela. Nous pourrions peut-être anticiper ces reconquêtes agricoles dans le futur PLU.

Cette acquisition vise d’après vous à éviter des constructions que la ville ne souhaite pas voir, mais nous ne cautionnons pas pour autant un projet qui vise, in fine, à poursuivre l’étalement urbain à Mâcon, alors que le centre ville compte de nombreux logements vacants. Aujourd’hui le président de la République s’est d’ailleurs dit favorable aux réhabilitations de bâtiments plutôt qu’aux nouvelles constructions. Il veut aussi mettre fin à l’artificialisation des sols.

Nous nous abstiendrons sur ce vote.

Quid de la pollution liée à la publicité

Intervention au Conseil Municipal –
Projet de rapport n°25 : Révision du règlement local de publicité

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Afin de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, il paraît inévitable de revoir nos manières de consommer. Et pour consommer moins, et consommer mieux, il convient de réguler la publicité, afin de réduire les incitations à la surconsommation.

Cette révision du règlement local de publicité offre à notre ville une occasion de prendre les devants, vis-à-vis d’un cadre réglementaire qui va nécessairement évoluer sur la question dans les années qui viennent.

Je vous renvoie à une proposition de la Convention citoyenne pour le climat : Interdire de manière efficace et opérante la publicité des produits les plus émetteurs de gaz à effet de serre, sur tous les supports publicitaires. Il pourrait être opportun d’intégrer cette proposition dans le futur règlement.

C’est aussi l’occasion pour notre ville de prendre position sur la question des écrans publicitaires numériques. Ces affichages ne constituent pas un progrès : ils sont à la fois énergivores et désagréables pour les habitants. Voulons-nous cela pour notre ville ? Or dans ce projet de rapport on ne comprend pas bien si vous y êtes favorables ou non…

Début de mandat

Intervention AU conseil municipal –

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Nous débutons ce mandat à un moment crucial. Un moment durant lequel adapter notre territoire aux enjeux contemporains signifiera faire de l’écologie une priorité. Notre priorité.

L’épidémie de Covid-19 ne doit pas nous faire oublier que le dérèglement climatique s’aggrave jour après jour. Les 4 dernières années ont été successivement les plus chaudes jamais enregistrées. Je ne veux pas vous faire peur, mais voici le record de température établi à la station Météo France de Mâcon l’an dernier : 39 °C, le 24 juillet 2019. On est à quelques dixièmes du record absolu de la canicule de 2003.

Les prévisions pour cet été ne rassurent pas. La Saône-et-Loire compte ainsi parmi les 11 départements français classés rouge concernant le risque de sécheresse. Le JSL titrait d’ailleurs ce vendredi 22 mai : « C’est pas l’été et la terre a déjà soif ». Nous souffrirons tous de la hausse des températures, d’une manière ou d’une autre.

Dans le même temps, la vie sauvage est en train de disparaître à une vitesse jamais observée. Une espèce sur 8 est menacée de disparition à court terme. Or cette biodiversité nous est indispensable : elle produit l’oxygène et la nourriture, pollinise nos cultures, séquestre le CO2 et contribue plus simplement au bien-être de tous.

Pour continuer à vivre dignement dans les années qui viennent, nous ne devons pas nous habituer aux changements, et surtout pas nous résigner. Nous devons agir avec force.

La crise de Covid-19 a fait évoluer les comportements et les attentes vis-à-vis de l’environnement. De plus en plus de Mâconnais souhaiteront se déplacer à vélo pour aller travailler, prendre le train plutôt que la voiture, offrir à leur enfant une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, privilégier les commerces de proximité, et sauvegarder des espaces tels que la forêt de Sennecé.

Il va falloir suivre, et même prendre les devants. Or l’écologie ne se saupoudre pas. Vous contenter de dérouler le programme pour lequel vous avez été élus ne suffira pas. J’espère sincèrement que vous serez à la hauteur des enjeux.