ZAC MONNIER / Transaction

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport 16 – Concession d’aménagement « ZAC MONNIER » – signature d’un protocole transactionnel avec la SEMA

Cette concession a fait l’objet, le 03 novembre 2022, d’un avenant n° 1 permettant la prorogation de sa durée de 5 ans, soit jusqu’au 28 novembre 2027. En cours d’exécution du contrat, des surcoûts difficilement imputables à la SEMA ont été supportés par celle-ci. La SEMA a donc interpellé la Ville au sujet de ces coûts susceptibles de faire l’objet d’un contentieux. Les parties, assistées de leurs Conseils respectifs, ont engagé des négociations et accepté de rechercher une issue amiable à leurs différends afin d’éviter que ces points litigieux ne soient soumis à contentieux. Les points d’achoppement portent sur :

  • des surcoûts liés à la quote-part du parking Monnier dont il est apparu qu’il était en grande partie affecté au public et non à la ZAC. En effet, la SEMA s’est vue mettre indûment à sa charge l’intégralité du coût des travaux du parking, dans la mesure où ledit parking bénéficie essentiellement à des personnes extérieures à la ZAC ;
  • des surcoûts liés à trois acquisitions d’immeubles très fortement dégradés en limite de ZAC à la demande de la Ville et dont l’acquisition s’est révélée nécessaire pour la cohérence urbaine du secteur.

C’est dans ce contexte que la SEMA et la Ville se sont rapprochées et sont convenues de conclure un protocole d’accord ci-annexé portant sur une partie des indemnisations sollicitées par la SEMA.

Monsieur le Maire, chers collègues, Monsieur Dupuy,

Il restera donc 428 677€ à rembourser par la SEMA au plus tard le 28/11/2027, date de fin du contrat de concession, si celle-ci ne fait pas l’objet d’un avenant prolongeant de nouveau sa durée.

N’étant pas élu.e.s à la date de création de la ZAC, n’ayant pas approuvé le contrat de concession, nous ne prenons pas part au vote sur ce protocole.

Augmentation du capital de la SEMA

Conseil municipal du 4 mars

Rapport 15 – Augmentation du capital de la SEMA

La SEMA a depuis plusieurs années entamé un nouveau développement par le biais d’opérations propres et de participation à des structures externes ou de filiale (71VEST). Aujourd’hui dans un souci de poursuite de ce développement, dans ce même esprit mais également afin de se diversifier et d’élargir son objet sur des travaux sur les nouvelles formes d’énergies, il convient d’ajouter un point à l’objet social de la société qui lui permettra de procéder à l’étude, la construction et l’exploitation de toute structure ou équipement visant à créer ou mettre en valeur des énergies nouvelles et renouvelables, de même que leur location ou vente. C’est dans ce contexte que la SEMA a saisi la Ville de MÂCON afin de préciser qu’elle souhaitait augmenter son capital, modifier son objet social et connaître sa position sur cette augmentation de capital ainsi que son intention d’y participer ou non. Cette augmentation de capital interviendra en 2 temps :

  • Actuellement le nombre d’actions est de 32 790, pour une valeur unitaire de 166,70 €. Le capital social est de 5 466 093,00 € ainsi réparti : 46,66 % pour Mâconnais-Beaujolais Agglomération (MBA) et 23,33 % pour la Ville de MÂCON, le reste étant réparti entre des actionnaires privés. Par incorporation des réserves de la SEMA d’un montant de 272 157,00 € pour 32 790 actions, le capital sera porté à 5 738 250,00 € et l’action valorisée à 175,00 € sans modifier la répartition du capital entre les actionnaires.
  • Dans un second temps, il est proposé d’autoriser la SEMA à augmenter son capital social par une évolution du nombre d’actions par l’émission de 7 350 actions à la valeur unitaire de 175,00 €. La Ville de MÂCON participera à cette augmentation de capital par l’acquisition de 1 714 actions, soit 299 950,00 €, et portera la participation de la Ville de MÂCON à 1 638 700,00 € pour 9 364 actions détenues. Le capital social sera dorénavant de 7 024 500,00 € ainsi réparti : 46,67 % pour MBA et 23,33 % pour la Ville de MÂCON, le reste étant réparti entre des actionnaires privés.

Monsieur le Maire, chers collègues, Monsieur Dupuy,

il s’agit, pour la Ville de Mâcon, d’acquérir 1714 actions d’une valeur de 175€ soit un montant de 299 950€ et pour la SEMA d’augmenter significativement son capital de plus d’1 558 000€ afin de s’engager dans des études, constructions, exploitations de structures ou d’équipements en lien avec les énergies nouvelles et renouvelables y compris leur location ou vente. Ce nouvelle objet couvre plusieurs missions, c’est intéressant car il intègre la nécessité de diversifier les sources locales d’énergie en direction des renouvelables avec une maîtrise publique et encrée sur l’agglomération. Cette augmentation de capital et le nouvel objet social montrent une ambition forte de nos collectivités de se montrer présents sur l’enjeu environnemental, c’est important pour la ville et le bassin de vie.

Toutefois, est-ce le bon moment pour la SEMA de s’engager de cette façon ? En effet, les rapports suivant 16 et 18 témoignent de la complexité des opérations en cours. Du point de vu technique et commercial, les temps semblent- difficiles pour la SEMA.

Aussi, votre décision d’écarter les conseillers de l’opposition du conseil d’administration de la SEMA pèse défavorablement dans notre possible soutien à ce projet. Cette volonté de l’entre-soi dans la gestion de la SEMA, sur les projets qu’elle porte actuellement, nous interroge. Pour ces raisons, nous nous abstiendrons sur ce rapport.

Abstention.

Congrès des sapeurs-pompiers de France

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport 13 – Signature d’une convention d’objectifs entre la ville de mâcon et le comité d’organisation Saône-et-Loire 2024 du congrès national des sapeurs-pompiers de France

Monsieur le Maire, chers collègues,

après lecture du rapport et de la convention, une chose est sûre, c’est qu’on est sûr de rien… Et l’annexe jointe donne à penser que vous vous moquez du monde, celle-ci est vierge bien entendu puisque c’est le cerfa que l’association support aura à remplir une fois le congrès terminé.

Donc, Mâcon accueille le congrès national des sapeurs pompiers, promesse de remplir les hôtels et restaurants de Mâcon et sa région pendant 4 jours au moins avec des retombées commerciales inestimables mais certaines. Très bien. Surtout, nous saluons l’engagement des sapeurs pompiers qui au quotidien, assurent secours à la population.

Pour.

Vente des Halles

Conseil municipal du 4 mars 2024

Rapport 7 – Avenir des Halles – cession du tènement immobilier situé 27 rue des minimes à Mâcon à la sas OMC PROMOTION

Monsieur le Maire, chers collègues,

cette cession illustre votre échec du service municipal de la mission commerce. Sans moyens, sans stratégie lisible, voilà à quoi nous arrivons !

Les Halles Saint Pierre auront coûté cher au contribuable, à tout le moins 1,9 millions d’€ et le fruit de la cession ne couvrira pas les sommes investies. Sur ce point, les mâconnais ont le droit de connaître ces montants précis, tant en investissement qu’en fonctionnement depuis leur mise en service, tant par la Ville que par l’agglomération MBA. C’est cela que nous aurions voulu trouver dans les 85 pages que comporte ce dossier. Information bien utile pour apprécier justement le montant de la transaction.

Par ailleurs, une fois de plus, une seule voie pour gérer ce sujet : la vente. Pourquoi ne pas conserver la propriété des lieux et louer les locaux à la SAS OMC promotion ? Une opération de spéculation immobilière n’est-elle pas déjà prévue ? A l’heure ou l’agglomération est dotée d’une foncière à visée économique (71vest), cette décision de céder cet espace à une société privée semble à contre courant et incompatible avec les intérêts des Mâconnais.

Nous sommes opposés à cette cession et voterons contre.

Externalisation de missions d’urbanisme

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport n°4 – Externalisation temporaire des missions d’instruction des autorisations d’urbanisme en application de l’article l.423-1 du code de l’urbanisme

La loi ELAN (loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018) a modifié l’article L. 423-1 du Code de l’urbanisme en y inscrivant la possibilité de confier l’instruction des demandes d’autorisations du droit des sols à des prestataires privés. Du fait du maintien d’un nombre important de dossiers d’autorisations du droit des sols à instruire depuis 2020, de la difficulté à pourvoir les postes d’instructeurs du droit des sols et en application de l’article L. 423-1 alinéa 8 du Code de l’urbanisme, il apparaît nécessaire d’ouvrir la possibilité de confier à un prestataire extérieur l’instruction d’une partie des demandes de permis de construire et de démolir, de certificats d’urbanisme opérationnels, ainsi que d’une partie des déclarations préalables. Il convient de préciser que la Commune demeure décisionnaire et signataire de l’ensemble des décisions relatives aux demandes d’autorisation du droit des sols, cette externalisation est ainsi limitée aux seuls actes d’instruction. Par ailleurs, l’externalisation demeure sans conséquences pour les pétitionnaires puisque celle-ci ne remet pas en cause la règle du guichet unique en Mairie et n’entraine aucune charge financière pour les pétitionnaires.

Monsieur le Maire, chers collègues,

vous nous proposez d’approuver le principe de recourir à un prestataire privé mais une donnée reste inconnue, c’est l’incidence financière pour la collectivité ?

Vous évoquez la difficulté de recrutement, ce qui est le cas pour de plus en plus de métiers dans la fonction publique, tout versant confondu.

On pourrait y voir aussi un manque d’anticipation et une gestion prévisionnelle des métiers et des compétences, rigoriste, obéissant essentiellement à la ligne fixée par votre majorité : contenir les charges de personnel, quitte à réduire le service. C’est ainsi que la part des charges de personnel dans le budget de fonctionnement baisse depuis 2021, passant de 57,65 % en 2021 à 54,79 % en 2023, c’est presque 1 point de moins qu’en 2019 !

Il est temps d’agir en mettant en place de véritables mesures d’attractivité au plan national. Ainsi, Monsieur le député, si vous voulez vous rendre utile, un véritable rattrapage des rémunérations est nécessaire. La valeur du point d’indice doit être revue à la hausse ; 4,92€ depuis le 1er juillet 2023, sa valeur a augmenté de 0,25€ en 7 ans, compensant exactement la valeur de l’inflation 2023. Augmenter les rémunérations des fonctionnaires, c’est redonner de l’attractivité au secteur public et assurer aux administrés un service indépendant, juste et qui assure l’égalité de traitement entre les administrés. Dans le domaine de l’instruction du droit du sol comme pour les autres compétences attribués aux communes, c’est indispensable.

Notre volonté n’est pas de ralentir l’instruction des dossiers mais d’alerter sur la situation de l’emploi public, aussi, nous ne prendrons pas part au vote sur cette délibération.

Une vue d’ensemble des actions, piliers et enjeux en incluant dans votre présentation les actions portées par l’agglomération

Conseil municipal du 19 juin 2023

Rapport 9 : Contrat de ville de Mâcon – Programmation des actions pour l’année 2023

Chers collègues, M. le maire, Mmes et Messieurs,

Pourquoi ne pas donner à voir l’ensemble des actions, piliers et enjeux en incluant dans votre présentation les actions portées par l’agglomération ? Ces actions sont à destination des habitants des quartiers du contrat de ville à Mâcon et il est tout de même intéressant d’avoir une vision d’ensemble. Cela d’autant que nous sommes dans la dernière année du contrat de ville 2015-2023, qu’un bilan des actions conduites sur la durée du contrat serait un point de départ pertinent pour le dispositif qui viendra s’y substituer, possiblement dans le premier semestre 2024.

Nous nous interrogeons sur la réalité de la mise en concurrence qu’est censé assurer le modèle de la Délégation de Service Public à une entreprise privée

Conseil municipal du 19 juin 2023

Rapport 8 : Concession de service de type délégation de service public (CSP) pour l’exploitation de quatre parcs de stationnement en ouvrage de la Ville de Mâcon – Approbation du choix du concessionnaire et validation du projet de convention.

Chers collègues, M. le maire, Mmes et Messieurs,

La concession à la société Mâcon Parcs, filiale de la SAGS dont le gérant est M. Jean-Laurent Dirx engage la Ville pour 8 ans. Les Mâconnais doivent comprendre qu’en 2031, en fin de concession, cela fera 24 ans que le service public d’exploitation des parcs de stationnement de la commune aura été géré par la même société….

Cet état de fait nous interroge sur la réalité de la mise en concurrence qu’est censé assurer le modèle de la Délégation de Service Public à une entreprise privée. Ce modèle de gestion, vanté par la majorité municipale, a donc ses limites en matière de mise en concurrence. Peut-être au moins, celle de la capacité des entreprises positionnées sur ce marché de rentrer en concurrence avec une société très bien implantée localement puisque son siège social est à Charnay-lès-Mâcon.

Nous avions souhaité une analyse réelle de la gestion en régie. Celle-ci n’a pas été produite. Nous pensons que la maîtrise des tarifs et de la politique de stationnement échappe à la collectivité par la concession de service de type DSP et nous le déplorons au moment ou les questions de stationnement et de circulation pèsent de plus en plus dans la vitalité des villes.

Pour toutes ces raisons, nous voterons contre ce rapport.

Le rapport d’orientation budgétaire 2022 aurait pu être le temps fort de ce conseil…

Conseil municipal du 7 mars 2022 : le rapport d’orientation budgétaire 2022 aurait pu être le temps fort de ce conseil. Il ne fut qu’une succession de chiffres et d’intentions ne tenant compte ni des nécessités sociales, environnementales ou économiques de notre ville.

Intervention Mâcon Citoyens

Ce rapport d’orientations budgétaires indique clairement que la population mâconnaise ne doit pas s’attendre à un quelconque accroissement des services rendus ! Pourtant, selon l’INSEE en 2019, 51 % des foyers sont non imposables et 30 % des moins de 50 ans vivent sous le seuil de pauvreté. Or pour les plus fragiles – le rapport reconnait que « la crise a eu des effets délétères, renforcement des situations d’isolement des publics les + fragiles ; précarisation accentuée (…) risque accru de décrochage scolaire… » – les associations caritatives témoignes de l’accroissement de la pauvreté – c’est bien d’un signal fort de soutien qui est attendu. De cette réalité que vous décrivez p.23 du rapport, vous ne tirez aucune conséquence. Votre leitmotiv : continuer sans mettre un centime de plus ! C’est particulièrement net dans votre projection de concours au tissu associatif qui comporte pourtant la subvention au CCAS. Il est vrai que le CCAS – dont vous êtes le Président- n’a toujours pas engagé une Analyse des Besoins Sociaux pourtant obligatoire depuis 1995 ! Avec la fermeture d’Eurosérum et les 119 emplois permanents supprimés, sans oublier les salariés en CDD ou intérimaires, dont certains sont Mâconnais, les besoins vont forcément augmenter. Ainsi, ne disposant pas de thermomètre vous pouvez toujours laisser croire qu’il n’y a pas de fièvre. Les plus fragiles et les plus précaires ont largement pris leur distance avec le bulletin de vote – la déprise des services publics que vous pérennisez risque d’accentuer cette situation.

Vous poursuivez donc des orientations financières marquées par la « maîtrise des dépenses de fonctionnement » plutôt que d’améliorer ou accroître les services rendus « en stabilisant le poids de la fiscalité des ménages ». La fiscalité des ménages c’est tout de même près de 22 millions en 2021 qui se verront augmenter de + de 800 000€ avec la revalorisation à 3.4 % des bases. C’est surtout une augmentation régulière depuis 2015, démontrée chaque année par le Compte administratif. Ainsi, c’est le même constat que les mâconnais feront cette année : vous avez thésaurisé plus d’un an de fiscalité locale d’avance et pour le dire autrement l’impôt a été levé mais pas utilisé au service des habitants et notamment des personnes les plus isolées, les plus précarisées, dont les enfants sont en décrochage scolaire. C’est ainsi que le Compte Administratif qui sera présenté dans un mois pourrait transférer une Capacité d’Auto Financement de l’ordre de 6,7millions d’€ à la section d’investissement. Au moins la moitié de ce montant aurait pu financer des services supplémentaires aux mâconnais. Nous avons toujours dénoncé la sur-programmation annuelle des investissements vous permettant de légitimer le maintien voir la réduction des services aux mâconnais que vous appelez « maitrise des dépenses de fonctionnement ».

A défaut de voir une inflexion de votre doxa financière, nous nous attendions à un rapport d’orientation expliquant clairement vos priorités et apportant des informations à leur crédit. Or, les mâconnais seront déçus car globalement le rapport affirme mais n’étaye rien : trois exemple :

  • L’Opération Programmée d’Aménagement de l’Habitat : vous nous dites « ce programme reçoit un bon accueil des habitants » soit… mais encore ?
  • La re-végétalisation de l’espace public : sans doute instruit par le déplorable réaménagement de la Place St Pierre vous semblez vouloir prendre le contre-pied. Bien…mais alors pourquoi avoir l’intention de bétonniser le stade de Flacé ?
  • La poursuite – c’est vous qui le dites – de l’aide financière aux personnes en situation précaire et désocialisée. Soit… mais osez dire la somme réellement consacrée par le CCAS – dont vous êtes le président – à ces aides et osez la comparer aux dépenses faites par ce même CCAS pour d’autres actions. En réalité, c’est l’ensemble de l’action sociale en direction des gens modestes qui vous indiffère ainsi que le démontre encore le sous-investissement dans le domaine de la proximité et de la cohésion sociale (2,78 % du plan d’investissement) et l’absence totale de prise en compte de l’augmentation des charges de chauffage, y compris celles du chauffage urbain dont les habitants des logements sociaux ont déjà senti l’impact avant même celui en lien avec le conflit Russie / Ukraine.

Enfin vous me permettrez d’exprimer nos doutes sur la bonne prise en compte des différentes crises qui impacteront fortement l’année 2022 -des énergies, des matières premières, et à présent en lien avec la guerre en Ukraine sans oublier celle du réchauffement climatique qui sera potentialisée par les autres.- Des impacts qui devraient concerner notamment le coût des Investissements, le montant des charges à caractère générale et le nécessaire développement des actions vers les mâconnais les plus fragiles.

Autres sujets de ce conseil : la volonté de la majorité municipale de verdir son image, il faudra plus qu’adhérer à l’Association des Villes pour la Propreté Urbaine ou la Ligue de Protection des Oiseaux pour un effet réel sur l’environnement et sur le cadre de vie. Ces deux délibérations sont l’occasion de poser la question de la possibilité d’adhérer à l’association « Les éco maires » qui, depuis 1989, rassemble les maires et élus investis dans le développement durable, ce réseau de 2000 collectivités permet des formations sur les enjeux du Développement Durable mais aussi une assistance notamment pour la conception de projets environnementaux sur le territoire. Cette adhésion permettrait une analyse Développement Durable / impact réchauffement climatique systématique de tous projets.

A la veille de la Journée internationale des Droits des Femmes, le conseil municipal a pris acte du rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes sur la ville de Mâcon. le fait que ce rapport n’ait pas fait l’objet d’une présentation au public marque bien le désintérêt de la majorité municipale pour ce sujet. Rien n’a été présenté au public, même pas un résumé ! pourtant ce document permet de constater que le nombre d’agents municipaux a diminué entre 2020 et 2021… une tendance qui se confirme au fil des ans. Ce sont 15 emplois permanents qui ont disparus dans les filières « animation », « administrative », « technique », et « culturelle ». Seule la filière « police » voit ses effectifs renforcés. Et il aura fallu trois mandats à M. Courtois pour comprendre l’importance de la présence humaine pour renforcer le sentiment de sécurité. Dommage que ce soit au détriment des autres services municipaux ! Par ailleurs, ce rapport permet aussi de relever que l’égalité salariale n’est toujours pas atteinte car les filières les plus féminisées sont également les moins bien rémunérées. La pénibilité n’est toujours pas prise en considération et les carrières incomplètes des femmes les font partir en retraite tard pour des pensions faibles. C’est aussi cela, les violences faites aux femmes.

Enfin, en lien avec la crise sanitaire et pourtant favorables à l’exonération partielle des loyers des entreprises qui paient une redevance d’occupation du domaine public, nous n’avons pas pris part au vote de ce rapport. En effet, nous avons demandé que la collectivité s’assure que celles-ci n’aient pas reçu d’aide de l’état, cette question posée en commission 6 le lundi 28 février n’a depuis pas eu de réponse. Notre demande d’ajournement de ce rapport au prochain conseil a été refusée.

Que fait réellement la ville contre la prolifération des moustiques ?

Question orale :

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers, Madame l’adjointe chargée de l’environnement, de la biodiversité, des espaces verts et de la propreté urbaine ;

Notre question porte sur la lutte contre la prolifération des moustiques.

Si nous avons bien conscience que 2021 fut une année bien particulière – mais chaque année n’a-t-elle pas ses particularités et son lot de désagréments ? – en matière d’intempéries avec un été très humide, nous nous faisons le relai des habitants de Mâcon qui souhaitent savoir quelles mesures ont été mises en œuvre en 2021 pour limiter l’invasion des moustiques ?

En effet, le site de la Ville indique :

« La Ville de Mâcon assure gratuitement une campagne annuelle de démoustication de mai à septembre pour assurer un traitement anti-larvaire sur les points d’eau stagnante (fûts, pneus, bassins, fosses…). Pour les signaler, n’hésitez pas à contacter le service Tranquillité publique et vie quotidienne.

Pour limiter la propagation des moustiques, veillez à ne pas laisser d’eau stagner trop longtemps. Le traitement préventif est important puisque lorsque le moustique est arrivé à l’âge adulte (insecte volant) nous n’avons plus de moyens d’intervention.« 

Cela laisse comprendre que la démoustication intervient sur signalement des habitants, est-ce le cas ? N’y a-t-il pas une campagne systématique sur les points d’eau identifiés par les services ? Un dispositif renforcé de démoustication est-il prévu pour les années à venir ? Une information renforcée auprès des Mâconnais est-elle envisagée ? Une éradication totale n’est ni possible ni souhaitable mais un contrôle est toutefois nécessaire compte tenu des maladies dont le moustique est vecteur.

Une partie des missions du Service Communal Hygiène et Santé est assurée par le service de la Police municipale -Tranquillité publique et vie quotidienne. Ne serait- il pas opportun de renforcer le service de la mission santé en lui redonnant les moyens d’agir sur ces enjeux de santé publique liés aux nuisibles permettant ainsi une meilleure lisibilité et cohérence des missions des services?

Mâcon le 23.09.21, Eve Comtet Sorabella – groupe Mâcon Citoyens.

Pourquoi les habitants de Mâcon n’ont pas été impliqués dans le projet de réaménagement de leur centre ville ?

En préambule des rapports 30 à 32, nous aurions apprécié, et le public aussi, que ces rapports soient accompagnés d’une présentation succincte mais suffisante des projets pour lesquels vous sollicitez le vote du conseil municipal.

Vous nous sollicitez pour cette demande de subvention, démarche qui semble bien être l’ultime étape avant la réalisation de cette requalification. Alors, nous souhaitons revenir sur l’implication des riverains et plus largement, habitants de Mâcon dans ce projet. Fin juillet s’est tenue une réunion sur l’aménagement futur de la rue Carnot ; 4 habitants de Mâcon étaient présents. Quelle publicité a été faite pour inviter à cette réflexion ? Quels outils de communication ont été mobilisés ? Le site de la Ville ? La presse locale ? Pourquoi avoir choisi la période estivale ? Les conditions sanitaires auraient permis, dès fin mai d’inviter les Mâconnais à cette réflexion, y compris de façon dématérialisée – le distanciel est aujourd’hui utilisé avec de plus en plus d’aisance – à la présentation du calendrier des aménagements et au recueil des propositions. La majorité municipale ne démontre pas sa volonté d’une participation effective des Mâconnais.

Par ailleurs, les aménagements présentés – principalement un calendrier des travaux de réfection des sols, de l’éclairage public et du mobilier urbain – prend très peu en compte la question de l’adaptation de la ville aux aléas climatiques et environnementaux ; si ce n’est l’éclairage public qui nous promet « d’éclairer malin »…quels espaces naturels peuvent être réintroduit en cœur de ville pour apporter fraicheur et confort ? Si des réponses ont été apportées quand à cette question de l’aménagement d’espaces naturels, elles nous ont finalement peu satisfaites. En effet, l’argument de l’humidité qui s’infiltrerait dans les caves en cas d’utilisation de revêtement qui permettrait l’absorption de la pluie semble ne pas tenir compte du fait que Mâcon est une ville qui a connu de nombreuses périodes inondations avec des caves régulièrement en eaux sans que cela soit gênant. C’est inhérent aux villes proches d’un cours d’eau qui connait des variations de débit et de niveau. Pour ce qui est de l’utilisation de la pierre de Comblanchien, pourquoi pas ? Mais il nous semble réellement dommage de rester sur un aménagement aussi minéral ; nous restons sur le sentiment que tout n’a pas été étudié pour ramener des espaces naturels dans cette rue.

Enfin des questions restent sans réponses :

  • Comment sera traité l’extérieur de l’Espace Carnot Montrevel ?
  • La galerie sous arches sera-t-elle rendue aux marcheurs ou sera-t-elle maintenue à l’identique, fermée de grilles amovibles qui restent inamovibles depuis de nombreuses années ?
  • Quelle convivialité sera proposée ?
  • Aujourd’hui, le projet propose deux sièges à l’angle des rues Carnot et Dufour, à l’angle sud de l’Espace Carnot Montrevel. Qu’est-il possible d’imaginer pour offrir de la convivialité dans le respect de la tranquillité des riverains ?