Quid de la sécurité à Flacé suite à la nouvelle construction ?

Résumé du projet : Projet de déménagement de l’école Jeanne d’Arc de la rue de la Paix à Flacé, sur l’actuel terrain de sport. Construction d’une école primaire, cour pour l’école élémentaire et cour pour l’école maternelle. Déclassement du domaine public en vue de sa cession. Cession pour 375 500€, 100€ le m2. Accueil des élèves sur la rentrée 2023/2024.

Comme l’indique l’étude, ce projet de déménagement de l’école J. d’Arc à Flacé induit la réflexion sur la relocalisation des usagers actuels – les élèves de l’école élémentaire publique de Flacé et du collège public Pasteur, incluant les surcoûts de cette relocalisation et les complications d’organisations dont, pour l’instant, nous n’avons aucune ébauche de proposition. Par ailleurs, un autre impact – et non des moindres – est à considérer : celui du trafic routier en lien avec les entrées et sorties d’écoles. A l’heure actuelle, celui-ci est déjà problématique avec beaucoup de voitures qui circulent aux heures d’entrées et sorties des écoles primaire et maternelle, une insécurité pour les piétons, une pollution atmosphérique et sonore importante. La circulation routière que l’on connait aujourd’hui à proximité de la rue de la Paix va se reporter sur le quartier de Flacé qui n’est pas dimensionné pour absorber plus de circulation qu’actuellement.

Avez-vous prévu une étude d’impact sur les flux de véhicules et sur le plan de circulation ?

La décision de déclassement ne pourrait-elle se faire après cette étude d’impact qui permettrait de mesurer concrètement les conséquences économiques des aménagements à mettre en place pour que Flacé garde son esprit de village dont les habitants bénéficient encore un peu ?

Enfin, et pour conclure, cette décision est de nouveau totalement à contre courant de ce qu’il faudrait faire pour lutter contre l’artificialisation des sols, c’est encore contradictoire avec le PADD présenté en décembre 2020 : « Tendre vers un objectif de «zéro artificialisation nette» (horizon 2050, avec objectif -50 % à horizon 2035). » Et particulièrement la 3ème grande orientation de celui-ci : « promouvoir un développement urbain favorable a une bonne qualité de vie dans un environnement préservé.« 

Voici mon intervention ce soir, en conseil municipal à l’occasion du débat d’orientation budgétaire

intervention au Conseil Municipal –
l’orientation budgétaire

Je veux insister sur l’absence d’analyse et de prise en compte du contexte local dans ce rapport qui se décline en quatre parties dont la première fait pourtant l’analyse du contexte économique et financier… c’est inquiétant … en effet, rien sur l’impact économique de la pandémie sur les mâconnaises et les mâconnais… ce n’est qu’à la moitié du rapport que sont évoquées les conséquences des mesures de confinement… et ce ne sont que 6 lignes… pour évoquer succinctement un bouleversement social, économique, sociétal en cours depuis bientôt un an. Et aucun chiffre sur le chômage à Mâcon… sur la pauvreté. (données 2017 : 19.2%)
Pourtant, c’est là que nous attendent nos concitoyens…ils attendent de leurs élus les services et projets qui amélioreront leur quotidien.
Ce rapport montre donc votre incapacité à adapter le budget 2021 aux conditions socio-économiques présentes… En effet, les investissements en matière de cohésion sociale ne représenteront que 2.5% du budget d’investissement… c’est indigent … le développement durable, avec 4.52% fait également figure de parent pauvre et ce n’est pas le programme de renouvellement du parc d’éclairage public qui va masquer ce qui n’est pas entrepris par ailleurs. … en fait, ces domaines sur lesquels les investissements devraient être renforcés sont les plus faiblement dotés et parallèlement à cela, les dépenses de fonctionnement seront contenues alors qu’il faudrait développer les services aux usagers.
Cela d’autant + que nous en avons les moyens : 2020 est aussi une année exceptionnelle à ce titre : c’est + de 11 millions d’excédents de fonctionnement qui n’ont pas été utilisé au service des contribuables. Pourtant, à l’heure des confinement et déconfinement, les mâconnais avaient des besoins auxquels vous auriez dû répondre : par ex. maintenir puis renforcer le soutien à la scolarité par la continuité du dispositif de programme de réussite éducative ainsi que l’accompagnement à la scolarité.
Plutôt que cela, vous avez préféré poursuivre votre politique du bas de laine… qui pèse près de 31 millions d’€ !…et c’est ainsi que ces 11 millions iront alimenter la section d’investissement. A l’identique de ce que vous faites depuis plusieurs années : l’investissement réalisé n’est que le quart de ce qui est indiqué au budget prévisionnel. Ce qui ne vous empêchera pour autant pas d’emprunter…5.9millions en 2021… car, comme vous le dites sans cesse « il faut emprunter maintenant car les taux sont bas » (capacité de désendettement = 4 ans1/2).
Mais pour faire quoi ? Ainsi, en 2021, vous prévoyez 42 millions d’investissements… mais combien seront finalement réalisé sur cet exercice ? Pour rappel, en 2020, 34.6 millions étaient prévus, et seuls 15 millions furent réalisés. Et vous ne pouvez prétexter le contexte sanitaire car le budget a été voté fin juin…vous saviez donc pertinemment que tout ne serait pas réalisé.
Alors, mesdames, messieurs, pourquoi cela mérite-t-il d’être relevé ? Pourquoi cela pose-t-il problème ? Simplement parce que c’est une mauvaise gestion des ressources de la collectivité. Et ce qui fut dénoncé par la Cour Régionale des Comptes au sujet de l’agglomération, le sera sans doute aussi pour Mâcon. Ces montants pléthoriques prévus en investissement vous permettent de justifier d’une part :
• le transfert en section d’investissement de ce qui n’a pas été dépensé utilement en fonctionnement…et d’autre part,
• le maintien du taux de la taxe sur le foncier bâti alors même que les propriétaires occupants ou bailleurs n’arrivent plus à entretenir leurs biens du fait de la vacance locative. (25.63%de 2016 à 2019 et 23.35% moyenne de la strate)
Ainsi, vous pourriez à la fois
• accroitre les services aux administrés, vous pourriez le faire pour 2021…c’est économiquement possible …et humainement souhaitable.
• Et baisser le taux de la taxe sur le foncier bâti de 2 points 28… ramenant ainsi la fiscalité locale à la moyenne de la strate.
Au contraire de cela, les services dont les usagers ont besoin ne seront pas déployés : par ex. du personnel pour mettre en œuvre des dispositifs éducatifs et de loisirs en direction des enfants et de la jeunesse dans tous les quartiers de la ville. Alors que les associations sont contraintes par la crise sanitaire, la jeunesse doit pouvoir trouver dans les dispositifs « ville » des lieux et temps de socialisation alternatifs. Ce peut être aussi une façon complémentaire d’œuvrer pour la tranquillité des habitants. L’octroi de crédits supplémentaires pour les CCAS dont les subventions n’ont pas progressé depuis 2014 et dont les besoins sont accrus…permettrait un soutien aux ménages en difficulté.
En matière de mauvaise utilisation des ressources, nous dénonçons également la stabilité de l’aide au tissu associatif qui est en fait…en diminution… et on est en droit de se demander qui va faire les frais de cette baisse ? L’éducation populaire pourrait être sacrifiée. L’animation se substitue à la culture et c’est un signal bien inquiétant. Que peu d’ambition dans ce domaine !… pourtant l’Appel à projets « Quartiers culturels créatifs » permettrait de renouveler l’offre qui a besoin d’un nouveau souffle. Dans les domaines de l’emploi, du logement, et particulièrement pour la jeunesse, aucune ambition de travail collaboratif, notamment avec l’« AILE sud bourgogne », aucune ambition pour le « point information jeunesse ». Pas de renfort envisagé de la Prévention Spécialisée. Encore une fois, vous ne faites aucun lien entre les troubles de l’ordre du dernier trimestre 2020 et votre désengagement éducatif, social et culturel dans les quartiers. Vous laissez penser que l’échelon des collectivités le plus proche des habitants, c’est-à-dire l’échelon municipal est impuissant. De nouveau, aucune prise de conscience de l’urgence d’agir.
Alors même que le plan de relance et les dispositifs d’accompagnement sont une opportunité à saisir, vous n’offrez aucune visibilité sur ce qui pourrait être mis en œuvre. Ce pourrait être une occasion d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics, d’accroitre beaucoup plus significativement la part de produits issus de l’agriculture biologique et locale pour les repas produits par la cuisine centrale, de repenser les actions de soutien à l’économie de proximité ainsi que les opérations d’aménagement commercial en centre-ville, de favoriser l’inclusion numérique, d’engager la réflexion sur l’agriculture urbaine…et d’accompagner tout cela avec le personnel municipal dédiés.
Vous semblez ne vouloir saisir aucun des dispositifs d’accompagnements prévus alors même qu’ils correspondent sans doute aux besoins et aux aspirations des mâconnais… aucun de ces thèmes ne vous semblent donc pertinents pour eux ? De nouveau, ce sont les mâconnais d’aujourd’hui qui payent les hypothétiques investissements de demain sans bénéficier des services publics dont ils ont besoin maintenant. ALORS…Mâcon la ville aimée ?…les mâconnais ont besoin de preuves.

Déclaration Elus Mâcon Citoyens

Ce premier conseil municipal intervient plus de deux mois après les résultats du premier tour et surtout après une période de confinement éprouvante pour toutes et tous. Les résultats dès le premier tour des élections renouvèlent pour un quatrième mandat, Monsieur Courtois et ses colistiers. Mais ne nous y trompons pas, avec une telle abstention (68%), le plus haut niveau jamais atteint pour cette élection locale, la préférée des Français, nous pensons que cette assemblée a été mal élue… la modestie de chacun, chacune est requise.

L’heure n’est plus aux remerciements à nos électeurs, tant les préoccupations sont tout autres : après avoir dû faire face à la pandémie, aux contraintes et aux difficultés liées au confinement, il s’agit à présent de faire face à la période de transition qui s’ouvre pour un temps peut-être encore plus incertain que le confinement passé. La société doit se recréer avec de nouvelles façons de faire dans les gestes du quotidien… et des efforts doivent être consacrés à la construction d’une économie différente ; et des solidarités sont à réinventer, de même, la Démocratie doit être développée.

Alors, oui, nous sommes heureux d’être là, avec six élus, tous en conscience des enjeux qui vont guider notre action ; et chaque fois que nécessaire, nous nous opposerons aux décisions que nous estimerons ne pas être en faveur de l’intérêt général. Cela tout en gardant chacun, une indépendance sur nos décisions ; car en nous présentant devant les électeurs, c’est aussi cette dimension que nous proposons. Nous réfléchissons ensemble, trouvons le compromis, mais nous nous autorisons de n’être pas d’accord et nous nous engageons à le motiver devant l’assemblée, devant nos électeurs et plus généralement les habitants de Mâcon. Nous ne sommes pas des élus godillots.

La crise sanitaire s’inscrit dans les crises – économique, sociale et environnementale – préexistantes et liées aux décisions politiques de libéralisation du secteur de la santé, que, vous, Monsieur Courtois, avez validé tout au long de votre long exercice politique – national – en tant que sénateur et local en tant que maire. Le vers est entré dans le fruit dès la Loi Juppé qui mettait un premier coup de couteau au cœur du service public de santé et particulièrement à l’hôpital public, puis la Loi Hôpital Patient Santé Territoire de Mme Bachelot – aujourd’hui reconvertie en amuseuse du Paysage Audiovisuel Français – continuait la sape du système hospitalier, détruisant au passage les éléments de démocratie qui l’organisait par la suppression des Conseils d’administration des hôpitaux remplacés par les conseils de surveillance, vidés de toute substance démocratique. Vous avez voté cette loi lorsque vous étiez sénateur, vous êtes comptable de cette décision et de ses conséquences. Durant votre précédant mandat, vous avez refusé la création du centre municipal de Santé que je proposais et validé celui créé par le conseil départemental ; c’est un peu votre signature : vous trouvez toujours à faire payer les équipements mâconnais par d’autres collectivités – le département, l’agglomération…

Maintenant, il s’agit, ici, de décider des politiques publiques locales au service des administrés. Nous savons toutes et tous que notre planète et ses ressources sont limitées au contraire de notre imagination. Mise au service de la finance mondialisée et d’intérêts particuliers, toujours plus nombreux sont ceux à s’accorder aujourd’hui sur le désastre de telles décisions. Il s’agit de développer les projets dont l’impact environnemental préservera la biodiversité tout en redonnant vitalité à notre ville ;

  • une vitalité retrouvée pour l’habitat existant, pour le commerce de centre ville et les familles qui en vivent ;
  • une vitalité retrouvée pour le tissu associatif qui ne peut se résumer à un soutien massif aux activités sportives tournées vers la compétition au détriment du sport loisir et santé et de son accès à toutes et tous ;
  • une vitalité renforcée pour les acteurs de la sphère sociale qui doivent être épaulés pour mener à terme leurs projets. Alors qu’ils ont été en première ligne pendant la phase aiguë de la pandémie, ils n’ont pas reçu le soutien dont leurs bénéficiaires avaient tant besoin ;
  • une vitalité économique tournée vers le secteur industriel du réemploi, de l’économie circulaire et de l’agriculture urbaine, de véritables moyens de fixer la population dans la ville centre, la réduction des déplacements pendulaires restant un enjeu environnemental important ;
  • une vitalité démocratique à inventer, loin des réunions d’information organisées sous votre mandat précédant mais une pratique qui implique davantage la concertation pour recueillir l’expertise des habitants et leurs besoins exprimés, un travail transversal des élus dans le but d’établir une «stratégie climat », une place pour les élus de l’opposition qui va plus loin que ce que le droit prévoit, et enfin, une transparence renforcée.

Ce discours peut avoir l’allure de rejouer la campagne passée mais c’est parce qu’elle n’a pas eu lieu, cette campagne. La déclaration tardive de votre candidature vous a permis de vous soustraire au débat d’idée. Vous avez privé les électeurs mâconnais de ce temps de confrontation des projets, moment nécessaire à un choix éclairé ; usant de publi-reportages, c’est le « Coup d’état permanent », cela faisait le jeu de votre réélection mais au prix d’une abstention bien au-delà de la moyenne nationale, renforcée par la pandémie.

Concitoyennes, concitoyens, la transition qui s’annonce est une formidable opportunité pour tenter de réparer les erreurs commises, erreurs dont la responsabilité est collective, soit d’avoir produits les idées qui y ont menées, soit de n’avoir pas su s’y opposer suffisamment, soit de n’avoir pas su proposer autre chose, soit d’avoir été sourds aux alternatives. Cette période est donc enthousiasmante et nous, élus Mâcon Citoyens, comptons bien porter tous projets et initiatives qui concourent à rendre notre territoire adapté aux enjeux contemporains.

Eve Comtet Sorabella.

Le Covid-19 et Mâcon

Monsieur le Maire,

Le 15 avril 2020, nous vous avons sollicité pour un rendez-vous dans l’objectif de faire converger toutes les forces politiques au service et dans le seul intérêt des Mâconnais en cette période difficile.

Malheureusement nous n’avons pas reçu de réponse de votre part.

Nous pensons qu’aussi longtemps que durera cette crise, la planification de la mobilisation sanitaire doit se faire à l’échelon municipal. Beaucoup de Mâconnais traversent une phase terrible de leur vie. Ils souffrent.

C’est pourquoi les conseillers municipaux nouvellement élus, y compris ceux de l’opposition, bien que pas encore installés, doivent collectivement et dès à présent agir davantage pour soutenir les personnes, les foyers, les commerces les plus fragiles durant les prochaines semaines.

Les élus Mâcon Citoyens ont recensé un certain nombre d’initiatives qui pourraient être mises en œuvre par les services de la Mairie et de la MBA – peut-être sont-elles déjà prévues mais vous ne nous avez pas donné l’occasion de le savoir ? Nous vous en soumettons quelques-unes et restons à votre disposition pour aider à leur mise en œuvre.

  • Mettre en place un centre d’écoute et d’aide téléphonique ouvert 24h/24h permettant l’orientation vers la structure ou le service adapté à la demande. Ce centre d’appel travaillera en collaboration avec différentes équipes, professionnels, associations et institutions pour être en situation de mettre en œuvre des solutions, parfois dans l’urgence (nécessités alimentaires, personnes à la rue, soutien psychologique, mise à l’abri…). Ce centre permettra aussi de recenser les volontaires bénévoles qui proposent leur aide aux plus fragiles (apporter des courses…).
  • S’assurer de l’équipement et des achats nécessaires pour fournir des « Équipements de Protection Individuelle » à tous les agents municipaux, bénévoles, les travailleurs sociaux, médicaux et paramédicaux. Mettre en place une cellule spécifique dédiée à aider concrètement les personnels soignants mobilisés (garde d’enfants, logement, déplacement, soutien…).
  • Recenser toutes les personnes de plus de 70 ans et/ou en situation de handicap, y compris en utilisant les fichiers du Plan canicule et établir avec ces personnes un contact téléphonique quotidien avec le CCAS.
  • Permettre le confinement des personnes sans domicile fixe avec mise à disposition de lieux publics adaptés et de personnel d’accompagnement qualifié pour veiller au respect de mesures de sécurité sanitaire. Recenser et confier la gestion des logements vacants aux structures en charge de la mission d’aide aux démunis. Les soutenir pour que le recrutement du personnel nécessaire à l’accompagnement soit possible.
  • Organiser la distribution de « chariots-quarantaine » avec les produits de première nécessité pour toute personne vivant sous le seuil de pauvreté et qui ne peut se déplacer : sucre, pâtes, riz, huile, légumes disponibles et produits locaux, savon, nécessaires d’hygiène périodique pour les femmes, couches pour les enfants…
  • S’assurer de la prise en charge immédiate des enfants et femmes victimes de violence, de l’attribution et la prise en charge d’un logement d’urgence pour les accueillir si nécessaire ou d’un moyen d’éloignement du conjoint violent. Populariser le numéro d’aide pour les hommes craignant d’être violents pendant le confinement, un numéro d’aide psychologique à leur destination a été mis en place, il s’agit du 08.019.019.11.
  • Veiller à l’arrêt effectif des factures et paiements pour les services suspendus (crèches, cantines, extra-scolaire…). Recenser les familles les plus précaires et verser des aides financières par le CCAS.
  • Appliquer une suspension des loyers pour les locataires d’un HLM en situation de grande précarité.
  • Mettre en place des mesures de soutien aux commerces locaux : en plus des aides et actions d’ores et déjà annoncées, proposer des bons d’achat solidaires à valoir dès la réouverture des commerces Mâconnais. Les consommateurs épauleraient ainsi les commerces dont les portes sont fermées depuis le 16 mars : ils les aideraient dès maintenant à couvrir leurs frais fixes.
  • Mettre en place une distribution de ces bons d’achats aux ménages les plus modestes (financés par la mairie ou la MBA).
  • Accroître les espaces cyclables et piétonniers temporaires pour favoriser des déplacements sûrs et sains, par exemple sur la D906 (N6) où les trottoirs sont étroits voire inexistants.
  • Rouvrir les déchetteries (circuit « marche en avant », limitation du nombre de présences simultanées, limitation du nombre de passages hebdomadaires par lecture de la plaque d’immatriculation).

Le confinement ne peut être qu’une situation temporaire. Le rôle des pouvoirs publics est d’anticiper dès à présent l’ensemble des mesures à prendre dès la levée progressive du confinement et limiter ainsi le risque d’une nouvelle vague épidémique : dépistages massifs, mesures de protection… Le service public communal peut et doit également contribuer à cet objectif.

  • Mettre en place dès maintenant les mesures de désinfection des équipements publics et de l’espace urbain (mobiliers urbains, abri-bus, parcs de jeux, squares…) selon les préconisations.
  • Anticiper la mise à disposition de lieux de dépistage et leur aménagement, en lien avec les hôpitaux et autorités sanitaires, pour permettre de réaliser les tests massifs qui seront nécessaires dans des conditions sécurisées, en évitant une nouvelle saturation des structures de santé.
  • Solliciter les couturières et couturiers de notre bassin de vie afin d’organiser l’approvisionnement de masques par la commune et la MBA à tous les habitants, fournir les matières premières nécessaires à leur confection, commander des masque à des entreprises françaises de confection.
  • Mettre en place des points de distribution publique de masques, gel… pour faire face, cette fois, à l’afflux de demande et permettre à chacun·e le respect des gestes barrières.
  • En vue d’aider les élèves qui auront pris du retard, éviter leur découragement et un éventuel décrochage post-confinement, refuser toute fermeture de classe à la rentrée prochaine et obtenir des moyens renforcés.
  • Préparer un plan de soutien à l’économie locale notamment pour le commerce de proximité, favoriser la relocalisation d’activités et généraliser les circuits courts.

Nous pensons que l’ensemble des élu.e.s doit être impliqué dans la gestion des effets de la pandémie. Pour cette raison, un effort de transparence est nécessaire. Vous devez informer tous les élus, nouveaux ainsi que ceux du mandat précédent, de vos décisions prises hors Conseil municipal et communiquer régulièrement à nos concitoyens ce que leurs élus prévoient pour les semaines à venir et qui impactera leur quotidien.

Souhaitant pouvoir nous entretenir avec vous dans les meilleurs délais, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre parfaite considération.

Les élus de la liste Mâcon Citoyens 2020 au Conseil municipal.

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Rida Ben Salah, Delphine Mermet et Eric Ponchaux.