Ève Comtet Sorabella et les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2022

En ce début janvier, au nom des élus du groupe Mâcon Citoyens, je vous souhaite le meilleur pour 2022 ; après une année ou chacune, chacun d’entre nous tenta de trouver son équilibre entre mesures sanitaires contraignantes et nécessité de maintenir les liens qui nous unissent, indispensables à notre bonne santé affective, psychique et physique, nous vous souhaitons de vous réaliser dans tous vos projets.

2022 se présente à nous avec d’immenses défis sociaux, environnementaux et démocratiques à relever. Des leviers existent et sont à notre portée pour y parvenir. Ces défis sont stimulants et ouvrent de formidables perspectives de vivre mieux au quotidien dans une ville plus accueillante, dynamique et solidaire, riche de liens sociaux, qui répondra toujours mieux aux besoins de ses habitants, des plus jeunes au plus anciens, femmes et hommes, une ville où les acteurs économiques et associatifs se sentiront soutenus.Aujourd’hui, en France, le climat politique, dans le contexte des élections présidentielles et législatives à venir, est marqué par la division. Elle nous éloigne des enjeux cruciaux, elle nous fait perdre pied et nous rend sourds et aveugles aux bouleversements auxquels nous et les générations à venir devons nous confronter.

Pour Mâcon et son agglomération, engageons nous à rester unis pour répondre aux besoins et aux aspirations des Mâconnais.

En 2022, que vivent fraternité, égalité et liberté !

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Éric Ponchaux et Emmanuel Jallageas

Photo : M. A. / Mâcon Infos

Départ de Rida Ben Salah du conseil municipal

Mâcon, le 13 juillet 2021

Démission de Rida Ben Salah du conseil municipal de Mâcon et du conseil communautaire de MBA

Rida Ben Salah, conseiller municipal de Mâcon et conseiller communautaire de Mâconnais-Beaujolais Agglomération depuis 2020, a démissionné de son mandat. Il déménage avec sa famille à Fribourg, en Allemagne, où son épouse a obtenu un poste d’enseignante dans un lycée français.

Les élus du groupe Mâcon Citoyens tiennent à saluer chaleureusement ce Mâconnais investi de longue date dans la vie associative locale, et plus récemment en politique, et qui a beaucoup œuvré en faveur des déplacements à vélo, au sein de l’association Mâcon vélo en ville comme aux conseils municipal et communautaire.

Professeur d’italien au lycée René Cassin depuis son arrivée à Mâcon en 2005, Rida Ben Salah est notamment à l’initiative du vélobus scolaire, ramassage scolaire qui permet chaque jour à une vingtaine d’élèves de rejoindre et de rentrer de l’école annexe à vélo en bénéficiant de l’encadrement de parents d’élèves et de bénévoles. Son travail avec l’adjoint au maire chargé de la voirie et de l’organisation des déplacements, Yves Dupuis, a également permis quelques avancées notables en faveur d’une mobilité moins nocive pour le climat et l’environnement.

Il sera remplacé au conseil municipal par Emmanuel Jallageas, 56 ans, employé de commerce diplômé de l’enseignement supérieur, administrateur de la MJC des Blanchettes et co-président du collectif Mâcon Citoyens, que nous sommes heureux d’accueillir pour la suite du mandat.

Au conseil d’agglomération Rida Ben Salah sera remplacé par Eric Ponchaux, aujourd’hui conseiller municipal de Mâcon et membre du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS).

Les élus du groupe Mâcon Citoyens : Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Eric Ponchaux

Les élus Mâcon Citoyens soutiennent les candidats « Changeons d’air ! » de l’union de la gauche sur les cantons de Mâcon 1 et Mâcon 2.

L’abstention record de ce dimanche 20 juin témoigne de l’urgence à proposer de nouvelles pratiques démocratiques et de nouvelles façons de construire les projets
avec les citoyennes et les citoyens.

Malgré cette fracture démocratique, le résultat positif des listes « Changeons d’air ! »
sur les cantons de Mâcon 1 et Mâcon 2 est encourageant. Il traduit aussi la poursuite d’une dynamique initiée avec le collectif Mâcon Citoyens.

Nous, élus du groupe Mâcon Citoyens, appelons les électeurs et électrices
à se mobiliser fortement dimanche 27 juin pour le second tour des élections départementales et à voter pour les binômes « Changeons d’air ! »
conduits sur le canton de Mâcon 1 par Emmanuel Jallageas et Claire Miséréré,
et sur le canton de Mâcon 2 par Olivier Leprévost et Céline Vinauger.

Les candidats « Changeons d’air ! » ne sont pas, comme sur les listes conduites
par la droite, des professionnels de la politique qui paraissent avoir comme seule ambition de se partager l’ensemble des pouvoirs de notre territoire.

Les candidats « Changeons d’air ! » sont tous connectés à la vie réelle, ont tous une expertise dans les domaines qui relèvent des compétences du Conseil départemental,
et mettent tous au cœur de leur engagement les valeurs de solidarité,
d’écologie et de démocratie. Tous seront réellement à votre écoute.

Le groupe des élu.e.s municipaux Mâcon Citoyens

Ève Comtet Sorabella, Catherine Amaro, Rida Ben-Salah, Delphine Mermet,
Eric Ponchaux et Gabriel Siméon

Qu’en est-il de la sécurité aux abords des écoles ?

Épaulés par des Mâconnais membres du collectif Mâcon Citoyens, nous avons ouvert plusieurs chantiers liés aux besoins des habitants et usagers de notre ville dont celui de la sécurité aux abords des écoles.

Alertés par des parents d’élèves, nous sommes allés à sur place à plusieurs reprises pour constater comment se passent les rentrées et sorties d’école. Aux abords de six groupes scolaires, nous avons relevé des stationnements sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, en double file ainsi que des voitures dont les moteurs tournent inutilement.

Autant de dangers qui présentent à la fois des problèmes de sécurité et de santé pour les enfants en raison de la qualité de l’air dégradée à ces moments de forte affluence.

Dernièrement, lors de la rencontre avec l’élu adjoint au maire en charge de l’organisation des déplacements, nous avons fait part de nos observations et de propositions en termes de sécurisation, de signalétique, de développement de parcours piétonniers, de pedibus et de vélobus.

La solution ne peut pas être que répressive ; ainsi aux contrôles de la police municipale déjà mis en places, il nous semblerait important d’engager des actions de sensibilisation à destination des enfants et de leurs parents afin qu’une prise de conscience s’opère et que les déplacements doux soient encouragés.

Nos propositions s’articulent autour de plusieurs axes :

SECURISER
- Sécuriser la traversée des piétons et cyclistes.
- Faire ralentir les véhicules à l’approche de ces écoles.
- Végétaliser les cours et les abords des écoles.
- Interdire le stationnement aux abords proches de certaines écoles.
- Bloquer des rues aux heures d’entrée et de sortie d’école si le lieu s’y prête.

PROPOSER DES SOLUTIONS ALTERNATIVES
- Soutenir les pédibus et les vélobus.
- Accompagner le « savoir rouler ».
- Former les agents municipaux qui sécurisent le passage des enfants et peuvent accompagner des pedibus.

SENSIBILISER LES ENFANTS
- Travailler en partenariat avec l’école, les centres sociaux, …
- Créer une Journée de la mobilité.
- Soutenir le « Savoir rouler » en CM2.
- Mettre en place un partenariat avec la Police.

SENSIBILISER LES PARENTS
- Impliquer les parents et les équipes éducatives via les conseils d’école.
- Développer la communication.
- Mesurer la qualité de l’air aux sorties d’écoles et communiquer.

ENCOURAGER LES COMPORTEMENTS VERTUEUX
- Organiser des défis, des journées ciblées, …

Nous avons l’intention d’être force de proposition à Mâcon et de contribuer à faire sortir la ville du tout voiture. Nous souhaitons être entendus par la majorité.

Plaidoyer pour le plein développement des associations locales

La vie associative est un formidable lieu d’implication et de formation des citoyens. Lorsqu’elles prennent en charge un service d’intérêt général (sportif, culturel, social, etc.) les associations font bien plus que de rendre ce seul service. Elles permettent aux utilisateurs de participer à la définition et à la mise en œuvre du service; elles forment de nombreuses personnes, leur montrent qu’elles sont capables de participer à la vie locale et renforcent leur aptitude à le faire.
Dès lors, on ne peut que regretter les tentations de certain-e-s maires, dont celui de Mâcon, de supprimer les aides aux associations chargés de tels services afin d’en reprendre le contrôle.

La petite « démocrature » du quotidien
Parce qu’il-elle a été élu-e par une partie des électeurs (souvent une minorité compte-tenu de l’abstention) un-e maire pourrait décider seul-e de ce qui est bon pour tous, en municipalisant à tout va afin que les services ne dépendent plus que de son seul bon vouloir ?
Les citoyens utilisateurs de ces services n’auront alors aucun moyen de participer à leurs orientations ni à leur application. Ils ne seront que des usagers consommateurs et n’auront que l’élection suivante (tous les 6 ans) pour tenter d’infléchir ces orientations.

L’adhérent plus fort que l’usager
Mais dans de nombreux domaines, notamment la culture, le sport, le bien être, les activités créatrices, les loisirs et certaines activités sociales (scolaires en difficulté, handicapés, quartiers en souffrance, aidants des personnes âgées…), cette attitude de simple consommateur est inefficace.
Ces activités exigent une forte implication des utilisateurs concernés directement. Ils sont les mieux à même de connaître leurs besoins et leurs intérêts. Ils sont les mieux à même de concevoir des solutions, de définir le projet spécifique de chacune de ces activités, de rechercher les moyens nécessaires et de participer à leur mise en œuvre. Leur imagination, leur bénévolat, leur collaboration étroite avec les intervenants salariés sont indispensables.

Les associations concourent à la démocratie participative
Leur libre adhésion s’exprime et se responsabilise parfaitement dans le cadre juridique de l’association loi 1901 à but non lucratif. Celle-ci définit leur pouvoir de choisir démocratiquement parmi les adhérents réunis en assemblée générale leurs responsables d’activité au vu du compte rendu détaillé qui leur est présenté chaque année. C’est le principe de la démocratie participative, réalisée par la diversité et la multiplicité des associations.

Incubateur de dynamiques associatives
Le rôle d’une municipalité est alors de vivifier cet ensemble par la mise à disposition de moyens en locaux, personnels et financiers, permettant l’exercice des activités souhaitées par les citoyens et réalisées dans leurs associations. La municipalité détermine l’attribution des moyens en fonction des priorités qu’elle perçoit. Elle s’assure que chaque association bénéficiaire utilise ces moyens conformément à son projet par une présence assidue au conseil d’administration.
La municipalité s’assure notamment que l’association est ouverte à tous les citoyens sans discrimination, qu’elle facilite l’accès des plus démunis, dans le respect des valeurs républicaines et dans l’indépendance à l’égard des options politiques et religieuses.
Pour une plus grande efficacité, la municipalité peut inciter, lorsque cela est possible, à ce que les moyens soient mutualisés entre associations. En contrepartie chaque association est gérée par ses adhérents élus, avec dynamisme mais aussi avec précaution, pour éviter tout déséquilibre financier. Lorsqu’il se produit, la municipalité peut intervenir pour aider à résoudre temporairement la difficulté.

Municipaliser c’est assécher la citoyenneté
Il peut être tentant pour un-e maire de saisir l’occasion de ces difficultés (voire de les provoquer), pour municipaliser l’activité en lieu et place des adhérents pratiquants.
Mais cette municipalisation dévitalise le fonctionnement de l’activité, décourage le bénévolat et conduit à la passivité des ex-adhérents devenus simples utilisateurs.

Moins de vie associative, moins d’exercice démocratique participatif ne peut conduire qu’à moins d’éducation populaire, moins d’attitudes citoyennes et plus de repli individualiste.
Et ce n’est pas ce que nous voulons pour Mâcon.

Le Collectif Mâcon Citoyens
http://www.facebook.com/maconcitoyens

Solidarité : quelles sont les réponses de la Ville ?

Nous voici à près de deux semaines de confinement, la vie démocratique des collectivités est suspendue et les conseillers qui ne font pas partie de la majorité au conseil municipal ne sont informés de rien de ce qui est prévu pour soutenir les administrés dans cette nouvelle période de confinement.

A l’échelle de la commune, nous souhaitons que des décisions significatives soient prises pour accompagner les personnes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins : l’aide financière aux associations caritatives doit se mettre en place rapidement. Celles-ci font face à une augmentation importante du nombre de leurs bénéficiaires, qui a pratiquement doublé et qui risque de croître encore.
Au-delà de la stricte question financière, un accompagnement social est et sera indispensable pour sécuriser les situations. Dans ce cadre, la mobilisation de nouveaux bénévoles – qui ne sont pas personnes à risque – est aussi un enjeu, et un appel peut être fait pour mobiliser la jeunesse sur la valeur de la solidarité.

Or, aujourd’hui, c’est le silence total sur l’aide que peut et doit apporter la Ville aux familles touchées par le ralentissement économique ; de même, de nombreux commerçants sont en difficulté, n’ayant pu récupérer le chiffre d’affaire perdu lors du premier confinement ; certains ont déjà cessé définitivement leur activité.

Aujourd’hui, en l’absence d’information du Maire de Mâcon sur ces enjeux, nous interrogeons : un dispositif de recensement des besoins et des ressources disponibles est-il en place ? Les moyens du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) sont-ils renforcés, alors que son budget n’a pas augmenté depuis 2014 ? Joue-t-il son rôle de coordination de tous les intervenants ? Mâcon Habitat a-t-il été sollicité par le Président de Mâconnais Beaujolais Agglomération pour que les locataires soient accompagnés dans leurs difficultés de paiement de loyer ?

L’absence de communication de la majorité municipale est un problème mineur comparé aux enjeux sociaux actuels ; toutefois, la vie démocratique pourrait exister si le Maire le voulait. La visioconférence est pratiquée par tout un chacun, dans les universités, dans les entreprises, dans les familles mêmes… et elle ne pourrait se faire dans la commune ? C’est bien une question de volonté. La volonté de réduire à sa plus simple expression la démocratie locale. Elire le Maire et puis plus rien.

Collectif Mâcon Citoyens

Quartiers de Mâcon : quand est-ce qu’on travaille vraiment, et tous ensemble ?

Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 novembre, une nouvelle fois, Mâcon a été le théâtre de multiples scènes de guérillas urbaines, entre feux d’artifices tirés à l’horizontale et voitures brûlées.

Trois jours avant, le maire de Mâcon, Jean-Patrick Courtois, s’était fendu, en conférence de presse d’un discours fracassant, sur le côté « inadmissible » de tels agissements. Et effectivement, on ne peut pas les admettre.

On ne peut pas admettre que depuis si longtemps les habitants de ces quartiers vivent dans la peur de petites bandes qui sévissent en bas des immeubles, on ne peut pas admettre qu’à Mâcon le taux de chômage soit de 20 % (oui, le vrai taux, pas celui que M. Courtois évoque en réunion publique et qui comprend tout le bassin d’emploi de Mâcon, s’étendant largement sur la plaine de l’Ain…), on ne peut plus admettre les fausses promesses, les caméras qui ne servent à rien, les constructions vides de gens et vides de sens.

Le problème des banlieues n’est pas l’apanage de Mâcon mais nos petits quartiers périphériques auraient pu échapper à cette escalade de violence. Alors comment admettre un tel laisser-faire, et depuis tant d’années ? Nous avons ici le résultat non seulement de l’abandon de ces quartiers mais également celui d’une politique de réduction des moyens pour la police.

M. Courtois, c’est vous et votre majorité de l’époque, sous Sarkozy, qui avez voté la suppression de la police de proximité ; c’est encore vous qui avez choisi de supprimer des postes d’animateurs et des postes de gardiens d’immeubles. Vous encore qui réduisez le contrat de ville au strict minimum. Vous qui ne proposez rien au jeunes de plus de 14 ans dans vos centres sociaux. Vous qui n’utilisez les dotations de l’État que pour construire, encore et encore. Construire, démolir, construire à côté, faire un joli goudron, de jolies places bien propres (enfin pas partout).

Vos propositions aujourd’hui ? Aux Saugeraies, pour lutter contre les incendies de voiture : construire des garages ! Cela pourrait être drôle si la peur ne s’était pas emparée des habitants. Car beaucoup ne pensent plus qu’à partir.

Il faut remettre des professionnels dans ces quartiers, de la police, évidemment, mais aussi travailler sur le long terme avec des travailleurs sociaux, des éducateurs, des gardiens… Et sans se faire d’illusion. Ce sera long et difficile, on ne recrée pas du lien et de la confiance aussi facilement qu’on signe un permis de construire ou qu’on refait le bitume.

Et pour cela, il faut aller tous ensemble dans le même sens.

Des outils existent : le « CLSPD », ce conseil local de la sécurité, de la prévention de la délinquance qui existe dans tant de villes mais qui est invisible à Mâcon. Le contrat de ville qui peut être orienté sur une plus grande implication des habitants à la vie de leur quartier et pas ces « conseils citoyens » fantômes que vous avez mis en place – en tout cas sur le papier – mais sans que les habitants soient informés. Il faut bâtir oui, des projets, et avec les habitants.

Bref, on commence quand ? Vous êtes aux manettes depuis 20 ans et preuve est faite aujourd’hui que tout seul du haut de votre toute-puissance locale et de tous vos outils de communication, vous avez bien du mal ; il serait grand temps de se réunir, de prendre le meilleur de chacun et travailler vraiment, concrètement, au vivre-ensemble.

Les néonicotinoïdes tuent la biodiversité !

Un texte de loi autorisant le recours aux néonicotinoïdes était examiné et voté le 5 octobre à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement souhaite ré-autoriser les producteurs de betteraves à utiliser préventivement ce pesticide contre un puceron responsable de la jaunisse de la betterave. Macron avait promis l’interdiction du glyphosate en novembre 2020.

À la place, il prolonge l’utilisation d’un autre type de pesticide !

Les néonicotinoïdes tuent les abeilles, la biodiversité et les agriculteurs.

Ce projet de loi est un grave recul, il est déconnecté de l’urgence écologique et économique. 31 organisations (environnementales, de consommateurs, la Confédération paysanne, les apiculteurs, etc.) sont opposés à ce projet et l’opposition des citoyens est massive : 7 Français sur 10 se disent opposés à cette dérogation d’après un récent sondage [1]. Il y a urgence à se mobiliser.

Monsieur Benjamin Dirx, député LRM de notre circonscription et conseiller municipal de Mâcon a voté pour cette aberration environnementale et économique. Voici pourtant ce que Monsieur Dirx ne pouvait pas ignorer :

Les néonicotinoïdes participent d’un système agro-industriel qui met à mal nos agriculteurs

  • Les difficultés économiques de la filière sont réelles. Mais elles sont surtout dues à l’agro-industrie et sa logique de surproduction à l’aide de pesticides ;
  • La libéralisation par la fin des quotas sucriers en 2017 et la course à la surproduction ont fait plus de mal aux agriculteurs que la jaunisse de la betterave.

Que fait le gouvernement pour protéger les agriculteurs ? RIEN ;

  • Les agriculteurs français souffrent de ce modèle industriel : 1 sur 3 vit avec moins de 350 € par mois. Un agriculteur se suicide tous les 2 jours ;
  • 1 agriculteur sur 5 a des problèmes de santé liés aux pesticides.

Les néonicotinoïdes tuent le vivant

  • Une tonne de néonicotinoïdes peut tuer 150 000 milliards d’abeilles, et le gouvernement veut en autoriser 100 tonnes sur 400 000 hectares ;
  • Les néonicotinoïdes sont 7 297 fois plus toxiques que le DDT, interdit en France depuis presque 50 ans ;
  • L’appauvrissement du vivant par surproduction à grand renfort de pesticides crée un terreau favorable aux maladies et ravageurs ;
  • 80 % des insectes européens ont disparu en 30 ans, en grande partie à cause des pesticides.

Par la décision de notre député Benjamin Dirx, des personnes et des écosystèmes sont mis en péril. Son vote est à rebours de l’Histoire.

En tant que citoyens nous saurons nous souvenir de ce choix.

Pour autant ce communiqué a vocation à inviter fermement Monsieur Dirx à revenir sur cette position lors du vote définitif à l’assemblée nationale.

Signatures : Collectif Mâcon Citoyens, Europe Écologie Les Verts Mâcon, Gauche Républicaine et Socialiste, La France Insoumise Mâcon, Refondations71, Parti Communiste Français Mâcon, Parti Socialiste Mâcon.

Communiqué publié dans LeJSL.com et sur Mâcon Infos.

Baisse significative des subventions aux écoles

ANNÉE SCOLAIRE 2020/2021,
20% DE SUBVENTION EN MOINS POUR LES ÉCOLES À MÂCON !
LES COMPTES SIMPLISTES DE LA VILLE.

Dix mois d’école égale 100 % ; deux mois de confinement égale 20% ; donc les crédits de vie scolaire seront diminués de 20 % pour la prochaine année scolaire ; simple, rapide, efficace… c’est ce qu’a pensé le maire de Mâcon quand sa 1ère adjointe a adressé aux directeurs d’école un courrier les informant de cette décision en précisant que tous les services seraient impactés. Nous disons : simpliste, bâclé, inconséquent.

Simpliste parce que deux mois de non présence en classe au printemps 2020 ne signifient pas deux mois de moins sur l’année suivante. Mais le maire préfère parler simpliste car il croit les habitants en général et, dans ce cas, les parents, incapables de comprendre les sujets complexes.

Car le sujet est complexe effectivement :

  • La non-présence dans les locaux ne signifie pas rupture d’école, les enseignants ont travaillé, fourni des cahiers, des photocopies aux enfants qui en avaient besoin,
    ils se sont parfois équipés de matériel informatique performant à leur frais.
  • La Ville a engagé des dépenses supplémentaires pour le budget municipal dues au Covid et a eu des recettes non encaissées, comme la taxe de séjour ou les PV.
    Certes, mais il y a aussi des dépenses annulées et une aide à venir de l’Etat.
    La Ville n’a même pas attendu le Projet de loi de finances rectificatif paru le 10 juin
    et qui précise les mesures d’aide aux collectivités locales

Bâclé car il est trop tôt pour réaliser ce bilan global qui seul peut donner la vraie mesure des conséquences de la crise sur le budget municipal et dont on peut espérer qu’il sera rendu public. Dans ce contexte était-il vraiment urgent et nécessaire de bâcler une décision qui au pire porte sur 40 000 euros… d’autant plus quand on connait le montant du matelas financier de la Ville.

Inconséquent car c’est commencer par d’abord faire porter la crise sanitaire aux enfants mâconnais. Alors même que les enseignants vont se retrouver face à des écarts de niveau scolaire qui se seront aggravés pendant la crise, ils vont devoir réduire leurs achats de matériel pédagogique, de livres, de fichiers pour faire travailler les plus jeunes élèves, de renouvellement du petit matériel sportif. C’est tout simplement inadmissible.

A ce jour, la ville de Mâcon est la seule de Saône-et-Loire à procéder ainsi, alors qu’a contrario elle n’a mis aucun dispositif particulier en place pour soutenir les familles en difficulté. 

Alors que le Défenseur des droits, Monsieur Toubon, estime que « les enfants et les enfants scolarisés entre la maternelle et la fac seront probablement parmi les principales victimes quand on fera le bilan de cet épisode de pandémie », la Mairie de Mâcon se soucie bien peu des jeunes mâconnais.

Le Collectif Mâcon Citoyens