Le collectif Pas d’Eclat demande des comptes au président Accary.

Nous relayons un communiqué du collectif Pas d’ECLAT :

Des millions d’euros d’argent public engagés en catimini au profit d’un projet privé. Sans débat, sans justification, sans contrôle !

Devant le siège du Conseil départemental à Mâcon ce jeudi 29 septembre 2022, Le Collectif Pas d’ECLAT interpelle le président du Conseil, André Accary, afin qu’il rende public le budget prévisionnel des différents projets d’aménagement de la zone nord de Tournus liés au projet de parc d’attractions ECLAT à Tournus.

En effet, même si le parc ECLAT et ses 8 hectares de divertissements étaient financés par des investisseurs privés (1), 16 hectares additionnels, achetés par le Département pour 2,1 M€, seraient développés pour y construire, entre autres, un parking, une boutique de produits locaux, un pont et un espace touristico-agricole. Tous ces équipements et activités qui viendraient en support du parc d’attractions seraient financés par l’argent public :

1. Un parking de 7 hectares pour 900 places de stationnement avec un parking pour bus, situé entre la ligne SNCF et la RD 906. Il serait conçu « non comme de simples parkings mais comme des espaces publics paysagers » offrant différentes strates de végétation. Il serait équipé de panneaux photovoltaïques. Un parking de luxe.

Au centre du parking, le bâtiment Montplaisir serait converti « en maison d’accueil et d’attractivité du territoire », agrémenté d’un large parvis à l’est et à l’ouest et pourvu de toutes les aménités publiques requises pour accommoder les occupants de 900 véhicules.

Selon nos informations, ces équipements seraient la propriété d’une Société d’Economie Mixte (SEM) financée en grande partie par le Département. Quel est le budget prévisionnel pour la construction et la gestion de ces équipements ? Qui seraient les autres investisseurs de la SEM ? Des études de marché, de faisabilité et de réversibilité ont-elles été réalisées ?

2. L’accès au parking se ferait par la RD 906, nécessitant un nouveau giratoire. Assumons que ce sera à la charge du Département.

3. La « passerelle ». Un large pont pédestre au dessus de la ligne SNCF, reliant le parking au parc d’attractions et à un espace agro-touristique. Une structure imposante vu la hauteur des caténaires du TGV et l’impératif d’une pente douce. Elle serait équipée d’un ascenseur. Combien de millions d’euros coûterait cette « passerelle » ? Qui paierait ?

4. L’espace touristico-agricole sur environ 3 hectares. Des serres et autres bâtiments techniques seraient installés ; des voies d’accès et des allées seraient aménagées entre la passerelle, la Saône et le centre-ville. Quels fonds publics seront utilisés pour gérer et animer cet espace ? La SEM ou la Commune ? Le Département a-t-il vocation à rester propriétaire du foncier ?

5. Ces projets nécessiteront l’installation de réseaux (eau, assainissement, gestion des eaux pluviales, électricité, communication, etc.) et surtout de multiples voiries les reliant entre eux et avec le centre- ville. Qui paiera ?

6. Qui paiera pour les études (trafic, bruit, etc.), l’architecte, le montage juridico-financier, les assurances, la gestion de la SEM, les emprunts bancaires, etc. ?

7. Il est établi que les 16 hectares achetés par le Département sont dédiés au projet ECLAT. Cela est confirmé par le titre-même de la convention d’acquisition avec la Safer mais aussi dans le magazine du Département n°29 (page 9) qui déclare que « le Département a conventionné avec la Safer pour acquérir 16 hectares de terrains destinés au projet ECLAT ».

Or, sur ces 16 hectares, environ 5 hectares dans le quartier Saint-Jean sont réservés pour un projet immobilier de 50 logements sans relation, ou si peu, avec le projet ECLAT (on mentionne la possibilité de quelques appartements en hébergement touristique).

Est-ce un moyen de faire passer le projet Saint-Jean sous les radars ? Qui sont les investisseurs ? Qui est le maitre d’œuvre ? Qui gérerait les quelques hébergements touristiques envisagés ? Qui en serait propriétaire ? Le Département restera-t-il propriétaire du foncier ?

Outre le coût inestimable que représente la perte de 24 hectares de terres agricoles, combien de millions d’euros ces projets vont-ils coûter aux contribuables ? Pour quels bénéfices ? Avec quels risques ? Depuis l’annonce du projet en 2019, M. Accary refuse de partager la moindre information avec le public. Le Collectif dénonce cette politique du fait accompli, sans concertation ni débat, au mépris de la démocratie la plus élémentaire : le droit à l’information, le plus en amont possible, tel qu’inscrit dans la Convention d’Aarhus.

(1) Investisseurs du parc ECLAT : Christian Badey (47,5%), Wikipark/Arnaud Coste (5%), Banque des Territoires/Caisse des dépôts (47,5%).

Le collectif Pas d’ECLAT Contact: Eric Daillie
Tél : 06.48.12.96.48
Mail : collectif@pasdeclat.fr https://www.pasdeclat.fr/

Le Collectif : Champs Libres, la Confédération Paysanne 71, Terre de Liens BFC, France Nature Environnement 71, EcologicAction 71, CNT 71, Europe Ecologie Les Verts BFC, Groupe Libertaire 71, PCF 71, La France Insoumise 71, Mâcon Citoyens, GRS 71, Cap Écologie, le GABSeL et plus de 500 citoyennes et citoyens du Tournugeois et de Saône-et-Loire.

Vive la rentrée citoyenne ! Mâconnais, prenez la parole !

Sur la photo prise lors de l’inauguration des Mâcon Wine Not : Eve Comtet-Sorabella (1ère à gauche) – Gabriel Siméon (absent) – Delphine Mermet (1ère à droite) – Eric Ponchaux (au centre) – Catherine Amaro (2ème à droite) – Emmanuel Jallageas (2ème à gauche).

L’été est une période de l’année propice aux activités sportives, aux loisirs, à la culture, au repos. Mâcon et les communes de son agglomération, riches de leurs associations et de propositions commerciales nombreuses permettent sorties et activités variées.

Ce moment, ou tout semble un peu plus lent et permet la rêverie, est également un temps pour réfléchir et préparer la rentrée. Face à la crise globale qui s’amorce, plus que jamais, les habitants doivent s’emparer des sujets qui touchent leur vie quotidienne. Il s’agit de se faire entendre au conseil municipal et ainsi, infléchir la politique du Maire et de sa majorité.

Avec Mâcon Citoyens, dans la continuité de ce que nous avons initié dès le mandat 2014-2020 et de façon plus structurée sur 2020-2026, il est possible de rejoindre des groupes thématiques pour échanger réflexions et expériences.

Chaque 1er mercredi du mois, Mâcon Citoyens se retrouve pour cela. Parce que nous pensons que les politiques publiques municipales ne peuvent plus se conduire contre les habitants mais avec eux, nous vous invitons à participer activement à nos « Ateliers Mâconnais ». Á titre d’exemple, les mobilités et plus précisément le transport urbain. Celui-ci doit être réorganisé afin de devenir le premier moyen de se déplacer après la marche et le vélo. Les lignes, le cadencement et le mode de gestion seront à discuter pour adapter au mieux le service de transport dont le contrat prendra fin en juin 2023. Cette réflexion doit être conduite dès la rentrée.

D’autres thèmes sont proposés et vos suggestions sont les bienvenues. Dès septembre, venez embellir la ville et la vie à Mâcon, plus sociale, plus écologique ; venez nous faire part de votre avis, participez et ainsi, agissez pour Mâcon et ses habitants.

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens

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www.maconcitoyens.fr
Secretariat.MaconCitoyens@ville-macon.fr

Soutien du collectif à Patrick Monin

Le collectif Mâcon Citoyens soutient Patrick MONIN et Catherine AMARO, candidats NUPES à l’élection législative des 12 et 19 juin

Patrick MONIN et sa suppléante, Catherine AMARO sont candidats à l’élection législative sur la première circonscription de Saône-et-Loire. Ils sont investis par la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES).

Vous connaissez Patrick MONIN qui est le maire d’Azé. C’est un maire engagé pour la ruralité et l’écologie. Sa suppléante , Catherine AMARO, est conseillère municipale et communautaire de Mâcon. Elle a été élue sur la liste Mâcon Citoyens, présentée par notre collectif.

A la MBA ( Mâcon Beaujolais Agglomération), tous deux sont dans l’opposition et agissent pour plus de solidarité, pour le développement des mobilités douces et des transports collectifs, pour la préservation des terres agricoles ainsi que pour un développement territorial qui réponde aux besoins des gens et aux enjeux environnementaux.

Avec cette élection législative, il s’agit d’empêcher Emmanuel MACRON et Élisabeth BORNE de poursuivre leur projet droitier, qui menace gravement les conquêtes sociales, qui sous-estime les crises écologiques et qui accroît encore l’autoritarisme étatique.

Au contraire, les élus de la NUPES se sont engagés sur un ambitieux programme de gouvernement partagé, en rupture avec les incessantes régressions sociales imposées depuis de trop longues années. Ce programme de gouvernement permet une vraie prise en compte de la transition écologique et engage des changements profonds de la vie démocratique. Vous pouvez prendre connaissance de ce programme ici : https://nupes-2022.fr/le-programme/ . Le collectif Mâcon Citoyens vous appelle à donner une large majorité à la NUPES afin de permettre la concrétisation de ce programme.

Les 12 et 19 juin, votez et faites voter pour Patrick MONIN et Catherine AMARO

Budget, pourquoi tant d’impôts ?

Saisis par un Mâconnais sur nos demandes d’utiliser les moyens financier de la municipalité et de l’agglomération pour renforcer les services aux habitants, nous souhaitons apporter l’éclairage suivant.

Ainsi, effectivement, les budgets ville et agglomération ne nous satisfont pas car il y a trop d’impôt prélevé par rapport aux services organisés. C’est pourquoi nous demandons, pour un niveau d’impôt aussi important, que celui-ci serve dès maintenant les habitants qui paient l’impôt aujourd’hui par le renforcement des services publics. Cela pourrait être des places de crèches supplémentaires ou des transports en commun plus efficace organisés par la MBA et un renfort du centre communal d’action social de la ville de Mâcon.

La question des indemnités est aussi posée par ce même interlocuteur qui reproche aux élu.e.s de ne pas demander de « baisser le train de vie » des élu.e.s.

C’est un sujet important : en effet, l’élu.e perçoit une indemnité pour son engagement pour la collectivité. « Le versement d’une indemnité d’un montant correct est le meilleur moyen de permettre aux élus de se consacrer pleinement à leur mandat et de résister aux éventuelles sollicitations illégales dont ils feraient l’objet. Cela ne remet pas en cause le principe de la gratuité des fonctions, mais permet à des personnes qui n’ont pas de fortune personnelle de pouvoir consacrer suffisamment de temps à leur mandat. ». Cette définition, que vous pouvez trouver sur le site internet « vie publique », indique ce que doit être une indemnité. Nous adhérons à ces principes : indépendance vis-à-vis de sollicitations d’administrés qui voudraient influencer les élu.e.s contre rétribution et pouvoir donner du temps à sa fonction sans perte de revenu. Ce qui est beaucoup plus contestable, c’est le cumule de ces indemnités notamment quand les personnalités sont élues sur plusieurs collectivités, auquel cas, les élu.e.s cumulent plusieurs indemnités. Pour votre information, les élu.e.s Mâcon Citoyens ne coûtent rien aux différentes collectivités : en effet, les 6 élu.e.s municipaux ne perçoivent pas d’indemnité de Mâcon et les 4 élu.e.s MBA ne perçoivent pas d’indemnité de l’Agglomération… quand d’autres cumulent, indemnités pour Mâcon, pour l’agglomération, pour le conseil départemental… à méditer.

Élection présidentielle : pas une seule voix pour Le Pen !

Communiqué de presse du 21-04-2022

À l’issue du premier tour des élections présidentielles qui impose, comme en 2017, le match Macron / Le Pen, les élus Mâcon Citoyens appellent les électeurs républicains à tout mettre en œuvre pour que la France reste un pays où les symboles de notre République, laïque, démocratique et sociale puissent s’incarner chaque jour dans les grands principes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Mis à mal pendant le quinquennat passé, le danger est plus grand encore, d’un État de droit piétiné, de difficultés accrues pour les salariés, les femmes, les étrangers et d’une méprise du changement global que nous vivons. Les conquêtes sociales et écologiques se gagneront par les mobilisations citoyennes, avec deux rendez-vous importants : le 1° mai pour exprimer la résistance aux politiques de destruction des droits des salariés, et les 12 et 19 juin, avec les élections législatives, pour élire une majorité de députés progressistes et créer les conditions pour une cohabitation.

Alors, pour que demain chacun d’entre nous puisse défendre ses idées, s’informer, militer, le 24 avril 2022 : pas une voix pour Le Pen.

Les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon

Budget 2022 : les propositions des élus Mâcon Citoyens

Communiqué de presse du 11-04-2022

Le conseil municipal de Mâcon vient de voter un budget de plus de 141 millions d’euros. Pour ce budget, les élus du groupe Mâcon Citoyens ont proposé plusieurs aménagements importants :

  • La baisse des contributions directes, en particulier la taxe sur le foncier bâti (taxe foncière). Un excédent cumulé de 25 millions d’euros a été réalisé l’an dernier (66 % des impôts et taxes collectées), rendant possible un plus grand investissement dans les services publics, auquel la majorité municipale se refuse, et une baisse des contributions directes.

Cette baisse donnerait un coup de pouce aux propriétaires et permettrait une meilleure mobilisation du dispositif de rénovation OPAH-RU. L’objectif étant de renouveler la ville sans consommer de nouveaux espaces naturels. Cette réduction ne limiterait pas la capacité de la Ville à développer des services.

  • La réalisation d’une analyse des besoins sociaux par le Centre communal d’action sociale (CCAS), obligatoire depuis 1995, et pourtant non réalisé à Mâcon, et la mise en œuvre d’actions pour y répondre.
  • Un engagement fort et concret pour revégétaliser l’espace urbain, dont l’un des marqueurs serait l’abandon du projet de bétonisation du stade Jules Révillon (Flacé), et pour donner l’exemple pour la protection du climat et de l’environnement en arrêtant de subventionner les sports qui ont un impact négatif.
  • Les dépenses en alimentation de la ville vont augmenter de 61 000 euros, du fait de la hausse des prix des matières premières ainsi qu’à l’incidence de la loi EGalim. De notre point de vue, il faut prévoir des dépenses supplémentaires sur ce poste afin d’aller plus loin que la loi et proposer encore plus d’aliments issus de l’agriculture locale et biologique pour les repas préparés en cuisine centrale.

La majorité municipale prévoit plus de 27 millions d’euros de dépenses d’investissement, soit le double de ce qui a été réalisé en 2021. Un fort excédent est ainsi à prévoir (une nouvelle fois) cette année du fait d’une programmation budgétaire trompeuse. Ce budget n’est ainsi pas crédible. Nous nous interrogeons également sur les 14,8 millions d’euros d’emprunts prévus.

Un autre élément manque encore à ce programme d’investissement, c’est celui de l’intégration du bâtiment de la place des cordeliers – la maison des syndicats – dans le programme de réhabilitation de l’opération « Cœur de ville, cœur de vie ».

Selon le sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), il nous reste 3 ans pour engager nos sociétés dans l’action climatique. En ce sens, l’échelon de la Ville est de l’agglomération sont à mobiliser fortement. Il faudra faire beaucoup plus que ce qui est aujourd’hui engagé.

Les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon

Les syndicats à la rue d’ici juin 2023 sans proposition de relogement  

Communiqué de presse  

Mâcon, le 6 avril 2022  

Tout le mépris de Jean-Patrick Courtois pour les salarié.es se révèle dans l’annonce qu’il a  faite aux syndicats de travailleurs installés depuis plus de 50 ans dans cette maison, place  des Cordeliers. Les syndicats devront avoir quitté les lieux d’ici juin 2023. Point de ralliement  des salarié.es du bassin mâconnais pour trouver informations, formations, défenseurs du  salarié et bien d’autres moyens de soutenir les actions collectives et individuelles de  défenses des droits des travailleurs, le maire de Mâcon n’hésite pas à mettre à la rue les  syndicats. Et aucun lieu d’accueil n’est proposé afin de répondre aux demandes des  salarié.es et de maintenir l’activité des syndicats.  

Les élus du groupe Mâcon Citoyens sollicitent le maire pour que la maison des syndicats,  place des Cordeliers soit intégrée au programme « Cœur de Ville – Cœur de Vie » et  bénéficie ainsi d’une réhabilitation de qualité mettant en valeur ce patrimoine architectural  et de l’histoire sociale. Il pourrait alors retrouver son usage actuel d’accueil du restaurant  scolaire de l’école du quartier et des syndicats. L’immeuble Gambetta qui est actuellement  réhabilité dans le cadre de cette même opération bénéficiera aux activités économiques ; les  syndicats en qualité de partenaires sociaux, acteurs majeurs de l’économie, doivent être  reconnus et soutenus comme ils le sont depuis 50 ans.  

Depuis 2013, suite à l’achat de l’ancien couvent des Épinoches à l’évêché pour 750 000€ et à  sa rénovation pour 1 600 000€, les associations ont leur maison. Les syndicats sont des  associations de salariés régies par la loi de 1901. Nous sollicitons le maire de Mâcon pour  que des locaux soient proposés aux unions locales des syndicats pendant la période de  travaux de la maison des syndicats et que cet immeuble municipal, une fois réhabilité, leur  soit de nouveau attribué aux mêmes conditions qu’aujourd’hui. C’est aussi ce que les  syndicats attendent du maire de Mâcon, dès à présent, pour ne pas rester dans l’incertitude  de pouvoir continuer leurs activités de défense des droits des travailleurs et des demandeurs  d’emplois.  

Les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon

Non, la Ville de Mâcon n’est pas respectueuse de l’environnement.

Mâcon, le 9 mars 2022

Communiqué de presse des élus du groupe Mâcon Citoyens

La majorité municipale l’écrit noir sur blanc dans son rapport d’orientations budgétaires 2022 présenté lundi 7 mars en conseil municipal : « Depuis plusieurs années, la Ville de Mâcon s’est résolument orientée dans un développement durable de son territoire afin de faire de Mâcon une ville respectueuse de son environnement. De nombreux programmes s’inscrivent dans cette perspective. »

C’est faux. Mâcon n’est pas résolument orientée dans un développement durable de son territoire, pas plus qu’elle n’est respectueuse de son environnement. Au contraire, la mairie n’assume pas sa part d’action dans la lutte contre le changement climatique et le déclin des espèces animales et végétales : elle n’encourage pas les alternatives à la voiture individuelle (bus, vélo, marche, covoiturage), elle ne sauvegarde pas ses rares terres agricoles, elle n’investit pas dans les énergies renouvelables, elle ne mobilise pas les acteurs du territoire. Elle en a pourtant largement les moyens.

Au lieu de cela, la mairie de Mâcon laisse les familles modestes se débrouiller avec un service minimum de bus, assume de laisser la ville aux voitures, artificialise des stades et des zones naturelles, ne prend pas de mesures pour protéger la forêt de Sennecé du risque d’incendie.

Le maire de Mâcon évolue, semble-t-il, dans une dimension parallèle où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que les scientifiques du GIEC nous le rappellent encore dans leur dernier rapport publié le 28 février : en Europe, deux à trois fois plus de personnes souffriront de la chaleur si l’on atteint 3°C de réchauffement au lieu de 1,5 °C, tandis que sans mesures urgentes pour limiter la hausse des températures, l’adaptation au changement climatique deviendra plus coûteuse, plus limitée, et peut-être même impossible.

Le maire s’abrite pour l’heure derrière des mini-projets vertueux, comme la plantation d’une micro-forêt urbaine rue de la Déserte, pour faire oublier qu’ailleurs il abat des arbres, ou des maxi-projets douteux, dont l’efficacité finale en termes d’économies de CO2 par euro dépensé pose question, à l’image du projet de bus à hydrogène.

Il existe un mot pour désigner cela : greenwashing. Le problème est que cela finit toujours par se voir.

Les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro,

Delphine Mermet, Eric Ponchaux, Emmanuel Jallageas

Ève Comtet Sorabella et les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2022

En ce début janvier, au nom des élus du groupe Mâcon Citoyens, je vous souhaite le meilleur pour 2022 ; après une année ou chacune, chacun d’entre nous tenta de trouver son équilibre entre mesures sanitaires contraignantes et nécessité de maintenir les liens qui nous unissent, indispensables à notre bonne santé affective, psychique et physique, nous vous souhaitons de vous réaliser dans tous vos projets.

2022 se présente à nous avec d’immenses défis sociaux, environnementaux et démocratiques à relever. Des leviers existent et sont à notre portée pour y parvenir. Ces défis sont stimulants et ouvrent de formidables perspectives de vivre mieux au quotidien dans une ville plus accueillante, dynamique et solidaire, riche de liens sociaux, qui répondra toujours mieux aux besoins de ses habitants, des plus jeunes au plus anciens, femmes et hommes, une ville où les acteurs économiques et associatifs se sentiront soutenus.Aujourd’hui, en France, le climat politique, dans le contexte des élections présidentielles et législatives à venir, est marqué par la division. Elle nous éloigne des enjeux cruciaux, elle nous fait perdre pied et nous rend sourds et aveugles aux bouleversements auxquels nous et les générations à venir devons nous confronter.

Pour Mâcon et son agglomération, engageons nous à rester unis pour répondre aux besoins et aux aspirations des Mâconnais.

En 2022, que vivent fraternité, égalité et liberté !

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Éric Ponchaux et Emmanuel Jallageas

Photo : M. A. / Mâcon Infos