Non, la Ville de Mâcon n’est pas respectueuse de l’environnement.

Mâcon, le 9 mars 2022

Communiqué de presse des élus du groupe Mâcon Citoyens

La majorité municipale l’écrit noir sur blanc dans son rapport d’orientations budgétaires 2022 présenté lundi 7 mars en conseil municipal : « Depuis plusieurs années, la Ville de Mâcon s’est résolument orientée dans un développement durable de son territoire afin de faire de Mâcon une ville respectueuse de son environnement. De nombreux programmes s’inscrivent dans cette perspective. »

C’est faux. Mâcon n’est pas résolument orientée dans un développement durable de son territoire, pas plus qu’elle n’est respectueuse de son environnement. Au contraire, la mairie n’assume pas sa part d’action dans la lutte contre le changement climatique et le déclin des espèces animales et végétales : elle n’encourage pas les alternatives à la voiture individuelle (bus, vélo, marche, covoiturage), elle ne sauvegarde pas ses rares terres agricoles, elle n’investit pas dans les énergies renouvelables, elle ne mobilise pas les acteurs du territoire. Elle en a pourtant largement les moyens.

Au lieu de cela, la mairie de Mâcon laisse les familles modestes se débrouiller avec un service minimum de bus, assume de laisser la ville aux voitures, artificialise des stades et des zones naturelles, ne prend pas de mesures pour protéger la forêt de Sennecé du risque d’incendie.

Le maire de Mâcon évolue, semble-t-il, dans une dimension parallèle où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que les scientifiques du GIEC nous le rappellent encore dans leur dernier rapport publié le 28 février : en Europe, deux à trois fois plus de personnes souffriront de la chaleur si l’on atteint 3°C de réchauffement au lieu de 1,5 °C, tandis que sans mesures urgentes pour limiter la hausse des températures, l’adaptation au changement climatique deviendra plus coûteuse, plus limitée, et peut-être même impossible.

Le maire s’abrite pour l’heure derrière des mini-projets vertueux, comme la plantation d’une micro-forêt urbaine rue de la Déserte, pour faire oublier qu’ailleurs il abat des arbres, ou des maxi-projets douteux, dont l’efficacité finale en termes d’économies de CO2 par euro dépensé pose question, à l’image du projet de bus à hydrogène.

Il existe un mot pour désigner cela : greenwashing. Le problème est que cela finit toujours par se voir.

Les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro,

Delphine Mermet, Eric Ponchaux, Emmanuel Jallageas

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