A Mâcon , c’est Open Data? Non merci!

Conseil municipal du 10 mars 2025 – question orale – Eve Comtet Sorabella

conseillère municipale, présidente du groupe Mâcon citoyens.

Monsieur le maire,

En 2022, Mâcon, comme les communes de Charnay, La Chapelle de Guinchay, La Roche Vineuse, et Saint Laurent Sur Saône, ont signé la convention globale territoriale avec la CAF de Saône et Loire pour une durée de 4 ans.

Cette convention présente, dans l’annexe 2, un diagnostic de territoire permettant d’adapter l’offre aux besoins ainsi repérés. Dès la page 9 et jusqu’à la page 12 de cette annexe, on peut lire que toutes les communes ont apporté les éléments précisant le portrait socio-démographique, l’évolution des catégories socioprofessionnelles, la composition des familles, le logement et l’emploi des habitants de ces communes. Toutes sauf Mâcon.

Ces données existent-elles ? Comment expliquez-vous que ces données ne soient pas publiées au même titre que pour les autres communes dans la convention ?

Il nous semble inconcevable que celle-ci ait pu être signée par l’ensemble des partenaires sans ces données concernant la ville centre de l’agglomération. La ville ou le nombre d’habitants est le plus important, ou quatre quartiers populaires bénéficient du dispositif politique de la Ville et ou le taux de chômage est le plus fort, enfin, la ville ou est concentrée l’activité économique.

Je vous demande de présenter l’ensemble des éléments sus-cités et de les transmettre aux membres du conseil municipal, ainsi qu’aux maires des communes de l’agglomération Mâconnais Beaujolais Agglomération si cela n’a pas été déjà fait.

Pour le Maire pas de marche des fiertés à Mâcon

Question orale de Eve COMTET SORABELLA CM du 10 l

Conseil municipal du 10 mars 2025 – question orale – Eve Comtet Sorabella

Monsieur le Maire,

Le 13 juin prochain, Mâcon aurait pu vivre sa première marche des fiertés.

La Cave à Musique a souhaité organiser un événement au mois de juin prochain, lors du « mois des fiertés », pour célébrer le vivre-ensemble et les droits LGBTQIA+.

Cette marche aurait pu partir de la place Saint-Pierre, depuis la Mairie et rejoindre la Cave à Musique, en passant par la rue Carnot et la rue de Lyon.

Mais voilà, à l’issue d’une réunion de concertation avec la Cave et la Ville, vous avez opposé un refus obtus à l’organisation d’une marche des fiertés à Mâcon à un an des élections municipales.

En quoi est-ce que l’organisation d’une marche des fiertés à Mâcon à un an des élections municipales vous pose un quelconque problème ?

Les élus d’opposition du groupe Mâcon Citoyen condamnons évidemment sans réserve ce refus de votre part.

Nous déplorons un exercice de votre mandat de Maire à la dérive et de plus en plus solitaire.

Monsieur le Maire, vous semblez ne plus connaître votre ville.

Mâcon a toujours été du côté de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité. Les Mâconnaises et les Mâconnais sont des femmes et des hommes tolérants. Ils accueillent la différence et la ville vit aussi par les différences qu’elle accueille depuis toujours

La marche des fiertés est une manière de célébrer ce vivre ensemble et les différences. Elle est, pour toutes les personnes LGBTQIA+, leurs familles et leurs amis, un moment de joie et de fête.

Pourquoi refusez-vous que Mâcon accueille enfin une marche des fiertés, alors que vous avez été sollicité en ce sens ?

Eve Comtet Sorabella.

Les interventions d’Ève Comtet Sorabella au conseil municipal du 10 mars 2025

Rapport n°1 : Cyclone Chido – Mayotte – aide exceptionnelle

« Après mon intervention en conseil communautaire, satisfaction de cette décision d’aide. Pour rappel, je proposais qu’ elle soit portée à 10 000 €, ce sera donc fait.

Le 28 février, c’est l’Île de la Réunion qui était touché par le cyclone Garance avec

  • des rafales à plus de 200 km/h,
  • des pluies intenses engendrant des cumuls d’eau à l’origine de crues importantes ;

La Réunion est en deuil, 5 personnes ont perdu la vie. Les dégâts matériels sont, là aussi importants, avec les toitures arrachées, la destruction des routes. Des équipements publics seront à reconstruire. Nous souhaitons que notre conseil municipal s’engage dès aujourd’hui a prévoir une aide pour la Réunion.

Le changement climatique provoque la récurrence et l’intensité de des évènements climatiques extrêmes. La ville fait preuve de solidarité… mais pas de cohérence dans ses actions, sa communication. Nous interrogeons le positionnement climato-sceptique de certains élu.e.s de votre majorité. En conseil communautaire, M. Colon, vice-président chargé de l’urbanisme et de l’aménagement remet en cause le bien-fondé des normes responsables, selon lui, de l’augmentation des coûts des aménagements. Sur les réseaux sociaux, Mme Carle Viguier, votre première adjointe chargée, entre autre, de l’éducation et de l’enseignement, relaie des thèses complotistes. Alors, enfin, les Mâconnais ont besoin de savoir comment vous positionnez-vous face à ces prises de position d’élus qui vous sont proches ? »

Rapport n°2 : Demande de renouvellement classement station touristique

« Nous comprenons l’intérêt du classement de Mâcon, pour l’activité économique, pour l’opportunité d’enrichir nos échanges, pour le soutien à notre patrimoine.

Il nous semble également important de souligner que l’obtention de ce renouvellement permet aux élu.e.s de la majorité de bénéficier d’une majoration de leur indemnité de fonction de 25 %.

Nous nous interrogeons sur le classement en catégorie 1 de l’office de tourisme communautaire en 2021, qui fera l’objet d’un renouvellement en 2026 ; a-t-il et aura-t-il les caractéristiques requises ? Dans ce contexte d’incertitude, la demande de renouvellement nous paraît prématurée. »

Rapport n°9 : Bail à construction d’une Maison d’assistantes maternelles

« C’est un projet économique, porté par l’élu en charge du commerce.

Ce projet ne permettra pas de répondre aux besoins de garde d’enfants identifiés dans la convention globale territoriale. La répartition territoriale des équipements de la petite enfance montre que Mâcon à une offre inférieure à celles des autres communes de l’agglomération mais également inférieure à la moyenne départementale et nationale. Ce terrain aurait pu porter une crèche publique, si les besoins dans le secteur sont identifiés. Ce qui est sans doute le cas. Mais là encore, aucune information sur le sujet. Et surtout, aucune démarche active pour corriger ce manque criant qui est source de difficultés majeures. Difficultés pour trouver un emploi, pour être sereines et sereins lorsque l’on travail, à fortiori lorsque l’on est seul pour s’occuper des enfants. L’offre publique de garde à certes un coût élevé donc autant avoir une gestion rigoureuse des deniers public et les investir dans des structures durables et fiables que sont les structures publiques d’accueil de la petite enfance. »

Rapport n°12 : Avis de la ville de Mâcon sur l’augmentation de la SPL Mâconnais Val de Saône Bourgogne du Sud

« Quels sont les projets pour lesquels les villes de Digoin et Paray veulent utiliser les services de la SPL ? »

Rapport n°13 : Adhésion au réseau vélo et marche

« Réelle satisfaction de voir que les objectifs du réseau sont partagés par la Ville de Mâcon. Développement massif, rapide, durable.

Rappel que pour parvenir à ces 3 objectifs la sécurité routière doit être ressentie par les usagers de la route et des espaces piétons et ce n’est pas le cas à Mâcon. De nombreux témoignages viennent le rappeler. J’ai porter cette demande d’une sécurité routière renforcée au conseil municipal de décembre 2024, la réponse apportée par M. Plat ne m’a pas convaincue et je pense qu’elle n’a pas convaincue les Mâconnais non plus. Il faut des actes forts pour que la sécurité routière soit réelle, des aménagements pour ralentir la circulation et les cheminements piétons ont besoin d’être repensés pour qu’ils soit confortables et sécurisants pour toutes et tous, valides comme handicapés. »

Rapport n°15 : Compte-rendu à la collectivité de l’Îlot Laguiche

« 15 logements, 7 restent à commercialiser

Le CRAC fait état d’une rénovation lourde dans le local commercial de la FNAC en 2024 obligeant la mise en péril ; ces travaux ont-ils été réalisés ? quel est le financement de ces travaux et quel impact sur l’activité du commerce ? »

Rapport n°17 : Approbation du recours à une délégation de service public pour le Parc des expositions, le centre de congrès et le SPOT

« 516 000€ c’est la montant de la redevance payée par la ville.

Sur 10 ans de contrat de DSP, on peut estimer à environ 4 millions d’€ d’argent public versé à la société dédiée choisie par la majorité municipale. Parallèlement, uniquement pour 2023, je ne suis pas allée regarder les années antérieures, ce sont 150 000€ qui ont été versé par Mâcon Évènements, société dédiée pour la gestion du parc expo, du centre des congrès et du spot à la société à la société S-PASS TSE. Les Mâconnais ont largement contribué dans ce transfert d’argent public vers la société mère. La ville de Mâcon n’utilise pas en totalité les 45 jours qu’elle paye pourtant.

Aucun comparatif chiffré ne permet de savoir quel mode de gestion serait le meilleur mais si le mode de gestion en DSP est reconduit, les mêmes défauts du précédent contrat seront aussi reconduit… à fortiori s’il n’y a qu’un candidat qui répond à l’offre.

La procédure a échouée, nous proposons de tourner définitivement la page de la DSP pour la gestion de ces équipements… vous précisez que d’autres solutions existent et rien ne prouve qu’elles sont moins adaptées. »

Rapport n°19 : Rapport égalité femmes/hommes 2024

« La ville employeuse : augmentation du nombre de contractuels passant de 117 en 2023 à 152 en 2024 ; + 17 femmes et + 19 hommes. Quelles conséquences sur leurs rémunérations, pour leur carrière, sur leurs opportunités de formation et sur la précarité de leur situation ?

La ville promotrice de l’égalité dans la cité : encore beaucoup de chemin à parcourir pour voir l’espace public occupé par les femmes et particulièrement les jeunes filles. Les femmes représentent 70 % du public des centres sociaux et sont absentes de l’espace public. Les jeunes filles ne trouvent pas leurs place dans les accueils jeunes. À ce propos, ceux-ci sont présentés pour l’accueil des 14/17 ans sur le site de la Ville et le rapport parle des 15/25 ans pour lesquelles la Ville ne propose rien sinon le site en ferait le relai. Autre point très intéressant : il est indiqué que les jeunes filles n’ont pas d’espaces pour se retrouver, je site « loin du regard des parents ou des grands frères »… c’est vrai et ce depuis longtemps, alors qu’attendez-vous pour que cela change. Les filles n’ont pas accès à des lieux alternatifs à la maison ou à la rue. Mais les garçons après 17 ans non plus ! Cette demande a été portée par des associations sans être entendue. Cela doit changer au risque de voir une situation déjà très dégradée s’aggraver encore. On voit dans le diagnostic du contrat de ville que le décrochage scolaire c’est aggravé entre 2015 et 2021. L’accompagnement scolaire s’interrompt en 4ème, il pourrait être poursuivi jusqu’à la classe de première. Par ailleurs, ni le sujet des transports publics, ni celui des aménagements des espaces publics ne sont envisagés pour faire progresser l’égalité.

C’est un rapport factuel qui ne donne ni à voir un engagement cohérent en faveur de l’égalité ni des perspectives pour la progression de cet enjeu. »

Rapport n°20 : Rapport d’orientations budgétaires 2025

« Tout d’abord, la dette publique a augmenté de 46 % depuis 2017, depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Elle est surtout liée au déséquilibre structurel des finances publiques : pas suffisamment de recettes ou/et trop de dépenses. Des recettes supplémentaires sont à trouver auprès des entreprises du CAC 40 qui ont distribué plus de 98 milliards d’€ de dividendes à leurs actionnaires en 2024. Pour ce qui est dépenses, le rapport de l’institut de recherche économique et sociale réalisé en 2022 par des chercheurs de l’université de Lille évalue à 157 milliards d’euros le montant global des aides publiques aux entreprises en 2019 et plus de 260 milliards évalués par la cour des comptes pour les crise de 2020 et 2022.

Alors, il faudrait que les Villes serrent la ceinture de leurs administrés en leur rendant moins de services ? Pour nous élu.e.s Mâcon citoyens, c’est non bien sûr.

La situation de la ville reste bonne : en fonctionnement nous avons des recettes en augmentation, des dépenses en baisses et un excédent de fonctionnement + de + 7 millions d’€ et 23 millions de résultats nets cumulés.

En investissement, vous prévoyez en 2025 de finaliser votre programme de mandature, la part belle est faite au domaine du sport avec + de 11 millions, c’est un très bon signal pour les clubs et leurs adhérents. Dommage que le domaine des affaires scolaires et de la jeunesse ne soit pas aussi bien doté, pourtant de nombreuses cours d’école sont en attente de végétalisation, elles sont prévues mais elles s’étaleront certainement sur plusieurs années.

Le développement des services publics et de l’emploi public est absent alors que les besoins sont forts, aussi nous renouvelons nos suggestions :

  • La santé des mâconnais :
  1. aller beaucoup plus loin que ce que la loi égalim prévoit et augmenter significativement la part du bio et du local dans les repas préparés par la cuisine centrale au bénéfice des enfants et des personnes qui utilisent le service de portage de repas.
  2. créer une mission santé qui agirait en prévention dans les écoles (permettant la présence d’infirmières scolaires dans les écoles de chaque quartiers de Mâcon) mais aussi au plus près des autres publics en lien avec le CCAS et les centres sociaux.
  • L’emploi des mâconnais avec un pré requis : afficher les chiffres du chômage de la Ville de Mâcon plutôt que ceux du bassin de vie, ce sera plus clair et plus sincère :
  1. soutenir le commerce local en agissant sur les loyers par la création d’un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité,
  2. consolider les moyens humains de la mission commerce,
  3. multiplier les temps et espaces de rencontres entre employeurs et demandeurs d’emploi.
  • Un cadre de vie apaisé et apaisant :
  1. apaiser la circulation routière et cultiver le respect entre les différents usagers,
  2. accompagner la démarche de tri sélectif des déchets développée par l’agglo par une communication soutenue et ambitieuse, organiser une collecte des encombrants et repenser la collecte des ordures ménagères,
  3. végétaliser ce qui peut encore l’être au centre ville,
  4. développer la présence des agents de propreté dans tous les quartiers,
  • Une ville solidaire :
  1. soutenir les associations à visée sociale et caritative et les projets visant à l’inclusion,
  2. augmenter le nombre d’ATSEM dans les écoles des quartiers populaires,
  3. ouvrir des places supplémentaires dans les crèches publiques,
  4. créer un véritable dispositif d’accompagnement à la parentalité pour les familles monoparentales,
  5. créer une offre municipale de colonies de vacances ouverte à toutes les familles avec tarification sociale,
  6. renforcer le Centre Communal d’Action Sociale et lui donner les moyens humain et financier de répondre aux besoins des personnes en difficulté,
  7. soutenir les bailleurs sociaux dans leurs investissements de réhabilitation/rénovation thermique et phonique des logements,
  8. soutenir les propriétaires occupants ayant de faibles revenus en octroyant une exonération de la taxe foncière en faveur des logements achevés avant le 1er janvier 1989 ayant fait l’objet de dépenses d’équipement destinées à économiser l’énergie.
  9. Développer les activités jeunesses des 14/17 et aux 18/25 ans avec un personnel et des lieux dédiés en s’appuyant sur le tissu associatif local.

Le budget 2025 s’inscrit dans la fin de mandature. Un budget de fonctionnement qui ne prévoit pas la création de nouveaux services et une ville qui sera de plus en plus sous surveillance. Dans une ville ou environ 25 % des habitants vivent dans les quartiers populaires où la jeunesse est la plus nombreuse, vous passez à côté des véritables enjeux sociaux. Vous prévoyez, mais bien tardivement le verdissement du centre ville que vous avez imperméabilisé à outrance et notre centre ville peine à se réanimer alors même que les commerçants sont très actifs et dynamiques.

24 ans, c’est décidément long ! »

8 mars 2025, journée internationales des droits des femmes : quelles avancées à Mâcon ?

Sous l’impulsion du groupe des élu.e.s Mâcon Citoyens, le 8 mars, journée internationale des droits des femmes a enfin droit de cité. En effet, depuis 2020, nous avons interpelé le maire de Mâcon pour que cette journée retrouve une visibilité par une communication officielle rappelant l’évènement. Nous l’avons aussi sollicité pour que des actions d’information, culturelles, sportives et d’animation mettent en lumière les actions des femmes pour faire progresser leurs droits.

La ville peut favoriser l’amélioration de la vie quotidienne des femmes. Des mesures d’aménagement en matière de transport urbain, d’espace urbain et d’augmentation du nombre de place pour les enfants dans les crèches publiques.

Les transports urbains sont principalement utilisés par les femmes. Leurs services doivent être réellement adaptés pour faciliter l’accès à l’emploi, aux écoles, aux services de santé, aux équipements de loisir, culturels et sportifs et aux services publics.

En matière d’équipements sportifs, avez-vous déjà remarqué que les City-stades sont fréquentés essentiellement, pour ne pas dire uniquement, par des garçons ou des hommes. L’aménagement des espaces publics peut contribuer à ce que l’extérieur soit aussi investi par les filles et les femmes.

Permettre l’activité professionnelle des femmes, c’est leur permettre l’accès simplifié à des modes de garde publics des enfants, à proximité de leurs lieux de vie ou de travail.

Allez, encore un effort pour contribuer à l’égalité femmes/hommes à Mâcon !

Eve Comtet Sorabella

Le père Noel pourrait-t’il s’occupper correctement des travaux dans les écoles ( C.Mal du 7 octobre 2024)

Ce rapport est également l’occasion de faire le point sur le problème du plomb à l’école Henri Matisse ; en maternelle, l’eau est toujours impropre à la consommation… pensez-vous que le problème puisse être un jour résolu ? Enfin, pour conclure sur une note plus légère tout en ayant une grande importance : le père Noël pourrait-il équiper les toilettes des écoles primaires qui n’en sont pas dotés, de dérouleurs de papiers WC dans les toilettes… plus sérieusement, c’est une question d’hygiène et d’autonomie pour les enfants dont certaines jeunes filles déjà réglées se retrouvent dans des situations plus que désagréables ? A ce propos, des protections périodiques pourraient être mises à disposition par la mairie si ce n’est pas déjà le cas.

Dispositifs jeunes: beaucoup trop de questions en suspens…(Rapport N°7 du C.Mal du 7 Oct 24)

Il s’agit de valider deux dispositifs ; le partenariat entre la Ville de Mâcon et la région Bourgogne Franche Comté pour la diffusion de la Carte Avantage Jeune pour les 11-30 ans et la création de la carte j’M+ pour les 6 -25 ans. Ces deux dispositifs et leur activation semblent loin d’être simple et rien n’est précisé sur les moyens qui seront mis en œuvre pour leur diffusion : comment concrètement l’info jeune de la Ville de Mâcon va informer les enfants et jeunes ? L’info passera-t-elle par les écoles, collèges et lycées, moyen le plus sur de toucher tous les publics concernés par ces dispositifs ? Enfin, dernières questions : combien de jeunes ont réellement fait valoir leur droit à la carte j’M en 2024 et quel montant est réservé au dispositif en 2025, (sachant qu’il y a 1226 élèves en maternelle à la rentrée 2024/2025) ? compte tenu d’une couverture des âges différente entre les deux dispositifs, la carte j’M+ sera-t-elle plutôt proposée aux 6-11 ans ? Comment allez-vous promouvoir la carte avantage jeune auprès des 25-30 ans ?

Les peuples souffrent

Un an après l’attaque du 7 octobre, il nous semble important de rendre hommage aux victimes de l’attaque du Hamas et du conflit qui fait rage en Palestine et qui s’étend au Liban. Les peuples souffrent, ayons une pensée pour eux et appelons à la paix et pour ce faire respectons une minute de silence.

Orientations budgétaires 2024

Conseil municipal du 4 mars 2024

Rapport 33 – Rapport d’orientations budgétaires 2023.

Monsieur le Maire, chers collègues,

Ce rapport est encore plus confus que l’an dernier, on y trouve surtout la description de l’exercice 2023 dans un propos peu lisible. Ce qui est prévu pour 2024 n’est pas clairement formalisé.

Par ailleurs, un imprécision demeure dans les dépenses de fonctionnement où 2,869 million d’€ sont indiqués en dépenses imprévues sans qu’en soit précisée la destination.

Autre question, à propos de la subvention d’équilibre au budget équipements touristiques et de loisir : 1,2 million d’€ dépensés en 2023, 1,4 million prévus en 2024. Cette situation est inquiétante, provoquée par la crise sanitaire, elle ne se résout que très lentement. Le manque de transparence sur le fonctionnement et l’investissement pour le centre équestre de Chaintré laisse à penser que cet équipement est déficitaire, à moins que ce ne soit le camping ou le port, ou l’aérodrome… mystère ! Une remarque tout de même, le montant de cette subvention d’équilibre dépasse de 200 000€ celle attribuée au CCAS qui s’élevait à 1 008 000€ en 2023.

A présent, penchons nous sur les investissements annoncés, ce sont essentiellement des projets prévus depuis fort longtemps telle la salle de spectacle des Cordeliers. Deux domaines ont disparu dans les perspectives d’investissements, et non des moindres : le logement et l’environnement. Pour compléter le financement du programme présenté à hauteur d’un peu plus de 39 millions d’€ dont la plus grande part ira au sport, vous prévoyez un emprunt de 13 millions. Compte-tenu de l’augmentation des taux d’intérêt, n’est-ce pas un peu risqué et surtout est-ce utile alors que le taux de réalisation des investissements 2023 est de 43 %.

Suite aux recommandations de la cours régionale des comptes, vous auriez pu utiliser la méthodologie des autorisations de programmes/crédits de paiement, la possibilité de le faire à partir de 2024 ne semble toujours pas vous convenir.

L’excédent de fonctionnement de 8,3 millions d’€ dans le contexte d’inflation est inquiétant. Reflet de prélèvements importants, soutenus par une augmentation des bases de plus de 7 % en 2023, le rapport met en évidence un manque d’ambition sur les services aux habitants, les services du quotidien qui ont un impact directe et concret. Nous nous permettons quelques suggestions de ce qui pourrait être fait :

  • La santé des mâconnais :
  1. aller beaucoup plus loin que ce que la loi égalim prévoit et augmenter significativement la part du bio et du local dans les repas préparés par la cuisine centrale au bénéfice des enfants et des personnes qui utilisent le service de portage de repas.
  2. créer une mission santé qui agirait en prévention dans les écoles (permettant la présence d’infirmières scolaires dans les écoles de chaque quartiers de Mâcon) mais aussi au plus près des autres publics en lien avec le CCAS et les centres sociaux. (
  • L’emploi des mâconnais avec un pré requis – afficher les chiffres du chômage de la Ville de Mâcon plutôt que ceux du bassin de vie, ce sera plus clair et plus sincère :
  1. soutenir le commerce local en agissant sur les loyers par la création d’un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité,
  2. consolider les moyens humain de la mission commerce,
  3. multiplier les temps et espaces de rencontres entre employeurs et demandeurs d’emploi
  • Un cadre de vie apaisé et apaisant 
  1. apaiser la circulation routière et cultiver le respect entre les différents usagers,
  2. accompagner la démarche de tri sélectif des déchets développée par l’agglo par une communication soutenue et ambitieuse,
  3. végétaliser le centre ville,
  4. développer la présence des agents de propreté dans tous les quartiers,
  • Une ville solidaire :
  1. soutenir les associations à visée sociale et caritative et les projets visant à l’inclusion
  2. augmenter le nombre d’ATSEM dans les écoles des quartiers populaires
  3. ouvrir des places supplémentaires dans les crèches publiques
  4. créer un véritable dispositif d’accompagnement à la parentalité pour les familles monoparentales
  5. créer une offre municipale de colonies de vacances ouvert à toutes les familles avec tarification sociale
  6. renforcer le CCAS et lui donner les moyens humains et financiers de répondre aux besoins des personnes en difficulté
  7. soutenir les bailleurs sociaux dans leurs investissements de réhabilitation/rénovation thermique des logements
  8. soutenir les propriétaires occupants ayant de faibles revenus en octroyant une exonération de la taxe foncière en faveur des logements achevés avant le 1er janvier 1989 ayant fait l’objet de dépenses d’équipement destinées à économiser l’énergie

Pour conclure, c’est un budget 2024 sans surprise. Un budget de fonctionnement peu ambitieux pour ce qui est de nouveaux services et de forts investissements annoncés, marqué par le réaménagement du centre ville, un nombre de caméra de surveillance qui va dépasser les 300 et des équipements sportifs flambant neufs, cela dans une perspective d’un nouvel endettement important ; dommage que cela ne s’accompagne pas de mesures sociales fortes très attendues par les Mâconnais dont les revenus du travail suffisent à peine à subvenir à l’essentiel dans le contexte d’inflation toujours présente à 3,1 % en janvier 2024.

Contrat de ville

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport 22 – Signature du contrat de ville de MÂCON « Engagements Quartiers 2030 »

Monsieur le Maire, chers collègues,

Bien sûr, nous approuverons la signature du contrat de ville, toutefois, nous avons des remarques à formuler.

  • D’abord, c’est un document difficile à s’approprier : il est dans un premier temps question de 5 défis pour les 6 prochaines années, puis, des axes spécifiques sont identifiés par territoire puis viennent les 7 enjeux locaux et leurs fiches actions/indicateurs.
  • S’appuyant sur notamment sur l’évaluation finale du précédent contrat dont les conclusions et recommandations invitent à poursuivre les actions menées sur les quartiers prioritaires, ce qui est prévu, par contre, la possibilité d’élargir à certains autres quartiers de l’agglomération compte tenu de l’évolution socio-économique ne semble pas avoir été retenue. Le centre-ville de Mâcon et la commune de Saint-Laurent-sur-Saône qui présentent des signes de fragilité économiques et de paupérisation ont été repérés.
  • On ne voit pas ce qui advient des dispositifs existants précédemment
  • Certains acteurs opérationnels ne sont pas cités : la sécurité routière sur les questions de mobilité/déplacement, les associations de défense des droits des femmes sur les questions d’égalité F/H, les associations de commerçants ou Innobiz sur les problématiques d’emploi, formation et insertion, la médecine du travail sur les questions de prévention.
  • Enfin, pour conclure, c’est un contrat de ville qui fait la part belle aux questions de sécurité, il reste cependant très imprécis sur les moyens humains et financiers que les différents acteurs identifiés pourront réellement mobiliser. La Ville de Mâcon est attendue sur les moyens de droit commun, véritable facteur d’égalité et garantie de la pérennité des dispositifs. Cela d’autant que c’est sans doute ce qui a fait défaut sur le précédent contrat de ville ; en effet, compte tenu de la paupérisation des habitants des quartiers populaires, s’étendant à des secteurs qui n’étaient pas inclus aux QPV sur le précédent contrat de Ville 2015-2020, il y a peu pour considérer celui-ci comme un échec.

Pour.

Règlement d’intervention OPAH-RU

Conseil municipal du 4 mars 2024

Rapport 21 – Modification n° 5 du règlement d’intervention de l’OPAH-RU

Monsieur le Maire, chers collègues,

Cette modification est surprenante à plus d’un titre.

En effet, il nous est proposé de modifier le règlement d’intervention alors que le dispositif prend fin en juin 2024. Cela signifie que les propriétaires qui souhaitent bénéficier de ce soutien doivent présenter leur demande avant le 30 juin. Pourquoi ne pas avoir prévu cette modification dès début 2023 pour nous caler sur le dispositif ANAH ? Où en est-on de l’objectif fixé de 12 logements sur la durée de l’OPAH-RU ? On comprend également, en croisant les données du rapport avec le bilan à mi-parcours du PLH, que le dispositif va s’interrompre de juillet à décembre 2024. Le bilan du PLH indique que la mise en place d’un dispositif a été étudiée dès l’automne 2023 dans le but d’aboutir à l’adoption d’une 3éme OPAH-RU 2025-2031. Qu’en est-il de ce projet ?

La rénovation du bâti ancien du centre ville permet de proposer des logements adaptés à l’augmentation des prix de l’énergie, au changement climatique ainsi que de contenir l’étalement urbain ; aussi, nous sommes favorables à ce dispositif, même s’il est décidé tardivement.

Pour.