ZAC MONNIER / Transaction

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport 16 – Concession d’aménagement « ZAC MONNIER » – signature d’un protocole transactionnel avec la SEMA

Cette concession a fait l’objet, le 03 novembre 2022, d’un avenant n° 1 permettant la prorogation de sa durée de 5 ans, soit jusqu’au 28 novembre 2027. En cours d’exécution du contrat, des surcoûts difficilement imputables à la SEMA ont été supportés par celle-ci. La SEMA a donc interpellé la Ville au sujet de ces coûts susceptibles de faire l’objet d’un contentieux. Les parties, assistées de leurs Conseils respectifs, ont engagé des négociations et accepté de rechercher une issue amiable à leurs différends afin d’éviter que ces points litigieux ne soient soumis à contentieux. Les points d’achoppement portent sur :

  • des surcoûts liés à la quote-part du parking Monnier dont il est apparu qu’il était en grande partie affecté au public et non à la ZAC. En effet, la SEMA s’est vue mettre indûment à sa charge l’intégralité du coût des travaux du parking, dans la mesure où ledit parking bénéficie essentiellement à des personnes extérieures à la ZAC ;
  • des surcoûts liés à trois acquisitions d’immeubles très fortement dégradés en limite de ZAC à la demande de la Ville et dont l’acquisition s’est révélée nécessaire pour la cohérence urbaine du secteur.

C’est dans ce contexte que la SEMA et la Ville se sont rapprochées et sont convenues de conclure un protocole d’accord ci-annexé portant sur une partie des indemnisations sollicitées par la SEMA.

Monsieur le Maire, chers collègues, Monsieur Dupuy,

Il restera donc 428 677€ à rembourser par la SEMA au plus tard le 28/11/2027, date de fin du contrat de concession, si celle-ci ne fait pas l’objet d’un avenant prolongeant de nouveau sa durée.

N’étant pas élu.e.s à la date de création de la ZAC, n’ayant pas approuvé le contrat de concession, nous ne prenons pas part au vote sur ce protocole.

Augmentation du capital de la SEMA

Conseil municipal du 4 mars

Rapport 15 – Augmentation du capital de la SEMA

La SEMA a depuis plusieurs années entamé un nouveau développement par le biais d’opérations propres et de participation à des structures externes ou de filiale (71VEST). Aujourd’hui dans un souci de poursuite de ce développement, dans ce même esprit mais également afin de se diversifier et d’élargir son objet sur des travaux sur les nouvelles formes d’énergies, il convient d’ajouter un point à l’objet social de la société qui lui permettra de procéder à l’étude, la construction et l’exploitation de toute structure ou équipement visant à créer ou mettre en valeur des énergies nouvelles et renouvelables, de même que leur location ou vente. C’est dans ce contexte que la SEMA a saisi la Ville de MÂCON afin de préciser qu’elle souhaitait augmenter son capital, modifier son objet social et connaître sa position sur cette augmentation de capital ainsi que son intention d’y participer ou non. Cette augmentation de capital interviendra en 2 temps :

  • Actuellement le nombre d’actions est de 32 790, pour une valeur unitaire de 166,70 €. Le capital social est de 5 466 093,00 € ainsi réparti : 46,66 % pour Mâconnais-Beaujolais Agglomération (MBA) et 23,33 % pour la Ville de MÂCON, le reste étant réparti entre des actionnaires privés. Par incorporation des réserves de la SEMA d’un montant de 272 157,00 € pour 32 790 actions, le capital sera porté à 5 738 250,00 € et l’action valorisée à 175,00 € sans modifier la répartition du capital entre les actionnaires.
  • Dans un second temps, il est proposé d’autoriser la SEMA à augmenter son capital social par une évolution du nombre d’actions par l’émission de 7 350 actions à la valeur unitaire de 175,00 €. La Ville de MÂCON participera à cette augmentation de capital par l’acquisition de 1 714 actions, soit 299 950,00 €, et portera la participation de la Ville de MÂCON à 1 638 700,00 € pour 9 364 actions détenues. Le capital social sera dorénavant de 7 024 500,00 € ainsi réparti : 46,67 % pour MBA et 23,33 % pour la Ville de MÂCON, le reste étant réparti entre des actionnaires privés.

Monsieur le Maire, chers collègues, Monsieur Dupuy,

il s’agit, pour la Ville de Mâcon, d’acquérir 1714 actions d’une valeur de 175€ soit un montant de 299 950€ et pour la SEMA d’augmenter significativement son capital de plus d’1 558 000€ afin de s’engager dans des études, constructions, exploitations de structures ou d’équipements en lien avec les énergies nouvelles et renouvelables y compris leur location ou vente. Ce nouvelle objet couvre plusieurs missions, c’est intéressant car il intègre la nécessité de diversifier les sources locales d’énergie en direction des renouvelables avec une maîtrise publique et encrée sur l’agglomération. Cette augmentation de capital et le nouvel objet social montrent une ambition forte de nos collectivités de se montrer présents sur l’enjeu environnemental, c’est important pour la ville et le bassin de vie.

Toutefois, est-ce le bon moment pour la SEMA de s’engager de cette façon ? En effet, les rapports suivant 16 et 18 témoignent de la complexité des opérations en cours. Du point de vu technique et commercial, les temps semblent- difficiles pour la SEMA.

Aussi, votre décision d’écarter les conseillers de l’opposition du conseil d’administration de la SEMA pèse défavorablement dans notre possible soutien à ce projet. Cette volonté de l’entre-soi dans la gestion de la SEMA, sur les projets qu’elle porte actuellement, nous interroge. Pour ces raisons, nous nous abstiendrons sur ce rapport.

Abstention.

Congrès des sapeurs-pompiers de France

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport 13 – Signature d’une convention d’objectifs entre la ville de mâcon et le comité d’organisation Saône-et-Loire 2024 du congrès national des sapeurs-pompiers de France

Monsieur le Maire, chers collègues,

après lecture du rapport et de la convention, une chose est sûre, c’est qu’on est sûr de rien… Et l’annexe jointe donne à penser que vous vous moquez du monde, celle-ci est vierge bien entendu puisque c’est le cerfa que l’association support aura à remplir une fois le congrès terminé.

Donc, Mâcon accueille le congrès national des sapeurs pompiers, promesse de remplir les hôtels et restaurants de Mâcon et sa région pendant 4 jours au moins avec des retombées commerciales inestimables mais certaines. Très bien. Surtout, nous saluons l’engagement des sapeurs pompiers qui au quotidien, assurent secours à la population.

Pour.

Vente des Halles

Conseil municipal du 4 mars 2024

Rapport 7 – Avenir des Halles – cession du tènement immobilier situé 27 rue des minimes à Mâcon à la sas OMC PROMOTION

Monsieur le Maire, chers collègues,

cette cession illustre votre échec du service municipal de la mission commerce. Sans moyens, sans stratégie lisible, voilà à quoi nous arrivons !

Les Halles Saint Pierre auront coûté cher au contribuable, à tout le moins 1,9 millions d’€ et le fruit de la cession ne couvrira pas les sommes investies. Sur ce point, les mâconnais ont le droit de connaître ces montants précis, tant en investissement qu’en fonctionnement depuis leur mise en service, tant par la Ville que par l’agglomération MBA. C’est cela que nous aurions voulu trouver dans les 85 pages que comporte ce dossier. Information bien utile pour apprécier justement le montant de la transaction.

Par ailleurs, une fois de plus, une seule voie pour gérer ce sujet : la vente. Pourquoi ne pas conserver la propriété des lieux et louer les locaux à la SAS OMC promotion ? Une opération de spéculation immobilière n’est-elle pas déjà prévue ? A l’heure ou l’agglomération est dotée d’une foncière à visée économique (71vest), cette décision de céder cet espace à une société privée semble à contre courant et incompatible avec les intérêts des Mâconnais.

Nous sommes opposés à cette cession et voterons contre.

Externalisation de missions d’urbanisme

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport n°4 – Externalisation temporaire des missions d’instruction des autorisations d’urbanisme en application de l’article l.423-1 du code de l’urbanisme

La loi ELAN (loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018) a modifié l’article L. 423-1 du Code de l’urbanisme en y inscrivant la possibilité de confier l’instruction des demandes d’autorisations du droit des sols à des prestataires privés. Du fait du maintien d’un nombre important de dossiers d’autorisations du droit des sols à instruire depuis 2020, de la difficulté à pourvoir les postes d’instructeurs du droit des sols et en application de l’article L. 423-1 alinéa 8 du Code de l’urbanisme, il apparaît nécessaire d’ouvrir la possibilité de confier à un prestataire extérieur l’instruction d’une partie des demandes de permis de construire et de démolir, de certificats d’urbanisme opérationnels, ainsi que d’une partie des déclarations préalables. Il convient de préciser que la Commune demeure décisionnaire et signataire de l’ensemble des décisions relatives aux demandes d’autorisation du droit des sols, cette externalisation est ainsi limitée aux seuls actes d’instruction. Par ailleurs, l’externalisation demeure sans conséquences pour les pétitionnaires puisque celle-ci ne remet pas en cause la règle du guichet unique en Mairie et n’entraine aucune charge financière pour les pétitionnaires.

Monsieur le Maire, chers collègues,

vous nous proposez d’approuver le principe de recourir à un prestataire privé mais une donnée reste inconnue, c’est l’incidence financière pour la collectivité ?

Vous évoquez la difficulté de recrutement, ce qui est le cas pour de plus en plus de métiers dans la fonction publique, tout versant confondu.

On pourrait y voir aussi un manque d’anticipation et une gestion prévisionnelle des métiers et des compétences, rigoriste, obéissant essentiellement à la ligne fixée par votre majorité : contenir les charges de personnel, quitte à réduire le service. C’est ainsi que la part des charges de personnel dans le budget de fonctionnement baisse depuis 2021, passant de 57,65 % en 2021 à 54,79 % en 2023, c’est presque 1 point de moins qu’en 2019 !

Il est temps d’agir en mettant en place de véritables mesures d’attractivité au plan national. Ainsi, Monsieur le député, si vous voulez vous rendre utile, un véritable rattrapage des rémunérations est nécessaire. La valeur du point d’indice doit être revue à la hausse ; 4,92€ depuis le 1er juillet 2023, sa valeur a augmenté de 0,25€ en 7 ans, compensant exactement la valeur de l’inflation 2023. Augmenter les rémunérations des fonctionnaires, c’est redonner de l’attractivité au secteur public et assurer aux administrés un service indépendant, juste et qui assure l’égalité de traitement entre les administrés. Dans le domaine de l’instruction du droit du sol comme pour les autres compétences attribués aux communes, c’est indispensable.

Notre volonté n’est pas de ralentir l’instruction des dossiers mais d’alerter sur la situation de l’emploi public, aussi, nous ne prendrons pas part au vote sur cette délibération.

Contribution publique sur PLUI de la CC du Tournugeois – 20 mars 2023

Mesdames, Messieurs les Commissaires enquêteurs,

Je m’exprime ici en tant que citoyenne mais également en tant qu’élue locale : mon mandat au conseil communautaire de MBA m’offre la possibilité d’être déléguée au PETR qui lui-même porte le futur schéma de cohérence territoriale (SCOT) dont relève la Communauté de communes du Mâconnais Tournugeois.

Au vu des divers documents présentés, au vu également de divers avis émis par les PPA, il apparait que ce projet de PLUI va à l’encontre des orientations et de la philosophie des documents supra en matière d’aménagement, à savoir le Sraddet et la loi Climat et Résilience, qui recommandent de manière forte de réduire la consommation d’espace, s’agissant notamment de terres agricoles.

Ce projet de PLUI est ainsi totalement perverti par le parc « ECLAT » (AOP entrée nord de Tournus), projet à caractère privé mais porté pour l’heure par le Conseil départemental. Il s’agit d’artificialiser pas moins de 14 ha de riches terres agricoles pour un projet dont le bien-fondé économique et structurant reste discutable.

L’absence de SCOT contraignant une artificialisation débridée aurait pu en être la cause.
Mais non, puisque de manière plus que surprenante, si la Communauté de communes du Mâconnais-Tournugeois prévoit bien d’artificialiser 17 ha pour du développement économique dans les années à venir (documents de travail SCOT), elle a purement et simplement exclu de ce champs le projet Éclat, qui n’est pourtant rien d’autre qu’un projet de développement économique et touristique.
Dans la même idée, le classement actuel en « équipement public » dans ce projet de PLUI est incorrect.

Par ailleurs, la détermination des besoins de constructibilité pour la commune de Tournus aurait dû être revue au regard des nouvelles données parues en 2019. Les projets nous sont proposés sur la base d’un accroissement théorique de la population alors que les derniers chiffres de l’Insee affichent un recul démographique.

Pour une analyse fine et précise des points bloquants, je me permets de vous renvoyer aux contributions 6 et 7 de l’enquête publique, ainsi que les avis très nuancés de la MRAE et de l’INAO.

Concernant le bien-fondé économique du projet ECLAT, nous étions en droit d’attendre un avis de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Or, si elle n’y fait aucunement référence, la CCI pointe la nécessité d’effectuer un recensement des friches industriels, bâtiments désaffectés et autres sites abandonnés qui mériteraient d’être réinvestis pour de nouvelles activités économiques.

Je conclurai en affirmant mon opposition à ce projet et en reprenant l’avis de la MRAE : « le projet ECLAT est très consommateur d’espace et mériterait une réflexion spécifique au niveau du PLUi en termes de choix d’implantation et d’impact potentiel sur l’environnement. La restitution du travail mené est insuffisante pour savoir, à la lecture du document, si les espaces à urbaniser ont fait l’objet d’une véritable analyse des enjeux environnementaux ».

Conseil communautaire MBA – rapport Places en crèche publique – 10 octobre 2021

RAPPORT 12 – petite enfance – Approbation du contrat de coopération public-public entre le département et MBA

Mesdames et messieurs, ce rapport fait état de 22 530 projets d’embauche en Saône-et-Loire en 2022.
C’est considérable et signe d’une belle reprise économique.

Et c’est forte de ce constat que notre agglomération souhaite aujourd’hui contribuer à lever les freins à l’emploi, en agissant directement sur des possibilités de garde d’enfant qui effectivement posent problème sur l’ensemble de notre territoire et plus particulièrement encore à Mâcon.

Et c’est pourquoi ce soir, on nous demande de voter sur le développement de notre offre d’accueil en proposant, pas moins de 3 places dédiées à des enfants dont les parents bénéficiaires du RSA sont susceptibles d’être orientés sur un emploi. C’est considérable !

Non je plaisante bien sûr.

Et c’est même tout à fait dérisoire à l’échelle de l’agglomération.
Si je reprends les derniers chiffres dont je dispose, et qui remontent au mois d’aout 2022, on comptait près de 4000 bénéficiaires du RSA socle c’est-à-dire sans revenus et demandeurs d’emploi en Saône-et-Loire.
Votre annexe fait quant à elle mention de 931 bénéficiaires du RSA emploi au 31/12/2021, sans préciser s’il s’agit de l’échelle département ou agglo.

Statistiques trimestrielles Pôle emploi (pole-emploi.org)

Donc on ne peut évidemment pas désapprouver ce contrat de coopération 2022-2023 qui prendra fin en mars 2024. Et nous ne pouvons que nous satisfaire de la participation du Département, aussi bien en moyens humains pour l’accompagnement qu’en moyens financiers pour l’aide à la mobilité. Encore peut-on s’interroger sur les doublons en la matière….

Mais concrètement, (et entendonsnous bien, si je reprends l’annexe 1 du contrat de coopération lui-même annexé au présent rapport, concernant la garde d’enfants), il ne s’agit que de réserver 3 places au sein de l’ensemble des structures d’accueil collectif de MBA.

Et cela nous renvoie malheureusement à une autre annonce de MBA il y a quelques mois de cela, avec la labellisation d’une crèche (oui, une seule à l’échelle de l’agglomération, à savoir la crèche des Blanchettes) dans le cadre du dispositif AVIP (c’est-à-dire à vocation d’insertion professionnelle) porté par l’État et les CAF au niveau national.

Cette décision avait fait grand bruit en début d’année avec de pleines pages dans les journaux locaux, je cite
– article JSL du 26/12/21 : Des places en crèche spéciales pour les enfants de demandeurs d’emploi
– article JSL du 7/03/22 : Des places en crèches réservées pour aider les parents à trouver un emploi
– Ou encore un article dans Mâcon infos lui aussi du 7 mars dernier et qui nous précise comment entrer dans les principes du dispositif : je cite

« Les crèches Avip réservent des places aux enfants de moins de trois ans de parents en situation active de recherche d’emploi ou d’insertion et permettent à ces derniers de bénéficier d’un accompagnement social et professionnel intensif en vue de leur intégration durable sur le marché du travail. L’établissement labellisé AVIP s’engage notamment sur un objectif d’accueil d’au minimum 20% d’enfants de moins de 3 ans dont les parents sont dans une démarche active de recherche d’emploi (soit 8 places pour la crèche des Blanchettes) avec un temps d’accueil hebdomadaire de huit à dix heures pour ces enfants, puis l’assurance d’une place d’accueil pérenne lorsque le parent bénéficiaire retrouve un emploi.

Faute d’avoir voté cette convention en conseil communautaire, je me suis tournée vers les décisions du bureau prise en fin d’année dernière et effectivement il apparait que le bureau permanent a approuvé une convention de partenariat entre la Caf de Saône-et-Loire et les acteurs de l’insertion professionnelle visant à labelliser une crèche à vocation d’insertion professionnelle à partir du premier janvier 2022.

(Conseil communautaire de 9/12/21 – Projets de Rapports – p. 93 – décision 2021-85 du bureau permanent).

Nous sommes ici invités à nous référer à l’annexe or elle n’est pas jointe à la décision. D’ailleurs, hormis dans la presse, nous ne disposons d’aucune information sur ce dispositif et même notre site internet n’en fait aucunement mention.

Et pour cause : après avoir dû me renseigner à titre professionnel pour d’éventuels bénéficiaires, il apparait que ce dispositif qui devait proposer 8 places (et je vous accorde que c’est bien peu) ne propose en réalité aujourd’hui que 2 places AVIP.

2 places pour toute l’agglo, et celles-ci sont bien évidemment déjà attribuées. Et il n’y a donc aucune possibilité avant janvier 2023 sur ce dispositif car en réalité aucune place n’a été créée, aucun moyen n’a été affecté.

J’en viens à ma conclusion.

Nous observons ces dernières années la création de différentes crèches à caractère privé, or le nombre de places dans les établissements publics n’évolue pas, pénalisant une fois encore les plus défavorisés. Ce sont des choix politiques me direz-vous. Certes, mais alors pourquoi tant de communication sur des dispositifs permettant l’insertion, autant d’élus mobilisés pour de telles inaugurations ?

Et pour les habitants, comment envisager une démarche d’insertion, comment préparer un retour à l’emploi dans ces conditions ?

Donc permettez-moi de vous demander quand est-ce que notre agglomération s’emparera vraiment du problème, à savoir aider les plus précaires à accéder à l’emploi ?

Je ne voterai pas contre ce rapport, je ne prendrai tout simplement pas part au vote car une fois de plus, vos propositions sont dérisoires au regard des enjeux et des besoins de la population.

Conseil Municipal – Rapport vidéosurveillance – 03 avril 2023

Rapport 18 sur la vidéoprotection

M. le Maire, chers collègues

Dans ce budget primitif 2023 p.19, nous apprenons par l’annexe 2 de la Section d’investissements les montants du programme d’extension de la vidéoprotection pour l’année en cours.
Il s’agit d’installer pas moins de 29 nouvelles caméras.  Pour un budget total de 246 K€ (245 936,92 €), dont la moitié à notre charge.

Soit. Mais justement, pourriez-vous être un peu plus précis sur cette nouvelle dépense et surtout sur celles qui l’ont précédée.
L’exercice 2022 voté précédemment fait état de multiples achats de caméras (51 si j’ai bien compté), tout au long de l’année, à des tarifs très variables, allant de 3 000 à 16 000 € sans plus de précision pour un budget d’environ 425 000 €. Il est en revanche beaucoup plus difficile d’estimer les coûts d’entretien et de maintenance.

Pouvons-nous donc avoir connaissance en toute transparence de ce que nous coutent réellement ces innombrables caméras, ainsi que les services qui leurs sont rattachés : maintenance, surveillance, centre de supervision, etc…

Idem pour 2023, quel montant d’entretien est prévu ?
De la même manière, compte-tenu du caractère pluriannuel de ce programme, pourriez-vous nous faire un état, maintenant presque à mi-mandat, de l’efficacité de ces caméras : nombre d’affaires résolues, nombre d’enquêtes réellement facilitées par leur usage, baisse ou non des incivilités depuis leur installation….
J’ai bien lu, comme tout le monde, l’article de presse grand public paru la semaine dernière : s’il vante sans réserve les mérites de ce dispositif en s’appuyant sur quelques faits divers récents, il ne s’agit en aucun cas d’un véritable argumentaire et encore moins d’une analyse comparative entre différents territoires. Il y a un an, lors d’une intervention semblable, vous nous aviez pourtant indiqué que vous seriez en mesure de nous présenter ce type de données.

Tous les élus qui doivent se prononcer ce soir sont en droit, puisqu’ils votent les budgets, d’avoir une information autrement plus précise qu’un dossier de presse à destination du grand public.

Donc qu’en est-il réellement de cet état des lieux à l’heure où nous engageons notre collectivité dans de nouvelles dépenses en matière de vidéosurveillance ?

Je vous remercie.

Courrier au maire – Arbres du parking Tourneloup – 12 mai 2023

Monsieur le Maire,

Nous avons eu le regret de constater ce 3 mai 2023 la coupe et l’enlèvement de la vingtaine d’arbres présents depuis de longues années parking Tourneloup.

Or, la loi* nous le rappelle : « les alignements d’arbres qui bordent les voies ouvertes à la circulation publique constituent un patrimoine culturel (…) en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l’objet d’une protection spécifique ».

Il est ainsi interdit d’abattre un ou plusieurs arbres de ces alignements sauf s’il est démontré que l’état sanitaire ou mécanique du ou des arbres enlevés présente un danger pour la sécurité des personnes ou des biens.

Vous annoncez, par communiqué de presse en date de ce mercredi 10 mai que « la Ville de Mâcon a réalisé un diagnostic sanitaire et sécuritaire des arbres bordant le parking Tourneloup [et que] leur état physiologique s’est avéré particulièrement préoccupant ».

C’est pourquoi nous vous demandons aujourd’hui de nous apporter dans les meilleurs délais les éléments qui expliqueraient chacun de ces abattages : étude phytosanitaire justifiant de l’état des arbres et éléments attestant du risque encouru, déclaration préalable et demande d’autorisation auprès du représentant de l’État, ainsi que les conclusions dudit représentant.

Dans l’attente de ces éléments, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Groupe d’élus municipaux
Mâcon Citoyens,

Catherine Amaro

*Article L350-3 du Code de l’environnement
Article L350-3 – Code de l’environnement – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

Conseil municipal – intervention sur Chaintré – 18 septembre 2023

Mesdames et messieurs, M. le Maire, M. l’adjoint aux sports,

Deux points dans cette intervention, le Yacht Motor Club puis le centre équestre de Chaintré

Tout d’abord, je souhaite revenir sur la subvention au Yacht Motor Club pour laquelle nous avons été invités à signer une convention d’objectifs le lundi 19 juin dernier.

Il y était précisé, page 2 que, concernant les subventions exceptionnelles, le versement était subordonné à l’exercice d’une activité effective conforme à l’objet de la convention et à la présentation du budget financier du réalisé.
Je ne doute évidemment pas de l’effectivité de la manifestation mais aucune annexe, aucun montant justifiant du réalisé et venant expliquer les 25 000 euros de participation aux frais d’organisation de la manifestation.

Et précisément, vous faites bien de nous rappeler, en toute fin de rapport, l’article 10 de la loi du 12 avril 2000 concernant les subventions de plus de 23 000 euros et j’ajouterai qu’il fait lui-même l’objet d’une précision avec l’article 18 de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 dite « Pour une République numérique » et plus spécifiquement encore avec le décret n° 2017-779 du 5 mai 2017 relatif à l’accès sous forme électronique aux données essentielles des conventions de subvention.

Et d’un autre arrêté en date du 17 novembre 2017 précisant les conditions de ces mises à disposition du public,

JE CITE :

« Les données essentielles mentionnées au paragraphe de l’article 1er sont mises à la disposition du public gratuitement, en consultation ou en téléchargement, sur le site internet de l’autorité ou de l’organisme attribuant la subvention, au plus tard trois mois à compter de la date de signature de la convention ».

Nous avons voté la convention ici même le 19 juin 2023. Cela fait donc précisément 3 mois que nous attendons des éléments.

Loi 12 avril

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000033219132/2017-04-19

Subventions versées par les pouvoirs publics | Associations.gouv.fr

J’en viens maintenant rapidement à mon deuxième point, à savoir la transparence quant aux activités sportives à Mâcon

Mon intervention ne porte pas directement sur le point 7 mais sur les décisions prises depuis notre dernier conseil, décisions prises au titre de l’article 2122-22 du code général des collectivités territoriales.

Car M. le maire, si rien ne vous interdit d’agir au titre de cet article, il est de notre droit et même de notre devoir de vous interroger sur des décisions particulièrement impactantes et qui ne concernent pas le fonctionnement ordinaire de la municipalité.
Il nous est généralement impossible d’y revenir puisque aussitôt après nous avoir demandé de prendre acte, vous clôturez la séance.

J’en viens donc rapidement à nos interrogations quant à la transparence sur le financement des activités sportives à Mâcon.

Le 27 juin, M. Payebien, vous avez attribué dans le cadre des décisions du maire sur la base de l’article 2122-22 du code général des collectivités territoriales, des marchés de travaux pour le centre équestre de Chaintré. Décision 248-2023 pour la construction de 200 boxes à chevaux.

Pour un montant de 1 090 673 euros en gros œuvre, 1 138 000 pour un ensemble barns et 80 621 en électricité.

2 300 000 € ! Et tout cela sur la ligne budgétaire JO 2024. Cela laisse perplexe et c’est plus que le budget total des associations Mâconnaises hors CCAS.

Sachant que le budget primitif en matière d’investissements prévisionnels était de 707 000 € en immobilisations pour ce qui est des équipements touristiques et de loisirs.

Comment peut-on en arriver à un tel dépassement ?

Plus tard, le 11 juillet décision 272-2023 il s’agissait de procéder à l’acquisition de chevaux pour, je cite là aussi, la cavalerie du centre équestre. 48 000 € hors taxe pour un cheval, de nouveau 48 000 € pour un double poney ou encore 10 000 € pour un shetland.
106 000 € pour trois chevaux ! La dépense sera cette fois imputée sur la ligne budgétaire 2188 4144 34 51 0205D… Intéressant, d’autant qu’ici nul ne sait ce qu’elle recouvre.

Un journal local, en date du 13 septembre, annonçait d’importants travaux pour le bien-être des chevaux, avec des boxes équipés de solariums et de salle de douche, mais sans en mentionner le montant. Rien non plus sur les recettes et quelle structure en bénéficie.

Pourrionsnous avoir quelques explications sur ces budgets véritablement somptuaires, j’entends par nous, les conseillers municipaux ici présents mais surtout l’ensemble de la population Mâconnaise qui est appelée à financer ce centre équestre ?