Que faire des terrains à Saint Jean le Priche

Intervention au conseil municipal –
Projet de rapport n° 21 : Acquisition d’un terrain à Saint-Jean-Le-Priche

Vous nous avez répondu en Commission n°3 que ce terrain servira de réserve foncière pour une zone classée 2AU, c’est-à-dire destinée à accueillir une urbanisation future : on comprend qu’il y aura un jour des logements neufs à cet endroit.

L’acquisition de ce terrain n’est-elle pas plutôt une opportunité pour la ville de créer un espace de maraîchage, afin d’alimenter la cuisine centrale et les cantines des écoles de Mâcon en produits sains et locaux, plutôt que de bétonner 34 000 m² supplémentaires ?

Les terres agricoles sont des ressources rares sur notre commune, et la question d’approvisionner la ville en produits ultra-locaux se pose déjà comme une nécessité pour lutter contre le changement climatique.

Bien sûr, il ne s’agit pas de plomber la commune en achetant des dizaines de parcelles à urbaniser à des fins agricoles. Encore que, les terres cultivables seront peut-être un jour plus précieuses que les terrains à bâtir… Et je pense que ce jour n’est pas si loin que cela. Nous pourrions peut-être anticiper ces reconquêtes agricoles dans le futur PLU.

Cette acquisition vise d’après vous à éviter des constructions que la ville ne souhaite pas voir, mais nous ne cautionnons pas pour autant un projet qui vise, in fine, à poursuivre l’étalement urbain à Mâcon, alors que le centre ville compte de nombreux logements vacants. Aujourd’hui le président de la République s’est d’ailleurs dit favorable aux réhabilitations de bâtiments plutôt qu’aux nouvelles constructions. Il veut aussi mettre fin à l’artificialisation des sols.

Nous nous abstiendrons sur ce vote.

Quid de la pollution liée à la publicité

Intervention au Conseil Municipal –
Projet de rapport n°25 : Révision du règlement local de publicité

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Afin de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, il paraît inévitable de revoir nos manières de consommer. Et pour consommer moins, et consommer mieux, il convient de réguler la publicité, afin de réduire les incitations à la surconsommation.

Cette révision du règlement local de publicité offre à notre ville une occasion de prendre les devants, vis-à-vis d’un cadre réglementaire qui va nécessairement évoluer sur la question dans les années qui viennent.

Je vous renvoie à une proposition de la Convention citoyenne pour le climat : Interdire de manière efficace et opérante la publicité des produits les plus émetteurs de gaz à effet de serre, sur tous les supports publicitaires. Il pourrait être opportun d’intégrer cette proposition dans le futur règlement.

C’est aussi l’occasion pour notre ville de prendre position sur la question des écrans publicitaires numériques. Ces affichages ne constituent pas un progrès : ils sont à la fois énergivores et désagréables pour les habitants. Voulons-nous cela pour notre ville ? Or dans ce projet de rapport on ne comprend pas bien si vous y êtes favorables ou non…

Baisse significative des subventions aux écoles

ANNÉE SCOLAIRE 2020/2021,
20% DE SUBVENTION EN MOINS POUR LES ÉCOLES À MÂCON !
LES COMPTES SIMPLISTES DE LA VILLE.

Dix mois d’école égale 100 % ; deux mois de confinement égale 20% ; donc les crédits de vie scolaire seront diminués de 20 % pour la prochaine année scolaire ; simple, rapide, efficace… c’est ce qu’a pensé le maire de Mâcon quand sa 1ère adjointe a adressé aux directeurs d’école un courrier les informant de cette décision en précisant que tous les services seraient impactés. Nous disons : simpliste, bâclé, inconséquent.

Simpliste parce que deux mois de non présence en classe au printemps 2020 ne signifient pas deux mois de moins sur l’année suivante. Mais le maire préfère parler simpliste car il croit les habitants en général et, dans ce cas, les parents, incapables de comprendre les sujets complexes.

Car le sujet est complexe effectivement :

  • La non-présence dans les locaux ne signifie pas rupture d’école, les enseignants ont travaillé, fourni des cahiers, des photocopies aux enfants qui en avaient besoin,
    ils se sont parfois équipés de matériel informatique performant à leur frais.
  • La Ville a engagé des dépenses supplémentaires pour le budget municipal dues au Covid et a eu des recettes non encaissées, comme la taxe de séjour ou les PV.
    Certes, mais il y a aussi des dépenses annulées et une aide à venir de l’Etat.
    La Ville n’a même pas attendu le Projet de loi de finances rectificatif paru le 10 juin
    et qui précise les mesures d’aide aux collectivités locales

Bâclé car il est trop tôt pour réaliser ce bilan global qui seul peut donner la vraie mesure des conséquences de la crise sur le budget municipal et dont on peut espérer qu’il sera rendu public. Dans ce contexte était-il vraiment urgent et nécessaire de bâcler une décision qui au pire porte sur 40 000 euros… d’autant plus quand on connait le montant du matelas financier de la Ville.

Inconséquent car c’est commencer par d’abord faire porter la crise sanitaire aux enfants mâconnais. Alors même que les enseignants vont se retrouver face à des écarts de niveau scolaire qui se seront aggravés pendant la crise, ils vont devoir réduire leurs achats de matériel pédagogique, de livres, de fichiers pour faire travailler les plus jeunes élèves, de renouvellement du petit matériel sportif. C’est tout simplement inadmissible.

A ce jour, la ville de Mâcon est la seule de Saône-et-Loire à procéder ainsi, alors qu’a contrario elle n’a mis aucun dispositif particulier en place pour soutenir les familles en difficulté. 

Alors que le Défenseur des droits, Monsieur Toubon, estime que « les enfants et les enfants scolarisés entre la maternelle et la fac seront probablement parmi les principales victimes quand on fera le bilan de cet épisode de pandémie », la Mairie de Mâcon se soucie bien peu des jeunes mâconnais.

Le Collectif Mâcon Citoyens

Début de mandat

Intervention AU conseil municipal –

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Nous débutons ce mandat à un moment crucial. Un moment durant lequel adapter notre territoire aux enjeux contemporains signifiera faire de l’écologie une priorité. Notre priorité.

L’épidémie de Covid-19 ne doit pas nous faire oublier que le dérèglement climatique s’aggrave jour après jour. Les 4 dernières années ont été successivement les plus chaudes jamais enregistrées. Je ne veux pas vous faire peur, mais voici le record de température établi à la station Météo France de Mâcon l’an dernier : 39 °C, le 24 juillet 2019. On est à quelques dixièmes du record absolu de la canicule de 2003.

Les prévisions pour cet été ne rassurent pas. La Saône-et-Loire compte ainsi parmi les 11 départements français classés rouge concernant le risque de sécheresse. Le JSL titrait d’ailleurs ce vendredi 22 mai : « C’est pas l’été et la terre a déjà soif ». Nous souffrirons tous de la hausse des températures, d’une manière ou d’une autre.

Dans le même temps, la vie sauvage est en train de disparaître à une vitesse jamais observée. Une espèce sur 8 est menacée de disparition à court terme. Or cette biodiversité nous est indispensable : elle produit l’oxygène et la nourriture, pollinise nos cultures, séquestre le CO2 et contribue plus simplement au bien-être de tous.

Pour continuer à vivre dignement dans les années qui viennent, nous ne devons pas nous habituer aux changements, et surtout pas nous résigner. Nous devons agir avec force.

La crise de Covid-19 a fait évoluer les comportements et les attentes vis-à-vis de l’environnement. De plus en plus de Mâconnais souhaiteront se déplacer à vélo pour aller travailler, prendre le train plutôt que la voiture, offrir à leur enfant une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, privilégier les commerces de proximité, et sauvegarder des espaces tels que la forêt de Sennecé.

Il va falloir suivre, et même prendre les devants. Or l’écologie ne se saupoudre pas. Vous contenter de dérouler le programme pour lequel vous avez été élus ne suffira pas. J’espère sincèrement que vous serez à la hauteur des enjeux.

Déclaration Elus Mâcon Citoyens

Ce premier conseil municipal intervient plus de deux mois après les résultats du premier tour et surtout après une période de confinement éprouvante pour toutes et tous. Les résultats dès le premier tour des élections renouvèlent pour un quatrième mandat, Monsieur Courtois et ses colistiers. Mais ne nous y trompons pas, avec une telle abstention (68%), le plus haut niveau jamais atteint pour cette élection locale, la préférée des Français, nous pensons que cette assemblée a été mal élue… la modestie de chacun, chacune est requise.

L’heure n’est plus aux remerciements à nos électeurs, tant les préoccupations sont tout autres : après avoir dû faire face à la pandémie, aux contraintes et aux difficultés liées au confinement, il s’agit à présent de faire face à la période de transition qui s’ouvre pour un temps peut-être encore plus incertain que le confinement passé. La société doit se recréer avec de nouvelles façons de faire dans les gestes du quotidien… et des efforts doivent être consacrés à la construction d’une économie différente ; et des solidarités sont à réinventer, de même, la Démocratie doit être développée.

Alors, oui, nous sommes heureux d’être là, avec six élus, tous en conscience des enjeux qui vont guider notre action ; et chaque fois que nécessaire, nous nous opposerons aux décisions que nous estimerons ne pas être en faveur de l’intérêt général. Cela tout en gardant chacun, une indépendance sur nos décisions ; car en nous présentant devant les électeurs, c’est aussi cette dimension que nous proposons. Nous réfléchissons ensemble, trouvons le compromis, mais nous nous autorisons de n’être pas d’accord et nous nous engageons à le motiver devant l’assemblée, devant nos électeurs et plus généralement les habitants de Mâcon. Nous ne sommes pas des élus godillots.

La crise sanitaire s’inscrit dans les crises – économique, sociale et environnementale – préexistantes et liées aux décisions politiques de libéralisation du secteur de la santé, que, vous, Monsieur Courtois, avez validé tout au long de votre long exercice politique – national – en tant que sénateur et local en tant que maire. Le vers est entré dans le fruit dès la Loi Juppé qui mettait un premier coup de couteau au cœur du service public de santé et particulièrement à l’hôpital public, puis la Loi Hôpital Patient Santé Territoire de Mme Bachelot – aujourd’hui reconvertie en amuseuse du Paysage Audiovisuel Français – continuait la sape du système hospitalier, détruisant au passage les éléments de démocratie qui l’organisait par la suppression des Conseils d’administration des hôpitaux remplacés par les conseils de surveillance, vidés de toute substance démocratique. Vous avez voté cette loi lorsque vous étiez sénateur, vous êtes comptable de cette décision et de ses conséquences. Durant votre précédant mandat, vous avez refusé la création du centre municipal de Santé que je proposais et validé celui créé par le conseil départemental ; c’est un peu votre signature : vous trouvez toujours à faire payer les équipements mâconnais par d’autres collectivités – le département, l’agglomération…

Maintenant, il s’agit, ici, de décider des politiques publiques locales au service des administrés. Nous savons toutes et tous que notre planète et ses ressources sont limitées au contraire de notre imagination. Mise au service de la finance mondialisée et d’intérêts particuliers, toujours plus nombreux sont ceux à s’accorder aujourd’hui sur le désastre de telles décisions. Il s’agit de développer les projets dont l’impact environnemental préservera la biodiversité tout en redonnant vitalité à notre ville ;

  • une vitalité retrouvée pour l’habitat existant, pour le commerce de centre ville et les familles qui en vivent ;
  • une vitalité retrouvée pour le tissu associatif qui ne peut se résumer à un soutien massif aux activités sportives tournées vers la compétition au détriment du sport loisir et santé et de son accès à toutes et tous ;
  • une vitalité renforcée pour les acteurs de la sphère sociale qui doivent être épaulés pour mener à terme leurs projets. Alors qu’ils ont été en première ligne pendant la phase aiguë de la pandémie, ils n’ont pas reçu le soutien dont leurs bénéficiaires avaient tant besoin ;
  • une vitalité économique tournée vers le secteur industriel du réemploi, de l’économie circulaire et de l’agriculture urbaine, de véritables moyens de fixer la population dans la ville centre, la réduction des déplacements pendulaires restant un enjeu environnemental important ;
  • une vitalité démocratique à inventer, loin des réunions d’information organisées sous votre mandat précédant mais une pratique qui implique davantage la concertation pour recueillir l’expertise des habitants et leurs besoins exprimés, un travail transversal des élus dans le but d’établir une «stratégie climat », une place pour les élus de l’opposition qui va plus loin que ce que le droit prévoit, et enfin, une transparence renforcée.

Ce discours peut avoir l’allure de rejouer la campagne passée mais c’est parce qu’elle n’a pas eu lieu, cette campagne. La déclaration tardive de votre candidature vous a permis de vous soustraire au débat d’idée. Vous avez privé les électeurs mâconnais de ce temps de confrontation des projets, moment nécessaire à un choix éclairé ; usant de publi-reportages, c’est le « Coup d’état permanent », cela faisait le jeu de votre réélection mais au prix d’une abstention bien au-delà de la moyenne nationale, renforcée par la pandémie.

Concitoyennes, concitoyens, la transition qui s’annonce est une formidable opportunité pour tenter de réparer les erreurs commises, erreurs dont la responsabilité est collective, soit d’avoir produits les idées qui y ont menées, soit de n’avoir pas su s’y opposer suffisamment, soit de n’avoir pas su proposer autre chose, soit d’avoir été sourds aux alternatives. Cette période est donc enthousiasmante et nous, élus Mâcon Citoyens, comptons bien porter tous projets et initiatives qui concourent à rendre notre territoire adapté aux enjeux contemporains.

Eve Comtet Sorabella.

Parc photovoltaïque à la Grisière

La ville renonce-t-elle à toute maîtrise sur l’énergie renouvelable ?

Le 23 avril 2020, la mairie de Mâcon a fait paraître dans la presse un avis d’appel à candidature concernant l’installation d’un parc de cellules photovoltaïques d’environ 4 hectares dans le secteur de la Grisière. Ce dossier soulève quelques questions.

Tout d’abord, la démocratie est-elle respectée par le maire ? Le lancement du marché n’a fait l’objet d’aucun débat en Conseil municipal, le dernier datant de décembre. Il n’y a pas eu non plus d’information en direction des élus, qui découvrent dans la presse la teneur du dossier.

De manière plus générale, comment peut-on envisager, à l’heure de la transition énergétique, de traiter pour les années à venir le sujet de la production des énergies renouvelables pour la ville et l’agglomération sans une réelle approche citoyenne associant élus de Mâcon et de la MBA, experts et habitants de l’agglomération ?

Les élus sont en droit de l’espérer d’autant qu’au cours de ses mandats passés, M. le Maire a fait l’impasse totale en la matière. En effet, aucun bâtiment public communal n’a été, par exemple, équipé de panneaux photovoltaïques. La rénovation prochaine des toitures de plusieurs écoles ne serait-elle pas l’occasion idéale d’installer de tels équipements ?

Ensuite, comment se présente ce projet de la Grisière ? Monsieur Jean-Patrick Courtois a fait le choix de confier l’exploitation de ce parc photovoltaïque à un opérateur privé moyennant un bail emphytéotique (bail d’une durée de 18 à 99 ans pouvant éventuellement être cédé). La commune renonce, de fait, à toute maîtrise de cet équipement pour le futur, tout en abandonnant son terrain pour une très longue durée, tout comme elle a déjà fait le choix, discutable, de déléguer la gestion de sa nouvelle chaufferie.

Au fait, à qui cette électricité profitera-t-elle ? A l’heure où la crise du Covid-19 doit nous pousser à bâtir des territoires plus autonomes, se pose donc la question de l’ambition d’une indépendance énergétique de la ville et plus globalement de l’agglomération grâce à une production d’énergie verte. L’agglomération doit viser aussi d’être un territoire à énergie positive.

Il est temps de construire, dans une vision globale, une vraie politique de l’énergie, qui selon nous consiste à :

  • passer à la vitesse supérieure pour les économies d’énergie (isolation des bâtiments avec une réelle prise en compte de l’accès pour les plus démunis, éclairage…) ;
  • être une collectivité productrice de son énergie et bénéficiaire directe de son investissement ;
  • être une collectivité qui décide de la destination de sa production (dont transports en commun…) ;
  • associer davantage les citoyens et les élus dans une démarche de co-construction de tels projets énergétiques et urbanistiques.

Les élus de la liste Mâcon Citoyens au Conseil municipal

Eve Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Rida Ben Salah, Delphine Mermet et Eric Ponchaux

Le communiqué sur Mâcon Infos

Le communiqué sur le Journal de Saône-et-Loire

Pour une offre éducative renforcée cet été

Lors d’une visite à l’école des Perrières qui venait de rouvrir ses portes,
 madame Carle-Viguier a déclaré :

« Il y a des familles qui vont être dans des situations terribles, en perte d’emploi, voire sans revenu, et qui ont grand besoin que tous les services de l’Etat et des collectivités retrouvent rapidement un fonctionnement normal ou presque ».

Le constat est juste mais on ne peut pas se contenter de retrouver un fonctionnement normal car la situation n’est pas et ne sera pas normale dans les mois qui viennent ; 
il faudra un fonctionnement adapté à des difficultés nouvelles pour les familles et en particulier les enfants.

De nombreux enfants mâconnais, 5% selon l’inspectrice de l’Éducation Nationale
 de la circonscription de Mâcon-Sud, sont en difficulté scolaire faute d’avoir eu un bon équipement informatique pendant le confinement. Par ailleurs la rectrice de Bourgogne déplorait que les enfants des quartiers « politique de la ville » soient moins retournés
 à l’école que ceux de familles plus aisées.

En outre, de nombreuses familles ont tout simplement du mal à s’alimenter.
 Des clignotants sont au rouge : le Secours populaire fait un appel aux dons ; 
la préfecture annonce que environ 10% des foyers du département ont bénéficié 
de l’aide de solidarité , ce qui extrapolé à Mâcon signifie environ 1 600 ménages.

Mâcon Citoyens estime qu’il est du devoir de la ville de dresser un véritable état des lieux
 des difficultés engendrées par la crise sanitaire pour les enfants ;
 elle en a les moyens, avec ses services et ses partenaires ; il est ensuite de la responsabilité
 de la ville d’élaborer un plan d’accompagnement social et culturel ;
 elle en a les compétences avec ses services et ses partenaires.

Isolés pendant plusieurs mois, les enfants doivent revenir à la vie sociale.
 Par ailleurs il est probable que nombreux sont ceux qui pour des raisons diverses ne partiront pas cet été ; ils doivent être accueillis et l’offre éducative et de loisirs doit être renforcée.
 Les personnels, les animateurs, les associations, les structures doivent être mobilisés pour mettre en place dès maintenant un été exceptionnel pour permettre
aux enfants un accès au plein-air encadré, au sport, aux arts.

De même, des activités de soutien scolaire, telles que celles proposées tout au long de l’année peuvent être prolongées pendant l’été. L’offre peut être renforcée en s’appuyant sur le tissu associatif.

Enfin, lors du confinement, de nombreux enfants ne sont pas allés à la cantine.
 Nous souhaitons que les familles qui ordinairement bénéficient de tarifs dégressifs puissent recevoir cette aide qu’ils n’ont pas perçue pendant le confinement sous forme de bons d’achats alimentaires. Nous souhaitons également que des kits scolaires leur soit remis à la rentrée pour en alléger le coût.

Il y a des familles à Mâcon qui sont dans des situations difficiles et qui ont grand besoin que tous les services des collectivités locales prennent de mesures exceptionnelles à la mesure des urgences sociales !

Le Covid-19 et Mâcon

Monsieur le Maire,

Le 15 avril 2020, nous vous avons sollicité pour un rendez-vous dans l’objectif de faire converger toutes les forces politiques au service et dans le seul intérêt des Mâconnais en cette période difficile.

Malheureusement nous n’avons pas reçu de réponse de votre part.

Nous pensons qu’aussi longtemps que durera cette crise, la planification de la mobilisation sanitaire doit se faire à l’échelon municipal. Beaucoup de Mâconnais traversent une phase terrible de leur vie. Ils souffrent.

C’est pourquoi les conseillers municipaux nouvellement élus, y compris ceux de l’opposition, bien que pas encore installés, doivent collectivement et dès à présent agir davantage pour soutenir les personnes, les foyers, les commerces les plus fragiles durant les prochaines semaines.

Les élus Mâcon Citoyens ont recensé un certain nombre d’initiatives qui pourraient être mises en œuvre par les services de la Mairie et de la MBA – peut-être sont-elles déjà prévues mais vous ne nous avez pas donné l’occasion de le savoir ? Nous vous en soumettons quelques-unes et restons à votre disposition pour aider à leur mise en œuvre.

  • Mettre en place un centre d’écoute et d’aide téléphonique ouvert 24h/24h permettant l’orientation vers la structure ou le service adapté à la demande. Ce centre d’appel travaillera en collaboration avec différentes équipes, professionnels, associations et institutions pour être en situation de mettre en œuvre des solutions, parfois dans l’urgence (nécessités alimentaires, personnes à la rue, soutien psychologique, mise à l’abri…). Ce centre permettra aussi de recenser les volontaires bénévoles qui proposent leur aide aux plus fragiles (apporter des courses…).
  • S’assurer de l’équipement et des achats nécessaires pour fournir des « Équipements de Protection Individuelle » à tous les agents municipaux, bénévoles, les travailleurs sociaux, médicaux et paramédicaux. Mettre en place une cellule spécifique dédiée à aider concrètement les personnels soignants mobilisés (garde d’enfants, logement, déplacement, soutien…).
  • Recenser toutes les personnes de plus de 70 ans et/ou en situation de handicap, y compris en utilisant les fichiers du Plan canicule et établir avec ces personnes un contact téléphonique quotidien avec le CCAS.
  • Permettre le confinement des personnes sans domicile fixe avec mise à disposition de lieux publics adaptés et de personnel d’accompagnement qualifié pour veiller au respect de mesures de sécurité sanitaire. Recenser et confier la gestion des logements vacants aux structures en charge de la mission d’aide aux démunis. Les soutenir pour que le recrutement du personnel nécessaire à l’accompagnement soit possible.
  • Organiser la distribution de « chariots-quarantaine » avec les produits de première nécessité pour toute personne vivant sous le seuil de pauvreté et qui ne peut se déplacer : sucre, pâtes, riz, huile, légumes disponibles et produits locaux, savon, nécessaires d’hygiène périodique pour les femmes, couches pour les enfants…
  • S’assurer de la prise en charge immédiate des enfants et femmes victimes de violence, de l’attribution et la prise en charge d’un logement d’urgence pour les accueillir si nécessaire ou d’un moyen d’éloignement du conjoint violent. Populariser le numéro d’aide pour les hommes craignant d’être violents pendant le confinement, un numéro d’aide psychologique à leur destination a été mis en place, il s’agit du 08.019.019.11.
  • Veiller à l’arrêt effectif des factures et paiements pour les services suspendus (crèches, cantines, extra-scolaire…). Recenser les familles les plus précaires et verser des aides financières par le CCAS.
  • Appliquer une suspension des loyers pour les locataires d’un HLM en situation de grande précarité.
  • Mettre en place des mesures de soutien aux commerces locaux : en plus des aides et actions d’ores et déjà annoncées, proposer des bons d’achat solidaires à valoir dès la réouverture des commerces Mâconnais. Les consommateurs épauleraient ainsi les commerces dont les portes sont fermées depuis le 16 mars : ils les aideraient dès maintenant à couvrir leurs frais fixes.
  • Mettre en place une distribution de ces bons d’achats aux ménages les plus modestes (financés par la mairie ou la MBA).
  • Accroître les espaces cyclables et piétonniers temporaires pour favoriser des déplacements sûrs et sains, par exemple sur la D906 (N6) où les trottoirs sont étroits voire inexistants.
  • Rouvrir les déchetteries (circuit « marche en avant », limitation du nombre de présences simultanées, limitation du nombre de passages hebdomadaires par lecture de la plaque d’immatriculation).

Le confinement ne peut être qu’une situation temporaire. Le rôle des pouvoirs publics est d’anticiper dès à présent l’ensemble des mesures à prendre dès la levée progressive du confinement et limiter ainsi le risque d’une nouvelle vague épidémique : dépistages massifs, mesures de protection… Le service public communal peut et doit également contribuer à cet objectif.

  • Mettre en place dès maintenant les mesures de désinfection des équipements publics et de l’espace urbain (mobiliers urbains, abri-bus, parcs de jeux, squares…) selon les préconisations.
  • Anticiper la mise à disposition de lieux de dépistage et leur aménagement, en lien avec les hôpitaux et autorités sanitaires, pour permettre de réaliser les tests massifs qui seront nécessaires dans des conditions sécurisées, en évitant une nouvelle saturation des structures de santé.
  • Solliciter les couturières et couturiers de notre bassin de vie afin d’organiser l’approvisionnement de masques par la commune et la MBA à tous les habitants, fournir les matières premières nécessaires à leur confection, commander des masque à des entreprises françaises de confection.
  • Mettre en place des points de distribution publique de masques, gel… pour faire face, cette fois, à l’afflux de demande et permettre à chacun·e le respect des gestes barrières.
  • En vue d’aider les élèves qui auront pris du retard, éviter leur découragement et un éventuel décrochage post-confinement, refuser toute fermeture de classe à la rentrée prochaine et obtenir des moyens renforcés.
  • Préparer un plan de soutien à l’économie locale notamment pour le commerce de proximité, favoriser la relocalisation d’activités et généraliser les circuits courts.

Nous pensons que l’ensemble des élu.e.s doit être impliqué dans la gestion des effets de la pandémie. Pour cette raison, un effort de transparence est nécessaire. Vous devez informer tous les élus, nouveaux ainsi que ceux du mandat précédent, de vos décisions prises hors Conseil municipal et communiquer régulièrement à nos concitoyens ce que leurs élus prévoient pour les semaines à venir et qui impactera leur quotidien.

Souhaitant pouvoir nous entretenir avec vous dans les meilleurs délais, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre parfaite considération.

Les élus de la liste Mâcon Citoyens 2020 au Conseil municipal.

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Rida Ben Salah, Delphine Mermet et Eric Ponchaux.

Lettre à Monsieur le Maire

Le 15 avril 2020, nous vous avons sollicité pour un rendez-vous dans l’objectif de faire converger toutes les forces politiques au service et dans le seul intérêt des Mâconnais en cette période difficile.

Monsieur le Maire,

Malheureusement nous n’avons pas reçu de réponse de votre part.

Nous pensons qu’aussi longtemps que durera cette crise, la planification de la mobilisation sanitaire doit se faire à l’échelon municipal. Beaucoup de Mâconnais traversent une phase terrible de leur vie. Ils souffrent.

C’est pourquoi les conseillers municipaux nouvellement élus, y compris ceux de l’opposition, bien que pas encore installés, doivent collectivement et dès à présent agir davantage pour soutenir les personnes, les foyers, les commerces les plus fragiles durant les prochaines semaines.

Les élus Mâcon Citoyens ont recensé un certain nombre d’initiatives qui pourraient être mises en œuvre par les services de la Mairie et de la MBA – peut-être sont-elles déjà prévues mais vous ne nous avez pas donné l’occasion de le savoir ? Nous vous en soumettons quelques- unes et restons à votre disposition pour aider à leur mise en œuvre.

– Mettre en place un centre d’écoute et d’aide téléphonique ouvert 24h/24h permettant l’orientation vers la structure ou le service adapté à la demande. Ce centre d’appel travaillera en collaboration avec différentes équipes, professionnels, associations et institutions pour être en situation de mettre en œuvre des solutions, parfois dans l’urgence (nécessités alimentaires, personnes à la rue, soutien psychologique, mise à l’abri…). Ce centre permettra aussi de recenser les volontaires bénévoles qui proposent leur aide aux plus fragiles (apporter des courses…).

– S’assurer de l’équipement et des achats nécessaires pour fournir des « Équipements de Protection Individuelle » à tous les agents municipaux, bénévoles, les travailleurs sociaux, médicaux et paramédicaux. Mettre en place une cellule spécifique dédiée à aider concrètement les personnels soignants mobilisés (garde d’enfants, logement, déplacement, soutien…).

  • –  Recenser toutes les personnes de plus de 70 ans et/ou en situation de handicap,
    y compris en utilisant les fichiers du Plan canicule et établir avec ces personnes un contact téléphonique quotidien avec le CCAS.
  • –  Permettre le confinement des personnes sans domicile fixe avec mise à disposition de lieux publics adaptés et de personnel d’accompagnement qualifié pour veiller au respect de mesures de sécurité sanitaire. Recenser et confier la gestion des logements vacants aux structures en charge de la mission d’aide aux démunis. Les soutenir pour que le recrutement du personnel nécessaire à l’accompagnement soit possible.
  • –  Organiser la distribution de « chariots-quarantaine » avec les produits de première nécessité pour toute personne vivant sous le seuil de pauvreté et qui ne peut se déplacer : sucre, pâtes, riz, huile, légumes disponibles et produits locaux, savon, nécessaires d’hygiène périodique pour les femmes, couches pour les enfants…

– S’assurer de la prise en charge immédiate des enfants et femmes victimes de violence, de l’attribution et la prise en charge d’un logement d’urgence pour les accueillir si nécessaire ou d’un moyen d’éloignement du conjoint violent. Populariser le numéro d’aide pour les hommes craignant d’être violents pendant le confinement, un numéro d’aide psychologique à leur destination a été mis en place, il s’agit du 08.019.019.11.

– Veiller à l’arrêt effectif des factures et paiements pour les services suspendus (crèches, cantines, extra-scolaire…). Recenser les familles les plus précaires et verser des aides financières par le CCAS.

– Appliquer une suspension des loyers pour les locataires d’un HLM en situation de grande précarité.

  • –  Mettre en place des mesures de soutien aux commerces locaux : en plus des aides et actions d’ores et déjà annoncées, proposer des bons d’achat solidaires à valoir dès la réouverture des commerces Mâconnais. Les consommateurs épauleraient ainsi les commerces dont les portes sont fermées depuis le 16 mars : ils les aideraient dès maintenant à couvrir leurs frais fixes.
  • –  Mettre en place une distribution de ces bons d’achats aux ménages les plus modestes (financés par la mairie ou la MBA).
  • –  Accroître les espaces cyclables et piétonniers temporaires pour favoriser des déplacements sûrs et sains, par exemple sur la D906 (N6) où les trottoirs sont étroits voire inexistants.
  • –  Rouvrir les déchetteries (circuit « marche en avant », limitation du nombre de présences simultanées, limitation du nombre de passages hebdomadaires par lecture de la plaque d’immatriculation).

Le confinement ne peut être qu’une situation temporaire. Le rôle des pouvoirs publics est d’anticiper dès à présent l’ensemble des mesures à prendre dès la levée progressive du confinement et limiter ainsi le risque d’une nouvelle vague épidémique : dépistages massifs, mesures de protection… Le service public communal peut et doit également contribuer à cet objectif.

– Mettre en place dès maintenant les mesures de désinfection des équipements publics et de l’espace urbain (mobiliers urbains, abri-bus, parcs de jeux, squares…) selon les préconisations.

– Anticiper la mise à disposition de lieux de dépistage et leur aménagement, en lien avec les hôpitaux et autorités sanitaires, pour permettre de réaliser les tests massifs qui seront nécessaires dans des conditions sécurisées, en évitant une nouvelle saturation des structures de santé.

– Solliciter les couturières et couturiers de notre bassin de vie afin d’organiser l’approvisionnement de masques par la commune et la MBA à tous les habitants, fournir les matières premières nécessaires à leur confection, commander des masque à des entreprises françaises de confection.

– Mettre en place des points de distribution publique de masques, gel… pour faire face, cette fois, à l’afflux de demande et permettre à chacun·e le respect des gestes barrières.

– En vue d’aider les élèves qui auront pris du retard, éviter leur découragement et un éventuel décrochage post-confinement, refuser toute fermeture de classe à la rentrée prochaine et obtenir des moyens renforcés.

– Préparer un plan de soutien à l’économie locale notamment pour le commerce de proximité, favoriser la relocalisation d’activités et généraliser les circuits courts.

Nous pensons que l’ensemble des élu.e.s doit être impliqué dans la gestion des effets de lapandémie. Pourcetteraison,uneffortdetransparenceestnécessaire.Vousdevezinformer tous les élus, nouveaux ainsi que ceux du mandat précédent, de vos décisions prises hors Conseil municipal et communiquer régulièrement à nos concitoyensce que leurs élus prévoient pour les semaines à venir et qui impactera leur quotidien.

Souhaitant pouvoir nous entretenir avec vous dans les meilleurs délais, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre parfaite considération.

Les élus de la liste Mâcon Citoyens 2020 au Conseil municipal.

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Rida Ben Salah, Delphine Mermet et Eric Ponchaux.

Merci aux électeurs

Le collectif Mâcon Citoyens tient à remercier les électrices, électeurs et les soutiens qui ont permis à notre liste d’obtenir plus de 29% des voix au premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars. Avec 6 élus au conseil municipal et 4 élus au conseil communautaire, cette élection confirme la belle dynamique engagée depuis plus d’un an.

Nous regrettons que si peu d’électeurs se soient exprimés lors de ces élections, qui auraient certainement dû être reportées. Mais le contexte sanitaire exceptionnel que nous connaissons n’explique pas tout. L’abstention a ainsi atteint des sommets à Mâcon, à près de 69% contre 55% sur toute la France.

Le nouveau conseil municipal a été élu par 31% des électeurs inscrits, ce qui signifie que seulement 8,8% du corps électoral a choisi Mâcon citoyens et 18% a réélu le maire sortant et mis en place l’équipe qui conduira la politique municipale durant les 6 prochaines années.

A Mâcon, la démocratie est particulièrement à la peine ! Et c’est l’ensemble du Conseil municipal qui affiche aujourd’hui une légitimité réduite.

L’élection du 15 mars 2020 confirme l’absence d’intérêt des électeurs pour la vie politique à Mâcon. C’est cette perte d’intérêt qu’il faut interroger. Les médias locaux que sont la presse imprimée et audiovisuelle n’ont ni suscité, ni organisé le débat entre les différents candidats ; le maire et président d’agglomération, M. Courtois a, quant à lui, reporté les Conseils municipaux et d’agglomération prévus initialement en janvier et février 2020. Une telle crise de la démocratie profite aux intérêts de M. Courtois, qui conserve le pouvoir, et de M. Dirx qui se prépare à lui succéder.

Trop nombreux sont nos concitoyens à ne plus croire que la politique peut changer notre quotidien. Or ce sont bien les politiques conduites localement qui ont un impact fort sur la vie quotidienne : politique de transport, d’urbanisme, politiques sociales et environnementales. Au lendemain de cette élection, M. Courtois en affirmant qu’il appliquera le programme pour lequel il a été élu, montre qu’il n’a pas pris la mesure des bouleversements à venir. Bouleversements dont le parti auquel il appartient est responsable : crise écologique, crise sociale, crise démocratique, crise économique.

Les élus et les membres de Mâcon citoyens vont poursuivre le travail engagé et œuvrer pour plus d’écologie, de vitalité, de solidarité et de démocratie à Mâcon et au niveau de l’agglomération (MBA). L’intervention du plus grand nombre nous permettra de réinventer l’avenir.

Notre exigence d’une démocratie participative permettra aux Mâconnaises et Mâconnais de suivre le débat municipal et s’exprimer. Nous vous donnons pour cela rendez-vous sur notre site et les réseaux sociaux pour suivre vos élus dans l’exécution de leur mandat et, dès que les conditions sanitaires le permettront, à l’occasion de rencontres.