Les affirmations de M. Courtois : infos ou intox ? À vous de voir

(Cet article est issu de la tribune d’expression du groupe Mâcon Citoyens dans le magazine municipal Mâcon le magazine de la ville)

Selon le maire de Mâcon, le budget des associations se maintient depuis plusieurs
années : en réalité, en 2021, ce budget a connu une baisse significative de 400 000 €
par rapport à 2020 et n’a jamais retrouvé le niveau de celui de 2019. Pour rappel, l’inflation
était de 1,1 % en 2019, 1,6 % en 2021 pour atteindre 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023.
Surtout, le maire met l’accent sur les subventions exceptionnelles choisissant l’évènementiel
plutôt que le soutien au fonctionnement des structures associatives.

Selon le maire, les conditions sociales s’améliorent à Mâcon grâce au plein emploi.
Comment expliquer alors, l’augmentation sans précédent du nombre de demandes de
secours auprès des associations à visées sociales, plus 43 % selon certaines d’entre elles.
Celles-ci indiquent de nouvelles demandes, de personnes qui travaillent, y compris
de couples. La pauvreté gagne du terrain et il faut agir en mobilisant l’argent public
en direction de ceux qui en ont réellement besoin. 5 millions d’€ d’argent public ont été
consacrés au centre équestre de Chaintré depuis 2020 quand seuls 40 100€ ont été alloués
aux associations caritatives sur la même période.

Selon le maire, Mâcon est attractive et dynamique pourtant son centre ville reste atone
et les commerçants souffrent du manque de clientèle. De nombreux locaux commerciaux
sont vides car trop chers. Mâcon opère un recul de 14 places dans le classement national
des villes où il fait bon vivre, passant de la 349e place en 2023 à la 363e en 2024.
Il ne suffit donc pas de rénover la voirie pour redynamiser, il faut aussi une mission
économique renforcée et une politique d’implantation commerciale réaliste et
complémentaire des offres extérieures.

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens : Eve Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine
Amaro, Eric Ponchaux, Delphine Mermet, Emmanuel Jallageas.

Tribune presse RSA – vote CD71 – 2 avril 2023

Charité bien ordonnée…

A chaque nouvelle « saillie » du gouvernement, ma question est la même : comment osent-ils ? Et à chaque fois la même réponse m’est apportée. Ils sont dans leur rôle et leur logique : le mépris de classe, le sentiment de supériorité face à une masse qu’il faudrait dégrossir, au propre comme au figuré.

Récemment à Mâcon, en Conseil municipal, alors que nous comparions les 27 000 € attribués à l’organisation d’un concours de pétanque sur un week-end aux 22 000 € de budget complet annuel en matière d’aide d’urgence au CCAS, notre maire nous répondait que les manifestations sportives rapportent de l’argent.
Encore a-t’il eu la décence de ne pas préciser, à l’instar de sa nouvelle idole, que les pauvres nous coutent un « pognon de dingue ».


Mais c’est bien de cela qu’il s’agit.
Au sommet de l’Etat, comme ici dans notre petite ville préfecture, il faut faire la chasse aux pauvres. A Mâcon ou sur l’agglomération, il convient de diminuer les aides sociales, de refuser d’indexer les aides aux loisirs sur les revenus réels des familles, de refuser de clarifier les conditions d’attributions de subventions, de refuser de créer des places en crèches publiques, et on va jusqu’à refuser de pratiquer comme le veut la loi, une analyse des besoins sociaux.  
Et ici comme au national, il y a un « en même temps ».
Car en même temps, on distribue aux « partenaires » économiques locaux : 300 000 € de subvention directe au seul club de rugby chaque année et ce sans les aides exceptionnelles (on se souvient encore du chapiteau à 80 000 € en pleine crise Covid), ou encore 850 000 € à l’association Inobiz en 3 ans avec une mise à disposition gratuite de locaux hauts de gamme rénovés au frais du contribuable, des commandes à tout va à des cabinets d’études sur à peu près tous les sujets pour un résultat plus que décevant en termes de réalisations. La liste pourrait être longue. Il suffit de se pencher sur les budgets qui seront votés cette semaine à la Ville comme à l’Agglo…

Mais ce matin, à l’instar du national qui touche le fond avec le président de la République qui accorde une entrevue à Pif Gadget ou une secrétaire d’État dans Play boy, nous avons un article majeur dans le Journal de Saône-et-Loire sur les grandes orientations départementales : « Un nouveau règlement plus sévère pour les bénéficiaires du RSA ».

C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches écrivait Victor Hugo. Et nos petits gouvernants locaux se font les zélés serviteurs de cette maxime.

Car il s’agit bien, encore et toujours, d’écraser les plus précaires, ceux qui peu à peu se résignent à leur condition et, dans un processus on ne peut plus pervers, de leur renvoyer cette résignation comme une nouvelle faute sociale.

« Ce qui n’est pas entendable, c’est que des gens s’installent dans le RSA comme revenu », nous déclare Mme Christine Robin avec l’immense assertivité que nous lui connaissons tous. Péremptoire, le ton tranchant, elle explique que les bénéficiaires du revenu minimum se complaisent dans cette situation et s’y « installent », le terme n’est pas neutre, dans une sorte de choix délibéré et irresponsable.

Mais le ton péremptoire ne saurait cacher la triste réalité : après le durcissement des règles pour les chômeurs, conduisant inévitablement à des radiations de Pôle Emploi, voici le durcissement des règles d’attribution et de maintien du RSA.

Et bien nous y voilà, car comme l’exprime très bien l’autrice Alice Zeniter : « certaines personnes non-pauvres estiment que c’est pour elles un devoir de contrôler le pauvre pour la simple et bonne raison que, elles, ne sont pas pauvres et qu’elles arrivent à croire que si elles ne sont pas pauvres, c’est qu’elles savent gérer, investir ou faire fructifier, tous ces termes de non-pauvres que le pauvre ne connaît pas, que le non-pauvre pense que le pauvre ignore par bêtise ou par paresse. (…) le non-pauvre est donc d’accord pour aider le pauvre mais à condition qu’il puisse aussi éduquer le pauvre, à condition que le pauvre soit un bon pauvre ».

Et qu’est-ce qu’un bon pauvre pour la majorité départementale ? Et bien là aussi Mme Robin a une réponse et nous en livre une belle définition : un pauvre employable, un pauvre qui sait saisir la main tendue, un pauvre qui joue le jeu, un pauvre en mouvement, …

Cela revient à considérer également que le pauvre est responsable de ce qui lui arrive et que ses freins à l’emploi relèveraient de sa responsabilité pleine et entière alors que nos territoires ne sont pas en mesure de proposer les solutions qui leur incombent : une offre suffisante en santé et en logement, une offre de transports adaptée aux besoins en déplacements, une offre de garde d’enfants adaptée aux horaires et aux contraintes financières des familles, etc.

Pour en revenir à Mme Robin, il semblerait que nous serons difficilement d’accord et que nous ne vivons décidément pas la même réalité.
Car la sienne est claire : elle est faite de certitudes du haut de son passé de cheffe d’entreprise, comme du haut de ses innombrables mandats passés et présents et, pour ne reprendre que les présents : du haut de ses indemnités de maire, du haut de ses indemnités de vice-présidente de l’agglomération MBA, du haut de ses indemnités de vice-présidente du Conseil départemental de Saône-et-Loire, du haut de ses indemnités de présidente du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural.

Autant de postes financés par le contribuable qui mériteraient grandement, pour chacun d’eux, une personne à temps plein. Une personne qui pourrait réellement s’emparer des sujets liés à sa fonction et aux besoins de ses administrés. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté, c’est le partage. Le partage du travail bien sûr, mais aussi et surtout le partage des richesses. A Mâcon, comme ailleurs.

Et puisque nous parlons de « nos pauvres », je me contenterai de rappeler ici à nos élus que « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Catherine Amaro
Conseillère municipale et communautaire à Mâcon

Vente des Halles : Plutôt qu’avouer votre échec, vous bradez les bijoux de famille !

Conseil Municipal – Mars 2024

Mesdames, Messieurs,

Nous apprenions ces jours par voie de presse et sans que le sujet apparaisse ne serait-ce qu’à l’ordre du jour de la commission Économie que l’avenir de nos Halles ne tient plus qu’à votre volonté de vous en débarrasser.

Passé le choc, la surprise, puis l’agacement sur le procédé, vient le temps de l’analyse du rapport.
Vous reprenez ici allègrement, en introduction, les éléments de langage de votre dernière campagne, voire je crois, de la précédente.

Mais, depuis le projet a bien avancé :

Nous voilà donc pourvus d’une belle résidence senior de 79 logements… Et à ce sujet, pouvez-vous nous indiquer le nombre de logements occupés à ce jour ?

Equipés également d’un parking souterrain « public » de plus de 100 places ; bien pratique il est vrai, si ce n’est que ce parking est géré en DSP – en délégation de service public et non en direct – et ne propose par exemple pas de formule d’abonnement pour les personnes travaillant en ville.

Puis bien sûr l’espace commercial à vocation de Halles,
avec en son centre le cloître historique du couvent.

Ce fameux espace commercial, tant attendu, et 1000 fois annoncé !
Ce fameux espace commercial rempli une première fois en dupliquant les commerces du centre-ville…

Commerces qui non seulement ont fermé sur le site des halles, mais qui pour certains sont partis pour Charnay.
Commerces haut de gamme, il est vrai, correspondant finalement assez peu aux besoins de la population du centre-ville qui n’a eu de cesse de s’appauvrir ces dernières années.

Et vous faites bien de rappeler que tout cela a été financé par de l’argent public !

Les différents FISACs (fonds d’intervention et de secours à l’artisanat et au commerce), plus récemment l’opération Cœur de Ville, mais aussi les fonds européens Feader pour la création d’une maison du tourisme et des produits du terroir – opération lancée en 2016 et qui devait être achevée au plus tard au 30 juin 2023…

Bref, ce qui devait être le cœur de la revitalisation de notre centre-ville est en train de finir en pure opération immobilière.

Car plutôt que d’avouer votre échec, de reconnaitre enfin que vous pataugez depuis des années sur le dossier, vous annoncez comme une victoire le fait de vendre les bijoux de famille et sans même prendre l’avis des Mâconnais.

Nous lisions dans la presse ces jours que priorité serait donnée à des commerces déjà installés dans la Ville. On fait donc l’erreur une fois mais plutôt que de modifier la trajectoire, on tente de la répéter.

Et vous nous proposez comme une brillante idée de dire adieu à l’implantation de producteurs locaux.

Car si j’en crois toujours l’article du JSL, plus complet que le rapport qu’il nous est proposé d’étudier et de voter ce soir, une dizaine de stands de « food court », c’est-à-dire de restauration rapide, seront proposés.

C’est vrai qu’on en manquait…

Un article récent nous plaçait 3ème en France en nombre de burgers, kebabs et autres tacos ramenés au nombre d’habitants.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quelles enseignes sont envisagées, où sont les cuisines de ces établissements ?
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on s’écarte de l’idée qu’on peut se faire de la promotion du terroir.

Pour ce qui est enfin de l’opérateur choisi, et si j’en crois un article de la Voix du Nord ou un autre encore dans les Echos du Touquet concernant les halles d’Etaples, commune du Pas de Calais, Place Ô marché survit tant bien que mal là-bas et n’a plus que deux commerces sur les 5 au départ.

Et qui peut donc aujourd’hui nous confirmer qu’au terme des 5 ans prévus dans le projet d’acte de cession, la société OMC PROMOTION, propriétaire de l’enseigne Place ô marché, ne transformera pas elle-même ces anciennes halles publiques en nouvelle opération immobilière.

Vous nous mettez aujourd’hui devant cette décision comme devant un fait ou plutôt un méfait accompli.

Ensemble, faisons de 2024 une heureuse année !

2023 aura vu se poursuivre une augmentation des prix de l’alimentation, de l’énergie et des logements, les Mâconnais souffrent de voir leur niveau de vie baisser.
Les atteintes au climat ont aussi des répercussions locales.
Ces défis que nous avons à relever collectivement nous obligent et la commune est un formidable atout pour y parvenir.
En 2024, permettons aux Mâconnaises et Mâconnais de mieux se déplacer dans la ville et ses communes associées ainsi que dans l’agglomération.
C’est possible grâce au passage de bus Tréma plus réguliers, toutes les 15 minutes.
En 2024, permettons aux familles de trouver facilement des places en crèches publiques et d’offrir à leurs enfants des loisirs sportifs et culturels.
En 2024, permettons aux personnes âgées de rompre avec l’isolement et favorisons les échanges intergénérationnels rendant la vie belle.
En 2024, permettons aux entrepreneurs d’innover, développer leurs activités et dynamiser la vie économique.
En 2024, permettons aux paysans et viticulteurs mâconnais de travailler une terre saine, vivante et produisant ce que nous consommerons ici.
En 2024, permettons aux habitants d’avoir des logements confortables, adaptés et économes en énergie.
En 2024, développons les services culturels municipaux telle la médiathèque, l’école municipale d’art plastique, le musée des Ursulines.
En 2024, démocratisons l’accès à tous les sports comme l’équitation avec notre centre équestre municipal de Chaintré.
En 2024, permettons aux Mâconnaises et Mâconnais de nourrir le débat public pour que notre ville soit vivante et dynamique.
En 2024, encourageons la concorde et la paix.
En 2024, soyons heureux de vivre ensemble à Mâcon.


Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens : Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Eric Ponchaux, Emmanuel Jallageas

(Cet article est issu de la tribune d’expression du groupe Mâcon Citoyens dans le magazine municipal Mâcon le magazine de la ville)

Soutien à Yannick Morez, maire de Saint Brevin les Pins.

Après des mois de harcèlement et l’incendie de son domicile en mars 2023, le Maire de Saint Brevin annonce sa démission au 30 juin 2023 ; il quittera la ville où lui et sa famille vivent depuis 32 ans.

C’est un sentiment de profonde tristesse et de colère qui nous saisi. Cette agression confirme que les militants d’extrême droite ne respectent rien, ni personne. Les partis d’extrême droite ne sont pas républicains. Ils trompent le peuple de France et c’est ainsi que des individus, guidés par la haine, sont allés jusqu’au crime au nom de la détestation d’autrui. La fraternité est attaquée.

L’État et le gouvernement perdant tout sens de la mesure ou du discernement laissent faire l’intolérable, autorisant l’ultradroite à manifester, favorisant ainsi la banalisation de la xénophobie ; parallèlement, les salariés sont contestés dans leur droit d’exprimer leur refus du recul de l’âge légal de la retraite à 64 ans, le président de la République se ridiculisant à vouloir interdire les casserolades.

Cette nouvelle agression appellerai des mesures fortes et efficaces du gouvernement pour protéger les élu.e.s et sanctionner sévèrement les auteurs de faits délictueux. Les nouveaux moyens pour lutter et prévenir les atteintes aux élus que doit annoncer Dominique Faure, ministre chargée des collectivités territoriales sont attendus avec une mise en œuvre au plus tôt. Une véritable prise en compte de la dangerosité des partis d’extrême droite et des groupuscules qui les entourent doit conduire à des décisions sans ambiguïté sur le caractère insupportable et illégal de promouvoir la haine de son prochain.

Les élu.e.s Mâcon Citoyens apportent tout leur soutien au maire et à sa famille, aux élus et habitants de Saint Brevin.

Budget 2023 : un rendez-vous manqué face à la crise globale.

Après l’inflation record de 15 % en 2022, les prix de l’alimentation, comme ceux de l’énergie continuent leur hausse. Le changement climatique a des impacts visibles partout en France.

Pourtant, la majorité municipale de M. Courtois laisse penser que tout ne va pas si mal. .. mais à Mâcon, l’économie, particulièrement le commerce de centre ville et les ménages, sont en grandes difficultés et la ville peine à faire face aux conséquences du réchauffement climatique…

Nous constatons que le budget 2023, préparé par cette majorité peu réactive, ne tient pas sérieusement compte de ces facteurs impactant directement les Mâconnais.

Ainsi, les orientations budgétaires n’ont aucune ambition. L’action municipale est inadaptée à la crise écologique et sociale. Rien n’est prévu dans le domaine de l’action sociale, toujours pas d’analyse des besoins sociaux pourtant obligatoires depuis… 1995 ; l’adaptation de la ville au réchauffement climatique se résume à des mesurettes alliant végétalisation et travaux d’isolation des bâtiments publics sans que l’on en connaisse l’ampleur.

Le bilan d’investissement 2022 révèle que seul 1/3 de ce qui était prévu a été réalisé. 2023 obéira au même principe : prévoir beaucoup – 37,3 million d’€ ; s’endetter beaucoup -21 ,7million et réaliser peu de projets.

Une seule certitude : Mâcon sera prête pour les JO de 2024, les équipements sportifs seront plus nombreux et plus modernes … quoi qu’il en coûte. En effet, le sport reste la priorité de Monsieur le Maire avec 34,8 % du programme d’investissement. Le développement durable / environnement avec 2,68 % soit moins d’un million d’€ signe le peu d’intérêt pour ce domaine.

Avec cette majorité municipale figée dans le passé, Mâcon affiche un retard honteux !

Vos élu.e.s du groupe Mâcon Citoyens – Eve Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Eric Ponchaux, Delphine Mermet, Emmanuel Jallageas – maconcitoyens.fr

Tribune presse – Un député tout en discrétion – 22 février 2023

Un député tout en discrétion

« Discret dans les médias, le député du Mâconnais-Clunisois, Benjamin Dirx, revient sur les quinze jours de débats à l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites ». C’est par cette accroche que la presse locale introduit l’interview de Monsieur le député.

Et quelle discrétion en effet !
Une discrétion telle qu’il a refusé de s’exprimer localement, tous médias confondus, sur cette réforme qui pousse des milliers de personnes dans les rues. Sa discrétion est telle qu’il n’a jugé bon d’apparaitre que pour la Saint Valentin, aux côtés de quelques personnalités locales.

On retrouve ainsi le même souci de discrétion lors des débats à l’Assemblée nationale sur le repas à un euro pour les étudiants, puisqu’il a préféré être absent.

Discrétion encore, quant à la durée des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale, puisque M. Dirx omet de préciser que le gouvernement a choisi d’écourter les échanges. Les débats n’auront duré que 9 jours parce que le gouvernement a fort opportunément choisi de passer par un budget rectificatif de la Sécurité sociale, avec le fameux article 47-1, permettant de transmettre le texte directement au Sénat sans vote.

Discrétion à nouveau quand M. Dirx avoue qu’ « il est souvent compliqué de calculer la pension que le retraité obtiendra. (Qu’) il y a quasiment autant de cas que de Français ». Doux euphémismes pour expliquer que le travail des députés insoumis a permis de clarifier quelques points : la retraite à 1 200 € ne concernerait finalement que quelques personnes en France, tout comme le dispositif les « carrières longues » pourrait permettre à certains salariés entrés tôt sur le marché du travail de cotiser 44 annuités (sic).

Discrétion aussi quand il affirme vouloir sauver le système par répartition «présenté comme « à bout de souffle », oubliant que même le président du Conseil d’Orientation des Retraites estime cette réforme inutile et injustifiée.

Discrétion absolue également quand M. Dirx évoque les « avancées sur l’index senior », manière élégante d’avouer que cet article 2 du projet de loi a été rejeté, et cela même par ses amis LR.

Discrétion enfin, quand il s’enorgueillit modestement du taux de chômage dans la circonscription, omettant radiations, travail à temps partiel, critères de pénibilité disparus.

Et bien voilà, que voulez-vous, Monsieur Dirx est un homme discret, tout en nuances et en précautions, qui s’apitoie sur le niveau des échanges à l’Assemblée.

Rappelons-lui tout de même, si cela peut aider, que l’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement mais bien un lieu de débats, d’échanges, de confrontations d’idées et d’arguments.

Pour conclure avouons, comme lui, que les mots ont une valeur et que les éléments de langage de la majorité retranscrits mot à mot n’ont de valeur que pour ceux qui veulent encore y croire.

Les élu.e.s Mâcon citoyens dénoncent l’obstruction mise en place par le maire Jean-Patrick Courtois et sa majorité

Les élu.e.s Mâcon Citoyens au complet pour l’inauguration du Marché des Plaisirs Gourmands

Les six élu.e.s étaient présents ce samedi matin au parc des expositions pour faire honneur à cet événement cher dans le cœur des mâconnais.

Après avoir écouté le discours de Bernard Rey, nouveau Président du Comité des Salons et Concours de Mâcon, structure organisatrice, ils ont pu faire un tour des stands (130) et ainsi échanger avec des  exposants (plus de 100) sur les problématiques agricoles et alimentaires.

Retours en images sur cette visite.

Mâcon Citoyens explique les raisons de son opposition au projet de parc historique « Éclat »

Les élus et les membres du Collectif détaillent leurs positions dans un courrier adressé à André Accary, Président du Conseil départemental de Saône-et-Loire.