Rapport n°1 : Cyclone Chido – Mayotte – aide exceptionnelle
« Après mon intervention en conseil communautaire, satisfaction de cette décision d’aide. Pour rappel, je proposais qu’ elle soit portée à 10 000 €, ce sera donc fait.
Le 28 février, c’est l’Île de la Réunion qui était touché par le cyclone Garance avec
- des rafales à plus de 200 km/h,
- des pluies intenses engendrant des cumuls d’eau à l’origine de crues importantes ;
La Réunion est en deuil, 5 personnes ont perdu la vie. Les dégâts matériels sont, là aussi importants, avec les toitures arrachées, la destruction des routes. Des équipements publics seront à reconstruire. Nous souhaitons que notre conseil municipal s’engage dès aujourd’hui a prévoir une aide pour la Réunion.
Le changement climatique provoque la récurrence et l’intensité de des évènements climatiques extrêmes. La ville fait preuve de solidarité… mais pas de cohérence dans ses actions, sa communication. Nous interrogeons le positionnement climato-sceptique de certains élu.e.s de votre majorité. En conseil communautaire, M. Colon, vice-président chargé de l’urbanisme et de l’aménagement remet en cause le bien-fondé des normes responsables, selon lui, de l’augmentation des coûts des aménagements. Sur les réseaux sociaux, Mme Carle Viguier, votre première adjointe chargée, entre autre, de l’éducation et de l’enseignement, relaie des thèses complotistes. Alors, enfin, les Mâconnais ont besoin de savoir comment vous positionnez-vous face à ces prises de position d’élus qui vous sont proches ? »
Rapport n°2 : Demande de renouvellement classement station touristique
« Nous comprenons l’intérêt du classement de Mâcon, pour l’activité économique, pour l’opportunité d’enrichir nos échanges, pour le soutien à notre patrimoine.
Il nous semble également important de souligner que l’obtention de ce renouvellement permet aux élu.e.s de la majorité de bénéficier d’une majoration de leur indemnité de fonction de 25 %.
Nous nous interrogeons sur le classement en catégorie 1 de l’office de tourisme communautaire en 2021, qui fera l’objet d’un renouvellement en 2026 ; a-t-il et aura-t-il les caractéristiques requises ? Dans ce contexte d’incertitude, la demande de renouvellement nous paraît prématurée. »
Rapport n°9 : Bail à construction d’une Maison d’assistantes maternelles
« C’est un projet économique, porté par l’élu en charge du commerce.
Ce projet ne permettra pas de répondre aux besoins de garde d’enfants identifiés dans la convention globale territoriale. La répartition territoriale des équipements de la petite enfance montre que Mâcon à une offre inférieure à celles des autres communes de l’agglomération mais également inférieure à la moyenne départementale et nationale. Ce terrain aurait pu porter une crèche publique, si les besoins dans le secteur sont identifiés. Ce qui est sans doute le cas. Mais là encore, aucune information sur le sujet. Et surtout, aucune démarche active pour corriger ce manque criant qui est source de difficultés majeures. Difficultés pour trouver un emploi, pour être sereines et sereins lorsque l’on travail, à fortiori lorsque l’on est seul pour s’occuper des enfants. L’offre publique de garde à certes un coût élevé donc autant avoir une gestion rigoureuse des deniers public et les investir dans des structures durables et fiables que sont les structures publiques d’accueil de la petite enfance. »
Rapport n°12 : Avis de la ville de Mâcon sur l’augmentation de la SPL Mâconnais Val de Saône Bourgogne du Sud
« Quels sont les projets pour lesquels les villes de Digoin et Paray veulent utiliser les services de la SPL ? »
Rapport n°13 : Adhésion au réseau vélo et marche
« Réelle satisfaction de voir que les objectifs du réseau sont partagés par la Ville de Mâcon. Développement massif, rapide, durable.
Rappel que pour parvenir à ces 3 objectifs la sécurité routière doit être ressentie par les usagers de la route et des espaces piétons et ce n’est pas le cas à Mâcon. De nombreux témoignages viennent le rappeler. J’ai porter cette demande d’une sécurité routière renforcée au conseil municipal de décembre 2024, la réponse apportée par M. Plat ne m’a pas convaincue et je pense qu’elle n’a pas convaincue les Mâconnais non plus. Il faut des actes forts pour que la sécurité routière soit réelle, des aménagements pour ralentir la circulation et les cheminements piétons ont besoin d’être repensés pour qu’ils soit confortables et sécurisants pour toutes et tous, valides comme handicapés. »
Rapport n°15 : Compte-rendu à la collectivité de l’Îlot Laguiche
« 15 logements, 7 restent à commercialiser
Le CRAC fait état d’une rénovation lourde dans le local commercial de la FNAC en 2024 obligeant la mise en péril ; ces travaux ont-ils été réalisés ? quel est le financement de ces travaux et quel impact sur l’activité du commerce ? »
Rapport n°17 : Approbation du recours à une délégation de service public pour le Parc des expositions, le centre de congrès et le SPOT
« 516 000€ c’est la montant de la redevance payée par la ville.
Sur 10 ans de contrat de DSP, on peut estimer à environ 4 millions d’€ d’argent public versé à la société dédiée choisie par la majorité municipale. Parallèlement, uniquement pour 2023, je ne suis pas allée regarder les années antérieures, ce sont 150 000€ qui ont été versé par Mâcon Évènements, société dédiée pour la gestion du parc expo, du centre des congrès et du spot à la société à la société S-PASS TSE. Les Mâconnais ont largement contribué dans ce transfert d’argent public vers la société mère. La ville de Mâcon n’utilise pas en totalité les 45 jours qu’elle paye pourtant.
Aucun comparatif chiffré ne permet de savoir quel mode de gestion serait le meilleur mais si le mode de gestion en DSP est reconduit, les mêmes défauts du précédent contrat seront aussi reconduit… à fortiori s’il n’y a qu’un candidat qui répond à l’offre.
La procédure a échouée, nous proposons de tourner définitivement la page de la DSP pour la gestion de ces équipements… vous précisez que d’autres solutions existent et rien ne prouve qu’elles sont moins adaptées. »
Rapport n°19 : Rapport égalité femmes/hommes 2024
« La ville employeuse : augmentation du nombre de contractuels passant de 117 en 2023 à 152 en 2024 ; + 17 femmes et + 19 hommes. Quelles conséquences sur leurs rémunérations, pour leur carrière, sur leurs opportunités de formation et sur la précarité de leur situation ?
La ville promotrice de l’égalité dans la cité : encore beaucoup de chemin à parcourir pour voir l’espace public occupé par les femmes et particulièrement les jeunes filles. Les femmes représentent 70 % du public des centres sociaux et sont absentes de l’espace public. Les jeunes filles ne trouvent pas leurs place dans les accueils jeunes. À ce propos, ceux-ci sont présentés pour l’accueil des 14/17 ans sur le site de la Ville et le rapport parle des 15/25 ans pour lesquelles la Ville ne propose rien sinon le site en ferait le relai. Autre point très intéressant : il est indiqué que les jeunes filles n’ont pas d’espaces pour se retrouver, je site « loin du regard des parents ou des grands frères »… c’est vrai et ce depuis longtemps, alors qu’attendez-vous pour que cela change. Les filles n’ont pas accès à des lieux alternatifs à la maison ou à la rue. Mais les garçons après 17 ans non plus ! Cette demande a été portée par des associations sans être entendue. Cela doit changer au risque de voir une situation déjà très dégradée s’aggraver encore. On voit dans le diagnostic du contrat de ville que le décrochage scolaire c’est aggravé entre 2015 et 2021. L’accompagnement scolaire s’interrompt en 4ème, il pourrait être poursuivi jusqu’à la classe de première. Par ailleurs, ni le sujet des transports publics, ni celui des aménagements des espaces publics ne sont envisagés pour faire progresser l’égalité.
C’est un rapport factuel qui ne donne ni à voir un engagement cohérent en faveur de l’égalité ni des perspectives pour la progression de cet enjeu. »
Rapport n°20 : Rapport d’orientations budgétaires 2025
« Tout d’abord, la dette publique a augmenté de 46 % depuis 2017, depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Elle est surtout liée au déséquilibre structurel des finances publiques : pas suffisamment de recettes ou/et trop de dépenses. Des recettes supplémentaires sont à trouver auprès des entreprises du CAC 40 qui ont distribué plus de 98 milliards d’€ de dividendes à leurs actionnaires en 2024. Pour ce qui est dépenses, le rapport de l’institut de recherche économique et sociale réalisé en 2022 par des chercheurs de l’université de Lille évalue à 157 milliards d’euros le montant global des aides publiques aux entreprises en 2019 et plus de 260 milliards évalués par la cour des comptes pour les crise de 2020 et 2022.
Alors, il faudrait que les Villes serrent la ceinture de leurs administrés en leur rendant moins de services ? Pour nous élu.e.s Mâcon citoyens, c’est non bien sûr.
La situation de la ville reste bonne : en fonctionnement nous avons des recettes en augmentation, des dépenses en baisses et un excédent de fonctionnement + de + 7 millions d’€ et 23 millions de résultats nets cumulés.
En investissement, vous prévoyez en 2025 de finaliser votre programme de mandature, la part belle est faite au domaine du sport avec + de 11 millions, c’est un très bon signal pour les clubs et leurs adhérents. Dommage que le domaine des affaires scolaires et de la jeunesse ne soit pas aussi bien doté, pourtant de nombreuses cours d’école sont en attente de végétalisation, elles sont prévues mais elles s’étaleront certainement sur plusieurs années.
Le développement des services publics et de l’emploi public est absent alors que les besoins sont forts, aussi nous renouvelons nos suggestions :
- aller beaucoup plus loin que ce que la loi égalim prévoit et augmenter significativement la part du bio et du local dans les repas préparés par la cuisine centrale au bénéfice des enfants et des personnes qui utilisent le service de portage de repas.
- créer une mission santé qui agirait en prévention dans les écoles (permettant la présence d’infirmières scolaires dans les écoles de chaque quartiers de Mâcon) mais aussi au plus près des autres publics en lien avec le CCAS et les centres sociaux.
- L’emploi des mâconnais avec un pré requis : afficher les chiffres du chômage de la Ville de Mâcon plutôt que ceux du bassin de vie, ce sera plus clair et plus sincère :
- soutenir le commerce local en agissant sur les loyers par la création d’un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité,
- consolider les moyens humains de la mission commerce,
- multiplier les temps et espaces de rencontres entre employeurs et demandeurs d’emploi.
- Un cadre de vie apaisé et apaisant :
- apaiser la circulation routière et cultiver le respect entre les différents usagers,
- accompagner la démarche de tri sélectif des déchets développée par l’agglo par une communication soutenue et ambitieuse, organiser une collecte des encombrants et repenser la collecte des ordures ménagères,
- végétaliser ce qui peut encore l’être au centre ville,
- développer la présence des agents de propreté dans tous les quartiers,
- soutenir les associations à visée sociale et caritative et les projets visant à l’inclusion,
- augmenter le nombre d’ATSEM dans les écoles des quartiers populaires,
- ouvrir des places supplémentaires dans les crèches publiques,
- créer un véritable dispositif d’accompagnement à la parentalité pour les familles monoparentales,
- créer une offre municipale de colonies de vacances ouverte à toutes les familles avec tarification sociale,
- renforcer le Centre Communal d’Action Sociale et lui donner les moyens humain et financier de répondre aux besoins des personnes en difficulté,
- soutenir les bailleurs sociaux dans leurs investissements de réhabilitation/rénovation thermique et phonique des logements,
- soutenir les propriétaires occupants ayant de faibles revenus en octroyant une exonération de la taxe foncière en faveur des logements achevés avant le 1er janvier 1989 ayant fait l’objet de dépenses d’équipement destinées à économiser l’énergie.
- Développer les activités jeunesses des 14/17 et aux 18/25 ans avec un personnel et des lieux dédiés en s’appuyant sur le tissu associatif local.
Le budget 2025 s’inscrit dans la fin de mandature. Un budget de fonctionnement qui ne prévoit pas la création de nouveaux services et une ville qui sera de plus en plus sous surveillance. Dans une ville ou environ 25 % des habitants vivent dans les quartiers populaires où la jeunesse est la plus nombreuse, vous passez à côté des véritables enjeux sociaux. Vous prévoyez, mais bien tardivement le verdissement du centre ville que vous avez imperméabilisé à outrance et notre centre ville peine à se réanimer alors même que les commerçants sont très actifs et dynamiques.
24 ans, c’est décidément long ! »