Pour une politique ambitieuse des mobilités

Question posée au conseil municipal –

Le sujet de la mobilité active est au centre de toutes les préoccupations. Il l’était avant le confinement, il est encore plus aujourd’hui. Mâcon Citoyens vous a adressé à la mi-avril différentes propositions, parmi lesquelles celle de mettre en place des aménagements cyclables temporaires. Celle-ci, comme les autres d’ailleurs, est restée lettres mortes alors que nombre de villes moyennes ont opté pour ces dispositifs provisoires avec plus ou moins de succès.

Outre les projets pour lesquels vous demandez des subventions – l’aménagement tant attendu du giratoire de Neustadt, la rue Vrémontoise à Sennecé-Les–Mâcon, le giratoire Simone Veille/ René Cassin, le quartier du chemin des Moulins – quelles sont les ambitions de la majorité concernant la politique à mener dans le cadre des mobilités actives et je pense plus précisément à la politique vélo ?

Dans le programme de « Mâcon Ville aimée », vous parlez de :

  • Réduire les discontinuités entre les parcours cyclables
  • Développer le stationnement sécurisé des vélos
  • Mettre en place la location de VAE (dans les lieux touristiques)

La question est donc : Quel plan de mobilité envisagez-vous en la matière et quels moyens seront dégagés pour permettre à ceux et celles qui le souhaitent de se déplacer en toute sécurité dans les rues de la ville et depuis les communes associées ? Une mobilité douce qui, au passage, doit améliorer la qualité de l’air de notre territoire, améliorer notre cadre de vie.

Vous pouvez retrouver la réponse sur le site Mâcon.fr. Si l’on peut regretter une politique peu ambitieuse pour une majorité déjà aux manettes depuis nombre d’années, les éléments précis donnés par Yves Dupuis doivent être regardés avec attention :

  • au niveau de la Chanaye, transformation de la voie ferrée en voie verte,
  • travaux du rond point de Neustadt qui démarrent en septembre 2020,
  • voie cyclable rue Vrémontoise à Sennecé réalisée d’ici fin 2020,
  • garage à vélos d’une capacité d’une vingtaine de places prévu dans l’aménagement de l’îlot des Minimes,
  • étude d’un schéma de mobilité au niveau de la MBA.

Agir ensemble ? Avec Mâcon Citoyens ?

Question posée au Conseil municipal –

Monsieur le Maire, lors du 1er conseil municipal en date du 25 mai 2020, la présidente de notre groupe Mâcon Citoyens Eve Comtet Sorabella vous a adressé une question à laquelle aucune réponse n’a été faite. « Pourquoi les élus de la minorité ne pourraient-ils pas avoir leur place au sein des établissements scolaires de la ville ? Certains élus de la majorité à qui vous confiez la mission d’être présents dans différents conseils d’école ou d’administration ne pourront, sans doute faute de temps, honorer ces missions alors que nous vous affichons clairement notre disponibilité à le faire ». Monsieur le Maire, aucun texte ne vous oblige à accorder une place aux élus de la minorité dans ces établissements. Pour autant vous disiez dans votre discours d’investiture du mois dernier : « Nous devons agir ensemble. J’en appel à toutes les forces vives, à toutes les initiatives ». Ces mots s’adressent également à tous les élus, n’est-ce pas ?

Vous pouvez retrouver la réponse sur le site Mâcon.fr. Il est malheureux que la majorité, par la voix de Catherine Carle Vigier, assume sa volonté de ne pas travailler avec les élus du groupe Mâcon Citoyens.

Pour des écoles mieux sécurisées

Question posée au Conseil municipal –

De nombreuses familles constatent depuis plusieurs années que les abords des établissements scolaires ne sont pas sécurisés. L’invasion quotidienne des trottoirs par les voitures est source d’insécurité pour les enfants et anxiogène pour de nombreux parents. Cette situation a été signalée à plusieurs reprises dans certains conseils d‘école et lors du Groupe de Travail sur la circulation et le stationnement qui s’est tenu à l’automne 2019. Aujourd’hui, le problème est moins perceptible étant donné le contexte sanitaire qui oblige les familles à respecter des horaires décalés d’accès aux écoles. Hormis les aménagements prévus notamment le giratoire de la rue de l’Héritan pour sécuriser l’accès à l’école Annexe, avez-vous avancé dans votre réflexion sur cette question de l’engorgement et de la sécurité aux abords des établissements ( cité scolaire Ozanam, Ecole annexe, Grand Four, Ecole Jeanne D’arc …) ?

Vous pouvez retrouver la réponse sur le site Mâcon.fr. Tout en rappelant la sécurisation effectuée pour d’autres écoles, mais aussi les problèmes d’incivilité, Catherine Carle Viguier reconnaît les remontées au sujet des groupes scolaires cités. Espérons donc que la mairie fasse le nécessaire pour que les choses s’améliorent.

Que faire des terrains à Saint Jean le Priche

Intervention au conseil municipal –
Projet de rapport n° 21 : Acquisition d’un terrain à Saint-Jean-Le-Priche

Vous nous avez répondu en Commission n°3 que ce terrain servira de réserve foncière pour une zone classée 2AU, c’est-à-dire destinée à accueillir une urbanisation future : on comprend qu’il y aura un jour des logements neufs à cet endroit.

L’acquisition de ce terrain n’est-elle pas plutôt une opportunité pour la ville de créer un espace de maraîchage, afin d’alimenter la cuisine centrale et les cantines des écoles de Mâcon en produits sains et locaux, plutôt que de bétonner 34 000 m² supplémentaires ?

Les terres agricoles sont des ressources rares sur notre commune, et la question d’approvisionner la ville en produits ultra-locaux se pose déjà comme une nécessité pour lutter contre le changement climatique.

Bien sûr, il ne s’agit pas de plomber la commune en achetant des dizaines de parcelles à urbaniser à des fins agricoles. Encore que, les terres cultivables seront peut-être un jour plus précieuses que les terrains à bâtir… Et je pense que ce jour n’est pas si loin que cela. Nous pourrions peut-être anticiper ces reconquêtes agricoles dans le futur PLU.

Cette acquisition vise d’après vous à éviter des constructions que la ville ne souhaite pas voir, mais nous ne cautionnons pas pour autant un projet qui vise, in fine, à poursuivre l’étalement urbain à Mâcon, alors que le centre ville compte de nombreux logements vacants. Aujourd’hui le président de la République s’est d’ailleurs dit favorable aux réhabilitations de bâtiments plutôt qu’aux nouvelles constructions. Il veut aussi mettre fin à l’artificialisation des sols.

Nous nous abstiendrons sur ce vote.

Quid de la pollution liée à la publicité

Intervention au Conseil Municipal –
Projet de rapport n°25 : Révision du règlement local de publicité

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Afin de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, il paraît inévitable de revoir nos manières de consommer. Et pour consommer moins, et consommer mieux, il convient de réguler la publicité, afin de réduire les incitations à la surconsommation.

Cette révision du règlement local de publicité offre à notre ville une occasion de prendre les devants, vis-à-vis d’un cadre réglementaire qui va nécessairement évoluer sur la question dans les années qui viennent.

Je vous renvoie à une proposition de la Convention citoyenne pour le climat : Interdire de manière efficace et opérante la publicité des produits les plus émetteurs de gaz à effet de serre, sur tous les supports publicitaires. Il pourrait être opportun d’intégrer cette proposition dans le futur règlement.

C’est aussi l’occasion pour notre ville de prendre position sur la question des écrans publicitaires numériques. Ces affichages ne constituent pas un progrès : ils sont à la fois énergivores et désagréables pour les habitants. Voulons-nous cela pour notre ville ? Or dans ce projet de rapport on ne comprend pas bien si vous y êtes favorables ou non…

Début de mandat

Intervention AU conseil municipal –

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Nous débutons ce mandat à un moment crucial. Un moment durant lequel adapter notre territoire aux enjeux contemporains signifiera faire de l’écologie une priorité. Notre priorité.

L’épidémie de Covid-19 ne doit pas nous faire oublier que le dérèglement climatique s’aggrave jour après jour. Les 4 dernières années ont été successivement les plus chaudes jamais enregistrées. Je ne veux pas vous faire peur, mais voici le record de température établi à la station Météo France de Mâcon l’an dernier : 39 °C, le 24 juillet 2019. On est à quelques dixièmes du record absolu de la canicule de 2003.

Les prévisions pour cet été ne rassurent pas. La Saône-et-Loire compte ainsi parmi les 11 départements français classés rouge concernant le risque de sécheresse. Le JSL titrait d’ailleurs ce vendredi 22 mai : « C’est pas l’été et la terre a déjà soif ». Nous souffrirons tous de la hausse des températures, d’une manière ou d’une autre.

Dans le même temps, la vie sauvage est en train de disparaître à une vitesse jamais observée. Une espèce sur 8 est menacée de disparition à court terme. Or cette biodiversité nous est indispensable : elle produit l’oxygène et la nourriture, pollinise nos cultures, séquestre le CO2 et contribue plus simplement au bien-être de tous.

Pour continuer à vivre dignement dans les années qui viennent, nous ne devons pas nous habituer aux changements, et surtout pas nous résigner. Nous devons agir avec force.

La crise de Covid-19 a fait évoluer les comportements et les attentes vis-à-vis de l’environnement. De plus en plus de Mâconnais souhaiteront se déplacer à vélo pour aller travailler, prendre le train plutôt que la voiture, offrir à leur enfant une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, privilégier les commerces de proximité, et sauvegarder des espaces tels que la forêt de Sennecé.

Il va falloir suivre, et même prendre les devants. Or l’écologie ne se saupoudre pas. Vous contenter de dérouler le programme pour lequel vous avez été élus ne suffira pas. J’espère sincèrement que vous serez à la hauteur des enjeux.

Déclaration Elus Mâcon Citoyens

Ce premier conseil municipal intervient plus de deux mois après les résultats du premier tour et surtout après une période de confinement éprouvante pour toutes et tous. Les résultats dès le premier tour des élections renouvèlent pour un quatrième mandat, Monsieur Courtois et ses colistiers. Mais ne nous y trompons pas, avec une telle abstention (68%), le plus haut niveau jamais atteint pour cette élection locale, la préférée des Français, nous pensons que cette assemblée a été mal élue… la modestie de chacun, chacune est requise.

L’heure n’est plus aux remerciements à nos électeurs, tant les préoccupations sont tout autres : après avoir dû faire face à la pandémie, aux contraintes et aux difficultés liées au confinement, il s’agit à présent de faire face à la période de transition qui s’ouvre pour un temps peut-être encore plus incertain que le confinement passé. La société doit se recréer avec de nouvelles façons de faire dans les gestes du quotidien… et des efforts doivent être consacrés à la construction d’une économie différente ; et des solidarités sont à réinventer, de même, la Démocratie doit être développée.

Alors, oui, nous sommes heureux d’être là, avec six élus, tous en conscience des enjeux qui vont guider notre action ; et chaque fois que nécessaire, nous nous opposerons aux décisions que nous estimerons ne pas être en faveur de l’intérêt général. Cela tout en gardant chacun, une indépendance sur nos décisions ; car en nous présentant devant les électeurs, c’est aussi cette dimension que nous proposons. Nous réfléchissons ensemble, trouvons le compromis, mais nous nous autorisons de n’être pas d’accord et nous nous engageons à le motiver devant l’assemblée, devant nos électeurs et plus généralement les habitants de Mâcon. Nous ne sommes pas des élus godillots.

La crise sanitaire s’inscrit dans les crises – économique, sociale et environnementale – préexistantes et liées aux décisions politiques de libéralisation du secteur de la santé, que, vous, Monsieur Courtois, avez validé tout au long de votre long exercice politique – national – en tant que sénateur et local en tant que maire. Le vers est entré dans le fruit dès la Loi Juppé qui mettait un premier coup de couteau au cœur du service public de santé et particulièrement à l’hôpital public, puis la Loi Hôpital Patient Santé Territoire de Mme Bachelot – aujourd’hui reconvertie en amuseuse du Paysage Audiovisuel Français – continuait la sape du système hospitalier, détruisant au passage les éléments de démocratie qui l’organisait par la suppression des Conseils d’administration des hôpitaux remplacés par les conseils de surveillance, vidés de toute substance démocratique. Vous avez voté cette loi lorsque vous étiez sénateur, vous êtes comptable de cette décision et de ses conséquences. Durant votre précédant mandat, vous avez refusé la création du centre municipal de Santé que je proposais et validé celui créé par le conseil départemental ; c’est un peu votre signature : vous trouvez toujours à faire payer les équipements mâconnais par d’autres collectivités – le département, l’agglomération…

Maintenant, il s’agit, ici, de décider des politiques publiques locales au service des administrés. Nous savons toutes et tous que notre planète et ses ressources sont limitées au contraire de notre imagination. Mise au service de la finance mondialisée et d’intérêts particuliers, toujours plus nombreux sont ceux à s’accorder aujourd’hui sur le désastre de telles décisions. Il s’agit de développer les projets dont l’impact environnemental préservera la biodiversité tout en redonnant vitalité à notre ville ;

  • une vitalité retrouvée pour l’habitat existant, pour le commerce de centre ville et les familles qui en vivent ;
  • une vitalité retrouvée pour le tissu associatif qui ne peut se résumer à un soutien massif aux activités sportives tournées vers la compétition au détriment du sport loisir et santé et de son accès à toutes et tous ;
  • une vitalité renforcée pour les acteurs de la sphère sociale qui doivent être épaulés pour mener à terme leurs projets. Alors qu’ils ont été en première ligne pendant la phase aiguë de la pandémie, ils n’ont pas reçu le soutien dont leurs bénéficiaires avaient tant besoin ;
  • une vitalité économique tournée vers le secteur industriel du réemploi, de l’économie circulaire et de l’agriculture urbaine, de véritables moyens de fixer la population dans la ville centre, la réduction des déplacements pendulaires restant un enjeu environnemental important ;
  • une vitalité démocratique à inventer, loin des réunions d’information organisées sous votre mandat précédant mais une pratique qui implique davantage la concertation pour recueillir l’expertise des habitants et leurs besoins exprimés, un travail transversal des élus dans le but d’établir une «stratégie climat », une place pour les élus de l’opposition qui va plus loin que ce que le droit prévoit, et enfin, une transparence renforcée.

Ce discours peut avoir l’allure de rejouer la campagne passée mais c’est parce qu’elle n’a pas eu lieu, cette campagne. La déclaration tardive de votre candidature vous a permis de vous soustraire au débat d’idée. Vous avez privé les électeurs mâconnais de ce temps de confrontation des projets, moment nécessaire à un choix éclairé ; usant de publi-reportages, c’est le « Coup d’état permanent », cela faisait le jeu de votre réélection mais au prix d’une abstention bien au-delà de la moyenne nationale, renforcée par la pandémie.

Concitoyennes, concitoyens, la transition qui s’annonce est une formidable opportunité pour tenter de réparer les erreurs commises, erreurs dont la responsabilité est collective, soit d’avoir produits les idées qui y ont menées, soit de n’avoir pas su s’y opposer suffisamment, soit de n’avoir pas su proposer autre chose, soit d’avoir été sourds aux alternatives. Cette période est donc enthousiasmante et nous, élus Mâcon Citoyens, comptons bien porter tous projets et initiatives qui concourent à rendre notre territoire adapté aux enjeux contemporains.

Eve Comtet Sorabella.

Le Covid-19 et Mâcon

Monsieur le Maire,

Le 15 avril 2020, nous vous avons sollicité pour un rendez-vous dans l’objectif de faire converger toutes les forces politiques au service et dans le seul intérêt des Mâconnais en cette période difficile.

Malheureusement nous n’avons pas reçu de réponse de votre part.

Nous pensons qu’aussi longtemps que durera cette crise, la planification de la mobilisation sanitaire doit se faire à l’échelon municipal. Beaucoup de Mâconnais traversent une phase terrible de leur vie. Ils souffrent.

C’est pourquoi les conseillers municipaux nouvellement élus, y compris ceux de l’opposition, bien que pas encore installés, doivent collectivement et dès à présent agir davantage pour soutenir les personnes, les foyers, les commerces les plus fragiles durant les prochaines semaines.

Les élus Mâcon Citoyens ont recensé un certain nombre d’initiatives qui pourraient être mises en œuvre par les services de la Mairie et de la MBA – peut-être sont-elles déjà prévues mais vous ne nous avez pas donné l’occasion de le savoir ? Nous vous en soumettons quelques-unes et restons à votre disposition pour aider à leur mise en œuvre.

  • Mettre en place un centre d’écoute et d’aide téléphonique ouvert 24h/24h permettant l’orientation vers la structure ou le service adapté à la demande. Ce centre d’appel travaillera en collaboration avec différentes équipes, professionnels, associations et institutions pour être en situation de mettre en œuvre des solutions, parfois dans l’urgence (nécessités alimentaires, personnes à la rue, soutien psychologique, mise à l’abri…). Ce centre permettra aussi de recenser les volontaires bénévoles qui proposent leur aide aux plus fragiles (apporter des courses…).
  • S’assurer de l’équipement et des achats nécessaires pour fournir des « Équipements de Protection Individuelle » à tous les agents municipaux, bénévoles, les travailleurs sociaux, médicaux et paramédicaux. Mettre en place une cellule spécifique dédiée à aider concrètement les personnels soignants mobilisés (garde d’enfants, logement, déplacement, soutien…).
  • Recenser toutes les personnes de plus de 70 ans et/ou en situation de handicap, y compris en utilisant les fichiers du Plan canicule et établir avec ces personnes un contact téléphonique quotidien avec le CCAS.
  • Permettre le confinement des personnes sans domicile fixe avec mise à disposition de lieux publics adaptés et de personnel d’accompagnement qualifié pour veiller au respect de mesures de sécurité sanitaire. Recenser et confier la gestion des logements vacants aux structures en charge de la mission d’aide aux démunis. Les soutenir pour que le recrutement du personnel nécessaire à l’accompagnement soit possible.
  • Organiser la distribution de « chariots-quarantaine » avec les produits de première nécessité pour toute personne vivant sous le seuil de pauvreté et qui ne peut se déplacer : sucre, pâtes, riz, huile, légumes disponibles et produits locaux, savon, nécessaires d’hygiène périodique pour les femmes, couches pour les enfants…
  • S’assurer de la prise en charge immédiate des enfants et femmes victimes de violence, de l’attribution et la prise en charge d’un logement d’urgence pour les accueillir si nécessaire ou d’un moyen d’éloignement du conjoint violent. Populariser le numéro d’aide pour les hommes craignant d’être violents pendant le confinement, un numéro d’aide psychologique à leur destination a été mis en place, il s’agit du 08.019.019.11.
  • Veiller à l’arrêt effectif des factures et paiements pour les services suspendus (crèches, cantines, extra-scolaire…). Recenser les familles les plus précaires et verser des aides financières par le CCAS.
  • Appliquer une suspension des loyers pour les locataires d’un HLM en situation de grande précarité.
  • Mettre en place des mesures de soutien aux commerces locaux : en plus des aides et actions d’ores et déjà annoncées, proposer des bons d’achat solidaires à valoir dès la réouverture des commerces Mâconnais. Les consommateurs épauleraient ainsi les commerces dont les portes sont fermées depuis le 16 mars : ils les aideraient dès maintenant à couvrir leurs frais fixes.
  • Mettre en place une distribution de ces bons d’achats aux ménages les plus modestes (financés par la mairie ou la MBA).
  • Accroître les espaces cyclables et piétonniers temporaires pour favoriser des déplacements sûrs et sains, par exemple sur la D906 (N6) où les trottoirs sont étroits voire inexistants.
  • Rouvrir les déchetteries (circuit « marche en avant », limitation du nombre de présences simultanées, limitation du nombre de passages hebdomadaires par lecture de la plaque d’immatriculation).

Le confinement ne peut être qu’une situation temporaire. Le rôle des pouvoirs publics est d’anticiper dès à présent l’ensemble des mesures à prendre dès la levée progressive du confinement et limiter ainsi le risque d’une nouvelle vague épidémique : dépistages massifs, mesures de protection… Le service public communal peut et doit également contribuer à cet objectif.

  • Mettre en place dès maintenant les mesures de désinfection des équipements publics et de l’espace urbain (mobiliers urbains, abri-bus, parcs de jeux, squares…) selon les préconisations.
  • Anticiper la mise à disposition de lieux de dépistage et leur aménagement, en lien avec les hôpitaux et autorités sanitaires, pour permettre de réaliser les tests massifs qui seront nécessaires dans des conditions sécurisées, en évitant une nouvelle saturation des structures de santé.
  • Solliciter les couturières et couturiers de notre bassin de vie afin d’organiser l’approvisionnement de masques par la commune et la MBA à tous les habitants, fournir les matières premières nécessaires à leur confection, commander des masque à des entreprises françaises de confection.
  • Mettre en place des points de distribution publique de masques, gel… pour faire face, cette fois, à l’afflux de demande et permettre à chacun·e le respect des gestes barrières.
  • En vue d’aider les élèves qui auront pris du retard, éviter leur découragement et un éventuel décrochage post-confinement, refuser toute fermeture de classe à la rentrée prochaine et obtenir des moyens renforcés.
  • Préparer un plan de soutien à l’économie locale notamment pour le commerce de proximité, favoriser la relocalisation d’activités et généraliser les circuits courts.

Nous pensons que l’ensemble des élu.e.s doit être impliqué dans la gestion des effets de la pandémie. Pour cette raison, un effort de transparence est nécessaire. Vous devez informer tous les élus, nouveaux ainsi que ceux du mandat précédent, de vos décisions prises hors Conseil municipal et communiquer régulièrement à nos concitoyens ce que leurs élus prévoient pour les semaines à venir et qui impactera leur quotidien.

Souhaitant pouvoir nous entretenir avec vous dans les meilleurs délais, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre parfaite considération.

Les élus de la liste Mâcon Citoyens 2020 au Conseil municipal.

Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Rida Ben Salah, Delphine Mermet et Eric Ponchaux.