Pourquoi les habitants de Mâcon n’ont pas été impliqués dans le projet de réaménagement de leur centre ville ?

En préambule des rapports 30 à 32, nous aurions apprécié, et le public aussi, que ces rapports soient accompagnés d’une présentation succincte mais suffisante des projets pour lesquels vous sollicitez le vote du conseil municipal.

Vous nous sollicitez pour cette demande de subvention, démarche qui semble bien être l’ultime étape avant la réalisation de cette requalification. Alors, nous souhaitons revenir sur l’implication des riverains et plus largement, habitants de Mâcon dans ce projet. Fin juillet s’est tenue une réunion sur l’aménagement futur de la rue Carnot ; 4 habitants de Mâcon étaient présents. Quelle publicité a été faite pour inviter à cette réflexion ? Quels outils de communication ont été mobilisés ? Le site de la Ville ? La presse locale ? Pourquoi avoir choisi la période estivale ? Les conditions sanitaires auraient permis, dès fin mai d’inviter les Mâconnais à cette réflexion, y compris de façon dématérialisée – le distanciel est aujourd’hui utilisé avec de plus en plus d’aisance – à la présentation du calendrier des aménagements et au recueil des propositions. La majorité municipale ne démontre pas sa volonté d’une participation effective des Mâconnais.

Par ailleurs, les aménagements présentés – principalement un calendrier des travaux de réfection des sols, de l’éclairage public et du mobilier urbain – prend très peu en compte la question de l’adaptation de la ville aux aléas climatiques et environnementaux ; si ce n’est l’éclairage public qui nous promet « d’éclairer malin »…quels espaces naturels peuvent être réintroduit en cœur de ville pour apporter fraicheur et confort ? Si des réponses ont été apportées quand à cette question de l’aménagement d’espaces naturels, elles nous ont finalement peu satisfaites. En effet, l’argument de l’humidité qui s’infiltrerait dans les caves en cas d’utilisation de revêtement qui permettrait l’absorption de la pluie semble ne pas tenir compte du fait que Mâcon est une ville qui a connu de nombreuses périodes inondations avec des caves régulièrement en eaux sans que cela soit gênant. C’est inhérent aux villes proches d’un cours d’eau qui connait des variations de débit et de niveau. Pour ce qui est de l’utilisation de la pierre de Comblanchien, pourquoi pas ? Mais il nous semble réellement dommage de rester sur un aménagement aussi minéral ; nous restons sur le sentiment que tout n’a pas été étudié pour ramener des espaces naturels dans cette rue.

Enfin des questions restent sans réponses :

  • Comment sera traité l’extérieur de l’Espace Carnot Montrevel ?
  • La galerie sous arches sera-t-elle rendue aux marcheurs ou sera-t-elle maintenue à l’identique, fermée de grilles amovibles qui restent inamovibles depuis de nombreuses années ?
  • Quelle convivialité sera proposée ?
  • Aujourd’hui, le projet propose deux sièges à l’angle des rues Carnot et Dufour, à l’angle sud de l’Espace Carnot Montrevel. Qu’est-il possible d’imaginer pour offrir de la convivialité dans le respect de la tranquillité des riverains ?

Quid de la sécurité à Flacé suite à la nouvelle construction ?

Résumé du projet : Projet de déménagement de l’école Jeanne d’Arc de la rue de la Paix à Flacé, sur l’actuel terrain de sport. Construction d’une école primaire, cour pour l’école élémentaire et cour pour l’école maternelle. Déclassement du domaine public en vue de sa cession. Cession pour 375 500€, 100€ le m2. Accueil des élèves sur la rentrée 2023/2024.

Comme l’indique l’étude, ce projet de déménagement de l’école J. d’Arc à Flacé induit la réflexion sur la relocalisation des usagers actuels – les élèves de l’école élémentaire publique de Flacé et du collège public Pasteur, incluant les surcoûts de cette relocalisation et les complications d’organisations dont, pour l’instant, nous n’avons aucune ébauche de proposition. Par ailleurs, un autre impact – et non des moindres – est à considérer : celui du trafic routier en lien avec les entrées et sorties d’écoles. A l’heure actuelle, celui-ci est déjà problématique avec beaucoup de voitures qui circulent aux heures d’entrées et sorties des écoles primaire et maternelle, une insécurité pour les piétons, une pollution atmosphérique et sonore importante. La circulation routière que l’on connait aujourd’hui à proximité de la rue de la Paix va se reporter sur le quartier de Flacé qui n’est pas dimensionné pour absorber plus de circulation qu’actuellement.

Avez-vous prévu une étude d’impact sur les flux de véhicules et sur le plan de circulation ?

La décision de déclassement ne pourrait-elle se faire après cette étude d’impact qui permettrait de mesurer concrètement les conséquences économiques des aménagements à mettre en place pour que Flacé garde son esprit de village dont les habitants bénéficient encore un peu ?

Enfin, et pour conclure, cette décision est de nouveau totalement à contre courant de ce qu’il faudrait faire pour lutter contre l’artificialisation des sols, c’est encore contradictoire avec le PADD présenté en décembre 2020 : « Tendre vers un objectif de «zéro artificialisation nette» (horizon 2050, avec objectif -50 % à horizon 2035). » Et particulièrement la 3ème grande orientation de celui-ci : « promouvoir un développement urbain favorable a une bonne qualité de vie dans un environnement préservé.« 

Répondre ensemble à l’urgence environnementale

Intervention au Conseil municipal –

Vœu présenté par le groupe Mâcon Citoyens

Le temps de la mobilisation générale est venu pour le climat et l’environnement. L’été 2021 a enregistré un nouveau record de température en Europe avec 48,8 °C à l’ombre en Sicile. Il a également été marqué par des incendies gigantesques dans le Var et le Vaucluse, mais aussi en Algérie, en Grèce, en Turquie et en Californie, par des inondations monstres en Allemagne et en Belgique, par une fonte sans précédent des glaces en Arctique et par une prolifération considérable des populations de moustiques tigres en France.

Dans le même temps, la perte alarmante de la biodiversité et la diminution progressive de l’activité biologique des sols s’accentuent : près de 30 % des espèces animales et végétales inventoriées sont aujourd’hui menacées d’extinction, d’après la « liste rouge » actualisée dévoilée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lors de son congrès à Marseille, début septembre. Le péril qui pèse sur nos écosystèmes est bien réel.

Dans un tel contexte, de plus en plus de jeunes n’ont plus confiance en l’avenir, se sentent trahis et impuissants face à la crise environnementale et à l’inaction des gouvernements. Selon une étude à paraître dans la revue scientifique The Lancet Planetary Health, 59 % des 16-25 ans sondés dans dix pays, dont la France, déclarent être « très » ou « extrêmement inquiets » du changement climatique, tandis que 45 % affirment que l’anxiété climatique affecte leur vie quotidienne de manière négative, qu’il s’agisse de dormir, de se nourrir, d’étudier, d’aller à l’école ou de s’amuser. En France, 74 % des 16-25 ans pensent que l’avenir est effrayant.

Devant ce constat, nous avons le devoir d’agir vite et ensemble – élus, décideurs économiques, acteurs de la société civile et citoyens – pour atténuer l’ampleur de la crise environnementale.

Considérant le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ;

Considérant le récent rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ;

Considérant le rapport du Haut conseil pour le climat « Renforcer l’atténuation, engager l’adaptation » ;

Considérant l’accélération du dérèglement des écosystèmes, de la pollution de l’air, des sols et de l’eau, et leurs conséquences sur la santé ;

Considérant que la ville de Mâcon subit déjà les effets des pollutions et du changement climatique (sécheresses, fortes chaleurs, pluies intenses, pollution atmosphérique, prolifération de moustiques tigres) et que les effets à plus long terme de ces changements sont encore inconnus, mais présentent des risques importants pour notre commune et ses habitants ;

Considérant qu’en avril 2016, les dirigeants mondiaux de 175 pays ont reconnu la menace du changement climatique et le besoin urgent de le combattre en signant l’accord de Paris, en acceptant de maintenir le réchauffement « bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels » et de poursuivre les efforts en cours pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C ;

Considérant les Objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’ONU qui nous donnent la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur pour tous ;

Considérant que l’ampleur du changement climatique et de ses conséquences dans un futur très proche dépend de la façon dont l’humanité va réduire puis stopper ses émissions de gaz à effet de serre dans les prochaines années. Que l’action en faveur de la réduction des émissions est donc une nécessité vitale, pour la ville de Mâcon comme pour l’humanité toute entière ;

Considérant que selon le GIEC, 50 % à 70 % des leviers d’actions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre se situent au niveau local ;

Par ces motifs

Le Conseil municipal de Mâcon, réuni le 27 septembre 2021, en appelle à la mobilisation générale de tous les acteurs publics, économiques et de la société civile qui font la ville de Mâcon, afin de répondre ensemble à l’urgence environnementale.

Pour cela, la ville de Mâcon s’engage à :

Atteindre la neutralité carbone sur son territoire le plus rapidement possible ;

Organiser dans les meilleurs délais un dialogue structuré entre tous les acteurs du territoire pour identifier les actions complémentaires qui pourraient être engagées.

Etudier et mettre en œuvre un accompagnement adapté des personnes et acteurs économiques vulnérables ou impactés par la transition écologique ;

Etudier et mettre en œuvre des moyens d’adaptation et de résilience face aux impacts de la crise environnementale ;

Informer et mobiliser les habitants sur les différents aspects de la crise environnementale ;

Intégrer l’urgence environnementale dans toutes ses politiques publiques ;

Tenir compte de l’impact sur le climat ainsi que de la durabilité environnementale,
sociale et économique de toutes ses activités et, chaque fois que possible, donner la
priorité aux entreprises qui atténuent le changement climatique et ses
conséquences ;

Assurer un suivi des actions engagées.

Débat sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durables (PADD)

Intervention au Conseil municipal –
Rapport n°33 : Débat sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durables (PADD)

Je trouve qu’il y a de bonnes choses dans ce Projet d’aménagement et de développement durable. Vous parlez notamment de :

  • Contenir le développement de l’enveloppe urbaine
  • Favoriser le réinvestissement du centre ancien
  • Conforter la place de la nature en ville
  • Et limiter l’exposition aux nuisances sonores

Ces grandes lignes dessinent un avenir souhaitable pour notre ville, et nous serons vigilants à ce qu’elles se retrouvent dans le futur PLU.

Je trouve cependant que ce document manque d’ambition.

Limiter la consommation foncière à (je cite) « environ une soixantaine d’hectares pour la construction d’environ 2 000 logements » à l’horizon 2030, c’est beaucoup trop.

2 000 nouveaux logements pour atteindre 37 500 habitants en 2030, puis 2 000 autres logements pour atteindre 40 000 habitants en 2040. OK, pourquoi pas… C’est l’objectif que vous vous êtes fixés. Mais on peut atteindre cet objectif en limitant davantage l’étalement urbain.

Comment ?

  • en durcissant les règles d’urbanisme pour protéger les terres agricoles et les espaces naturels (forêts, prairies…) ;
  • en menant des actions pour baisser le taux de vacances des logements ;
  • en densifiant, pour privilégier l’habitat collectif plutôt que la maison individuelle sur les terrains aujourd’hui inoccupés, c’est-à-dire faire l’inverse de ce que vous prévoyez à La Chanaye ;
  • en investissant en priorité les friches ;
  • en renaturant les espaces laissés à l’abandon.

Ce dernier point est intéressant pour parvenir à l’objectif gouvernemental de zéro artificialisation nette des sols, ce que le préfet de Saône-et-Loire contrôlera dans le futur plan local d’urbanisme.

L’objectif ambitieux, vous le fixez pour 2040 (je cite) : « anticiper une nette réduction de la consommation d’espaces naturels et agricoles, en limitant les surfaces ayant vocation à être urbanisées à environ une quinzaine d’hectares à terme. La majeure partie des 2000 logements restants sera dès lors réalisée en renouvèlement ou densification de l’enveloppe urbaine existante ».

Dans cette phrase c’est le mot « anticiper » que je ne comprends pas. Anticiper, ce serait se fixer cet objectif non pas pour 2040, mais pour 2030. Il ne faut pas jouer les timides là-dessus. 2030 c’est demain, et il ne faut pas traîner. Je vous invite donc à fixer plutôt l’objectif suivant : limiter la consommation foncière à une quinzaine d’hectares pour 2 000 nouveaux logements à horizon 2030.

Pourquoi j’insiste là-dessus ?

Parce qu’1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, et qu’une manière efficace d’agir à l’échelle locale contre ce déclin sans précédent depuis 65 millions d’années serait de limiter fortement l’étalement urbain, cet étalement qui détruit les habitats naturels et les continuités écologiques nécessaires à la faune sauvage pour circuler.

J’insiste aussi là-dessus parce qu’il n’y a rien de plus triste qu’une ville dont on n’arrive plus à sortir.

Les premiers arbitrages de la loi Convention citoyenne pour le climat amorcent un objectif de division par deux de la vitesse d’artificialisation des sols. C’est le moment d’anticiper, pour de vrai, en se fixant un objectif plus ambitieux que celui que projette ce PADD.

Office de tourisme communautaire

Intervention au conseil communautaire –
rapport 15 – Classement de l’office de tourisme communautaire en catégorie I

Comment se fait-il que Mâcon dispose encore du label « station classée » / « station de tourisme » alors que l’office de tourisme communautaire n’est à ce jour classée qu’en catégorie II et non en catégorie I comme requis par le label ?

De ce que je sais l’échéance pour l’obtention de ce classement en catégorie I avait été fixée à début 2018…

Jeunes actifs

Question orale au Conseil communautaire –

De nombreuses collectivités se positionnent pour attirer les jeunes actifs sur leur territoire, dans un contexte où le télétravail a pris de l’ampleur et où les villes moyennes et les villages séduisent de plus en plus d’urbains.

Que fait et compte faire Mâconnais Beaujolais Agglomération pour inciter ces jeunes actifs à s’installer sur notre territoire ?

Subventions aux associations

1- M. le maire, vous nous demandez d’approuver, dans un seul et même rapport, un tableau présentant l’ensemble des subventions annuelles aux associations pour 2021 ainsi qu’une nouvelle convention d’objectifs pour une association, à savoir la MJC de l’Héritan. Pourquoi ce choix d’amalgamer deux approches ?
Nous souhaiterions que les deux délibérations soient bien distinctes ou fassent l’objet de deux votes bien différenciés. (Refus)

2- Subventions

Nous avons étudié, d’aussi près que possible, les subventions 2021aux associations.
D’aussi près que possible car une fois de plus, vous nous demandez de voter à l’aveugle.
D’après les tableaux fournis en juin 2020 et celui-ci, le budget global aux associations est amputé de près de 140 000 euros cette année.
S’il est vrai que la plupart des associations gardent, approximativement, la même base que l’an dernier, quelques-unes voient leur subvention diminuer, et certaines de manière drastique.
Et cela sans qu’aucune explication ne nous soit apportée.

Il ressort également que la plupart des « lignes de provisions » ont augmenté, et encore une fois, sans qu’aucune raison ne soit apportée : action santé + 1 210 €, cohésion sociale +430 €, actions sociales +4 600 €, actions économiques +1 823 €, culture +17 360 €. Vous me répondrez probablement que l’augmentation des provisions permet plus de souplesse au cas où… Mais au cas où quoi ? Au cas où le contexte sanitaire et social connaitrait des changements ? Mais nous y sommes !

Et en parallèle, la subvention au CCAS passe de 986 487 € à 953 920 €. Est-ce donc que l’action sociale aurait moins de besoins cette année à Mâcon ? Et ce, alors que nous connaissions une situation de pandémie mondiale impactant de toute évidence les niveaux de vie de la population ? Ou est-ce simplement parce que vous n’avez toujours pas mené d’étude réelle sur les besoins sociaux des Mâconnais, ce qui est pourtant, je vous le rappelle, une obligation légale depuis 1995 ?

Et j’ajouterai qu’« un décret du 21 juin 2016 impose désormais de réaliser une ABS (analyse des besoins sociaux) « au cours de l’année civile qui suit chaque renouvellement général des conseils municipaux ». Nous l’attendons.

Mon intervention rejoint ce qui a été dit sur le budget : le bas de laine, encore et toujours. On distribue quelques largesses sur des critères inconnus et on cache le reste sous le tapis.

Je voterai contre cette proposition qui manque pour le moins de clarté et de transparence.

  1. Question : Mise à disposition de personnel à l’association Nuisances Infrastructures Val de Saône

M. le Maire, pourrions-nous avoir plus d’informations sur la composition et les domaines d’intervention de cette association qu’apparemment vous présidez ?

Recourt à la procédure d’expropriation sur des parcelles chemin de la Lye à Mâcon

Intervention AU conseil municipal –
rapport n°9

Monsieur le Maire, nous, les élus du groupe Mâcon Citoyens, nous sommes fermement opposés à ce projet. Et il est vraiment choquant que la ville en soit à l’initiative.

Pourquoi ? Parce que sur cette zone située chemin de la Lye, sous l’aérodrome, vous et votre équipe voulez construire deux stades de football et leurs équipements : des vestiaires, deuc club-houses et un parking.

Or c’est une zone classée en zone naturelle, avec un bois d’un hectare et demi, avec une pépinière et une prairie. Il y a là environ 3 000 arbres qui séquestrent chaque année l’équivalent de 7 tonnes de CO2. 7 tonnes de CO2, ce n’est pas grand-chose au regard des gaz à effet de serre émis sur notre territoire… mais c’est déjà ça en moins.

J’ai étudié les parcelles concernées, et il est impossible de construire 2 stades de foot et leurs équipements sans toucher à cette petite forêt. Ce qui est probable, c’est que vous allez raser cette forêt, en partie ou en totalité, tout ça parce qu’en 2021 vous n’avez pas trouvé de meilleur endroit où construire des stades que sur une zone naturelle.

A l’heure actuelle, au lieu de couper ces 3 000 arbres, nous devrions les planter ! Au lieu de faire déménager cette pépinière, nous devrions la soutenir ! Une pépinière, c’est un puit net de CO2, et donc un atout pour notre territoire dans la lutte contre le dérèglement climatique.

En poursuivant votre projet, on ne peut pas le dire autrement, vous aggravez le changement climatique. Vous ne pouvez pas dire que vous défendez l’environnement, et en même temps détruire un puit de carbone et une zone de biodiversité. Ça n’a aucun sens.

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux, je vous en prie… renoncez à ce projet. Retirez cette délibération. En 2021, on ne va pas raser un bois pour construire des stades. Ces stades, peu importe la raison pour laquelle vous voulez les construire, faites le ailleurs. Faites preuve d’imagination et d’innovation, mais par pitié n’aggravez pas encore la crise écologique.

Comme vous le dites vous-mêmes dans votre tribune d’expression du mois de mars : « chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle ».

Voici mon intervention ce soir, en conseil municipal à l’occasion du débat d’orientation budgétaire

intervention au Conseil Municipal –
l’orientation budgétaire

Je veux insister sur l’absence d’analyse et de prise en compte du contexte local dans ce rapport qui se décline en quatre parties dont la première fait pourtant l’analyse du contexte économique et financier… c’est inquiétant … en effet, rien sur l’impact économique de la pandémie sur les mâconnaises et les mâconnais… ce n’est qu’à la moitié du rapport que sont évoquées les conséquences des mesures de confinement… et ce ne sont que 6 lignes… pour évoquer succinctement un bouleversement social, économique, sociétal en cours depuis bientôt un an. Et aucun chiffre sur le chômage à Mâcon… sur la pauvreté. (données 2017 : 19.2%)
Pourtant, c’est là que nous attendent nos concitoyens…ils attendent de leurs élus les services et projets qui amélioreront leur quotidien.
Ce rapport montre donc votre incapacité à adapter le budget 2021 aux conditions socio-économiques présentes… En effet, les investissements en matière de cohésion sociale ne représenteront que 2.5% du budget d’investissement… c’est indigent … le développement durable, avec 4.52% fait également figure de parent pauvre et ce n’est pas le programme de renouvellement du parc d’éclairage public qui va masquer ce qui n’est pas entrepris par ailleurs. … en fait, ces domaines sur lesquels les investissements devraient être renforcés sont les plus faiblement dotés et parallèlement à cela, les dépenses de fonctionnement seront contenues alors qu’il faudrait développer les services aux usagers.
Cela d’autant + que nous en avons les moyens : 2020 est aussi une année exceptionnelle à ce titre : c’est + de 11 millions d’excédents de fonctionnement qui n’ont pas été utilisé au service des contribuables. Pourtant, à l’heure des confinement et déconfinement, les mâconnais avaient des besoins auxquels vous auriez dû répondre : par ex. maintenir puis renforcer le soutien à la scolarité par la continuité du dispositif de programme de réussite éducative ainsi que l’accompagnement à la scolarité.
Plutôt que cela, vous avez préféré poursuivre votre politique du bas de laine… qui pèse près de 31 millions d’€ !…et c’est ainsi que ces 11 millions iront alimenter la section d’investissement. A l’identique de ce que vous faites depuis plusieurs années : l’investissement réalisé n’est que le quart de ce qui est indiqué au budget prévisionnel. Ce qui ne vous empêchera pour autant pas d’emprunter…5.9millions en 2021… car, comme vous le dites sans cesse « il faut emprunter maintenant car les taux sont bas » (capacité de désendettement = 4 ans1/2).
Mais pour faire quoi ? Ainsi, en 2021, vous prévoyez 42 millions d’investissements… mais combien seront finalement réalisé sur cet exercice ? Pour rappel, en 2020, 34.6 millions étaient prévus, et seuls 15 millions furent réalisés. Et vous ne pouvez prétexter le contexte sanitaire car le budget a été voté fin juin…vous saviez donc pertinemment que tout ne serait pas réalisé.
Alors, mesdames, messieurs, pourquoi cela mérite-t-il d’être relevé ? Pourquoi cela pose-t-il problème ? Simplement parce que c’est une mauvaise gestion des ressources de la collectivité. Et ce qui fut dénoncé par la Cour Régionale des Comptes au sujet de l’agglomération, le sera sans doute aussi pour Mâcon. Ces montants pléthoriques prévus en investissement vous permettent de justifier d’une part :
• le transfert en section d’investissement de ce qui n’a pas été dépensé utilement en fonctionnement…et d’autre part,
• le maintien du taux de la taxe sur le foncier bâti alors même que les propriétaires occupants ou bailleurs n’arrivent plus à entretenir leurs biens du fait de la vacance locative. (25.63%de 2016 à 2019 et 23.35% moyenne de la strate)
Ainsi, vous pourriez à la fois
• accroitre les services aux administrés, vous pourriez le faire pour 2021…c’est économiquement possible …et humainement souhaitable.
• Et baisser le taux de la taxe sur le foncier bâti de 2 points 28… ramenant ainsi la fiscalité locale à la moyenne de la strate.
Au contraire de cela, les services dont les usagers ont besoin ne seront pas déployés : par ex. du personnel pour mettre en œuvre des dispositifs éducatifs et de loisirs en direction des enfants et de la jeunesse dans tous les quartiers de la ville. Alors que les associations sont contraintes par la crise sanitaire, la jeunesse doit pouvoir trouver dans les dispositifs « ville » des lieux et temps de socialisation alternatifs. Ce peut être aussi une façon complémentaire d’œuvrer pour la tranquillité des habitants. L’octroi de crédits supplémentaires pour les CCAS dont les subventions n’ont pas progressé depuis 2014 et dont les besoins sont accrus…permettrait un soutien aux ménages en difficulté.
En matière de mauvaise utilisation des ressources, nous dénonçons également la stabilité de l’aide au tissu associatif qui est en fait…en diminution… et on est en droit de se demander qui va faire les frais de cette baisse ? L’éducation populaire pourrait être sacrifiée. L’animation se substitue à la culture et c’est un signal bien inquiétant. Que peu d’ambition dans ce domaine !… pourtant l’Appel à projets « Quartiers culturels créatifs » permettrait de renouveler l’offre qui a besoin d’un nouveau souffle. Dans les domaines de l’emploi, du logement, et particulièrement pour la jeunesse, aucune ambition de travail collaboratif, notamment avec l’« AILE sud bourgogne », aucune ambition pour le « point information jeunesse ». Pas de renfort envisagé de la Prévention Spécialisée. Encore une fois, vous ne faites aucun lien entre les troubles de l’ordre du dernier trimestre 2020 et votre désengagement éducatif, social et culturel dans les quartiers. Vous laissez penser que l’échelon des collectivités le plus proche des habitants, c’est-à-dire l’échelon municipal est impuissant. De nouveau, aucune prise de conscience de l’urgence d’agir.
Alors même que le plan de relance et les dispositifs d’accompagnement sont une opportunité à saisir, vous n’offrez aucune visibilité sur ce qui pourrait être mis en œuvre. Ce pourrait être une occasion d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics, d’accroitre beaucoup plus significativement la part de produits issus de l’agriculture biologique et locale pour les repas produits par la cuisine centrale, de repenser les actions de soutien à l’économie de proximité ainsi que les opérations d’aménagement commercial en centre-ville, de favoriser l’inclusion numérique, d’engager la réflexion sur l’agriculture urbaine…et d’accompagner tout cela avec le personnel municipal dédiés.
Vous semblez ne vouloir saisir aucun des dispositifs d’accompagnements prévus alors même qu’ils correspondent sans doute aux besoins et aux aspirations des mâconnais… aucun de ces thèmes ne vous semblent donc pertinents pour eux ? De nouveau, ce sont les mâconnais d’aujourd’hui qui payent les hypothétiques investissements de demain sans bénéficier des services publics dont ils ont besoin maintenant. ALORS…Mâcon la ville aimée ?…les mâconnais ont besoin de preuves.

Ayons le courage et la volonté de réfléchir ensemble et de nous inspirer d’autres communes pour faire de Mâcon une ville respectueuse de son environnement

Intervention au conseil municipal –

Sujet : environnement

Suite à la lecture de ce ROB, je me permets une intervention sur le volet développement durable. Je
suis interpellée par plusieurs points. Tout d’abord part ce que vous entendez par ce terme
« développement durable » souvent utilisé de façon abusive et réduite. En effet initialement le
développement durable comprenait un volet social, un volet économique et un volet environnement.
Aujourd’hui on délaisse un peu ce terme pour utiliser plus facilement les termes de transition
écologique, mais peut-être ce dernier est-il trop fort pour la ville de Mâcon. En effet que peu
d’ambition sur ce sujet. Pourtant la ville de Mâcon et l’ensemble des Mâconnais méritent mieux et
plus. Peut-être d’ailleurs aimeraient-ils être impliqués ? A la lecture de ces quelques lignes sur votre
point développement durable, aucun projet avec des habitants, des associations n’apparaît.
Comment est-ce possible d’orienter résolument Mâcon dans un développement durable de son
territoire sans associer les habitants qui font la ville ?
Vous vous êtes engagés au travers de divers projets, comme le remplacement des luminaires de la
ville, l’installation de bornes de recharge électrique, la mise à disposition d’un site pour produire de
l’énergie solaire, les navettes gratuites et comme je le disais lors du dernier CM nous nous en
réjouissons. Mais je n’oserai dire pour autant que Mâcon est résolument orienté dans un
développement durable de son territoire même quand je lis dans le rapport un paragraphe de 6
lignes sur le label 4 fleurs. Certes le service des espaces verts fait un travail remarquable pour fleurir
notre ville et c’est beaucoup de plaisir pour les yeux mais le lien avec l’environnement n’est pas
évident. Vous citez avoir conscience de l’impact négatif de la voiture sur l’environnement alors que
pour aller voir la Saône depuis le cœur de ville on se heurte à une autoroute de voiture sur la D906 et
vous projetez pour 2021 uniquement la poursuite de l’aménagement cyclable d’une rue de Sennecé
alors qu’il y a sur l’ensemble de Mâcon de nombreux points noirs et très peu de continuité dans les
aménagements cyclables.
Je n’irai pas plus loin car votre rapport est court et la liste des projets à co-construire serait longue.
J’ajouterai juste : Ayons le courage et la volonté de réfléchir ensemble et de nous inspirer d’autres
communes pour faire de Mâcon une ville respectueuse de son environnement.