Le temps d’attente (au arrêts de bus) est interminable surtout l’hiver, c’est compliqué de traverser la ville de part en part.

Intervention au conseil municipal –
Sujet : la mobilité

Monsieur le maire,
A la Page 29 du rapport d’orientation budgétaire, je lis qu’il faut « être à l’écoute et ne laisser personne sur le bord du chemin … »

Mon impression quand je sillonne les rues de la ville et que je tourne le regard sur le côté, c’est le nombre d’usagers des transport en commun qui attendent aux arrêt de bus.

Alors il m’arrive de m’arrêter et de discuter un instant, la plupart du temps avec des femmes. Des femmes qui tiennent leur cabas, parfois accompagnées de leur(s) enfant(s). Elles m’expliquent combien le temps d’attente est interminable surtout l’hiver, combien il est compliqué de traverser la ville de part en part.

J’ai l’impression que ce problème ne nous concerne pas dans cette assemblée. Je serais d’ailleurs bien curieux de savoir qui parmi nous prend le bus à Mâcon ?
M. le maire, un an après l’installation de la nouvelle équipe municipale, rien ne bouge…
Enfin si !!! La ligne spéciale qui conduisait les jeunes footballeurs sur le site de la Grisière a été supprimée. Et pourtant elle rendait services à plus d’un enfant, à plus d’une famille, à plus d’une maman sans permis.

Alors que dire à ces gens ?

  • Ne vous inquiétez pas ! La ligne 2 de la navette gratuite Est Ouest annoncée fin 2019 est « à l’étude » en cette année 2021 et sera effective dans 2 ans ou 3 ans.
  • Ne vous inquiétez pas, le réseau va être refondu, en 2024, non en 2025 ou peut-être sera-t–il à nouveau une promesse de campagne pour les municipales de 2026 ?

Va–t-il falloir attendre 3 années alors que la situation doit être traitée dans l’urgence ?

Je voudrais cependant finir sur une note positive au sujet des transports mâconnais, une note qui laisse de l’espoir. Cette année 2020 a vu la mise en place de la 3ème navette reliant Saint Clément au Cinémarivaux. Quelle bouffée d’oxygène ! Voilà un vrai service public M. le Maire et les Mâconnais approuvent.

Transports en commun

Le rapport qu’il nous est aujourd’hui demandé d’adopter nous indique que MBA souhaite poursuivre son engagement pour le développement de mobilités durables au travers d’un « projet territorial ambitieux autour de l’utilisation de l’hydrogène ».

Effectivement le projet est ambitieux et semble très bien répondre à l’appel lancé par l’ADEME.

Cependant, cette ambition n’est même pas évoquée dans le schéma de mobilité durable de notre agglomération, dont les grandes lignes ont été présentées le 21 janvier dernier en Conférences des maires.
Celui –ci se donne pourtant pour objectifs, je cite :
1- « Proposer une alternative crédible et performante à l’usage de la voiture individuelle sur les espaces à fort potentiel »
– et l’objectif 4 : « proposer une solution de mobilité à l’ensemble des habitants de MBA ».

Concernant les transports en commun, nous avons, p. 10 l’idée « d’améliorer l’offre des corridors par renfort des lignes régionales » et pour les secteurs les moins peuplés, de « proposer une offre de transports adaptée au potentiel d’usage attendu ».

Et là je m’interroge, car dans tous les documents qui nous ont été présentés depuis le début de cette mandature, nulle part il n’est fait mention d’une analyse des besoins des habitants.
J’entends par là celle des besoins réels et actuels de la population, des personnes qui se lèvent le matin pour aller travailler et qui n’ont, à ce jour, aucune alternative à la voiture.

Aujourd’hui, le réseau Tréma ne couvre que ce que vous appelez le cœur d’agglomération.
Au-delà, RIEN, pas une seule possibilité de transport en commun, si ce n’est au niveau des transports scolaires ou, de manière sporadique, avec le transport à la demande.

Permettez-moi une petite digression et prenons l’exemple concret d’une personne sans permis de conduire habitant La Roche Vineuse et devant aller travailler à la Cité de l’entreprise à Mâcon….

Cette personne devra prendre contact avec Tréma et solliciter le transport à la demande, transport qui se fait en taxi mais dont la prise en charge est effectivement très importante puisqu’elle ne déboursera que 1.30 € au lieu de 25 € si ce trajet n’entre pas dans le cadre du transport à la demande.

Donc, après réservation d’une place de taxi en contactant Tréma :
– Attente à La Roche Vineuse à l’arrêt de transport scolaire
– Choix de 3 horaires de dépose à Mâcon :
10h00 (!!!), 14h15 ou 18h45
– 3 lieux au choix : Gare, polyclinique ou Place de la Barre

Pour repartir sur la Roche Vineuse après une journée de travail :
– 3 lieux d’attente à Mâcon : gare, place de la Barre ou Polyclinique
– 3 horaires de départ depuis Mâcon : 8h30, 12h30 et 17h30

Admettons que cette personne, débrouillarde, utilise différentes solutions de covoiturage pour venir à Mâcon et arriver au travail à 8h30. Elle se fera alors déposer, au mieux, en centre-ville

Où là elle prendra un bus pour se rapprocher du sud de Mâcon et de la Cité de l’entreprise (qui ne dispose toujours d’aucun arrêt) :
– Ligne A : arrêt 1ère armée à 8h01 ou à 8h57 donc près d’une heure d’attente entre les 2.
– Ligne D : arrêt 1ère armée à 7h50 ou 9h07 (en période scolaire), ou 7h42 puis 8h42 (en période de vacances)
– Ligne le C2 : arrêt à Saint-Clément à 7h52, 8h12 ou 8h37 : passages plus rapprochés mais encore près d’1 km à pied.

 

Donc après lecture des grandes lignes du schéma mobilité et de l’appel à projet, je m’interroge : vous y évoquez des améliorations mais nous partons quasiment de zéro…
L’Ademe pourrait ainsi nous accompagner dans le remplacement du parc existant mais pour être tout à fait honnête, il faut avouer qu’il n’y a pas grand-chose à remplacer.

Et pour cause :

Rappelons que le rapport de la chambre régionale des comptes présenté en décembre pointait, page 45, des dépenses d’investissement globalement surévaluées… il soulignait que MBA a inscrit au budget primitif 2018 du budget annexe Transports 3,6 millions d’euros pour l’acquisition de matériel de transport, … Suite à ces budgets, le rapport note qu’il n’a été dépensé que 124 000 € en 2018 et 817 000 € en 2019.

Je ne me prononcerai pas ici sur la pertinence environnementale de ce projet hydrogène. Et on voit mal comment on pourrait – a apriori – être contre des évolutions répondant à la nécessaire transition écologique.

Mais le choix est couteux. Un seul bus à hydrogène étant estimé à au moins 600.000 euros, soit le double d’un bus thermique classique.

Et surtout, en matière d’environnement, il apparait que vos choix politiques et budgétaires, loin de répondre à l’urgence climatique, répondent trop souvent à des critères d’appels d’offres, et comme dirait je ne sais plus qui, dans je ne sais plus quelle commission : « là, on coche toutes les cases » ! … pour les demandes de subventions.

Par ailleurs, et je conclurai là-dessus, penser l’impact environnemental des transports, Mesdames et Messieurs, c’est aussi envisager tout de suite des alternatives et pas seulement se projeter dans de grands projets à 6, 10 ou 20 ans. C’est proposer dès aujourd’hui une alternative crédible à la voiture en multipliant les lignes, les arrêts et les passages.

C’est pourquoi je ne souhaite pas prendre part au vote car force est de constater que cette proposition ne répond absolument pas aux besoins des habitants ici et maintenant ni à l’urgence écologique.

Je vous remercie.

Le développement durable peut-il attendre ?

Intervention au conseil communautaire –
Rapport 14 : communication du rapport développement durable 2020

D’abord je voudrais remercier les agents qui ont contribué à la production de ce rapport, ainsi que ceux qui permettent de concrétiser les actions de Mâconnais-Beaujolais Agglomération sur le terrain. Parmi eux s’en trouve un certain nombre qui ont envie que les choses avancent, sur le plan environnemental comme de l’égalité femmes – hommes.

Sur le fond du rapport maintenant… je trouve ça assez décevant. Il n’y a pas grand-chose d’intéressant à se mettre sous la dent. En tout cas, quasiment rien qui me fait dire : mon agglomération a pris le problème du dérèglement climatique à bras le corps, mon agglomération se bat pour préserver la biodiversité, mon agglomération est pleinement engagée contre la pollution de l’air. Ces sujets là avancent encore trop lentement chez nous.

Alors oui, MBA est volontaire sur le compostage individuel. Et c’est une très bonne chose ! Sauf qu’avoir 1 000 foyers qui compostent leurs déchets organiques, c’est encore bien faible à l’échelle du territoire. Combien parmi les personnes ici présentes le font ?

Alors certes, Mâcon réhabilite des logements via l’opération cœur de ville. Ça aussi c’est très bien ! Mais comment peut-on sérieusement vouloir préserver la biodiversité à l’échelle de l’agglo, si dans le même temps la ville principale s’autorise à artificialiser 60 hectares supplémentaires de terres dans les 10 prochaines années ?

Le problème, c’est qu’à aucun moment il n’est question de réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de la voiture individuelle. C’est quand même ça l’un des principaux facteurs d’émissions sur le territoire, sinon le principal. Certes, vous prévoyez de faire rouler des bus et des bennes à ordures à l’hydrogène vert d’ici quelques années – on ne sait pas vraiment quand d’ailleurs – et je trouve ça très bien. Mais ce projet ne concernera au mieux que 15 véhicules dans un premier temps. Autant dire pas grand-chose. Le véritable enjeu pour MBA, c’est d’inciter les habitants à se déplacer sans leur voiture.

Et à propos de ça, ce rapport de développement durable m’a quand même appris quelque chose de très important. Ça concerne le schéma des mobilités durables de l’agglomération. On lit dans le rapport que les modifications du réseau induites par ce schéma ne seront intégrées qu’à la prochaine délégation de service public, c’est-à-dire en 2026. Pour dire les choses clairement : vous n’envisagez pas de modification majeure – et pourtant indispensable – du réseau de bus avant 5 ans. Au mieux du mieux !

Sauf que 5 ans, c’est beaucoup trop pour lutter contre le changement climatique.

En résumé, on va adopter cette année un nouveau schéma des mobilités, et puis… rien. On va le ranger dans un tiroir et le ressortir dans trois ans, en 2024, pour préparer le cahier des charges de la future délégation de service public. Délégation qui ne sera renouvelée que deux ans plus tard. Au mieux.

Monsieur le président Courtois, est-ce qu’on pourrait évaluer ce qu’il en couterait de mettre en place plus rapidement ce schéma des mobilités durables, par un avenant à la délégation de service public ?

Je suis certain que notre agglomération peut assumer une telle dépense, même en période de Covid. Il y a des dossiers sur lesquels nous ne pouvons pas rester immobiles, et celui des mobilités en fait partie. La mobilité, c’est quand même un service essentiel que nous rendons aux habitants et à la planète.

Pour le moment, ce n’est pas un schéma des mobilités durables que vous nous proposez, mais un schéma de l’immobilité. Nous pouvons encore changer cela.

Projet de centrale photovoltaïque à la Grisière : où est la concertation ?

Intervention au Conseil Municipal –
Rapport 23 concernant le projet de centrale PV


Nous nous réjouissons de voir (enfin) sur Mâcon l’installation d’une centrale PV. C’est un 1er pas vers
l’indépendance énergétique.
Malheureusement nous regrettons la forme de ce projet. En effet il n’a donné lieu à aucune
discussion avec l’ensemble des élus ni même avec la population mâconnaise.
Nous sommes également mitigés d’avoir fait le choix de recourir à un bail emphytéotique (d’une
durée de 35 ans). Nous ne sous-entendons pas qu’un projet d’une telle envergure soit simple à
porter mais nous aurions aimé participer au débat et peut-être, je dis bien peut-être aurions-nous pu
trouver une autre solution que de confier pendant 35 ans l’exploitation de cette centrale. D’ailleurs
quel âge aurons-nous à la fin de ce contrat pour constater qu’il a bien été honoré ?
Enfin et ça sera également la raison de notre abstention au vote, n’ayant pas été conviés pour
étudier les 20 offres reçues suite à l’appel d’offres, nous ne pouvons voter pour la signature d’un bail
de 35 ans avec la Société Monegasque de l’Electricité et du Gaz.
Mes questions :Pouvez-vous nous dire si cette société monegasque, en tant que société étrangère, a
des droits et devoirs différents d’une société française (en terme de fiscalité par exemple) ?
Ma 2eme question : Y a t’il aujourd’hui une autre étude en cours pour produire de l’énergie
renouvelable afin d’alimenter une centrale de production d’hydrogène ?

Subventions ASM

Le projet de rapport présenté par M . Jean Payebien traite des attributions de subventions exceptionnelles à des associations sportives – En réalité ce projet de rapport mêle des aides exceptionnelles pour des manifestations, des aides ponctuelles liées à la crise sanitaire et des avances sur les subventions de fonctionnement de l’année suivante. Parmi les aides exceptionnelles, une nouvelle aide à l’ASM….

Mesdames et Messieurs,
J’aurais tout d’abord une demande et ensuite effectivement une question :
Est-ce qu’il serait envisageable de scinder ce rapport en deux? Non ? Alors qu’il semble surprenant, comme je vous en ai fait la remarque en commission, de mettre dans un même rapport des subventions exceptionnelles dont certaines sont très importantes et en parallèle, des avances sur 2021.
Et quid des aides exceptionnelles qui, effectivement, sont justifiées par la crise et d’autres qui le sont beaucoup moins ?


Donc, j’en arrive à ma question qui concerne le club ASM, l’Association sportive Mâconnaise de rugby.
Association pour laquelle nous avons donc voté le 29 juin, 309 1246 euros de subvention de fonctionnement annuel et 70 000 € d’accompagnement au centre de formation, donc en subventions exceptionnelles.
En parallèle, l’agglomération a voté cet été en juillet 2 500 euros, toujours pour cette école de rugby.
Et récemment, donc, jeudi dernier, vous avez fait voter en agglomération une aide exceptionnelle, qualifiée d’« aide d’urgence » pour le centre de formation à hauteur de 60 000 euros, mais celle-ci est conditionnée au fait que 60 000 euros soient également versés, pour la même raison, par la municipalité…
Aujourd’hui, vous nous présentez une nouvelle proposition d’aide à ce club et cette fois pour un montant de 80 000 € (qui n’ont rien à voir avec les 60 000 que je viens d’évoquer)
Et ces 80 000 €, pourquoi ? Non pas en une aide exceptionnelle pour un problème de fonctionnement qui pourrait très bien s’entendre (et encore, puisque nous n’avons pas les éléments). Mais 80 000 euros pour l’achat d’un chapiteau !!! Un chapiteau qui servira à l’entraînement, à la musculation.


Donc, aujourd’hui, dans un contexte de crise sanitaire, de crise sociale, de crise économique, il semble un petit peu déplacé – j’emploierai cet euphémisme – de débourser de nouveau 80 000 euros pour un club qui, a priori, n’en a pas forcément besoin, et qui bénéficie par ailleurs de plus d’un million de subventions privées.
Ou alors, s’il en a réellement besoin, pourquoi n’avons-nous pas les éléments ?
Pourquoi les annexes ne font en aucun cas état du manque à gagner cette année?
Pourquoi est-ce que nous n’avons jamais eu la convention d’objectifs?
Pourquoi est-ce qu’il n’y a jamais de rapport fait sur le fonctionnement de cette association qui, si je fais le total avec ce qu’on va voter aujourd’hui, bénéficiera dans un premier temps donc de 521 000 euros de subventions cette année, auxquels s’ajouteront donc les 60.000 auxquels vous vous êtes engagé en agglomération.
Une seule association à Mâcon bénéficie d’un tel traitement de faveur, à hauteur donc de 600 000 euros cette année.
Qu’est ce qui le justifie?
Est-ce le nombre de professionnels, le nombre de licenciés, le nombre d’enfants accueillis dans cette école? Eh bien, on n’en sait rien.
Peut-être partagez-vous ces informations avec les membres de votre majorité, mais nous, conseillers d’un groupe minoritaire, nous n’avons pas cette information.
Le site internet de l’association ne la délivre pas non plus. Ni ses réseaux sociaux.

Ainsi, avant de voter, de nouveau, pour cette association qui, comme je vous l’ai dit, est en 4e division, et ne bénéficie donc pas non plus au rayonnement économique du territoire, une question :

Qu’est-ce qui justifie de nouveau aujourd’hui de telles aides, alors que des associations qui parfois font des demandes très raisonnables et inférieures à 1000 euros ne se voient pas accorder ce qu’elles ont pu demander ?

Risque d’incendie à la forêt de Sennecé et parole des citoyens

Intervention au conseil municipal –
Rapport n°21 : Forêt communale de Sennecé-les-Mâcon – Vente en bloc sur pied – Affouages

Puisqu’il n’y a pas de public ce soir, et qu’il n’est de toutes façons jamais invité à s’exprimer, je relais l’inquiétude d’un ami à propos de la forêt de Sennecé :

« Je voudrais attirer l’attention du conseil municipal sur le risque d’incendie auquel est exposée cette forêt, en raison des fortes chaleurs et sécheresses qui se répètent désormais chaque été. Le 17 juillet 2019, un champ de céréales voisin s’est enflammé durant les moissons, et la catastrophe a été évitée de peu. Il paraît impératif d’engager au plus tôt une réflexion sur les mesures de prévention à mettre en œuvre pour sauvegarder cette forêt, d’une superficie importante, et précieuse pour les Mâconnais. »

Vidéosurveillance : beaucoup de questions, peu de réponses

Intervention au Conseil Municipal du 14 décembre 2020

Il nous est proposé de débattre ici de l’opportunité d’une convention de partenariat entre la ville de Mâcon et l’état relative à la vidéoprotection urbaine.

Le projet de rapport que nous avons sous les yeux nous précise que « Dans le cadre de la mise en œuvre de son dispositif de vidéoprotection urbaine, la Ville de Mâcon a été autorisée par arrêté préfectoral en date du 10 juillet 2020 à centraliser les images de 80 caméras réparties sur l’ensemble du territoire de la commune dans un C.S.U (Centre de Supervision Urbaine).

Par ailleurs, un article de Fernand Ribeiro, paru dans le JSL et datant du 23 novembre, reprenait les éléments d’une communication municipale et annonçait un objectif de « 200 caméras de surveillance à l’horizon 2021 »
On y apprenait, je cite, qu’ « une personne visionne les images toute la journée »

La convention de partenariat nous apprend que « la collectivité territoriale a créé un centre de supervision urbaine – csu – qui centralise et contrôle les écrans du système de vidéoprotection […] ce CSU fonctionne du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30 » et qu’actuellement 80 caméras sont reliées au CSU.

Aujourd’hui, les questionnements sont nombreux, à commencer par les résultats des 160 caméras déjà installées, le coût d’un tel dispositif et le but véritablement recherché.

Ensuite, l’utilité réelle du CSU puisqu’on avait cru comprendre par voie de presse qu’il fonctionnait toute la journée mais que finalement SEULES 80 caméras du centre-ville sont reliées et que les images ne sont visionnées que par une personne, du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30.

Admettons l’utilité d’un CSU : pourquoi ne pas relier les quartiers périphériques, pourquoi ne fonctionne-t’il qu’en journée ? Et d’ailleurs comment une personne peut-elle être efficace, en visionnant 80 caméras 9 heures par jour.

Permettez-moi donc un petit calcul : mettons que l’on veuille vraiment visionner à terme, en temps réel et 24h sur 24, (sinon cela n’a pas de sens). Il faudrait au minimum 3 personnes pour 24 heures, et ce sans compter les congés, les week-ends, etc ; donc toujours au minimum un roulement de 8 personnes sur la semaine.

8 personnes qui pourraient être affectées à de la présence terrain…

Rappelons qu’à Mâcon, aux dernières infos en mars dernier, la police municipale comptait 17 agents, dont la moitié étaient des ASVP, en charge particulièrement des contraventions en centre-ville.

Nous avons déjà formulé un certain nombre de ces interrogations en conseil d’agglomération (MBA) sans obtenir de réponse.

Pourriez-vous, s’il vous plait aujourd’hui, y répondre ? Je vous remercie.

Itinéraires cyclables

Intervention au conseil communautaire –
Rapport 10 : Approbation du règlement de fonds de concours des itinéraires cyclables

Les cyclistes ont besoin d’aménagements cyclables qui collent avec leurs besoins de déplacements. Ils se déplacent au sein des communes, mais ils se déplacent aussi entre les communes.

Dans le règlement de ce fonds de concours « aménagements d’itinéraires cyclables » ce besoin est pris en compte d’une manière un peu étrange.

C’est-à-dire qu’il est précisé que les projets retenus doivent se faire en cohérence par rapport aux orientations définies par le schéma des mobilités à l’échelle de Mâconnais Beaujolais Agglomération… Sauf que ce schéma est à ma connaissance toujours en cours d’élaboration avec le bureau d’études ITER, et qu’il ne sera pas connu avant plusieurs mois.

Ma question est donc la suivante : prévoyez-vous de publier ce schéma avant de commencer à examiner les dossiers de demande de ce fonds de concours ?

Dans le cas contraire, nous aboutirons sans doute à une situation où chaque commune décidera dans son coin de ses aménagements cyclables, au risque d’y perdre en cohérence à l’échelle du territoire. Ce qui ne profitera au final ni aux cyclistes, ni à la planète, ni aux comptes publics.

Artificialisation des sols

Intervention au conseil municipal –
Projet de rapport n°23 : Signature de plusieurs contrats avec la SPL Mâconnais Val-de-Saône Bourgogne du Sud

Je voudrais faire remarquer que certains des projets dont il est ici question envoient un signal assez inquiétant.

Il s’agit ici d’artificialiser environ 2 hectares de terres pour créer une nouvelle ZAC juste au-dessus de l’Intermarché. En commission on nous a précisé que le projet consistait essentiellement à construire de nouveaux logements.

Sur place se trouvent un stade, un champ de maïs et quelques bouts de prairie. Non seulement cette zone capte et stocke du CO2, participant ainsi à réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère, mais elle offre aussi une respiration dans la ville. Respirer, ne pas avoir un paysage rempli d’immeubles et de routes à perte de vue, c’est important pour les habitants d’un quartier et d’une ville.

Le problème se pose aussi à Charnay, et on a l’impression que les deux villes vont finir par bétonner les moindres bouts de terrain jusqu’aux autoroutes.

Alors je me demande : pourquoi vouloir urbaniser à un tel rythme ? Quel but poursuivez-vous à vouloir construire tous ces logements neufs ?

Je rappelle que dans tout le département c’est à Mâcon que la plus grande superficie de sol naturel, agricole ou forestier a été artificialisée, entre 2009 et 2017, soit 65 hectares.

Donc à l’heure où nous devrions tous agir contre le changement climatique et le déclin de la biodiversité, le conseil municipal s’apprête à valider des études qui conduiront à faire l’inverse, en construisant des logements, une denrée loin d’être rare à Mâcon, surtout si on se donne les moyens d’encourager les rénovations. C’est un signal inquiétant.

Contre une baisse des dotations aux écoles

QUESTIONS ORALES Au Conseil municipal –


Monsieur le Maire, Madame la première adjointe chargée des affaires scolaires.
Par un courrier aux Directeurs d’école, vous leur avez signifié une baisse de 20% de leur
budget en raison des frais liés au COVID.
Rien dans le budget qui nous a été présenté ne nous permet de prendre la mesure des
conséquences de la crise sanitaire sur le budget municipal. Nous n’y avons pas vu non
plus de stratégie budgétaire globale liée au COVID.
Pouvez-vous nous donner des précisions à ce sujet ?
Avez-vous envisagé de mobiliser les aides de l’État aux collectivités locales suite au
COVID ?
Dans ce contexte, qu’est-ce qui justifie qu’on fasse porter la crise sanitaire aux enfants
mâconnais en réalisant une économie de 8 € sur chaque élève ?
Cette somme qui paraît dérisoire au regard du budget global est d’importance pour les
enseignants qui vont se retrouver face à des écarts de niveau scolaire qui se seront
aggravés pendant la crise, et devront de plus réduire leurs achats de matériel
pédagogique.
En tant que groupe d’opposition, il est de notre devoir de réfuter cette décision qui ne
correspond pas à nos valeurs. Notre intervention ne doit d’aucune manière servir
d’argument pour refuser aux Directeurs des Écoles un dialogue nécessaire.
Nous vous demandons instamment d’écouter les arguments pédagogiques des
enseignants et de revoir votre décision et ainsi de ne pas contribuer comme le dénonce
le Défenseur des droits, Monsieur Toubon à ce que notamment  » les enfants scolarisés
entre la maternelle et la fac soient parmi les principales victimes quand on fera le bilan
de cet épisode de pandémie ».