Non à l’expulsion des Jardins de Cocagne

Communiqué des élus du groupe Mâcon Citoyens

C’est avec consternation que nous avons appris la semaine dernière lors de l’Assemblée générale des Jardins de Cocagne Mâcon que le maire de Mâcon et président de l’agglomération envisageait d’expulser l’association du terrain qu’elle exploite actuellement en maraîchage au Sud de l’aérodrome. Hier, la presse locale s’est fait l’écho de ce projet qui doit être pris très au sérieux.
La raison invoquée est qu’une plus grande entreprise serait intéressée par ce terrain au sein de la ZAC Europarc Sud Bourgogne, avec plusieurs dizaines d’emplois de plus à la clé.
L’association des Jardins de Cocagne a pourtant réalisé des investissements conséquents sur son site qui ne peuvent être déménagés d’un simple coup de baguette magique. Son engagement social en faveur de la réinsertion professionnelle d’hommes et de femmes éloignés de l’emploi est également à saluer et à soutenir – une trentaine de personnes en contrats aidés – au même titre que la qualité de ses produits agricoles, biologiques, locaux et de saison, qui satisfont de nombreux Mâconnais. Elle génère ainsi une activité économique conséquente et ne peut en aucun cas servir de variable d’ajustement.
Nous sommes bien évidemment favorables au maintien de l’emploi sur notre territoire, mais pas à n’importe quel prix ! Pouvons-nous imaginer qu’en 2025, une entreprise, quelle qu’elle soit, prenne possession de 7 hectares de terre agricole de grande qualité pour y implanter des bâtiments, parkings et autres équipements ? Ce déménagement risque de fragiliser, voir anéantir ce projet vertueux qui se développe depuis 1997. Pourquoi l’activité agricole et de réinsertion est-elle ainsi frappée de mépris ?
Nous appelons le maire à la retenue sur ce dossier, afin de ne pas sacrifier une nouvelle surface agricole utile à notre commune. Nous lui demandons également de considérer d’autres possibilités en vue de l’installation de cette entreprise à l’échelle de l’agglomération : réhabilitation d’une friche ou d’une emprise foncière à moindre impact pour l’environnement. Nous l’invitons aussi à se poser les bonnes questions : aujourd’hui, manquons-nous réellement de terrains à vocation économique ? La bétonisation à tout va sur notre commune depuis son arrivée en 2001, notamment au profit de plateformes logistiques très consommatrices de foncier au regard des emplois créés, n’a-t-elle pas limité les opportunités d’installation d’entreprises ?

Les élus du groupe Mâcon Citoyens au conseil municipal de Mâcon
Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Éric Ponchaux, Emmanuel Jallageas

La lettre de novembre 2024

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Les élu-e-s de Mâcon Citoyens dénoncent l’insécurité routière et l’inertie de la municipalité

Communiqué de presse des élu.e.s Mâcon Citoyens – Mâcon, le 18/10/2024

De nombreux accidents routiers ont malheureusement marqué la ville de Mâcon ces dernières semaines. Trois piétons dont deux enfants ont été renversés et blessés. Les enquêtes de police vont bien sûr déterminer les circonstances exactes de ces accidents. Néanmoins, la responsabilité des conducteurs est engagée : le piéton est toujours en position de faiblesse face aux véhicules motorisés.

Il est ainsi légitime de s’interroger sur la qualité de la sécurité routière en ville et notamment celle des piétons. Depuis le début de leur mandat, les élus de Mâcon Citoyens alertent sur la sécurité notamment aux abords des écoles. Nous avons fait des propositions très précises d’aménagement comme celle de réduire les vitesses de circulation autorisées dans des zones où c’est nécessaire, notamment les quartiers d’habitation et le centre ville. La plupart n’ont pas été entendues par la majorité en place qui n’hésite bien souvent pas à qualifier d’exagération l’insécurité dénoncées par les piétons et riverains.

Des Mâconnais membres d’associations ou à titre personnel ont également effectué des demandes qui n’ont pas été prises en compte. Il est du rôle d’une municipalité de protéger ses administrés et de leur permettre de vivre une ville plus apaisée. Nous invitons les Mâconnais (es) qui vivent près de rues, carrefours, routes… témoins ou directement concernés par cette insécurité à nous indiquer les aménagements de sécurité qu’ils souhaiteraient voir mis en place en allant sur le lien suivant : www.maconcitoyens.fr, rubrique « contact ».

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens : Eve Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Eric Ponchaux, Delphine Mermet, Emmanuel Jallageas.

Halles Saint Pierre : les Mâconnais ont leur mot à dire !

Un peu d’histoire sur ce lieu :

Ancienne cave coopérative, les Halles sont imaginées en 2008 et se concrétisent par l’achat de l’immobilier par la ville pour 800 000€ auxquels il faut ajouter l’ investissement de 800 000€ pour aménagement intérieur des locaux :

  • 2015 : c’est l’ouverture de 6 cellules commerciales,
  • 2019 : l’activité commerciale est ralentie, c’est la fermeture des Halles qui ne se remettront pas de la crise sanitaire de 2020.
  • 2024 : vente présentée par le maire comme une opération blanche pour 1,6 million d’€.

Or, l’indice des prix immobiliers entre 2009 et 2024 a pris 31 %, ce qui représente environ 500 000€ de prise de valeur sur un tel bien, soit un potentiel prix de vente avoisinant les 2,1 millions d’€.

Vendre Les Halles Saint Pierre pour 1,6 million d’€ est un mauvais coup porté aux Mâconnais et relève d’une gestion financière catastrophique. Et ce d’autant plus que le parvis des Halles a été démolis puis reconstruit trois fois au frais du contribuable.

La nouvelle de la vente se fait par voie de presse, y compris pour les élus Mâcon Citoyens qui sont, comme tous les Mâconnais, mis devant le fait accompli.

Les conditions de vente à OMC Promotion, société par action simplifiée, imposent à l’acheteur de faire une aire de restauration, aussi appelée food court, dans les 5 ans mais il peut aussi revendre le lieu, s’il le souhaite, après ce délai.

Les Mâconnais se voient imposer une privatisation de tout l’îlot des Minimes alors que ce sont leurs impôts qui ont permis l’achat et les travaux.

Depuis, la société OMC a été mise en redressement judiciaire (voir article du JSL du 21/07/24).

Nous pensons que Mâcon doit conserver ce patrimoine.

Donnez votre avis sur ce qui pourrait advenir des Halles en remplissant directement ce formulaire ou sur le site – www.maconcitoyens.fr , rubrique « contact »

Les affirmations de M. Courtois : infos ou intox ? À vous de voir

(Cet article est issu de la tribune d’expression du groupe Mâcon Citoyens dans le magazine municipal Mâcon le magazine de la ville)

Selon le maire de Mâcon, le budget des associations se maintient depuis plusieurs
années : en réalité, en 2021, ce budget a connu une baisse significative de 400 000 €
par rapport à 2020 et n’a jamais retrouvé le niveau de celui de 2019. Pour rappel, l’inflation
était de 1,1 % en 2019, 1,6 % en 2021 pour atteindre 5,2 % en 2022 et 4,9 % en 2023.
Surtout, le maire met l’accent sur les subventions exceptionnelles choisissant l’évènementiel
plutôt que le soutien au fonctionnement des structures associatives.

Selon le maire, les conditions sociales s’améliorent à Mâcon grâce au plein emploi.
Comment expliquer alors, l’augmentation sans précédent du nombre de demandes de
secours auprès des associations à visées sociales, plus 43 % selon certaines d’entre elles.
Celles-ci indiquent de nouvelles demandes, de personnes qui travaillent, y compris
de couples. La pauvreté gagne du terrain et il faut agir en mobilisant l’argent public
en direction de ceux qui en ont réellement besoin. 5 millions d’€ d’argent public ont été
consacrés au centre équestre de Chaintré depuis 2020 quand seuls 40 100€ ont été alloués
aux associations caritatives sur la même période.

Selon le maire, Mâcon est attractive et dynamique pourtant son centre ville reste atone
et les commerçants souffrent du manque de clientèle. De nombreux locaux commerciaux
sont vides car trop chers. Mâcon opère un recul de 14 places dans le classement national
des villes où il fait bon vivre, passant de la 349e place en 2023 à la 363e en 2024.
Il ne suffit donc pas de rénover la voirie pour redynamiser, il faut aussi une mission
économique renforcée et une politique d’implantation commerciale réaliste et
complémentaire des offres extérieures.

Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens : Eve Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine
Amaro, Eric Ponchaux, Delphine Mermet, Emmanuel Jallageas.

Tribune presse RSA – vote CD71 – 2 avril 2023

Charité bien ordonnée…

A chaque nouvelle « saillie » du gouvernement, ma question est la même : comment osent-ils ? Et à chaque fois la même réponse m’est apportée. Ils sont dans leur rôle et leur logique : le mépris de classe, le sentiment de supériorité face à une masse qu’il faudrait dégrossir, au propre comme au figuré.

Récemment à Mâcon, en Conseil municipal, alors que nous comparions les 27 000 € attribués à l’organisation d’un concours de pétanque sur un week-end aux 22 000 € de budget complet annuel en matière d’aide d’urgence au CCAS, notre maire nous répondait que les manifestations sportives rapportent de l’argent.
Encore a-t’il eu la décence de ne pas préciser, à l’instar de sa nouvelle idole, que les pauvres nous coutent un « pognon de dingue ».


Mais c’est bien de cela qu’il s’agit.
Au sommet de l’Etat, comme ici dans notre petite ville préfecture, il faut faire la chasse aux pauvres. A Mâcon ou sur l’agglomération, il convient de diminuer les aides sociales, de refuser d’indexer les aides aux loisirs sur les revenus réels des familles, de refuser de clarifier les conditions d’attributions de subventions, de refuser de créer des places en crèches publiques, et on va jusqu’à refuser de pratiquer comme le veut la loi, une analyse des besoins sociaux.  
Et ici comme au national, il y a un « en même temps ».
Car en même temps, on distribue aux « partenaires » économiques locaux : 300 000 € de subvention directe au seul club de rugby chaque année et ce sans les aides exceptionnelles (on se souvient encore du chapiteau à 80 000 € en pleine crise Covid), ou encore 850 000 € à l’association Inobiz en 3 ans avec une mise à disposition gratuite de locaux hauts de gamme rénovés au frais du contribuable, des commandes à tout va à des cabinets d’études sur à peu près tous les sujets pour un résultat plus que décevant en termes de réalisations. La liste pourrait être longue. Il suffit de se pencher sur les budgets qui seront votés cette semaine à la Ville comme à l’Agglo…

Mais ce matin, à l’instar du national qui touche le fond avec le président de la République qui accorde une entrevue à Pif Gadget ou une secrétaire d’État dans Play boy, nous avons un article majeur dans le Journal de Saône-et-Loire sur les grandes orientations départementales : « Un nouveau règlement plus sévère pour les bénéficiaires du RSA ».

C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches écrivait Victor Hugo. Et nos petits gouvernants locaux se font les zélés serviteurs de cette maxime.

Car il s’agit bien, encore et toujours, d’écraser les plus précaires, ceux qui peu à peu se résignent à leur condition et, dans un processus on ne peut plus pervers, de leur renvoyer cette résignation comme une nouvelle faute sociale.

« Ce qui n’est pas entendable, c’est que des gens s’installent dans le RSA comme revenu », nous déclare Mme Christine Robin avec l’immense assertivité que nous lui connaissons tous. Péremptoire, le ton tranchant, elle explique que les bénéficiaires du revenu minimum se complaisent dans cette situation et s’y « installent », le terme n’est pas neutre, dans une sorte de choix délibéré et irresponsable.

Mais le ton péremptoire ne saurait cacher la triste réalité : après le durcissement des règles pour les chômeurs, conduisant inévitablement à des radiations de Pôle Emploi, voici le durcissement des règles d’attribution et de maintien du RSA.

Et bien nous y voilà, car comme l’exprime très bien l’autrice Alice Zeniter : « certaines personnes non-pauvres estiment que c’est pour elles un devoir de contrôler le pauvre pour la simple et bonne raison que, elles, ne sont pas pauvres et qu’elles arrivent à croire que si elles ne sont pas pauvres, c’est qu’elles savent gérer, investir ou faire fructifier, tous ces termes de non-pauvres que le pauvre ne connaît pas, que le non-pauvre pense que le pauvre ignore par bêtise ou par paresse. (…) le non-pauvre est donc d’accord pour aider le pauvre mais à condition qu’il puisse aussi éduquer le pauvre, à condition que le pauvre soit un bon pauvre ».

Et qu’est-ce qu’un bon pauvre pour la majorité départementale ? Et bien là aussi Mme Robin a une réponse et nous en livre une belle définition : un pauvre employable, un pauvre qui sait saisir la main tendue, un pauvre qui joue le jeu, un pauvre en mouvement, …

Cela revient à considérer également que le pauvre est responsable de ce qui lui arrive et que ses freins à l’emploi relèveraient de sa responsabilité pleine et entière alors que nos territoires ne sont pas en mesure de proposer les solutions qui leur incombent : une offre suffisante en santé et en logement, une offre de transports adaptée aux besoins en déplacements, une offre de garde d’enfants adaptée aux horaires et aux contraintes financières des familles, etc.

Pour en revenir à Mme Robin, il semblerait que nous serons difficilement d’accord et que nous ne vivons décidément pas la même réalité.
Car la sienne est claire : elle est faite de certitudes du haut de son passé de cheffe d’entreprise, comme du haut de ses innombrables mandats passés et présents et, pour ne reprendre que les présents : du haut de ses indemnités de maire, du haut de ses indemnités de vice-présidente de l’agglomération MBA, du haut de ses indemnités de vice-présidente du Conseil départemental de Saône-et-Loire, du haut de ses indemnités de présidente du Pôle d’Equilibre Territorial et Rural.

Autant de postes financés par le contribuable qui mériteraient grandement, pour chacun d’eux, une personne à temps plein. Une personne qui pourrait réellement s’emparer des sujets liés à sa fonction et aux besoins de ses administrés. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté, c’est le partage. Le partage du travail bien sûr, mais aussi et surtout le partage des richesses. A Mâcon, comme ailleurs.

Et puisque nous parlons de « nos pauvres », je me contenterai de rappeler ici à nos élus que « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Catherine Amaro
Conseillère municipale et communautaire à Mâcon

Contribution publique sur PLUI de la CC du Tournugeois – 20 mars 2023

Mesdames, Messieurs les Commissaires enquêteurs,

Je m’exprime ici en tant que citoyenne mais également en tant qu’élue locale : mon mandat au conseil communautaire de MBA m’offre la possibilité d’être déléguée au PETR qui lui-même porte le futur schéma de cohérence territoriale (SCOT) dont relève la Communauté de communes du Mâconnais Tournugeois.

Au vu des divers documents présentés, au vu également de divers avis émis par les PPA, il apparait que ce projet de PLUI va à l’encontre des orientations et de la philosophie des documents supra en matière d’aménagement, à savoir le Sraddet et la loi Climat et Résilience, qui recommandent de manière forte de réduire la consommation d’espace, s’agissant notamment de terres agricoles.

Ce projet de PLUI est ainsi totalement perverti par le parc « ECLAT » (AOP entrée nord de Tournus), projet à caractère privé mais porté pour l’heure par le Conseil départemental. Il s’agit d’artificialiser pas moins de 14 ha de riches terres agricoles pour un projet dont le bien-fondé économique et structurant reste discutable.

L’absence de SCOT contraignant une artificialisation débridée aurait pu en être la cause.
Mais non, puisque de manière plus que surprenante, si la Communauté de communes du Mâconnais-Tournugeois prévoit bien d’artificialiser 17 ha pour du développement économique dans les années à venir (documents de travail SCOT), elle a purement et simplement exclu de ce champs le projet Éclat, qui n’est pourtant rien d’autre qu’un projet de développement économique et touristique.
Dans la même idée, le classement actuel en « équipement public » dans ce projet de PLUI est incorrect.

Par ailleurs, la détermination des besoins de constructibilité pour la commune de Tournus aurait dû être revue au regard des nouvelles données parues en 2019. Les projets nous sont proposés sur la base d’un accroissement théorique de la population alors que les derniers chiffres de l’Insee affichent un recul démographique.

Pour une analyse fine et précise des points bloquants, je me permets de vous renvoyer aux contributions 6 et 7 de l’enquête publique, ainsi que les avis très nuancés de la MRAE et de l’INAO.

Concernant le bien-fondé économique du projet ECLAT, nous étions en droit d’attendre un avis de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Or, si elle n’y fait aucunement référence, la CCI pointe la nécessité d’effectuer un recensement des friches industriels, bâtiments désaffectés et autres sites abandonnés qui mériteraient d’être réinvestis pour de nouvelles activités économiques.

Je conclurai en affirmant mon opposition à ce projet et en reprenant l’avis de la MRAE : « le projet ECLAT est très consommateur d’espace et mériterait une réflexion spécifique au niveau du PLUi en termes de choix d’implantation et d’impact potentiel sur l’environnement. La restitution du travail mené est insuffisante pour savoir, à la lecture du document, si les espaces à urbaniser ont fait l’objet d’une véritable analyse des enjeux environnementaux ».

Conseil communautaire MBA – rapport Places en crèche publique – 10 octobre 2021

RAPPORT 12 – petite enfance – Approbation du contrat de coopération public-public entre le département et MBA

Mesdames et messieurs, ce rapport fait état de 22 530 projets d’embauche en Saône-et-Loire en 2022.
C’est considérable et signe d’une belle reprise économique.

Et c’est forte de ce constat que notre agglomération souhaite aujourd’hui contribuer à lever les freins à l’emploi, en agissant directement sur des possibilités de garde d’enfant qui effectivement posent problème sur l’ensemble de notre territoire et plus particulièrement encore à Mâcon.

Et c’est pourquoi ce soir, on nous demande de voter sur le développement de notre offre d’accueil en proposant, pas moins de 3 places dédiées à des enfants dont les parents bénéficiaires du RSA sont susceptibles d’être orientés sur un emploi. C’est considérable !

Non je plaisante bien sûr.

Et c’est même tout à fait dérisoire à l’échelle de l’agglomération.
Si je reprends les derniers chiffres dont je dispose, et qui remontent au mois d’aout 2022, on comptait près de 4000 bénéficiaires du RSA socle c’est-à-dire sans revenus et demandeurs d’emploi en Saône-et-Loire.
Votre annexe fait quant à elle mention de 931 bénéficiaires du RSA emploi au 31/12/2021, sans préciser s’il s’agit de l’échelle département ou agglo.

Statistiques trimestrielles Pôle emploi (pole-emploi.org)

Donc on ne peut évidemment pas désapprouver ce contrat de coopération 2022-2023 qui prendra fin en mars 2024. Et nous ne pouvons que nous satisfaire de la participation du Département, aussi bien en moyens humains pour l’accompagnement qu’en moyens financiers pour l’aide à la mobilité. Encore peut-on s’interroger sur les doublons en la matière….

Mais concrètement, (et entendonsnous bien, si je reprends l’annexe 1 du contrat de coopération lui-même annexé au présent rapport, concernant la garde d’enfants), il ne s’agit que de réserver 3 places au sein de l’ensemble des structures d’accueil collectif de MBA.

Et cela nous renvoie malheureusement à une autre annonce de MBA il y a quelques mois de cela, avec la labellisation d’une crèche (oui, une seule à l’échelle de l’agglomération, à savoir la crèche des Blanchettes) dans le cadre du dispositif AVIP (c’est-à-dire à vocation d’insertion professionnelle) porté par l’État et les CAF au niveau national.

Cette décision avait fait grand bruit en début d’année avec de pleines pages dans les journaux locaux, je cite
– article JSL du 26/12/21 : Des places en crèche spéciales pour les enfants de demandeurs d’emploi
– article JSL du 7/03/22 : Des places en crèches réservées pour aider les parents à trouver un emploi
– Ou encore un article dans Mâcon infos lui aussi du 7 mars dernier et qui nous précise comment entrer dans les principes du dispositif : je cite

« Les crèches Avip réservent des places aux enfants de moins de trois ans de parents en situation active de recherche d’emploi ou d’insertion et permettent à ces derniers de bénéficier d’un accompagnement social et professionnel intensif en vue de leur intégration durable sur le marché du travail. L’établissement labellisé AVIP s’engage notamment sur un objectif d’accueil d’au minimum 20% d’enfants de moins de 3 ans dont les parents sont dans une démarche active de recherche d’emploi (soit 8 places pour la crèche des Blanchettes) avec un temps d’accueil hebdomadaire de huit à dix heures pour ces enfants, puis l’assurance d’une place d’accueil pérenne lorsque le parent bénéficiaire retrouve un emploi.

Faute d’avoir voté cette convention en conseil communautaire, je me suis tournée vers les décisions du bureau prise en fin d’année dernière et effectivement il apparait que le bureau permanent a approuvé une convention de partenariat entre la Caf de Saône-et-Loire et les acteurs de l’insertion professionnelle visant à labelliser une crèche à vocation d’insertion professionnelle à partir du premier janvier 2022.

(Conseil communautaire de 9/12/21 – Projets de Rapports – p. 93 – décision 2021-85 du bureau permanent).

Nous sommes ici invités à nous référer à l’annexe or elle n’est pas jointe à la décision. D’ailleurs, hormis dans la presse, nous ne disposons d’aucune information sur ce dispositif et même notre site internet n’en fait aucunement mention.

Et pour cause : après avoir dû me renseigner à titre professionnel pour d’éventuels bénéficiaires, il apparait que ce dispositif qui devait proposer 8 places (et je vous accorde que c’est bien peu) ne propose en réalité aujourd’hui que 2 places AVIP.

2 places pour toute l’agglo, et celles-ci sont bien évidemment déjà attribuées. Et il n’y a donc aucune possibilité avant janvier 2023 sur ce dispositif car en réalité aucune place n’a été créée, aucun moyen n’a été affecté.

J’en viens à ma conclusion.

Nous observons ces dernières années la création de différentes crèches à caractère privé, or le nombre de places dans les établissements publics n’évolue pas, pénalisant une fois encore les plus défavorisés. Ce sont des choix politiques me direz-vous. Certes, mais alors pourquoi tant de communication sur des dispositifs permettant l’insertion, autant d’élus mobilisés pour de telles inaugurations ?

Et pour les habitants, comment envisager une démarche d’insertion, comment préparer un retour à l’emploi dans ces conditions ?

Donc permettez-moi de vous demander quand est-ce que notre agglomération s’emparera vraiment du problème, à savoir aider les plus précaires à accéder à l’emploi ?

Je ne voterai pas contre ce rapport, je ne prendrai tout simplement pas part au vote car une fois de plus, vos propositions sont dérisoires au regard des enjeux et des besoins de la population.

Conseil Municipal – Rapport vidéosurveillance – 03 avril 2023

Rapport 18 sur la vidéoprotection

M. le Maire, chers collègues

Dans ce budget primitif 2023 p.19, nous apprenons par l’annexe 2 de la Section d’investissements les montants du programme d’extension de la vidéoprotection pour l’année en cours.
Il s’agit d’installer pas moins de 29 nouvelles caméras.  Pour un budget total de 246 K€ (245 936,92 €), dont la moitié à notre charge.

Soit. Mais justement, pourriez-vous être un peu plus précis sur cette nouvelle dépense et surtout sur celles qui l’ont précédée.
L’exercice 2022 voté précédemment fait état de multiples achats de caméras (51 si j’ai bien compté), tout au long de l’année, à des tarifs très variables, allant de 3 000 à 16 000 € sans plus de précision pour un budget d’environ 425 000 €. Il est en revanche beaucoup plus difficile d’estimer les coûts d’entretien et de maintenance.

Pouvons-nous donc avoir connaissance en toute transparence de ce que nous coutent réellement ces innombrables caméras, ainsi que les services qui leurs sont rattachés : maintenance, surveillance, centre de supervision, etc…

Idem pour 2023, quel montant d’entretien est prévu ?
De la même manière, compte-tenu du caractère pluriannuel de ce programme, pourriez-vous nous faire un état, maintenant presque à mi-mandat, de l’efficacité de ces caméras : nombre d’affaires résolues, nombre d’enquêtes réellement facilitées par leur usage, baisse ou non des incivilités depuis leur installation….
J’ai bien lu, comme tout le monde, l’article de presse grand public paru la semaine dernière : s’il vante sans réserve les mérites de ce dispositif en s’appuyant sur quelques faits divers récents, il ne s’agit en aucun cas d’un véritable argumentaire et encore moins d’une analyse comparative entre différents territoires. Il y a un an, lors d’une intervention semblable, vous nous aviez pourtant indiqué que vous seriez en mesure de nous présenter ce type de données.

Tous les élus qui doivent se prononcer ce soir sont en droit, puisqu’ils votent les budgets, d’avoir une information autrement plus précise qu’un dossier de presse à destination du grand public.

Donc qu’en est-il réellement de cet état des lieux à l’heure où nous engageons notre collectivité dans de nouvelles dépenses en matière de vidéosurveillance ?

Je vous remercie.

Courrier au maire – Arbres du parking Tourneloup – 12 mai 2023

Monsieur le Maire,

Nous avons eu le regret de constater ce 3 mai 2023 la coupe et l’enlèvement de la vingtaine d’arbres présents depuis de longues années parking Tourneloup.

Or, la loi* nous le rappelle : « les alignements d’arbres qui bordent les voies ouvertes à la circulation publique constituent un patrimoine culturel (…) en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l’objet d’une protection spécifique ».

Il est ainsi interdit d’abattre un ou plusieurs arbres de ces alignements sauf s’il est démontré que l’état sanitaire ou mécanique du ou des arbres enlevés présente un danger pour la sécurité des personnes ou des biens.

Vous annoncez, par communiqué de presse en date de ce mercredi 10 mai que « la Ville de Mâcon a réalisé un diagnostic sanitaire et sécuritaire des arbres bordant le parking Tourneloup [et que] leur état physiologique s’est avéré particulièrement préoccupant ».

C’est pourquoi nous vous demandons aujourd’hui de nous apporter dans les meilleurs délais les éléments qui expliqueraient chacun de ces abattages : étude phytosanitaire justifiant de l’état des arbres et éléments attestant du risque encouru, déclaration préalable et demande d’autorisation auprès du représentant de l’État, ainsi que les conclusions dudit représentant.

Dans l’attente de ces éléments, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Groupe d’élus municipaux
Mâcon Citoyens,

Catherine Amaro

*Article L350-3 du Code de l’environnement
Article L350-3 – Code de l’environnement – Légifrance (legifrance.gouv.fr)