Conseil municipal – intervention sur Chaintré – 18 septembre 2023

Mesdames et messieurs, M. le Maire, M. l’adjoint aux sports,

Deux points dans cette intervention, le Yacht Motor Club puis le centre équestre de Chaintré

Tout d’abord, je souhaite revenir sur la subvention au Yacht Motor Club pour laquelle nous avons été invités à signer une convention d’objectifs le lundi 19 juin dernier.

Il y était précisé, page 2 que, concernant les subventions exceptionnelles, le versement était subordonné à l’exercice d’une activité effective conforme à l’objet de la convention et à la présentation du budget financier du réalisé.
Je ne doute évidemment pas de l’effectivité de la manifestation mais aucune annexe, aucun montant justifiant du réalisé et venant expliquer les 25 000 euros de participation aux frais d’organisation de la manifestation.

Et précisément, vous faites bien de nous rappeler, en toute fin de rapport, l’article 10 de la loi du 12 avril 2000 concernant les subventions de plus de 23 000 euros et j’ajouterai qu’il fait lui-même l’objet d’une précision avec l’article 18 de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 dite « Pour une République numérique » et plus spécifiquement encore avec le décret n° 2017-779 du 5 mai 2017 relatif à l’accès sous forme électronique aux données essentielles des conventions de subvention.

Et d’un autre arrêté en date du 17 novembre 2017 précisant les conditions de ces mises à disposition du public,

JE CITE :

« Les données essentielles mentionnées au paragraphe de l’article 1er sont mises à la disposition du public gratuitement, en consultation ou en téléchargement, sur le site internet de l’autorité ou de l’organisme attribuant la subvention, au plus tard trois mois à compter de la date de signature de la convention ».

Nous avons voté la convention ici même le 19 juin 2023. Cela fait donc précisément 3 mois que nous attendons des éléments.

Loi 12 avril

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000033219132/2017-04-19

Subventions versées par les pouvoirs publics | Associations.gouv.fr

J’en viens maintenant rapidement à mon deuxième point, à savoir la transparence quant aux activités sportives à Mâcon

Mon intervention ne porte pas directement sur le point 7 mais sur les décisions prises depuis notre dernier conseil, décisions prises au titre de l’article 2122-22 du code général des collectivités territoriales.

Car M. le maire, si rien ne vous interdit d’agir au titre de cet article, il est de notre droit et même de notre devoir de vous interroger sur des décisions particulièrement impactantes et qui ne concernent pas le fonctionnement ordinaire de la municipalité.
Il nous est généralement impossible d’y revenir puisque aussitôt après nous avoir demandé de prendre acte, vous clôturez la séance.

J’en viens donc rapidement à nos interrogations quant à la transparence sur le financement des activités sportives à Mâcon.

Le 27 juin, M. Payebien, vous avez attribué dans le cadre des décisions du maire sur la base de l’article 2122-22 du code général des collectivités territoriales, des marchés de travaux pour le centre équestre de Chaintré. Décision 248-2023 pour la construction de 200 boxes à chevaux.

Pour un montant de 1 090 673 euros en gros œuvre, 1 138 000 pour un ensemble barns et 80 621 en électricité.

2 300 000 € ! Et tout cela sur la ligne budgétaire JO 2024. Cela laisse perplexe et c’est plus que le budget total des associations Mâconnaises hors CCAS.

Sachant que le budget primitif en matière d’investissements prévisionnels était de 707 000 € en immobilisations pour ce qui est des équipements touristiques et de loisirs.

Comment peut-on en arriver à un tel dépassement ?

Plus tard, le 11 juillet décision 272-2023 il s’agissait de procéder à l’acquisition de chevaux pour, je cite là aussi, la cavalerie du centre équestre. 48 000 € hors taxe pour un cheval, de nouveau 48 000 € pour un double poney ou encore 10 000 € pour un shetland.
106 000 € pour trois chevaux ! La dépense sera cette fois imputée sur la ligne budgétaire 2188 4144 34 51 0205D… Intéressant, d’autant qu’ici nul ne sait ce qu’elle recouvre.

Un journal local, en date du 13 septembre, annonçait d’importants travaux pour le bien-être des chevaux, avec des boxes équipés de solariums et de salle de douche, mais sans en mentionner le montant. Rien non plus sur les recettes et quelle structure en bénéficie.

Pourrionsnous avoir quelques explications sur ces budgets véritablement somptuaires, j’entends par nous, les conseillers municipaux ici présents mais surtout l’ensemble de la population Mâconnaise qui est appelée à financer ce centre équestre ?

Subventions exceptionnelles – Conseil municipal du 19 juin 2023

Rapport 3 – Subventions exceptionnelles à des associations sportives

Moto club 2+19+5 = 26 K€
AS automobile des vins de Mâcon : 20 K€
Golf 1 500 € / CD Olympique 2 000€ / Mille pattes Gambettes 3 000€ / Corrida Lamartinienne 2000€
Mâcon France Doubles 2023 : 70 000 € !!!

M. Payebien, Chers collègues,

Ma question porte sur les annexes : En annexes, nous avons-nous avons pas moins de 20 Conventions d’objectifs :
Nous avons par exemple le groupement Retraite sportive Mâconnaise avec en terme de contenu : le Préambule, les Objectifs, puis les aides apportées par la ville : avec les montants en termes de subventions, puis d’aide matérielle, et invariablement, à l’article 4, le récapitulatif annuel des aides apportées par la Ville.

Pour cette association le montant est précisément de 33 396, 94 €
Même schéma pour le Yacht Motor Club, avec un récapitulatif annuel des aides à l’article 4 soit 48 375 €
Moto club, article 4 : 64 052 €
Volley Club, article 4 : 152 000€
Vélo sport, article 4 : 38 000€
Tireurs Mâconnais : 158 000€
Roller Derby 22 743 €
Tennis de table 26 554 €
JSM 84 000€
Billard 31 380€

Mais pour l’association Mâcon France Doubles 2023, rien de tel.
Cette association n’a pour seul objet que l’organisation, la gestion et l’animation de compétitions sportives nationales. Aucun historique dans cette convention, aucun prévisionnel puisqu’il semble s’agir d’une association créée tout bonnement pour l’organisation d’une unique manifestation.

Vous annonciez au rapport précédent la participation de 1 500 joueurs, des milliers de personnes présentes, et de telles manifestations qui auraient eu lieu à diverses reprises donc nous sommes censés avoir du recul…

Donc, afin que chacun ici puisse voter ce soir en connaissance de cause, pouvez-vous nous apporter quelques précisions sur la forme de cette convention qui se distingue ici de toutes les autres ?

Conseil municipal – Repos dominical et respect des Élus – 11 décembre 2023

Mesdames, Messieurs, Mme Clerc, Monsieur le maire,

Nous avons ici à nous prononcer sur une proposition de dérogation au repos dominical. Et comme chaque année nous voterons contre.
Je ne vous exposerai pas, une fois de plus cette année, les raisons pour lesquelles nous sommes défavorables à cette autorisation portant 12 dimanches dans l’année, ce qui est le maximum autorisé par la loi, non, il suffit de reprendre nos interventions passées.

En revanche, je m’attarderai 3 minutes sur les conditions de préparation de ce conseil municipal.

Conseil pour lequel nous avons reçu les dossiers ce mardi 5 décembre à 18h17, date et heure limite prévues par la loi.
Je reviens également sur cette pratique de proposer un Conseil municipal par trimestre, minimum légal et ainsi de noyer, ni plus ni moins, l’information importante parmi des sujets plus légers.

Nous avons ce soir à nous prononcer sur pas moins de 53 sujets. Certains ne comportent que quelques lignes et relèvent de la gestion courante de la municipalité, d’autres sont censés amener le débat et comptent de nombreuses annexes, je prendrai pour exemple le rapport sur les délégations de service public pour lequel 72 annexes sont proposées à l’étude.

Certains d’entre nous sont également conseillers MBA et ont dû étudier les 36 rapports et leurs 1 000 pages d’annexes présentés en conseil communautaire jeudi dernier.

Ce soir, ce sont pas moins de 3 000 pages que nous sommes censés compulser, étudier, comparer sur ces 5 jours francs prévus par la loi.

Mais la loi n’avait probablement pas prévu que certains élus jouent en permanence avec ses limites, avec nos limites, rendant le débat impossible faute de pouvoir mener à bien notre travail de lecture et d’analyse.

Je ne ralentirai pas plus les débats par cette intervention et je laisse la parole à mon collègue sur le contenu de ce rapport et son impact sur la vie de nos concitoyens.

Lettre au Préfet – Centre équestre Mâcon Chaintré – 25 septembre 2023

Mâcon, le 25 septembre 2023

A l’attention M. le Préfet de Saône-et-Loire

A l’attention des agents préfectoraux du service de contrôle de légalité

Monsieur le Préfet,

Madame, Monsieur,

A l’occasion du Conseil municipal de la Ville de Mâcon, ce lundi 18 septembre 2023, il a été demandé aux conseillers de prendre acte des décisions prises par le maire de Mâcon depuis le dernier conseil municipal du 19 juin, au titre de l’article 2122-22 du CGCT.

Parmi celles-ci, la décision du 27 juin 2023 (décision 248-2023) relative à des attributions de marchés visant la construction de 200 boxes à chevaux à Chaintré nous interroge, par son montant mais surtout par le fait que nous n’avons été destinataires d’aucune information préalable à cette décision, hormis donc ces quelques lignes :

Lot 1 : terrassement et gros œuvre confiés au groupement d’entreprises De Gata – Renaud (Charnay) pour un montant de 1 090 673,03 €

Lot 2 : Construction d’un ensemble Barns confiée à la société Clavel (Eguilles) pour un montant de 1 138 000 €

Lot 4 : Electricité, marché confié à la société Duclut (Feillens) pour un montant de 80 621,34 €

Aucune mention pour l’heure du lot 3. Il s’agirait probablement de l’aménagement de la cuisine du restaurant Centre équestre (plomberies, réseaux, eaux, vannes, ventilation) mentionné en décision 206-2023 du conseil municipal du 19 juin 2023.

Concernant ces travaux, hormis les décisions prises au titre de l’article 2122-22, nous nous étonnons de ne les voir figurer sur aucun document antérieur.

Nulle mention en commission d’appels d’offres

Rien de précis dans le budget primitif proposé lors du Conseil municipal du 3 avril 2023 (rapport 18) :

Aucun détail en synthèse du budget primitif des équipements de tourisme et loisirs dont fait partie le centre équestre (pp. 15, 16 et 17).
Seuls sont explicitement mentionnés, concernant les investissements programmés pour 2023, des travaux d’aménagement pour le camping, le port de plaisance et l’aérodrome.

Rien non plus dans les pages qui suivent portant demandes de subventions et fonds de concours (et dont on peut trouver le détail en p.35 du même document).

S’il est fait mention ponctuellement de la ligne budgétaire JO 2024, il semble difficile de comprendre ce qu’elle recouvre exactement dans le budget primitif 2023.

Rien dans l’arrêté des comptes 2022

Pour ce qui est de l’exercice 2022, l’arrêté des comptes relatifs au budget des équipements touristiques et de loisirs (dont fait partie de centre équestre de Mâcon- Chaintré) ne détaille aucunement les travaux éventuellement réalisés au centre équestre. Les dépenses d’investissement, p. 20, ne font référence qu’aux trois autres équipements (port de plaisance, camping aérodrome).

Rien dans le rapport d’orientation budgétaire

Le ROB présenté en conseil municipal en date du 6 mars 2023, fait mention (p.27) d’un programme d’investissement en conformité avec le règlement des JO 2024 afin d’agencer les structures retenues. Mais il n’est nullement fait mention ici de travaux relatifs au centre équestre.

Plus loin, p.49, les dépenses d’investissement concernant les équipements de tourisme et de loisirs sont ainsi présentées : « les dépenses prévisionnelles d’investissement sont principalement constituées de travaux d’agencement […] au port de plaisance, […]l’installation d’un distributeur de carburant à carte à l’aérodrome et le lancement de diverses études ».

Nulle mention là non plus de quelconques investissements pour l’équipement que représente le centre équestre.

Le 25 mai 2020, le conseil municipal de la Ville de Mâcon octroyait au maire une série de délégations de pouvoir au titre de l’article 2122-22 du CGCT. Cette liste permet de cadrer et limiter les décisions qui seront prises sans délibération du Conseil municipal.

L’article 4 de cette liste de délégations précise que le maire pourra prendre « toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des accords-cadres ainsi que toute décision concernant leurs avenants lorsque les crédits sont inscrits au budget ».

Aucun montant n’est spécifié pour cet article mais il est néanmoins précisé pour l’ensemble du rapport que le Maire sera tenu de rendre compte des décisions prises.

Comme démontré ci-dessus, nous ne sommes pas en mesure à ce jour de mesurer le bien-fondé de cette décision ; aucun élément chiffré n’apparait clairement quant à la gestion du centre équestre de Chaintré-Mâcon, que ce soit en fonctionnement ou en investissements, à la différence de ce qui nous est proposé pour les autres équipement de tourisme et loisirs.

C’est pourquoi nous vous sollicitions aujourd’hui, Monsieur le Préfet, afin de procéder à un contrôle de légalité quant à cette décision n° 248-2023 et plus largement sur la gestion budgétaire de l’équipement public que représente ce centre équestre municipal.


Eve Comtet-Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Eric Ponchaux, Delphine Mermet, Emmanuel Jallageas
Conseillers Municipaux – Groupe Mâcon Citoyens

Personne suivant ce dossier : Catherine Amaro, conseillère municipale et communautaire
catherine.amaro@ville-macon.fr

Ensemble, faisons de 2024 une heureuse année !

2023 aura vu se poursuivre une augmentation des prix de l’alimentation, de l’énergie et des logements, les Mâconnais souffrent de voir leur niveau de vie baisser.
Les atteintes au climat ont aussi des répercussions locales.
Ces défis que nous avons à relever collectivement nous obligent et la commune est un formidable atout pour y parvenir.
En 2024, permettons aux Mâconnaises et Mâconnais de mieux se déplacer dans la ville et ses communes associées ainsi que dans l’agglomération.
C’est possible grâce au passage de bus Tréma plus réguliers, toutes les 15 minutes.
En 2024, permettons aux familles de trouver facilement des places en crèches publiques et d’offrir à leurs enfants des loisirs sportifs et culturels.
En 2024, permettons aux personnes âgées de rompre avec l’isolement et favorisons les échanges intergénérationnels rendant la vie belle.
En 2024, permettons aux entrepreneurs d’innover, développer leurs activités et dynamiser la vie économique.
En 2024, permettons aux paysans et viticulteurs mâconnais de travailler une terre saine, vivante et produisant ce que nous consommerons ici.
En 2024, permettons aux habitants d’avoir des logements confortables, adaptés et économes en énergie.
En 2024, développons les services culturels municipaux telle la médiathèque, l’école municipale d’art plastique, le musée des Ursulines.
En 2024, démocratisons l’accès à tous les sports comme l’équitation avec notre centre équestre municipal de Chaintré.
En 2024, permettons aux Mâconnaises et Mâconnais de nourrir le débat public pour que notre ville soit vivante et dynamique.
En 2024, encourageons la concorde et la paix.
En 2024, soyons heureux de vivre ensemble à Mâcon.


Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens : Ève Comtet Sorabella, Gabriel Siméon, Catherine Amaro, Delphine Mermet, Eric Ponchaux, Emmanuel Jallageas

(Cet article est issu de la tribune d’expression du groupe Mâcon Citoyens dans le magazine municipal Mâcon le magazine de la ville)

Ève Comtet-Sorabella dénonce « une hausse des tarifs des équipements communautaires de 4 à 5 % sans annonce de service supplémentaire »

Conseil communautaire de Mâconnais-Beaujolais Agglomération du 23 février 2023.

Rapport N° 14 : Rapport d’orientation budgétaire 2023

« Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Mesdames et Messieurs les conseillers, au préalable, je tiens à remercier les services pour la qualité du rapport. Toutefois, certains éléments du contexte international et européen – par ex. les spread contre bund 10 allemand – semblent surréalistes et peu aidant pour la compréhension de la suite du rapport ; parallèlement, nous sommes surpris par l’absence de contextualisation sociale et environnementale. L’augmentation des prix de l’alimentation et de l’énergie a déjà des répercussions sur les demandes de secours auprès des CCAS et des associations caritatives.

Ainsi, pour faire suite à la présentation de ce rapport, je veux, pour ma part, insister sur l’utilité d’une agglomération : faciliter la vie des administrés par l’organisation de services et notablement ceux qui semblent structurant pour l’année à venir ainsi que pour la deuxième partie de la mandature.

Il faut distinguer le budget principal, des budgets annexes.

Le budget principal est le moins volontariste et c’est celui dont les orientations budgétaires présentées sont de mauvaise augure.

Tout d’abord, de par l’augmentation des bases – + 7,1 % – les administrés, subissant déjà une inflation record, vont voir le montant de leur taxe foncière s’accroître. De plus, vous prévoyez une hausse des tarifs des équipements communautaires de 4 à 5 % sans annonce de service supplémentaire, hausse à laquelle nous sommes défavorables car l’excédent de fonctionnement de 4,3 million d’€ nous autorise à maintenir les tarifs à l’identique de 2022.

Nous pensons que les services liés à la petite enfance doivent être renforcés. Des places supplémentaires dans les crèches publiques de l’agglomération doivent être créées. Particulièrement à Mâcon comme l’indique le diagnostic de la convention territoriale globale, dont nous attendons toujours les éléments au sujet du portrait de la ville de Mâcon. Ce service de la petite enfance, d’une grande qualité, est plébiscité par les habitants. Nous insistons sur la priorité à donner aux créations sur les crèches à vocation d’insertion professionnelle et sur la création d’une structure à horaires atypiques – tôt le matin, avant 7h et tard le soir, jusqu’à 20h30 – Des frais d’études ont été engagés en 2022 pour 25 000€ pour la crèche des Tilleuls dont la capacité d’accueil est de 15 places, 7600€ sont indiqués pour 2023 mais quel est le projet ? Nous vous sollicitons pour augmenter significativement le nombre de places des multi-accueils des Tilleuls et des Gautriats, qui en plus de répondre aux demandes des familles, favoriserai la mixité sociale.

Venons en aux budgets annexes :

  • Le grand cycle de l’eau et les budgets annexes qui lui sont rattachés, est remarquable par sa qualité.
  • Le budget mobilité quant à lui reste peu ambitieux sur l’offre et particulièrement sur l’offre et particulièrement urbaine. En effet, le transport urbain doit devenir une alternative à l’autosolisme. Pour cela il faut une augmentation significative de la fréquence de passage des bus parce que c’est cela que les gens attendent pour laisser leur véhicule au garage. Nous en avons les moyens avec un excédent de plus d’1,4 million d’€ en recettes de fonctionnement. Les 4 lignes périurbaines en expérimentation sont un début de réponse aux déplacements pendulaires, sans doute à renforcer. Le projet hydrogène, s’il a un intérêt en matière de réduction des gaz à effet de serre, est de plus en plus un projet commercial avant d’apporter une réponse aux enjeux locaux liés aux déplacements domicile/travail et à l’emprunte carbone de l’agglomération. . Enfin, pour conclure sur la compétence mobilités, le choix du mode de gestion du transport urbain se décidera cette année et nous réaffirmons notre souhait d’une gestion en régie pour une meilleure adaptation de l’offre aux besoins des administrés.
  • Le budget déchets ménagers pour lequel des incertitudes sont mises en évidence, le sujet de préoccupation étant la réduction nécessaire des quantités de déchets produits.

Pour conclure, vous n’offrez pas à voir un projet cohérent au service des habitants. Les compétences s’additionnent, sans ambition de prendre en compte les besoins des administrés. Finalement, vous assumez totalement que votre projet d’agglomération se résume à permettre aux maires des communes qui la composent, de réaliser le programme pour lequel ils et elles ont été élu. Mâcon en est la principale bénéficiaire en lien avec sa situation de ville centre. Mais quand est pris en compte l’intérêt des habitants des communes périphériques, à qui, pourtant, la MBA devrait être toujours plus utile en développant les services du quotidien ? Une réflexion doit être conduite en se sens, y compris par de nouvelles compétences qui, améliorant le coefficient d’intégration fiscale, apporteraient des ressources supplémentaires pour les mettre en œuvre. »

Tribune presse – Un député tout en discrétion – 22 février 2023

Un député tout en discrétion

« Discret dans les médias, le député du Mâconnais-Clunisois, Benjamin Dirx, revient sur les quinze jours de débats à l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites ». C’est par cette accroche que la presse locale introduit l’interview de Monsieur le député.

Et quelle discrétion en effet !
Une discrétion telle qu’il a refusé de s’exprimer localement, tous médias confondus, sur cette réforme qui pousse des milliers de personnes dans les rues. Sa discrétion est telle qu’il n’a jugé bon d’apparaitre que pour la Saint Valentin, aux côtés de quelques personnalités locales.

On retrouve ainsi le même souci de discrétion lors des débats à l’Assemblée nationale sur le repas à un euro pour les étudiants, puisqu’il a préféré être absent.

Discrétion encore, quant à la durée des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale, puisque M. Dirx omet de préciser que le gouvernement a choisi d’écourter les échanges. Les débats n’auront duré que 9 jours parce que le gouvernement a fort opportunément choisi de passer par un budget rectificatif de la Sécurité sociale, avec le fameux article 47-1, permettant de transmettre le texte directement au Sénat sans vote.

Discrétion à nouveau quand M. Dirx avoue qu’ « il est souvent compliqué de calculer la pension que le retraité obtiendra. (Qu’) il y a quasiment autant de cas que de Français ». Doux euphémismes pour expliquer que le travail des députés insoumis a permis de clarifier quelques points : la retraite à 1 200 € ne concernerait finalement que quelques personnes en France, tout comme le dispositif les « carrières longues » pourrait permettre à certains salariés entrés tôt sur le marché du travail de cotiser 44 annuités (sic).

Discrétion aussi quand il affirme vouloir sauver le système par répartition «présenté comme « à bout de souffle », oubliant que même le président du Conseil d’Orientation des Retraites estime cette réforme inutile et injustifiée.

Discrétion absolue également quand M. Dirx évoque les « avancées sur l’index senior », manière élégante d’avouer que cet article 2 du projet de loi a été rejeté, et cela même par ses amis LR.

Discrétion enfin, quand il s’enorgueillit modestement du taux de chômage dans la circonscription, omettant radiations, travail à temps partiel, critères de pénibilité disparus.

Et bien voilà, que voulez-vous, Monsieur Dirx est un homme discret, tout en nuances et en précautions, qui s’apitoie sur le niveau des échanges à l’Assemblée.

Rappelons-lui tout de même, si cela peut aider, que l’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement mais bien un lieu de débats, d’échanges, de confrontations d’idées et d’arguments.

Pour conclure avouons, comme lui, que les mots ont une valeur et que les éléments de langage de la majorité retranscrits mot à mot n’ont de valeur que pour ceux qui veulent encore y croire.

Les élu.e.s Mâcon citoyens dénoncent l’obstruction mise en place par le maire Jean-Patrick Courtois et sa majorité

Plan climat-air-énergie territorial de MBA : « Nous avons perdu 10 ans pour agir »

Conseil communautaire du 15 décembre 2022

Rapport n°23 : Arrêt du projet de Plan climat-air-énergie territorial de MBA

Intervention de Gabriel Siméon :

« M. le Président, chers collègues,

Il convient tout d’abord de rappeler le retard que nous avons pris dans l’élaboration d’un tel plan de lutte contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution de l’air, et des actions qui en découlent.

Un premier plan climat-énergie territorial a été élaboré en 2013, à l’époque de la CAMVAL, mais il ne fut jamais adopté. Il contenait pourtant de bonnes actions : inciter au report multimodal, sensibiliser les agents et les élus, acquérir des vélos électriques…

Le report de la voiture aux autres modes de transports n’a pas eu lieu, les agents et les élus commencent tout juste à être sensibilisés, quant aux vélos électriques nous venons de décider d’en acquérir une flotte pour l’Office de tourisme communautaire. Bref, nous avons perdu 10 ans…

Ce PCAET n’en perd pas moins de son intérêt. Se fixer des objectifs chiffrés d’économies d’énergie et de réduction des gaz à effet de serre est indispensable, tout comme l’est la définition des actions qui leur sont associées.

On peut cependant regretter votre manque d’ambition sur certains sujets. Sur la séquestration du CO2 par la végétation, on peut aller plus vite et plus loin. 7 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique local en 2030, et 22 % en 2050 : on peut faire mieux ! Et dans les faits on fera sans doute mieux que ces objectifs. Le report modal de 10 % des trajets en voiture vers les modes actifs d’ici 2050, ça semble faible comme objectif.

On peut aussi s’étonner que la stratégie pour l’agriculture ne reprenne pas d’objectif de soutien à la conversion au bio. Ce soutien public est pourtant essentiel pour réduire les émissions dues à l’utilisation d’engrais et de pesticides, dont l’utilisation soulève aussi des questions de santé publique. Réduire de 21 % les gaz à effet de serre de l’agriculture d’ici 2050, là aussi on peut aller plus loin.

Autre regret, ce PCAET passe complètement à côté de la production d’énergie éolienne. Le territoire présente un potentiel de production de 645 Gigawattheures par an en 2050. Soit 2 fois plus que le potentiel du solaire. C’est donc un potentiel important. Et pourtant, pas un mot dans le document stratégique listant les objectifs du PCAET. L’éolien passe à la trappe parce que vous n’en voulez pas, tout simplement.

Les parcs éoliens posent bien sûr des questions d’acceptabilité sociale et de préservation du paysage, mais il ne faut pas tomber dans la caricature. Il ne s’agit pas de planter des éoliennes sur la Roche de Solutré, mais là où c’est pertinent et accepté. Pour faire face au changement climatique il me paraît compliqué de se priver de ce potentiel de production d’énergie renouvelable.

Enfin, attention à ne pas créer un trop grand décalage entre les intentions contenues dans ce plan et la réalité. L’un des objectifs est bien de limiter la bétonisation des sols, or à Mâcon c’est bien l’inverse qui pourrait se produire : si l’on en croit le projet du futur Plan local d’urbanisme, 82 hectares de terres seront consommés dans les 10 prochaines années, soit 8,2 ha par an. C’est plus que le rythme actuel !

Une question pour finir : qui s’occupera de suivre les indicateurs du PCAET ? »

Les élu.e.s Mâcon Citoyens au complet pour l’inauguration du Marché des Plaisirs Gourmands

Les six élu.e.s étaient présents ce samedi matin au parc des expositions pour faire honneur à cet événement cher dans le cœur des mâconnais.

Après avoir écouté le discours de Bernard Rey, nouveau Président du Comité des Salons et Concours de Mâcon, structure organisatrice, ils ont pu faire un tour des stands (130) et ainsi échanger avec des  exposants (plus de 100) sur les problématiques agricoles et alimentaires.

Retours en images sur cette visite.