Nous nous félicitons que la médiathèque mâconnaise ait été retenue la lecture publique est un facteur d’émancipation du citoyen mais je profite de ce rapport pour connaitre vos intentions par rapport à l’amplitude horaire d’ouverture en 2022. En comparaison avec des villes moyennes nous avons l’amplitude la plus faible 33.3 sur 5 jours. Châteauroux et Villefranche sont à 36 h sur 6 jours et Chalon est à 37h cette dernière dispose d’un bibliobus. Et je n’ose comparer avec le centre nautique ouvert 69h sur 7 j Question subsidiaire notre médiathèque n’a jamais été dénommée. N’est- il pas d’honorer un mâconnais célèbre je vous fais même une proposition Clémence Robert
Auteur : collectif mâcon citoyens
Une place au Paradis pour les élus de la majorité ?
Il y a trois mois Mr le Maire me souhaitait la bienvenue dans l’enceinte du Conseil avec des mots bienveillants et un accueil républicain mais il a fait une rechute dès le second conseil est-ce surprenant ? Même quand ses propres adjoints interviennent il préfère pérorer avec son nouveau copain le député et il se marre ostensiblement. Allez Benji fais tourner tes blagues à toto ! Quand un élu d’opposition s’exprime s’est pire il se retourne échange avec les membres de son cabinet. Lundi soir fin de conseil rapport sur la garantie d’emprunt. L’adjointe présente le rapport, Eve expose nos objections. Je lève alors la main bah non Mr le Maire met aux voix le rapport l’opposition a surement trop parlé Mr le Maire mes chers collègues. Proposer un tel rapport 4 jours après le 9/12, journée de la Laïcité, anniversaire de la loi de 1905 est une erreur politique lourde de conséquences. Peut être l’évêque d’Autun a-t-il promis une place au Paradis aux élus de la majorité ? Dans un premier temps, La municipalité a proposé ce tènement à l’association diocésaine qui en a saisi l’opportunité (CF déclaration de ses représentants lors de la réunion de quartier du 10/11). La municipalité officialise lors d’un rapport la vente avec une remise de 10 % par rapport à l’estimation de France Domaines lors du conseil municipal du 27 septembre. C’est légal mais est-ce opportun pour autant ? Ce soir la Municipalité soumet un rapport avec la garantie d’emprunt d’un montant de 4.5 Millions €. Certes le droit le permet. Le Conseil d’État a confirmé cette opportunité encore récemment. L’Union nationale des OGEC revendique cette possibilité sur son site. Ce faisant la municipalité a juridiquement raison mais politiquement tort. Pense-t-elle vraiment favoriser la mixité sociale et combattre la ségrégation en favorisant de la sorte l’implantation d’une école privée, non assujettie à la carte scolaire ? De plus elle ouvre la boite de pandore que fera Monsieur Courtois et sa majorité si une association coranique fait la même demande d’une garantie d’emprunt prochainement? La municipalité a su renoncer à la crèche installée l’an dernier à Table en fêtes et à la banderole à Mâcon Nord annonçant la crèche vivante de Saint-Albain il y a déjà quelques années. La laïcité est une valeur fondamentale de la République Avant d’aider l’enseignement privé même sous contrat la Municipalité ne doit-elle pas s’assurer d’abord de l’état de l’école publique et notamment à Flacé avec le problème de circulation dénoncé par les parents d’élèves et les riverains et la question du plomb dans l’eau. Nous voterons contre ce rapport.
Insertion par l’emploi, nous pouvons mieux faire à Mâcon !
Le 22 octobre se tenait au Parc des Expos le salon des coopérations qui rassemblait des acteurs de l’économie sociale et solidaire ; un mois avant, le 10 septembre avaient eu lieu les Rendez-Vous de l’Emploi dont l’objectif est de croiser besoins des entreprises et demande d’emploi. Deux grosses opérations de communication attirant très peu de visiteurs mais donnant l’impression que nos collectivités s’activent. Deux salons financés par les deniers publics affichant des chiffres alléchants : 1 000 offres d’emploi proposées en septembre à ces rendez-vous, comme un écho aux 1 000 emplois annoncés par notre maire perpétuellement en campagne !
Alors comment expliquer que les chiffres stagnent : 4 660 inscrits à Pôle Emploi en septembre 2021 toutes catégories confondues, contre 4 740 en septembre 2020, 4 680 en 2019 ?
Peut-être en consultant les offres des entreprises : temps partiels, horaires décalés, salaires au smic horaire…. Des besoins qui s’expliquent notamment par la nécessité pour les employeurs d’être réactifs, mais autant de freins à l’insertion par l’emploi dans une ville qui comptait, au dernier recensement, pas moins de 1 575 familles monoparentales, 20 % de la population sans voiture, 30 % de personnes sans aucun diplôme, 13,5 % de chômeurs (sur la population totale, soit 18,2 % des actifs).
Alors comment faciliter l’accès à l’emploi à Mâcon ? Des structures existent, financées par les collectivités et l’Etat. La Ville et l’Agglomération pourraient faire plus et mieux : multiplier les modes de garde d’enfants, proposer des transports en commun répondant réellement aux besoins de déplacement domicile-travail, créer des emplois adaptés en reprenant en régie publique des services confiés au privé, soutenir et encourager des projets autour de l’économie circulaire… Il y a de quoi faire pour l’emploi lorsqu’on le veut vraiment.
Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens
Prendre facilement le bus ou le vélo : un impératif pour demain
Le conseil communautaire a adopté jeudi 30 septembre son schéma des mobilités, qui fixe les grandes orientations des futurs déplacements en bus et vélo à l’échelle de l’agglomération. Treize élus de Mâcon et maires de communes rurales se sont abstenus de le soutenir. Et pour cause : ce plan n’est pas assez ambitieux au regard de nos besoins du quotidien et de l’urgence climatique.
Pour le vélo, le schéma prévoit 30 millions d’euros d’investissement dans des pistes cyclables. Sauf qu’au rythme actuel – 5 millions sur les six ans de la mandature – il faudrait 36 ans pour achever les 170 km de pistes envisagés (et indispensables) sur l’agglomération. Notre mobilité doit changer plus vite.
L’autre obstacle de taille est le cadencement des futures lignes de bus. Le schéma prévoit en effet des passages toutes les 30 min sur deux lignes « fortes », toutes les 60 min sur plusieurs lignes « complémentaires » et toutes les heure-et-demi sur des lignes Azé-Mâcon et La Salle-Mâcon.
Si l’objectif des transports collectifs est de permettre à ceux qui n’ont pas de véhicule de se déplacer, à ceux qui veulent renoncer à leur deuxième voiture de franchir le pas, l’agglo se doit de relier ses zones d’habitation entre elles et de rapprocher ses habitants des services publics, marchands et lieux culturels, et réduire ainsi l’isolement. Un effort significatif doit donc être fait : une fréquence à 15 min sur les lignes fortes, à 20 min sur les lignes complémentaires, une ligne vers le TGV aux horaires du premier et dernier train, 7j/7, et un renfort des lignes entre lieux de vie et de travail.
En l’état présent ce schéma n’est pas à la hauteur des mobilités de demain.
Vos élu·e·s du groupe Mâcon Citoyens
Zone 30 km/h : vers une ville apaisée dès maintenant
Déjà 200 villes françaises, parmi les plus innovantes, sont passées au 30km/h.
A Mâcon, des zones 30 sont déjà aménagées depuis quelques années.
Nous souhaitons que la ville de Mâcon multiplie ces dispositifs.
- C’est indispensable aux abords de tous les établissements scolaires de la ville pour la sécurité de nos enfants.
- C’est nécessaire sur de très nombreux axes routiers de la ville pour y réduire les risques d’accidents avec les piétons, les cyclistes et les utilisateurs
de deux roues. - C’est un besoin pour aller vers une ville plus apaisée :
il est prouvé que dans les zones 30, les habitants se réapproprient la rue
et qu’ainsi les liens sociaux de voisinage se renforcent. - C’est un atout pour renforcer le maintien et le développement du commerce
de proximité. - C’est un bien pour la santé de tous : moins de nuisance sonore et un trafic plus fluide donc un peu moins de gaz d’échappement.
Le passage en zone 30 peut s’effectuer en quelques semaines.
Cela demande d’identifier les axes pouvant rester à 50 km/h (environ 20% des voies) puis de matérialiser les entrées/sorties des zones 30 couvrant les 80% d’espaces restants. Un marquage au sol et un bac à fleurs suffisent en général
à matérialiser une entrée de zone apaisée en attendant des réfections plus durables.
Alors à Mâcon, on innove ou on reste cloué au « tout voiture » des années 70 ?
Zone 30, voies cyclables, transport urbain, les élus Mâcon Citoyens sont attachés à faire avancer tout sujet susceptible d’apaiser les rues de notre ville.
Vos élu.e.s du groupe Mâcon Citoyens
Un schéma des mobilités qui avance mais pas encore assez
MBA – Conseil Communautaire du 30.09.2021
Rapport N°7 : Adoption du schéma des mobilités : le document joint en annexe (à consulter en bas de l’article) n’est que la présentation synthétique du schéma des mobilités. Nous regrettons que le document complet du schéma n’ait pas été diffusé aux conseillés communautaires et nous demandons qu’il soit transmis aux membres du groupe MBS et aux conseillés qui en feront la demande – seuls 4 membres du conseil de développement y ont eu accès – De même, l’étude de la fréquentation faite à partir du logiciel UBI transport doit être communiquée aux conseillés communautaires qui en font la demande, nous en faisons la demande pour les membres de notre groupe.
Dans un premier temps, nous tenons à remercier particulièrement les membres du conseil de développement pour la qualité de leur travail et de leurs propositions.
Ce schéma porte de réelles avancées, notamment sur le volet de la politique cyclable. La question de ce mode de déplacement en tant qu’alternative réelle à la voiture reste à consolider : les cyclistes ne doivent pas avoir un parcours rallongé comparé aux automobilistes, ils doivent se sentir en sécurité, la vitesse autorisée des véhicules motorisés doit être réduite. La présentation ne rentre pas dans ces détails et nous souhaitons que l’étude de programmation tienne compte de nos remarques. Concernant l’investissement, sur la mandature, il reste 3.3 million à utiliser sur les aménagements et infrastructures, ce qui représente environ 17 km, soit 1/10 ème de ce qui est identifié sur la carte présentée. Les 25 millions d’investissements restant s’étaleraient sur les 25 prochaines années si l’on reste sur le même niveau d’investissement – 5 million sur la présente mandature – présenté ainsi, nous pensons que ce n’est pas assez incitatif… notre mobilité doit changer vite car la réduction des pollutions atmosphériques est urgente. Le schéma présenté ne précise pas le calendrier de réalisation… c’est pourtant un point important pour le valider.
Le volet « évolution des usages » est imprécis et les moyens pour parvenir à cet objectif ne sont pas annoncés.
Enfin, si l’objectif des transports collectifs est de permettre à ceux qui n’ont pas de véhicule de se déplacer, à ceux qui veulent renoncer à leur deuxième véhicule de franchir le pas, à la Ville de relier ses quartiers entre eux, à l’agglo de rapprocher ses habitants des services publics, marchands et des lieux de culture ainsi que de réduire l’isolement… un effort significatif doit être fait : une fréquence à 15mn sur les lignes fortes, à 20mn sur les lignes complémentaires, une ligne TGV aux horaires du 1er au dernier train 7/7 jours et un renfort des lignes entre zones économiques et zones d’habitation… Saône Digitale n’est pas prise en compte dans le déploiement du transport en commun. Enfin, la question du mode de gestion du transport collectif n’est absolument pas évoquée alors même que celui-ci sera déterminant pour la capacité d’adaptation du schéma aux besoins futurs des habitants de l’agglo. En effet, un schéma des mobilités durables est un objet dynamique : les besoins vont évoluer avec la population, avec sa structure, avec sa dynamique économique et nous savons que la DSP est le mode de gestion le plus rigide et le moins adapté à cette compétence. Les expériences passées et présente en attestent. Nous encourageons notre assemblée à considérer sérieuse et pertinente le mode de gestion en régie. C’est d’autant mieux envisageable que les bus sont propriété de la collectivité. Sur le sujet de l’hydrogène qui est évoqué très succinctement, un tel projet est propice à un développement important du nombre de véhicules pour que l’investissement soit économiquement pertinent, cela permet de prévoir une flotte de bus de capacité variée, adaptée aux différents besoins. Les actions complémentaires sont indispensables : des parkings relais aux abords N, S, E, O en lien avec les collectivités voisines ; et bien sûr travailler avec la SNCF sur la liaison entre les deux gares – la jonction restant à faire est courte.
Pour conclure, des avancées certes mais encore trop d’incertitudes d’aboutissement du schéma, dont seul quelques personnes ont eu le privilège avoir connaissance du document complet ; pour cette raison, je m’abstiens.
Schéma des mobilités de l’agglo : « Nous avons besoin d’une offre de transports attractive ! »
Intervention au Conseil communautaire de Mâconnais-Beaujolais Agglomération
Rapport n°7 : Adoption du schéma des mobilités
Cher président, chers collègues,
Clairement, nous aurions pu voter pour ce schéma des mobilités. Celui-ci comporte plusieurs avancées notables en ce qui concerne :
- les pistes cyclables,
- le stationnement et les services vélo,
- les bus interurbains,
- les navettes de centre ville
- et le covoiturage
Sauf qu’il y a un obstacle de taille sur la route qui est ici tracée : c’est le cadencement des lignes de bus. Vous prévoyez en effet de faire circuler des bus toutes les 30 minutes sur les lignes « fortes » dans Mâcon, toutes les 60 minutes sur les lignes complémentaires, et toutes les heures-et-demi sur les lignes interurbaines régulières.
Or ce dont les habitants ont besoin – et auront encore plus besoin dans 3 ans, dans 6 ans ! – c’est d’une offre de transports attractive, avec des bus qui passent plus régulièrement, pour ne pas avoir toujours à regarder les horaires, pour ne pas avoir à attendre trop longtemps lorsqu’ils rateront un bus. Et c’est comme ça qu’on les aidera à prendre moins souvent leur voiture.
Ce schéma manque de vision, d’anticipation. On dirait, vu comme ça, que vous ne regardez que le budget sans vous préoccuper du service que vous voulez proposer. Sauf que dans ce sens là ça n’a aucune chance de marcher. Même à 30 minutes d’intervalle, avec le schéma actuel, les bus circuleront à vide, et pour le coup on aura vraiment dépensé de l’argent pour rien.
Ce qu’il faut, c’est au contraire y mettre un tout petit plus de moyens pour que les bus passent plus régulièrement et plus tard en soirée. MBA doit aussi jouer un rôle moteur pour que ces bus soient utilisés.
Imaginez un peu, Monsieur Courtois : vous pourriez, comme ça, sur un coup de tête, aller acheter un vélo à La Roche Vineuse, ou aller faire une pétanque à La Chanaye, sans poireauter deux heures. Et vous pourriez même revenir en bus !
Enfin, c’est un point de détails, mais nous aurions aussi apprécié de voter un schéma achevé, avec des engagements financiers fermes, ce qui n’est pas le cas du schéma directeur vélo, puisqu’une étude de programmation doit encore en préciser les contours, et que les 30 millions d’euros affichés seront limités aux « sommes disponibles ».
Alors je vous rassure on ne va pas voter contre ce schéma, car on ne s’oppose pas à tout juste pour le plaisir. On s’abstiendra toutefois de le soutenir, car en l’état présent ce schéma n’est pas encore tout à fait à la hauteur des mobilités de demain.
Que fait réellement la ville contre la prolifération des moustiques ?
Question orale :
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers, Madame l’adjointe chargée de l’environnement, de la biodiversité, des espaces verts et de la propreté urbaine ;
Notre question porte sur la lutte contre la prolifération des moustiques.
Si nous avons bien conscience que 2021 fut une année bien particulière – mais chaque année n’a-t-elle pas ses particularités et son lot de désagréments ? – en matière d’intempéries avec un été très humide, nous nous faisons le relai des habitants de Mâcon qui souhaitent savoir quelles mesures ont été mises en œuvre en 2021 pour limiter l’invasion des moustiques ?
En effet, le site de la Ville indique :
« La Ville de Mâcon assure gratuitement une campagne annuelle de démoustication de mai à septembre pour assurer un traitement anti-larvaire sur les points d’eau stagnante (fûts, pneus, bassins, fosses…). Pour les signaler, n’hésitez pas à contacter le service Tranquillité publique et vie quotidienne.
Pour limiter la propagation des moustiques, veillez à ne pas laisser d’eau stagner trop longtemps. Le traitement préventif est important puisque lorsque le moustique est arrivé à l’âge adulte (insecte volant) nous n’avons plus de moyens d’intervention.«
Cela laisse comprendre que la démoustication intervient sur signalement des habitants, est-ce le cas ? N’y a-t-il pas une campagne systématique sur les points d’eau identifiés par les services ? Un dispositif renforcé de démoustication est-il prévu pour les années à venir ? Une information renforcée auprès des Mâconnais est-elle envisagée ? Une éradication totale n’est ni possible ni souhaitable mais un contrôle est toutefois nécessaire compte tenu des maladies dont le moustique est vecteur.
Une partie des missions du Service Communal Hygiène et Santé est assurée par le service de la Police municipale -Tranquillité publique et vie quotidienne. Ne serait- il pas opportun de renforcer le service de la mission santé en lui redonnant les moyens d’agir sur ces enjeux de santé publique liés aux nuisibles permettant ainsi une meilleure lisibilité et cohérence des missions des services?
Mâcon le 23.09.21, Eve Comtet Sorabella – groupe Mâcon Citoyens.
Pourquoi les habitants de Mâcon n’ont pas été impliqués dans le projet de réaménagement de leur centre ville ?
En préambule des rapports 30 à 32, nous aurions apprécié, et le public aussi, que ces rapports soient accompagnés d’une présentation succincte mais suffisante des projets pour lesquels vous sollicitez le vote du conseil municipal.
Vous nous sollicitez pour cette demande de subvention, démarche qui semble bien être l’ultime étape avant la réalisation de cette requalification. Alors, nous souhaitons revenir sur l’implication des riverains et plus largement, habitants de Mâcon dans ce projet. Fin juillet s’est tenue une réunion sur l’aménagement futur de la rue Carnot ; 4 habitants de Mâcon étaient présents. Quelle publicité a été faite pour inviter à cette réflexion ? Quels outils de communication ont été mobilisés ? Le site de la Ville ? La presse locale ? Pourquoi avoir choisi la période estivale ? Les conditions sanitaires auraient permis, dès fin mai d’inviter les Mâconnais à cette réflexion, y compris de façon dématérialisée – le distanciel est aujourd’hui utilisé avec de plus en plus d’aisance – à la présentation du calendrier des aménagements et au recueil des propositions. La majorité municipale ne démontre pas sa volonté d’une participation effective des Mâconnais.
Par ailleurs, les aménagements présentés – principalement un calendrier des travaux de réfection des sols, de l’éclairage public et du mobilier urbain – prend très peu en compte la question de l’adaptation de la ville aux aléas climatiques et environnementaux ; si ce n’est l’éclairage public qui nous promet « d’éclairer malin »…quels espaces naturels peuvent être réintroduit en cœur de ville pour apporter fraicheur et confort ? Si des réponses ont été apportées quand à cette question de l’aménagement d’espaces naturels, elles nous ont finalement peu satisfaites. En effet, l’argument de l’humidité qui s’infiltrerait dans les caves en cas d’utilisation de revêtement qui permettrait l’absorption de la pluie semble ne pas tenir compte du fait que Mâcon est une ville qui a connu de nombreuses périodes inondations avec des caves régulièrement en eaux sans que cela soit gênant. C’est inhérent aux villes proches d’un cours d’eau qui connait des variations de débit et de niveau. Pour ce qui est de l’utilisation de la pierre de Comblanchien, pourquoi pas ? Mais il nous semble réellement dommage de rester sur un aménagement aussi minéral ; nous restons sur le sentiment que tout n’a pas été étudié pour ramener des espaces naturels dans cette rue.
Enfin des questions restent sans réponses :
- Comment sera traité l’extérieur de l’Espace Carnot Montrevel ?
- La galerie sous arches sera-t-elle rendue aux marcheurs ou sera-t-elle maintenue à l’identique, fermée de grilles amovibles qui restent inamovibles depuis de nombreuses années ?
- Quelle convivialité sera proposée ?
- Aujourd’hui, le projet propose deux sièges à l’angle des rues Carnot et Dufour, à l’angle sud de l’Espace Carnot Montrevel. Qu’est-il possible d’imaginer pour offrir de la convivialité dans le respect de la tranquillité des riverains ?
Quid de la sécurité à Flacé suite à la nouvelle construction ?
Résumé du projet : Projet de déménagement de l’école Jeanne d’Arc de la rue de la Paix à Flacé, sur l’actuel terrain de sport. Construction d’une école primaire, cour pour l’école élémentaire et cour pour l’école maternelle. Déclassement du domaine public en vue de sa cession. Cession pour 375 500€, 100€ le m2. Accueil des élèves sur la rentrée 2023/2024.
Comme l’indique l’étude, ce projet de déménagement de l’école J. d’Arc à Flacé induit la réflexion sur la relocalisation des usagers actuels – les élèves de l’école élémentaire publique de Flacé et du collège public Pasteur, incluant les surcoûts de cette relocalisation et les complications d’organisations dont, pour l’instant, nous n’avons aucune ébauche de proposition. Par ailleurs, un autre impact – et non des moindres – est à considérer : celui du trafic routier en lien avec les entrées et sorties d’écoles. A l’heure actuelle, celui-ci est déjà problématique avec beaucoup de voitures qui circulent aux heures d’entrées et sorties des écoles primaire et maternelle, une insécurité pour les piétons, une pollution atmosphérique et sonore importante. La circulation routière que l’on connait aujourd’hui à proximité de la rue de la Paix va se reporter sur le quartier de Flacé qui n’est pas dimensionné pour absorber plus de circulation qu’actuellement.
Avez-vous prévu une étude d’impact sur les flux de véhicules et sur le plan de circulation ?
La décision de déclassement ne pourrait-elle se faire après cette étude d’impact qui permettrait de mesurer concrètement les conséquences économiques des aménagements à mettre en place pour que Flacé garde son esprit de village dont les habitants bénéficient encore un peu ?
Enfin, et pour conclure, cette décision est de nouveau totalement à contre courant de ce qu’il faudrait faire pour lutter contre l’artificialisation des sols, c’est encore contradictoire avec le PADD présenté en décembre 2020 : « Tendre vers un objectif de «zéro artificialisation nette» (horizon 2050, avec objectif -50 % à horizon 2035). » Et particulièrement la 3ème grande orientation de celui-ci : « promouvoir un développement urbain favorable a une bonne qualité de vie dans un environnement préservé.«




