Jeunes actifs

Question orale au Conseil communautaire –

De nombreuses collectivités se positionnent pour attirer les jeunes actifs sur leur territoire, dans un contexte où le télétravail a pris de l’ampleur et où les villes moyennes et les villages séduisent de plus en plus d’urbains.

Que fait et compte faire Mâconnais Beaujolais Agglomération pour inciter ces jeunes actifs à s’installer sur notre territoire ?

Subventions aux associations

1- M. le maire, vous nous demandez d’approuver, dans un seul et même rapport, un tableau présentant l’ensemble des subventions annuelles aux associations pour 2021 ainsi qu’une nouvelle convention d’objectifs pour une association, à savoir la MJC de l’Héritan. Pourquoi ce choix d’amalgamer deux approches ?
Nous souhaiterions que les deux délibérations soient bien distinctes ou fassent l’objet de deux votes bien différenciés. (Refus)

2- Subventions

Nous avons étudié, d’aussi près que possible, les subventions 2021aux associations.
D’aussi près que possible car une fois de plus, vous nous demandez de voter à l’aveugle.
D’après les tableaux fournis en juin 2020 et celui-ci, le budget global aux associations est amputé de près de 140 000 euros cette année.
S’il est vrai que la plupart des associations gardent, approximativement, la même base que l’an dernier, quelques-unes voient leur subvention diminuer, et certaines de manière drastique.
Et cela sans qu’aucune explication ne nous soit apportée.

Il ressort également que la plupart des « lignes de provisions » ont augmenté, et encore une fois, sans qu’aucune raison ne soit apportée : action santé + 1 210 €, cohésion sociale +430 €, actions sociales +4 600 €, actions économiques +1 823 €, culture +17 360 €. Vous me répondrez probablement que l’augmentation des provisions permet plus de souplesse au cas où… Mais au cas où quoi ? Au cas où le contexte sanitaire et social connaitrait des changements ? Mais nous y sommes !

Et en parallèle, la subvention au CCAS passe de 986 487 € à 953 920 €. Est-ce donc que l’action sociale aurait moins de besoins cette année à Mâcon ? Et ce, alors que nous connaissions une situation de pandémie mondiale impactant de toute évidence les niveaux de vie de la population ? Ou est-ce simplement parce que vous n’avez toujours pas mené d’étude réelle sur les besoins sociaux des Mâconnais, ce qui est pourtant, je vous le rappelle, une obligation légale depuis 1995 ?

Et j’ajouterai qu’« un décret du 21 juin 2016 impose désormais de réaliser une ABS (analyse des besoins sociaux) « au cours de l’année civile qui suit chaque renouvellement général des conseils municipaux ». Nous l’attendons.

Mon intervention rejoint ce qui a été dit sur le budget : le bas de laine, encore et toujours. On distribue quelques largesses sur des critères inconnus et on cache le reste sous le tapis.

Je voterai contre cette proposition qui manque pour le moins de clarté et de transparence.

  1. Question : Mise à disposition de personnel à l’association Nuisances Infrastructures Val de Saône

M. le Maire, pourrions-nous avoir plus d’informations sur la composition et les domaines d’intervention de cette association qu’apparemment vous présidez ?

Recourt à la procédure d’expropriation sur des parcelles chemin de la Lye à Mâcon

Intervention AU conseil municipal –
rapport n°9

Monsieur le Maire, nous, les élus du groupe Mâcon Citoyens, nous sommes fermement opposés à ce projet. Et il est vraiment choquant que la ville en soit à l’initiative.

Pourquoi ? Parce que sur cette zone située chemin de la Lye, sous l’aérodrome, vous et votre équipe voulez construire deux stades de football et leurs équipements : des vestiaires, deuc club-houses et un parking.

Or c’est une zone classée en zone naturelle, avec un bois d’un hectare et demi, avec une pépinière et une prairie. Il y a là environ 3 000 arbres qui séquestrent chaque année l’équivalent de 7 tonnes de CO2. 7 tonnes de CO2, ce n’est pas grand-chose au regard des gaz à effet de serre émis sur notre territoire… mais c’est déjà ça en moins.

J’ai étudié les parcelles concernées, et il est impossible de construire 2 stades de foot et leurs équipements sans toucher à cette petite forêt. Ce qui est probable, c’est que vous allez raser cette forêt, en partie ou en totalité, tout ça parce qu’en 2021 vous n’avez pas trouvé de meilleur endroit où construire des stades que sur une zone naturelle.

A l’heure actuelle, au lieu de couper ces 3 000 arbres, nous devrions les planter ! Au lieu de faire déménager cette pépinière, nous devrions la soutenir ! Une pépinière, c’est un puit net de CO2, et donc un atout pour notre territoire dans la lutte contre le dérèglement climatique.

En poursuivant votre projet, on ne peut pas le dire autrement, vous aggravez le changement climatique. Vous ne pouvez pas dire que vous défendez l’environnement, et en même temps détruire un puit de carbone et une zone de biodiversité. Ça n’a aucun sens.

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux, je vous en prie… renoncez à ce projet. Retirez cette délibération. En 2021, on ne va pas raser un bois pour construire des stades. Ces stades, peu importe la raison pour laquelle vous voulez les construire, faites le ailleurs. Faites preuve d’imagination et d’innovation, mais par pitié n’aggravez pas encore la crise écologique.

Comme vous le dites vous-mêmes dans votre tribune d’expression du mois de mars : « chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle ».

Pour la sécurité de nos enfants, soyons plus nombreux à aller à l’école à pied ou à vélo

Depuis notre entrée en fonction, en juin 2020, nous sommes au travail au service des Mâconnais.

Épaulés par les membres du collectif Mâcon Citoyens, nous avons rencontré un nombre significatif d’habitants, proposé des projets de développement, organisé des conférences. Nous avons également ouvert plusieurs chantiers liés aux besoins des habitants et usagers, dont celui de la sécurité aux abords des écoles. Alertés par des parents d’élèves, nous sommes allés sur place constater comment se passe l’accès aux écoles. Aux abords de six groupes scolaires, nous avons relevé des stationnements sur les trottoirs, les pistes cyclables, en double file ainsi que des voitures dont les moteurs tournent inutilement. Autant de dangers qui présentent des problèmes de sécurité et de santé pour les enfants en raison de la qualité de l’air dégradée à ces moments de forte affluence.

Lors de la rencontre avec l’élu adjoint au maire chargé de l’organisation des déplacements, nous avons fait part de nos observations et de nos propositions en termes de sécurisation, de signalétique, de développement de parcours piétonniers, de pédibus et de vélobus.

La solution ne peut pas être que répressive. Aux contrôles de la police municipale déjà mis en place, il nous semble important d’engager des actions de sensibilisation à destination de tous afin d’encourager les prises de conscience et les déplacements doux.

Nous avons bien conscience, pour autant, que les temps d’accompagnement ne sont pas extensibles et que le stationnement est compliqué.

Pour la sécurité des petits Mâconnais, nous souhaitons être entendus.

Les élu·e·s Mâcon Citoyens restent à votre écoute.

Qu’en est-il de la sécurité aux abords des écoles ?

Épaulés par des Mâconnais membres du collectif Mâcon Citoyens, nous avons ouvert plusieurs chantiers liés aux besoins des habitants et usagers de notre ville dont celui de la sécurité aux abords des écoles.

Alertés par des parents d’élèves, nous sommes allés à sur place à plusieurs reprises pour constater comment se passent les rentrées et sorties d’école. Aux abords de six groupes scolaires, nous avons relevé des stationnements sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, en double file ainsi que des voitures dont les moteurs tournent inutilement.

Autant de dangers qui présentent à la fois des problèmes de sécurité et de santé pour les enfants en raison de la qualité de l’air dégradée à ces moments de forte affluence.

Dernièrement, lors de la rencontre avec l’élu adjoint au maire en charge de l’organisation des déplacements, nous avons fait part de nos observations et de propositions en termes de sécurisation, de signalétique, de développement de parcours piétonniers, de pedibus et de vélobus.

La solution ne peut pas être que répressive ; ainsi aux contrôles de la police municipale déjà mis en places, il nous semblerait important d’engager des actions de sensibilisation à destination des enfants et de leurs parents afin qu’une prise de conscience s’opère et que les déplacements doux soient encouragés.

Nos propositions s’articulent autour de plusieurs axes :

SECURISER
- Sécuriser la traversée des piétons et cyclistes.
- Faire ralentir les véhicules à l’approche de ces écoles.
- Végétaliser les cours et les abords des écoles.
- Interdire le stationnement aux abords proches de certaines écoles.
- Bloquer des rues aux heures d’entrée et de sortie d’école si le lieu s’y prête.

PROPOSER DES SOLUTIONS ALTERNATIVES
- Soutenir les pédibus et les vélobus.
- Accompagner le « savoir rouler ».
- Former les agents municipaux qui sécurisent le passage des enfants et peuvent accompagner des pedibus.

SENSIBILISER LES ENFANTS
- Travailler en partenariat avec l’école, les centres sociaux, …
- Créer une Journée de la mobilité.
- Soutenir le « Savoir rouler » en CM2.
- Mettre en place un partenariat avec la Police.

SENSIBILISER LES PARENTS
- Impliquer les parents et les équipes éducatives via les conseils d’école.
- Développer la communication.
- Mesurer la qualité de l’air aux sorties d’écoles et communiquer.

ENCOURAGER LES COMPORTEMENTS VERTUEUX
- Organiser des défis, des journées ciblées, …

Nous avons l’intention d’être force de proposition à Mâcon et de contribuer à faire sortir la ville du tout voiture. Nous souhaitons être entendus par la majorité.

Voici mon intervention ce soir, en conseil municipal à l’occasion du débat d’orientation budgétaire

intervention au Conseil Municipal –
l’orientation budgétaire

Je veux insister sur l’absence d’analyse et de prise en compte du contexte local dans ce rapport qui se décline en quatre parties dont la première fait pourtant l’analyse du contexte économique et financier… c’est inquiétant … en effet, rien sur l’impact économique de la pandémie sur les mâconnaises et les mâconnais… ce n’est qu’à la moitié du rapport que sont évoquées les conséquences des mesures de confinement… et ce ne sont que 6 lignes… pour évoquer succinctement un bouleversement social, économique, sociétal en cours depuis bientôt un an. Et aucun chiffre sur le chômage à Mâcon… sur la pauvreté. (données 2017 : 19.2%)
Pourtant, c’est là que nous attendent nos concitoyens…ils attendent de leurs élus les services et projets qui amélioreront leur quotidien.
Ce rapport montre donc votre incapacité à adapter le budget 2021 aux conditions socio-économiques présentes… En effet, les investissements en matière de cohésion sociale ne représenteront que 2.5% du budget d’investissement… c’est indigent … le développement durable, avec 4.52% fait également figure de parent pauvre et ce n’est pas le programme de renouvellement du parc d’éclairage public qui va masquer ce qui n’est pas entrepris par ailleurs. … en fait, ces domaines sur lesquels les investissements devraient être renforcés sont les plus faiblement dotés et parallèlement à cela, les dépenses de fonctionnement seront contenues alors qu’il faudrait développer les services aux usagers.
Cela d’autant + que nous en avons les moyens : 2020 est aussi une année exceptionnelle à ce titre : c’est + de 11 millions d’excédents de fonctionnement qui n’ont pas été utilisé au service des contribuables. Pourtant, à l’heure des confinement et déconfinement, les mâconnais avaient des besoins auxquels vous auriez dû répondre : par ex. maintenir puis renforcer le soutien à la scolarité par la continuité du dispositif de programme de réussite éducative ainsi que l’accompagnement à la scolarité.
Plutôt que cela, vous avez préféré poursuivre votre politique du bas de laine… qui pèse près de 31 millions d’€ !…et c’est ainsi que ces 11 millions iront alimenter la section d’investissement. A l’identique de ce que vous faites depuis plusieurs années : l’investissement réalisé n’est que le quart de ce qui est indiqué au budget prévisionnel. Ce qui ne vous empêchera pour autant pas d’emprunter…5.9millions en 2021… car, comme vous le dites sans cesse « il faut emprunter maintenant car les taux sont bas » (capacité de désendettement = 4 ans1/2).
Mais pour faire quoi ? Ainsi, en 2021, vous prévoyez 42 millions d’investissements… mais combien seront finalement réalisé sur cet exercice ? Pour rappel, en 2020, 34.6 millions étaient prévus, et seuls 15 millions furent réalisés. Et vous ne pouvez prétexter le contexte sanitaire car le budget a été voté fin juin…vous saviez donc pertinemment que tout ne serait pas réalisé.
Alors, mesdames, messieurs, pourquoi cela mérite-t-il d’être relevé ? Pourquoi cela pose-t-il problème ? Simplement parce que c’est une mauvaise gestion des ressources de la collectivité. Et ce qui fut dénoncé par la Cour Régionale des Comptes au sujet de l’agglomération, le sera sans doute aussi pour Mâcon. Ces montants pléthoriques prévus en investissement vous permettent de justifier d’une part :
• le transfert en section d’investissement de ce qui n’a pas été dépensé utilement en fonctionnement…et d’autre part,
• le maintien du taux de la taxe sur le foncier bâti alors même que les propriétaires occupants ou bailleurs n’arrivent plus à entretenir leurs biens du fait de la vacance locative. (25.63%de 2016 à 2019 et 23.35% moyenne de la strate)
Ainsi, vous pourriez à la fois
• accroitre les services aux administrés, vous pourriez le faire pour 2021…c’est économiquement possible …et humainement souhaitable.
• Et baisser le taux de la taxe sur le foncier bâti de 2 points 28… ramenant ainsi la fiscalité locale à la moyenne de la strate.
Au contraire de cela, les services dont les usagers ont besoin ne seront pas déployés : par ex. du personnel pour mettre en œuvre des dispositifs éducatifs et de loisirs en direction des enfants et de la jeunesse dans tous les quartiers de la ville. Alors que les associations sont contraintes par la crise sanitaire, la jeunesse doit pouvoir trouver dans les dispositifs « ville » des lieux et temps de socialisation alternatifs. Ce peut être aussi une façon complémentaire d’œuvrer pour la tranquillité des habitants. L’octroi de crédits supplémentaires pour les CCAS dont les subventions n’ont pas progressé depuis 2014 et dont les besoins sont accrus…permettrait un soutien aux ménages en difficulté.
En matière de mauvaise utilisation des ressources, nous dénonçons également la stabilité de l’aide au tissu associatif qui est en fait…en diminution… et on est en droit de se demander qui va faire les frais de cette baisse ? L’éducation populaire pourrait être sacrifiée. L’animation se substitue à la culture et c’est un signal bien inquiétant. Que peu d’ambition dans ce domaine !… pourtant l’Appel à projets « Quartiers culturels créatifs » permettrait de renouveler l’offre qui a besoin d’un nouveau souffle. Dans les domaines de l’emploi, du logement, et particulièrement pour la jeunesse, aucune ambition de travail collaboratif, notamment avec l’« AILE sud bourgogne », aucune ambition pour le « point information jeunesse ». Pas de renfort envisagé de la Prévention Spécialisée. Encore une fois, vous ne faites aucun lien entre les troubles de l’ordre du dernier trimestre 2020 et votre désengagement éducatif, social et culturel dans les quartiers. Vous laissez penser que l’échelon des collectivités le plus proche des habitants, c’est-à-dire l’échelon municipal est impuissant. De nouveau, aucune prise de conscience de l’urgence d’agir.
Alors même que le plan de relance et les dispositifs d’accompagnement sont une opportunité à saisir, vous n’offrez aucune visibilité sur ce qui pourrait être mis en œuvre. Ce pourrait être une occasion d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics, d’accroitre beaucoup plus significativement la part de produits issus de l’agriculture biologique et locale pour les repas produits par la cuisine centrale, de repenser les actions de soutien à l’économie de proximité ainsi que les opérations d’aménagement commercial en centre-ville, de favoriser l’inclusion numérique, d’engager la réflexion sur l’agriculture urbaine…et d’accompagner tout cela avec le personnel municipal dédiés.
Vous semblez ne vouloir saisir aucun des dispositifs d’accompagnements prévus alors même qu’ils correspondent sans doute aux besoins et aux aspirations des mâconnais… aucun de ces thèmes ne vous semblent donc pertinents pour eux ? De nouveau, ce sont les mâconnais d’aujourd’hui qui payent les hypothétiques investissements de demain sans bénéficier des services publics dont ils ont besoin maintenant. ALORS…Mâcon la ville aimée ?…les mâconnais ont besoin de preuves.

Ayons le courage et la volonté de réfléchir ensemble et de nous inspirer d’autres communes pour faire de Mâcon une ville respectueuse de son environnement

Intervention au conseil municipal –

Sujet : environnement

Suite à la lecture de ce ROB, je me permets une intervention sur le volet développement durable. Je
suis interpellée par plusieurs points. Tout d’abord part ce que vous entendez par ce terme
« développement durable » souvent utilisé de façon abusive et réduite. En effet initialement le
développement durable comprenait un volet social, un volet économique et un volet environnement.
Aujourd’hui on délaisse un peu ce terme pour utiliser plus facilement les termes de transition
écologique, mais peut-être ce dernier est-il trop fort pour la ville de Mâcon. En effet que peu
d’ambition sur ce sujet. Pourtant la ville de Mâcon et l’ensemble des Mâconnais méritent mieux et
plus. Peut-être d’ailleurs aimeraient-ils être impliqués ? A la lecture de ces quelques lignes sur votre
point développement durable, aucun projet avec des habitants, des associations n’apparaît.
Comment est-ce possible d’orienter résolument Mâcon dans un développement durable de son
territoire sans associer les habitants qui font la ville ?
Vous vous êtes engagés au travers de divers projets, comme le remplacement des luminaires de la
ville, l’installation de bornes de recharge électrique, la mise à disposition d’un site pour produire de
l’énergie solaire, les navettes gratuites et comme je le disais lors du dernier CM nous nous en
réjouissons. Mais je n’oserai dire pour autant que Mâcon est résolument orienté dans un
développement durable de son territoire même quand je lis dans le rapport un paragraphe de 6
lignes sur le label 4 fleurs. Certes le service des espaces verts fait un travail remarquable pour fleurir
notre ville et c’est beaucoup de plaisir pour les yeux mais le lien avec l’environnement n’est pas
évident. Vous citez avoir conscience de l’impact négatif de la voiture sur l’environnement alors que
pour aller voir la Saône depuis le cœur de ville on se heurte à une autoroute de voiture sur la D906 et
vous projetez pour 2021 uniquement la poursuite de l’aménagement cyclable d’une rue de Sennecé
alors qu’il y a sur l’ensemble de Mâcon de nombreux points noirs et très peu de continuité dans les
aménagements cyclables.
Je n’irai pas plus loin car votre rapport est court et la liste des projets à co-construire serait longue.
J’ajouterai juste : Ayons le courage et la volonté de réfléchir ensemble et de nous inspirer d’autres
communes pour faire de Mâcon une ville respectueuse de son environnement.

Le temps d’attente (au arrêts de bus) est interminable surtout l’hiver, c’est compliqué de traverser la ville de part en part.

Intervention au conseil municipal –
Sujet : la mobilité

Monsieur le maire,
A la Page 29 du rapport d’orientation budgétaire, je lis qu’il faut « être à l’écoute et ne laisser personne sur le bord du chemin … »

Mon impression quand je sillonne les rues de la ville et que je tourne le regard sur le côté, c’est le nombre d’usagers des transport en commun qui attendent aux arrêt de bus.

Alors il m’arrive de m’arrêter et de discuter un instant, la plupart du temps avec des femmes. Des femmes qui tiennent leur cabas, parfois accompagnées de leur(s) enfant(s). Elles m’expliquent combien le temps d’attente est interminable surtout l’hiver, combien il est compliqué de traverser la ville de part en part.

J’ai l’impression que ce problème ne nous concerne pas dans cette assemblée. Je serais d’ailleurs bien curieux de savoir qui parmi nous prend le bus à Mâcon ?
M. le maire, un an après l’installation de la nouvelle équipe municipale, rien ne bouge…
Enfin si !!! La ligne spéciale qui conduisait les jeunes footballeurs sur le site de la Grisière a été supprimée. Et pourtant elle rendait services à plus d’un enfant, à plus d’une famille, à plus d’une maman sans permis.

Alors que dire à ces gens ?

  • Ne vous inquiétez pas ! La ligne 2 de la navette gratuite Est Ouest annoncée fin 2019 est « à l’étude » en cette année 2021 et sera effective dans 2 ans ou 3 ans.
  • Ne vous inquiétez pas, le réseau va être refondu, en 2024, non en 2025 ou peut-être sera-t–il à nouveau une promesse de campagne pour les municipales de 2026 ?

Va–t-il falloir attendre 3 années alors que la situation doit être traitée dans l’urgence ?

Je voudrais cependant finir sur une note positive au sujet des transports mâconnais, une note qui laisse de l’espoir. Cette année 2020 a vu la mise en place de la 3ème navette reliant Saint Clément au Cinémarivaux. Quelle bouffée d’oxygène ! Voilà un vrai service public M. le Maire et les Mâconnais approuvent.

Plaidoyer pour le plein développement des associations locales

La vie associative est un formidable lieu d’implication et de formation des citoyens. Lorsqu’elles prennent en charge un service d’intérêt général (sportif, culturel, social, etc.) les associations font bien plus que de rendre ce seul service. Elles permettent aux utilisateurs de participer à la définition et à la mise en œuvre du service; elles forment de nombreuses personnes, leur montrent qu’elles sont capables de participer à la vie locale et renforcent leur aptitude à le faire.
Dès lors, on ne peut que regretter les tentations de certain-e-s maires, dont celui de Mâcon, de supprimer les aides aux associations chargés de tels services afin d’en reprendre le contrôle.

La petite « démocrature » du quotidien
Parce qu’il-elle a été élu-e par une partie des électeurs (souvent une minorité compte-tenu de l’abstention) un-e maire pourrait décider seul-e de ce qui est bon pour tous, en municipalisant à tout va afin que les services ne dépendent plus que de son seul bon vouloir ?
Les citoyens utilisateurs de ces services n’auront alors aucun moyen de participer à leurs orientations ni à leur application. Ils ne seront que des usagers consommateurs et n’auront que l’élection suivante (tous les 6 ans) pour tenter d’infléchir ces orientations.

L’adhérent plus fort que l’usager
Mais dans de nombreux domaines, notamment la culture, le sport, le bien être, les activités créatrices, les loisirs et certaines activités sociales (scolaires en difficulté, handicapés, quartiers en souffrance, aidants des personnes âgées…), cette attitude de simple consommateur est inefficace.
Ces activités exigent une forte implication des utilisateurs concernés directement. Ils sont les mieux à même de connaître leurs besoins et leurs intérêts. Ils sont les mieux à même de concevoir des solutions, de définir le projet spécifique de chacune de ces activités, de rechercher les moyens nécessaires et de participer à leur mise en œuvre. Leur imagination, leur bénévolat, leur collaboration étroite avec les intervenants salariés sont indispensables.

Les associations concourent à la démocratie participative
Leur libre adhésion s’exprime et se responsabilise parfaitement dans le cadre juridique de l’association loi 1901 à but non lucratif. Celle-ci définit leur pouvoir de choisir démocratiquement parmi les adhérents réunis en assemblée générale leurs responsables d’activité au vu du compte rendu détaillé qui leur est présenté chaque année. C’est le principe de la démocratie participative, réalisée par la diversité et la multiplicité des associations.

Incubateur de dynamiques associatives
Le rôle d’une municipalité est alors de vivifier cet ensemble par la mise à disposition de moyens en locaux, personnels et financiers, permettant l’exercice des activités souhaitées par les citoyens et réalisées dans leurs associations. La municipalité détermine l’attribution des moyens en fonction des priorités qu’elle perçoit. Elle s’assure que chaque association bénéficiaire utilise ces moyens conformément à son projet par une présence assidue au conseil d’administration.
La municipalité s’assure notamment que l’association est ouverte à tous les citoyens sans discrimination, qu’elle facilite l’accès des plus démunis, dans le respect des valeurs républicaines et dans l’indépendance à l’égard des options politiques et religieuses.
Pour une plus grande efficacité, la municipalité peut inciter, lorsque cela est possible, à ce que les moyens soient mutualisés entre associations. En contrepartie chaque association est gérée par ses adhérents élus, avec dynamisme mais aussi avec précaution, pour éviter tout déséquilibre financier. Lorsqu’il se produit, la municipalité peut intervenir pour aider à résoudre temporairement la difficulté.

Municipaliser c’est assécher la citoyenneté
Il peut être tentant pour un-e maire de saisir l’occasion de ces difficultés (voire de les provoquer), pour municipaliser l’activité en lieu et place des adhérents pratiquants.
Mais cette municipalisation dévitalise le fonctionnement de l’activité, décourage le bénévolat et conduit à la passivité des ex-adhérents devenus simples utilisateurs.

Moins de vie associative, moins d’exercice démocratique participatif ne peut conduire qu’à moins d’éducation populaire, moins d’attitudes citoyennes et plus de repli individualiste.
Et ce n’est pas ce que nous voulons pour Mâcon.

Le Collectif Mâcon Citoyens
http://www.facebook.com/maconcitoyens

Nouveaux logements : la fuite en avant du maire

Le maire de Mâcon ne cesse de répéter qu’il vise les 40 000 habitants alors que, depuis 2001, la population stagne malgré le nombre de logements neufs livrés régulièrement.

Cet objectif pousse la municipalité à rechercher sans fin de nouveaux terrains à artificialiser. Jamais ne sont prises en compte les exigences écologiques liées au dérèglement climatique et à l’affaissement de la biodiversité.

Cet étalement urbain est une fuite en avant stérile qui affaiblit encore un peu plus le mieux vivre à Mâcon, aujourd’hui et demain.

Une autre politique de l’habitat répondant réellement aux besoins de la population présente à Mâcon consisterait à prioriser la rénovation voire la requalification de l’existant.

Il s’agirait d’aider significativement les propriétaires occupants à engager des réhabilitations thermiques. Il faudrait également donner à Mâcon Habitat des moyens nouveaux pour accroître la qualité du bâti existant et la qualité de vie des locataires.

On n’en serait pas alors à constater que 1800 logements sont vacants à Mâcon, soit 9,6 % de l’ensemble du parc.

Le maire est aussi président de la MBA où il détient une large majorité. Il va bientôt entrer dans ses 20 ans de mandat… Comment ne porterait-il pas une sérieuse responsabilité dans l’affaiblissement visible de notre commune ?

Il ne suffit pas de clamer « Mâcon avance » pour que ça avance !

En témoigne l’état déplorable du parc social aux Blanchettes ou à la Chanaye. En témoigne le nombre de logements et de commerces abandonnés en centre-ville.

Avec Mâcon Citoyens, donnons la priorité à la qualité du cadre de vie plutôt qu’à la croissance démographique à tout prix !

Vos élu.e.s du groupe Mâcon Citoyens