Commémoration de la Libération

Rapport 14 au conseil municipal du 4 mars 2024

Monsieur le Maire, cher collègue

En ces temps troublés de crise sociale economique morale et démocratique fêter la République et les grands évènements marquants est une necessité absolue. Malheureusement pour les cérémonies patriotiques et le mot patrie est pas un gros mot, vous faites le service minimum, aucune information dans le journal municipal, le site internet. Vous avez voulu donner de l’éclat à la cérémonie honorant Berty Albrecht. Nous espérons que vous saurez associer à la manifestation du 80 ème anniversaire de la Libération l’ensemble des associations patriotiques et d’éducation populaire la population les écoles publiques et feu le conseil municipal jeunes. Quels sont les dispositifs prévus ? Si la réponse est positive vous aurez tout notre soutien. Notre proposition
Une grande et exhaustive expo comme celle qui vient de se tenir à Cluny sur les camps de concentration et les femmes résistantes, voire l’édition d’un ouvrage

Cession des halles

Rapport 7 du conseil municipal du 4 mars 2024

Monsieur le Maire cher collègue

Je ne reviendrais pas sur l’aspect politique et le choix dogmatique et cynique de la vente de cet équipement largement subventionné et qui marque l’échec de votre politique du commerce en centre-ville. Mauvais choix d’implantation vous aviez envisagé la place Carnot, l’esplanade, mauvais choix commerciaux. Vous aviez voulu faire plaisir à des commerçants locaux en multipliant leur implantation. Vous nous aviez annoncé une halle simple à l’image de Saint Raphael, vous avez aménagé à grands frais des bans, renchérissant ainsi le cout d’exploitation. Certains commerces sont partis vers Charnay nous ne pouvons que le regretter les consommateurs ne s’y sont pas trompés non je ne reviendrais par surtout cela je vous poserais deux questions

Le groupe Stratège et OMC promotion sont présentées comme des grands spécialistes de l’immobilier commercial et quand on fait quelques recherches on découvre un capital social de 10000e et un chiffre d’affaires de 3.8M€ +110 000 e pour la holding de de tête avec une baisse du bilan de 4.5%. Ce groupe gère a ce jours 5 emplacements dont les succès sont mitigés je connais personnellement celui d’Amiens.

C’est en fait gérer par Monsieur et madame Doignies dont je ne préjuge pas des compétences mais qu’adviendra-t-il en cas d’échec. L’apparition d’une nouvelle verrue ? D’un ensemble de commerces fermés comme il y en a tant et tant. Comment confier l’élément essentiel du commerce a un opérateur privé qui manque cruellement de référence

Nous devons vous l’avouez Vous allez nous faire regretter le non choix d’une DSP ou du fermage. Je pense notamment à la société Biltoki qui gère à ce jour 12 halles alimentaires Vous vendez le patrimoine pour de pures raisons budgétaires

Merci pour votre attention

Orientations budgétaires 2024

Conseil municipal du 4 mars 2024

Rapport 33 – Rapport d’orientations budgétaires 2023.

Monsieur le Maire, chers collègues,

Ce rapport est encore plus confus que l’an dernier, on y trouve surtout la description de l’exercice 2023 dans un propos peu lisible. Ce qui est prévu pour 2024 n’est pas clairement formalisé.

Par ailleurs, un imprécision demeure dans les dépenses de fonctionnement où 2,869 million d’€ sont indiqués en dépenses imprévues sans qu’en soit précisée la destination.

Autre question, à propos de la subvention d’équilibre au budget équipements touristiques et de loisir : 1,2 million d’€ dépensés en 2023, 1,4 million prévus en 2024. Cette situation est inquiétante, provoquée par la crise sanitaire, elle ne se résout que très lentement. Le manque de transparence sur le fonctionnement et l’investissement pour le centre équestre de Chaintré laisse à penser que cet équipement est déficitaire, à moins que ce ne soit le camping ou le port, ou l’aérodrome… mystère ! Une remarque tout de même, le montant de cette subvention d’équilibre dépasse de 200 000€ celle attribuée au CCAS qui s’élevait à 1 008 000€ en 2023.

A présent, penchons nous sur les investissements annoncés, ce sont essentiellement des projets prévus depuis fort longtemps telle la salle de spectacle des Cordeliers. Deux domaines ont disparu dans les perspectives d’investissements, et non des moindres : le logement et l’environnement. Pour compléter le financement du programme présenté à hauteur d’un peu plus de 39 millions d’€ dont la plus grande part ira au sport, vous prévoyez un emprunt de 13 millions. Compte-tenu de l’augmentation des taux d’intérêt, n’est-ce pas un peu risqué et surtout est-ce utile alors que le taux de réalisation des investissements 2023 est de 43 %.

Suite aux recommandations de la cours régionale des comptes, vous auriez pu utiliser la méthodologie des autorisations de programmes/crédits de paiement, la possibilité de le faire à partir de 2024 ne semble toujours pas vous convenir.

L’excédent de fonctionnement de 8,3 millions d’€ dans le contexte d’inflation est inquiétant. Reflet de prélèvements importants, soutenus par une augmentation des bases de plus de 7 % en 2023, le rapport met en évidence un manque d’ambition sur les services aux habitants, les services du quotidien qui ont un impact directe et concret. Nous nous permettons quelques suggestions de ce qui pourrait être fait :

  • La santé des mâconnais :
  1. aller beaucoup plus loin que ce que la loi égalim prévoit et augmenter significativement la part du bio et du local dans les repas préparés par la cuisine centrale au bénéfice des enfants et des personnes qui utilisent le service de portage de repas.
  2. créer une mission santé qui agirait en prévention dans les écoles (permettant la présence d’infirmières scolaires dans les écoles de chaque quartiers de Mâcon) mais aussi au plus près des autres publics en lien avec le CCAS et les centres sociaux. (
  • L’emploi des mâconnais avec un pré requis – afficher les chiffres du chômage de la Ville de Mâcon plutôt que ceux du bassin de vie, ce sera plus clair et plus sincère :
  1. soutenir le commerce local en agissant sur les loyers par la création d’un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité,
  2. consolider les moyens humain de la mission commerce,
  3. multiplier les temps et espaces de rencontres entre employeurs et demandeurs d’emploi
  • Un cadre de vie apaisé et apaisant 
  1. apaiser la circulation routière et cultiver le respect entre les différents usagers,
  2. accompagner la démarche de tri sélectif des déchets développée par l’agglo par une communication soutenue et ambitieuse,
  3. végétaliser le centre ville,
  4. développer la présence des agents de propreté dans tous les quartiers,
  • Une ville solidaire :
  1. soutenir les associations à visée sociale et caritative et les projets visant à l’inclusion
  2. augmenter le nombre d’ATSEM dans les écoles des quartiers populaires
  3. ouvrir des places supplémentaires dans les crèches publiques
  4. créer un véritable dispositif d’accompagnement à la parentalité pour les familles monoparentales
  5. créer une offre municipale de colonies de vacances ouvert à toutes les familles avec tarification sociale
  6. renforcer le CCAS et lui donner les moyens humains et financiers de répondre aux besoins des personnes en difficulté
  7. soutenir les bailleurs sociaux dans leurs investissements de réhabilitation/rénovation thermique des logements
  8. soutenir les propriétaires occupants ayant de faibles revenus en octroyant une exonération de la taxe foncière en faveur des logements achevés avant le 1er janvier 1989 ayant fait l’objet de dépenses d’équipement destinées à économiser l’énergie

Pour conclure, c’est un budget 2024 sans surprise. Un budget de fonctionnement peu ambitieux pour ce qui est de nouveaux services et de forts investissements annoncés, marqué par le réaménagement du centre ville, un nombre de caméra de surveillance qui va dépasser les 300 et des équipements sportifs flambant neufs, cela dans une perspective d’un nouvel endettement important ; dommage que cela ne s’accompagne pas de mesures sociales fortes très attendues par les Mâconnais dont les revenus du travail suffisent à peine à subvenir à l’essentiel dans le contexte d’inflation toujours présente à 3,1 % en janvier 2024.

Congrès des sapeurs-pompiers de France

Conseil Municipal du 4 mars 2024

Rapport 13 – Signature d’une convention d’objectifs entre la ville de mâcon et le comité d’organisation Saône-et-Loire 2024 du congrès national des sapeurs-pompiers de France

Monsieur le Maire, chers collègues,

après lecture du rapport et de la convention, une chose est sûre, c’est qu’on est sûr de rien… Et l’annexe jointe donne à penser que vous vous moquez du monde, celle-ci est vierge bien entendu puisque c’est le cerfa que l’association support aura à remplir une fois le congrès terminé.

Donc, Mâcon accueille le congrès national des sapeurs pompiers, promesse de remplir les hôtels et restaurants de Mâcon et sa région pendant 4 jours au moins avec des retombées commerciales inestimables mais certaines. Très bien. Surtout, nous saluons l’engagement des sapeurs pompiers qui au quotidien, assurent secours à la population.

Pour.

Vente des Halles : Plutôt qu’avouer votre échec, vous bradez les bijoux de famille !

Conseil Municipal – Mars 2024

Mesdames, Messieurs,

Nous apprenions ces jours par voie de presse et sans que le sujet apparaisse ne serait-ce qu’à l’ordre du jour de la commission Économie que l’avenir de nos Halles ne tient plus qu’à votre volonté de vous en débarrasser.

Passé le choc, la surprise, puis l’agacement sur le procédé, vient le temps de l’analyse du rapport.
Vous reprenez ici allègrement, en introduction, les éléments de langage de votre dernière campagne, voire je crois, de la précédente.

Mais, depuis le projet a bien avancé :

Nous voilà donc pourvus d’une belle résidence senior de 79 logements… Et à ce sujet, pouvez-vous nous indiquer le nombre de logements occupés à ce jour ?

Equipés également d’un parking souterrain « public » de plus de 100 places ; bien pratique il est vrai, si ce n’est que ce parking est géré en DSP – en délégation de service public et non en direct – et ne propose par exemple pas de formule d’abonnement pour les personnes travaillant en ville.

Puis bien sûr l’espace commercial à vocation de Halles,
avec en son centre le cloître historique du couvent.

Ce fameux espace commercial, tant attendu, et 1000 fois annoncé !
Ce fameux espace commercial rempli une première fois en dupliquant les commerces du centre-ville…

Commerces qui non seulement ont fermé sur le site des halles, mais qui pour certains sont partis pour Charnay.
Commerces haut de gamme, il est vrai, correspondant finalement assez peu aux besoins de la population du centre-ville qui n’a eu de cesse de s’appauvrir ces dernières années.

Et vous faites bien de rappeler que tout cela a été financé par de l’argent public !

Les différents FISACs (fonds d’intervention et de secours à l’artisanat et au commerce), plus récemment l’opération Cœur de Ville, mais aussi les fonds européens Feader pour la création d’une maison du tourisme et des produits du terroir – opération lancée en 2016 et qui devait être achevée au plus tard au 30 juin 2023…

Bref, ce qui devait être le cœur de la revitalisation de notre centre-ville est en train de finir en pure opération immobilière.

Car plutôt que d’avouer votre échec, de reconnaitre enfin que vous pataugez depuis des années sur le dossier, vous annoncez comme une victoire le fait de vendre les bijoux de famille et sans même prendre l’avis des Mâconnais.

Nous lisions dans la presse ces jours que priorité serait donnée à des commerces déjà installés dans la Ville. On fait donc l’erreur une fois mais plutôt que de modifier la trajectoire, on tente de la répéter.

Et vous nous proposez comme une brillante idée de dire adieu à l’implantation de producteurs locaux.

Car si j’en crois toujours l’article du JSL, plus complet que le rapport qu’il nous est proposé d’étudier et de voter ce soir, une dizaine de stands de « food court », c’est-à-dire de restauration rapide, seront proposés.

C’est vrai qu’on en manquait…

Un article récent nous plaçait 3ème en France en nombre de burgers, kebabs et autres tacos ramenés au nombre d’habitants.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quelles enseignes sont envisagées, où sont les cuisines de ces établissements ?
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on s’écarte de l’idée qu’on peut se faire de la promotion du terroir.

Pour ce qui est enfin de l’opérateur choisi, et si j’en crois un article de la Voix du Nord ou un autre encore dans les Echos du Touquet concernant les halles d’Etaples, commune du Pas de Calais, Place Ô marché survit tant bien que mal là-bas et n’a plus que deux commerces sur les 5 au départ.

Et qui peut donc aujourd’hui nous confirmer qu’au terme des 5 ans prévus dans le projet d’acte de cession, la société OMC PROMOTION, propriétaire de l’enseigne Place ô marché, ne transformera pas elle-même ces anciennes halles publiques en nouvelle opération immobilière.

Vous nous mettez aujourd’hui devant cette décision comme devant un fait ou plutôt un méfait accompli.

Soutien du collectif à Patrick Monin

Le collectif Mâcon Citoyens soutient Patrick MONIN et Catherine AMARO, candidats NUPES à l’élection législative des 12 et 19 juin

Patrick MONIN et sa suppléante, Catherine AMARO sont candidats à l’élection législative sur la première circonscription de Saône-et-Loire. Ils sont investis par la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES).

Vous connaissez Patrick MONIN qui est le maire d’Azé. C’est un maire engagé pour la ruralité et l’écologie. Sa suppléante , Catherine AMARO, est conseillère municipale et communautaire de Mâcon. Elle a été élue sur la liste Mâcon Citoyens, présentée par notre collectif.

A la MBA ( Mâcon Beaujolais Agglomération), tous deux sont dans l’opposition et agissent pour plus de solidarité, pour le développement des mobilités douces et des transports collectifs, pour la préservation des terres agricoles ainsi que pour un développement territorial qui réponde aux besoins des gens et aux enjeux environnementaux.

Avec cette élection législative, il s’agit d’empêcher Emmanuel MACRON et Élisabeth BORNE de poursuivre leur projet droitier, qui menace gravement les conquêtes sociales, qui sous-estime les crises écologiques et qui accroît encore l’autoritarisme étatique.

Au contraire, les élus de la NUPES se sont engagés sur un ambitieux programme de gouvernement partagé, en rupture avec les incessantes régressions sociales imposées depuis de trop longues années. Ce programme de gouvernement permet une vraie prise en compte de la transition écologique et engage des changements profonds de la vie démocratique. Vous pouvez prendre connaissance de ce programme ici : https://nupes-2022.fr/le-programme/ . Le collectif Mâcon Citoyens vous appelle à donner une large majorité à la NUPES afin de permettre la concrétisation de ce programme.

Les 12 et 19 juin, votez et faites voter pour Patrick MONIN et Catherine AMARO

Vidéosurveillance : beaucoup de questions, peu de réponses

Intervention au Conseil Municipal du 14 décembre 2020

Il nous est proposé de débattre ici de l’opportunité d’une convention de partenariat entre la ville de Mâcon et l’état relative à la vidéoprotection urbaine.

Le projet de rapport que nous avons sous les yeux nous précise que « Dans le cadre de la mise en œuvre de son dispositif de vidéoprotection urbaine, la Ville de Mâcon a été autorisée par arrêté préfectoral en date du 10 juillet 2020 à centraliser les images de 80 caméras réparties sur l’ensemble du territoire de la commune dans un C.S.U (Centre de Supervision Urbaine).

Par ailleurs, un article de Fernand Ribeiro, paru dans le JSL et datant du 23 novembre, reprenait les éléments d’une communication municipale et annonçait un objectif de « 200 caméras de surveillance à l’horizon 2021 »
On y apprenait, je cite, qu’ « une personne visionne les images toute la journée »

La convention de partenariat nous apprend que « la collectivité territoriale a créé un centre de supervision urbaine – csu – qui centralise et contrôle les écrans du système de vidéoprotection […] ce CSU fonctionne du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30 » et qu’actuellement 80 caméras sont reliées au CSU.

Aujourd’hui, les questionnements sont nombreux, à commencer par les résultats des 160 caméras déjà installées, le coût d’un tel dispositif et le but véritablement recherché.

Ensuite, l’utilité réelle du CSU puisqu’on avait cru comprendre par voie de presse qu’il fonctionnait toute la journée mais que finalement SEULES 80 caméras du centre-ville sont reliées et que les images ne sont visionnées que par une personne, du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30.

Admettons l’utilité d’un CSU : pourquoi ne pas relier les quartiers périphériques, pourquoi ne fonctionne-t’il qu’en journée ? Et d’ailleurs comment une personne peut-elle être efficace, en visionnant 80 caméras 9 heures par jour.

Permettez-moi donc un petit calcul : mettons que l’on veuille vraiment visionner à terme, en temps réel et 24h sur 24, (sinon cela n’a pas de sens). Il faudrait au minimum 3 personnes pour 24 heures, et ce sans compter les congés, les week-ends, etc ; donc toujours au minimum un roulement de 8 personnes sur la semaine.

8 personnes qui pourraient être affectées à de la présence terrain…

Rappelons qu’à Mâcon, aux dernières infos en mars dernier, la police municipale comptait 17 agents, dont la moitié étaient des ASVP, en charge particulièrement des contraventions en centre-ville.

Nous avons déjà formulé un certain nombre de ces interrogations en conseil d’agglomération (MBA) sans obtenir de réponse.

Pourriez-vous, s’il vous plait aujourd’hui, y répondre ? Je vous remercie.