Qu’en est-il de la sécurité aux abords des écoles ?

Épaulés par des Mâconnais membres du collectif Mâcon Citoyens, nous avons ouvert plusieurs chantiers liés aux besoins des habitants et usagers de notre ville dont celui de la sécurité aux abords des écoles.

Alertés par des parents d’élèves, nous sommes allés à sur place à plusieurs reprises pour constater comment se passent les rentrées et sorties d’école. Aux abords de six groupes scolaires, nous avons relevé des stationnements sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, en double file ainsi que des voitures dont les moteurs tournent inutilement.

Autant de dangers qui présentent à la fois des problèmes de sécurité et de santé pour les enfants en raison de la qualité de l’air dégradée à ces moments de forte affluence.

Dernièrement, lors de la rencontre avec l’élu adjoint au maire en charge de l’organisation des déplacements, nous avons fait part de nos observations et de propositions en termes de sécurisation, de signalétique, de développement de parcours piétonniers, de pedibus et de vélobus.

La solution ne peut pas être que répressive ; ainsi aux contrôles de la police municipale déjà mis en places, il nous semblerait important d’engager des actions de sensibilisation à destination des enfants et de leurs parents afin qu’une prise de conscience s’opère et que les déplacements doux soient encouragés.

Nos propositions s’articulent autour de plusieurs axes :

SECURISER
- Sécuriser la traversée des piétons et cyclistes.
- Faire ralentir les véhicules à l’approche de ces écoles.
- Végétaliser les cours et les abords des écoles.
- Interdire le stationnement aux abords proches de certaines écoles.
- Bloquer des rues aux heures d’entrée et de sortie d’école si le lieu s’y prête.

PROPOSER DES SOLUTIONS ALTERNATIVES
- Soutenir les pédibus et les vélobus.
- Accompagner le « savoir rouler ».
- Former les agents municipaux qui sécurisent le passage des enfants et peuvent accompagner des pedibus.

SENSIBILISER LES ENFANTS
- Travailler en partenariat avec l’école, les centres sociaux, …
- Créer une Journée de la mobilité.
- Soutenir le « Savoir rouler » en CM2.
- Mettre en place un partenariat avec la Police.

SENSIBILISER LES PARENTS
- Impliquer les parents et les équipes éducatives via les conseils d’école.
- Développer la communication.
- Mesurer la qualité de l’air aux sorties d’écoles et communiquer.

ENCOURAGER LES COMPORTEMENTS VERTUEUX
- Organiser des défis, des journées ciblées, …

Nous avons l’intention d’être force de proposition à Mâcon et de contribuer à faire sortir la ville du tout voiture. Nous souhaitons être entendus par la majorité.

Plaidoyer pour le plein développement des associations locales

La vie associative est un formidable lieu d’implication et de formation des citoyens. Lorsqu’elles prennent en charge un service d’intérêt général (sportif, culturel, social, etc.) les associations font bien plus que de rendre ce seul service. Elles permettent aux utilisateurs de participer à la définition et à la mise en œuvre du service; elles forment de nombreuses personnes, leur montrent qu’elles sont capables de participer à la vie locale et renforcent leur aptitude à le faire.
Dès lors, on ne peut que regretter les tentations de certain-e-s maires, dont celui de Mâcon, de supprimer les aides aux associations chargés de tels services afin d’en reprendre le contrôle.

La petite « démocrature » du quotidien
Parce qu’il-elle a été élu-e par une partie des électeurs (souvent une minorité compte-tenu de l’abstention) un-e maire pourrait décider seul-e de ce qui est bon pour tous, en municipalisant à tout va afin que les services ne dépendent plus que de son seul bon vouloir ?
Les citoyens utilisateurs de ces services n’auront alors aucun moyen de participer à leurs orientations ni à leur application. Ils ne seront que des usagers consommateurs et n’auront que l’élection suivante (tous les 6 ans) pour tenter d’infléchir ces orientations.

L’adhérent plus fort que l’usager
Mais dans de nombreux domaines, notamment la culture, le sport, le bien être, les activités créatrices, les loisirs et certaines activités sociales (scolaires en difficulté, handicapés, quartiers en souffrance, aidants des personnes âgées…), cette attitude de simple consommateur est inefficace.
Ces activités exigent une forte implication des utilisateurs concernés directement. Ils sont les mieux à même de connaître leurs besoins et leurs intérêts. Ils sont les mieux à même de concevoir des solutions, de définir le projet spécifique de chacune de ces activités, de rechercher les moyens nécessaires et de participer à leur mise en œuvre. Leur imagination, leur bénévolat, leur collaboration étroite avec les intervenants salariés sont indispensables.

Les associations concourent à la démocratie participative
Leur libre adhésion s’exprime et se responsabilise parfaitement dans le cadre juridique de l’association loi 1901 à but non lucratif. Celle-ci définit leur pouvoir de choisir démocratiquement parmi les adhérents réunis en assemblée générale leurs responsables d’activité au vu du compte rendu détaillé qui leur est présenté chaque année. C’est le principe de la démocratie participative, réalisée par la diversité et la multiplicité des associations.

Incubateur de dynamiques associatives
Le rôle d’une municipalité est alors de vivifier cet ensemble par la mise à disposition de moyens en locaux, personnels et financiers, permettant l’exercice des activités souhaitées par les citoyens et réalisées dans leurs associations. La municipalité détermine l’attribution des moyens en fonction des priorités qu’elle perçoit. Elle s’assure que chaque association bénéficiaire utilise ces moyens conformément à son projet par une présence assidue au conseil d’administration.
La municipalité s’assure notamment que l’association est ouverte à tous les citoyens sans discrimination, qu’elle facilite l’accès des plus démunis, dans le respect des valeurs républicaines et dans l’indépendance à l’égard des options politiques et religieuses.
Pour une plus grande efficacité, la municipalité peut inciter, lorsque cela est possible, à ce que les moyens soient mutualisés entre associations. En contrepartie chaque association est gérée par ses adhérents élus, avec dynamisme mais aussi avec précaution, pour éviter tout déséquilibre financier. Lorsqu’il se produit, la municipalité peut intervenir pour aider à résoudre temporairement la difficulté.

Municipaliser c’est assécher la citoyenneté
Il peut être tentant pour un-e maire de saisir l’occasion de ces difficultés (voire de les provoquer), pour municipaliser l’activité en lieu et place des adhérents pratiquants.
Mais cette municipalisation dévitalise le fonctionnement de l’activité, décourage le bénévolat et conduit à la passivité des ex-adhérents devenus simples utilisateurs.

Moins de vie associative, moins d’exercice démocratique participatif ne peut conduire qu’à moins d’éducation populaire, moins d’attitudes citoyennes et plus de repli individualiste.
Et ce n’est pas ce que nous voulons pour Mâcon.

Le Collectif Mâcon Citoyens
http://www.facebook.com/maconcitoyens

Nouveaux logements : la fuite en avant du maire

Le maire de Mâcon ne cesse de répéter qu’il vise les 40 000 habitants alors que, depuis 2001, la population stagne malgré le nombre de logements neufs livrés régulièrement.

Cet objectif pousse la municipalité à rechercher sans fin de nouveaux terrains à artificialiser. Jamais ne sont prises en compte les exigences écologiques liées au dérèglement climatique et à l’affaissement de la biodiversité.

Cet étalement urbain est une fuite en avant stérile qui affaiblit encore un peu plus le mieux vivre à Mâcon, aujourd’hui et demain.

Une autre politique de l’habitat répondant réellement aux besoins de la population présente à Mâcon consisterait à prioriser la rénovation voire la requalification de l’existant.

Il s’agirait d’aider significativement les propriétaires occupants à engager des réhabilitations thermiques. Il faudrait également donner à Mâcon Habitat des moyens nouveaux pour accroître la qualité du bâti existant et la qualité de vie des locataires.

On n’en serait pas alors à constater que 1800 logements sont vacants à Mâcon, soit 9,6 % de l’ensemble du parc.

Le maire est aussi président de la MBA où il détient une large majorité. Il va bientôt entrer dans ses 20 ans de mandat… Comment ne porterait-il pas une sérieuse responsabilité dans l’affaiblissement visible de notre commune ?

Il ne suffit pas de clamer « Mâcon avance » pour que ça avance !

En témoigne l’état déplorable du parc social aux Blanchettes ou à la Chanaye. En témoigne le nombre de logements et de commerces abandonnés en centre-ville.

Avec Mâcon Citoyens, donnons la priorité à la qualité du cadre de vie plutôt qu’à la croissance démographique à tout prix !

Vos élu.e.s du groupe Mâcon Citoyens

2021… Année sociale et écologique !

Après une année éprouvante à bien des égards, nous nous engageons dans 2021 pleins d’espoir. Nous soutiendrons nos services publics (santé, éducation, culture, collectivités territoriales) et toutes les professions dont le gouvernement Macron tente de faire oublier l’indispensable nécessité (services à la personne, paysans, commerçants de proximité…). Nous continuerons de dynamiser la vie politique locale et l’action citoyenne par nos interventions.

Dans ce début de mandat, nous avons proposé des projets de développement : activités pour la jeunesse, soutien à la scolarité, aux commerçants du centre ville, aux associations caritatives et culturelles, aux centres communaux d’action sociale (CCAS). Nous avons aussi proposé des projets pour une ville plus respectueuse de la santé et de la sécurité de ses habitants, une ville porteuse de projets économiques et écologiques créateurs d’emplois qualifiés, des projets d’urbanisme réalistes et adaptés aux besoins exprimés par les habitants et usagers de la ville. Nous les soutiendrons de nouveau en 2021.

Malheureusement M. le Maire travaille seul. Cette pratique, cette absence d’écoute
et de concertation vis à vis de l’opposition et des Mâconnais, ne peut pas durer.

La crise sanitaire, économique et sociale, les problématiques de sécurité, de liberté,
les inquiétudes sur l’avenir de nos commerces, de nos artisans et de nos petites entreprises, les difficultés financières des plus fragiles devraient amener une autre méthode de travail.
Nous ne demandons pas à être d’accord sur tout, mais nous souhaitons œuvrer pour l’intérêt commun de notre ville et de ses habitants et qu’un véritable dialogue s’instaure.

Nous vous souhaitons une bonne année 2021 !
Nous restons à vos côtés pour rendre Mâcon plus solidaire, plus écologique, plus dynamique et surtout plus démocratique.

Vos élus Mâcon Citoyens

Des illuminations à Mâcon… mais pour qui ?

Avec mon épouse nous avons fait un tour découverte des illuminations de Mâcon jeudi soir dernier.
Stupéfaction.
Seul l’axe Nord Sud que constitue la N6 fait l’objet d’illuminations, inégales d’ailleurs selon les lieux. Du rond point F Mitterrand jusqu’au carrefour des Marseillais – vers Auchan – on parcourt un tracé voulu, légèrement différent des autre années et qui a couté cher.
A cet axe il faut ajouter le bas de la rue rambuteau, depuis le pont SNCF, place de la Barre, rue de la Barre, place Poissonnière, et bien sur le bas de la ville autour de la rue Dombey , la rue Carnot, et la place devant l’hôtel de ville avec ses pantins articulés, un symbole !

Mais ne quitter pas la Saône des yeux, car vous ne verrez plus rien ! C’est tout noir. Même le carrefour de Neustadt est sombre, fantasmagorique ! Ne parlez surtout pas des Gautriats – Saugeraies. Au sud, rien à voir ! Résidence – La Chanaye, c’est glauque !
Conclusion : le Mâcon des lumières c’est pour quelques uns, les autres on ne les voit plus ! On les cache ! Scandaleux ! La ville à deux vitesses, elle est au grand jour !
Courtois n’aime pas les quartiers, on le savait ! Mais maintenant il les cache. Pas tout à fait car je ne suis pas sur que dans les zones obscures ne se baladent pas quelques hommes en noir, armés qu’on appelle des membres des compagnies républicaines dites de sécurité. Je ne les ai pas vus, c’est vrai mais je fais l’hypothèse qu’ils ne sont pas visibles. C’est tout noir. Le silence règne ! Heureusement qu’il y a la place des pantins devant ce qui devrait être la maison commune. Là ça bouge !
Les illuminations coutent cher. A tous. Pour la majeure partie de la population, confinée ! Rentrez chez vous, y’a rien à voir !
Quant aux essais sur la façade St Pierre et le jeu de lumières au dessus de la tour des archives, à chacun de se faire une idée. On n’a pas tous une tour Eiffel !

Pierre Terrier

Pour Noël oubliez Amazon et pensez aux commerçants locaux !

Nous vivrons cette année une période de Noël très particulière, entre un virus, des gestes barrières, une possible prolongation du confinement, l’augmentation de la pauvreté… Pour nombre d’entre nous, les temps sont déjà difficiles, et nous avons tout intérêt à nous entraider le plus possible, tous autant que nous sommes.

Pour les achats de Noël, privilégions ainsi nos artisans et commerçants locaux. A Mâcon, en centre-ville et dans les quartiers, comme dans les communes voisines, ceux-ci sont toujours durement touchés par la crise sanitaire, qui est venue s’ajouter à la concurrence féroce des grandes enseignes en ligne. Et pourtant, nous le voyons tous les jours, nos commerçants ne ménagent pas leurs efforts pour garder la tête hors de l’eau et continuer à nous proposer des produits de qualité à deux pas de chez nous. Pouvons-nous vraiment les laisser tomber, en faisant nos courses sur Amazon, alors que leurs étals et leurs vitrines sont remplies de produits qui feront tout autant le bonheur de nos proches ? Il est grand temps de revenir à des achats locaux. La vitalité du centre-ville, des quartiers et de l’agglomération est d’ailleurs à ce prix.

Collectivement, et chacun à notre niveau, nous pouvons changer le monde qui nous entoure en privilégiant des produits sains pour l’environnement et la santé, en achetant des objets durables, lorsqu’ils sont nécessaires, en limitant les emballages, en consommant local, dans un esprit de fraternité et de solidarité. Nous vous souhaitons à toutes et à tous de joyeuses fêtes de fins d’année malgré le contexte que nous connaissons.

Vos élus du groupe Mâcon Citoyens

Solidarité : quelles sont les réponses de la Ville ?

Nous voici à près de deux semaines de confinement, la vie démocratique des collectivités est suspendue et les conseillers qui ne font pas partie de la majorité au conseil municipal ne sont informés de rien de ce qui est prévu pour soutenir les administrés dans cette nouvelle période de confinement.

A l’échelle de la commune, nous souhaitons que des décisions significatives soient prises pour accompagner les personnes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins : l’aide financière aux associations caritatives doit se mettre en place rapidement. Celles-ci font face à une augmentation importante du nombre de leurs bénéficiaires, qui a pratiquement doublé et qui risque de croître encore.
Au-delà de la stricte question financière, un accompagnement social est et sera indispensable pour sécuriser les situations. Dans ce cadre, la mobilisation de nouveaux bénévoles – qui ne sont pas personnes à risque – est aussi un enjeu, et un appel peut être fait pour mobiliser la jeunesse sur la valeur de la solidarité.

Or, aujourd’hui, c’est le silence total sur l’aide que peut et doit apporter la Ville aux familles touchées par le ralentissement économique ; de même, de nombreux commerçants sont en difficulté, n’ayant pu récupérer le chiffre d’affaire perdu lors du premier confinement ; certains ont déjà cessé définitivement leur activité.

Aujourd’hui, en l’absence d’information du Maire de Mâcon sur ces enjeux, nous interrogeons : un dispositif de recensement des besoins et des ressources disponibles est-il en place ? Les moyens du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) sont-ils renforcés, alors que son budget n’a pas augmenté depuis 2014 ? Joue-t-il son rôle de coordination de tous les intervenants ? Mâcon Habitat a-t-il été sollicité par le Président de Mâconnais Beaujolais Agglomération pour que les locataires soient accompagnés dans leurs difficultés de paiement de loyer ?

L’absence de communication de la majorité municipale est un problème mineur comparé aux enjeux sociaux actuels ; toutefois, la vie démocratique pourrait exister si le Maire le voulait. La visioconférence est pratiquée par tout un chacun, dans les universités, dans les entreprises, dans les familles mêmes… et elle ne pourrait se faire dans la commune ? C’est bien une question de volonté. La volonté de réduire à sa plus simple expression la démocratie locale. Elire le Maire et puis plus rien.

Collectif Mâcon Citoyens

Covid-19 : les associations caritatives et à but culturel ont besoin de soutien

L’épidémie de Covid met en difficulté tous les secteurs de la vie associative, et si certains d’entre eux ont pu reprendre leurs activités dès le déconfinement, d’autres sont durement touchés par cette crise sanitaire.

Les associations du spectacle vivant sont très impactées par la diminution du nombre
de spectateurs. L’abaissement des jauges des salles permettant la distanciation physique et le respect des mesures d’hygiène réduit de fait la capacité pour ces associations
d’être à l’équilibre financier.

Les associations caritatives sont confrontées à deux défis : répondre à une demande
en constante augmentation du fait de la croissance du nombre de familles pauvres,
et être dans l’incapacité d’organiser les manifestations qui leur permettaient d’ordinaire de constituer des réserves pour acheter les produits dont leurs bénéficiaires manquent.

La municipalité doit impérativement être à leurs côtés pour pérenniser leurs actions auprès de la population, comme elle le fait déjà pour certaines associations sportives.
La culture, comme l’aide aux plus démunis, sont indissociables de l’action municipale.

C’est pour cette raison que vos élus Mâcon Citoyens ont sollicité le Maire lors du conseil municipal du 28 septembre, afin de soutenir également les associations à but culturel
et caritatif. Ainsi, et suite à sa réponse favorable à notre proposition, nous invitons
les associations en difficulté à se faire connaitre auprès des élus en charge de leur spécialité afin d’être accompagnées pour faire face à la réduction de leurs moyens.

Vos élus Mâcon Citoyens

Quartiers de Mâcon : quand est-ce qu’on travaille vraiment, et tous ensemble ?

Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 novembre, une nouvelle fois, Mâcon a été le théâtre de multiples scènes de guérillas urbaines, entre feux d’artifices tirés à l’horizontale et voitures brûlées.

Trois jours avant, le maire de Mâcon, Jean-Patrick Courtois, s’était fendu, en conférence de presse d’un discours fracassant, sur le côté « inadmissible » de tels agissements. Et effectivement, on ne peut pas les admettre.

On ne peut pas admettre que depuis si longtemps les habitants de ces quartiers vivent dans la peur de petites bandes qui sévissent en bas des immeubles, on ne peut pas admettre qu’à Mâcon le taux de chômage soit de 20 % (oui, le vrai taux, pas celui que M. Courtois évoque en réunion publique et qui comprend tout le bassin d’emploi de Mâcon, s’étendant largement sur la plaine de l’Ain…), on ne peut plus admettre les fausses promesses, les caméras qui ne servent à rien, les constructions vides de gens et vides de sens.

Le problème des banlieues n’est pas l’apanage de Mâcon mais nos petits quartiers périphériques auraient pu échapper à cette escalade de violence. Alors comment admettre un tel laisser-faire, et depuis tant d’années ? Nous avons ici le résultat non seulement de l’abandon de ces quartiers mais également celui d’une politique de réduction des moyens pour la police.

M. Courtois, c’est vous et votre majorité de l’époque, sous Sarkozy, qui avez voté la suppression de la police de proximité ; c’est encore vous qui avez choisi de supprimer des postes d’animateurs et des postes de gardiens d’immeubles. Vous encore qui réduisez le contrat de ville au strict minimum. Vous qui ne proposez rien au jeunes de plus de 14 ans dans vos centres sociaux. Vous qui n’utilisez les dotations de l’État que pour construire, encore et encore. Construire, démolir, construire à côté, faire un joli goudron, de jolies places bien propres (enfin pas partout).

Vos propositions aujourd’hui ? Aux Saugeraies, pour lutter contre les incendies de voiture : construire des garages ! Cela pourrait être drôle si la peur ne s’était pas emparée des habitants. Car beaucoup ne pensent plus qu’à partir.

Il faut remettre des professionnels dans ces quartiers, de la police, évidemment, mais aussi travailler sur le long terme avec des travailleurs sociaux, des éducateurs, des gardiens… Et sans se faire d’illusion. Ce sera long et difficile, on ne recrée pas du lien et de la confiance aussi facilement qu’on signe un permis de construire ou qu’on refait le bitume.

Et pour cela, il faut aller tous ensemble dans le même sens.

Des outils existent : le « CLSPD », ce conseil local de la sécurité, de la prévention de la délinquance qui existe dans tant de villes mais qui est invisible à Mâcon. Le contrat de ville qui peut être orienté sur une plus grande implication des habitants à la vie de leur quartier et pas ces « conseils citoyens » fantômes que vous avez mis en place – en tout cas sur le papier – mais sans que les habitants soient informés. Il faut bâtir oui, des projets, et avec les habitants.

Bref, on commence quand ? Vous êtes aux manettes depuis 20 ans et preuve est faite aujourd’hui que tout seul du haut de votre toute-puissance locale et de tous vos outils de communication, vous avez bien du mal ; il serait grand temps de se réunir, de prendre le meilleur de chacun et travailler vraiment, concrètement, au vivre-ensemble.

Les néonicotinoïdes tuent la biodiversité !

Un texte de loi autorisant le recours aux néonicotinoïdes était examiné et voté le 5 octobre à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement souhaite ré-autoriser les producteurs de betteraves à utiliser préventivement ce pesticide contre un puceron responsable de la jaunisse de la betterave. Macron avait promis l’interdiction du glyphosate en novembre 2020.

À la place, il prolonge l’utilisation d’un autre type de pesticide !

Les néonicotinoïdes tuent les abeilles, la biodiversité et les agriculteurs.

Ce projet de loi est un grave recul, il est déconnecté de l’urgence écologique et économique. 31 organisations (environnementales, de consommateurs, la Confédération paysanne, les apiculteurs, etc.) sont opposés à ce projet et l’opposition des citoyens est massive : 7 Français sur 10 se disent opposés à cette dérogation d’après un récent sondage [1]. Il y a urgence à se mobiliser.

Monsieur Benjamin Dirx, député LRM de notre circonscription et conseiller municipal de Mâcon a voté pour cette aberration environnementale et économique. Voici pourtant ce que Monsieur Dirx ne pouvait pas ignorer :

Les néonicotinoïdes participent d’un système agro-industriel qui met à mal nos agriculteurs

  • Les difficultés économiques de la filière sont réelles. Mais elles sont surtout dues à l’agro-industrie et sa logique de surproduction à l’aide de pesticides ;
  • La libéralisation par la fin des quotas sucriers en 2017 et la course à la surproduction ont fait plus de mal aux agriculteurs que la jaunisse de la betterave.

Que fait le gouvernement pour protéger les agriculteurs ? RIEN ;

  • Les agriculteurs français souffrent de ce modèle industriel : 1 sur 3 vit avec moins de 350 € par mois. Un agriculteur se suicide tous les 2 jours ;
  • 1 agriculteur sur 5 a des problèmes de santé liés aux pesticides.

Les néonicotinoïdes tuent le vivant

  • Une tonne de néonicotinoïdes peut tuer 150 000 milliards d’abeilles, et le gouvernement veut en autoriser 100 tonnes sur 400 000 hectares ;
  • Les néonicotinoïdes sont 7 297 fois plus toxiques que le DDT, interdit en France depuis presque 50 ans ;
  • L’appauvrissement du vivant par surproduction à grand renfort de pesticides crée un terreau favorable aux maladies et ravageurs ;
  • 80 % des insectes européens ont disparu en 30 ans, en grande partie à cause des pesticides.

Par la décision de notre député Benjamin Dirx, des personnes et des écosystèmes sont mis en péril. Son vote est à rebours de l’Histoire.

En tant que citoyens nous saurons nous souvenir de ce choix.

Pour autant ce communiqué a vocation à inviter fermement Monsieur Dirx à revenir sur cette position lors du vote définitif à l’assemblée nationale.

Signatures : Collectif Mâcon Citoyens, Europe Écologie Les Verts Mâcon, Gauche Républicaine et Socialiste, La France Insoumise Mâcon, Refondations71, Parti Communiste Français Mâcon, Parti Socialiste Mâcon.

Communiqué publié dans LeJSL.com et sur Mâcon Infos.